Le cinéma de Fécamp se dresse comme un phare culturel dans le paysage artistique de la région, offrant une expérience cinématographique qui transcende le simple divertissement pour devenir une véritable exploration de l’art. Au cœur de Fécamp réside une tradition cinématographique vibrante, marquée par des salles qui sont bien plus que de simples lieux de projection.
Un ancrage historique et une vision d'avenir
Chaque salle de cinéma à Fécamp est bien plus qu’un simple lieu de projection ; elle est profondément enracinée dans l’histoire de la ville tout en étant résolument tournée vers l’avenir du 7ème art. Ces espaces emblématiques servent de témoins vivants de l’évolution culturelle de Fécamp, tout en offrant une vision inspirante de ce que le futur du cinéma peut réserver.
Une programmation variée et diversifiée
Le cinéma de Fécamp se démarque par sa programmation exceptionnellement variée, offrant une véritable exploration de la diversité de l’art cinématographique à travers une multitude de genres et de cultures. Des chefs-d’œuvre classiques aux productions contemporaines, en passant par les films de toutes les origines culturelles, chaque séance offre une opportunité captivante de découvrir de nouvelles perspectives et de s’immerger dans des univers cinématographiques riches et variés.
Soutenir le cinéma, c'est soutenir la culture
Soutenir le cinéma à Fécamp va au-delà de la simple consommation de films; c’est s’engager dans un mouvement culturel vibrant. Le cinéma à Fécamp est un témoignage vivant de l’importance de l’art dans nos vies, servant à la fois de miroir de notre société et de fenêtre sur des mondes inconnus.
Justine Triet : une enfant de Fécamp à la conquête du 7ème art
Alors que rien ne prédestinait Justine Triet au cinéma, la réalisatrice s’est imposée en quatre longs-métrages dans l’univers du 7e art. Après une Palme d’Or, deux Golden Globes, six César, un Bafta, Anatomie d’une chute, 4e long-métrage de Justine Triet, a décroché l’Oscar du meilleur scénario original, lors de la 96e cérémonie qui s’est déroulée dimanche 10 mars 2024 à Hollywood. La consécration pour cette réalisatrice française.
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Les fées du 7e art ne se sont apparemment pas penchées sur son berceau : née en 1978, à Fécamp (Seine-Maritime), Justine Triet a grandi dans un environnement très éloigné du cinéma. Après une enfance à Paris et dans des communautés bouddhistes, la jeune femme est entrée aux Beaux-Arts dans l’idée de devenir peintre. Elle y apprendra aussi la vidéo et le montage.
Les débuts et l'ascension de Justine Triet
- 2012: Son court métrage Vilaine Fille, mauvais garçon (l’histoire d’un peintre fauché et d’une comédienne) est primé à la Berlinale, présidée par le britannique Mike Leigh.
- 2013: Pour son premier long-métrage, sorti en 2013, La Bataille de Solférino, elle retrouve Emmanuel Chaumet, le producteur français qui l’avait accompagnée pour son court au Brésil. Justine Triet tourne, « avec virtuosité », saluera la critique, vingt-quatre heures d’un ancien couple qui se déchire sur fond de lutte politique.
- 2016: Justine Triet réalise Victoria avec Virginie Efira : là encore, une histoire de femme (une avocate) prise dans un engrenage.
- 2019: Pour Sibyl, en 2019, Justine Triet écrit le scénario avec Arthur Harari et dirige de nouveau Virginie Efira… et l’actrice allemande Sandra Hüller (que l’on retrouvera dans Anatomie d’une chute).
Avec un total d’environ 200 nominations et 90 récompenses, son 4e long-métrage Anatomie d’une chute, est devenu l’un des films français les plus primés de l’histoire du cinéma. Une aura internationale inédite depuis The Artist en 2012.
« Les gens identifient assez le film et moi maintenant. C’est chouette, confiait-elle peu après la remise de son Oscar. C’est toujours aussi compliqué de faire un bon film. Je sais ce que c’est que d’écrire un film et de le réaliser.
Renouvellement du contrat d'exploitation du cinéma de Fécamp
Dans le cadre du renouvellement anticipé du contrat d’exploitation du cinéma à Fécamp, Nord Ouest Exploitation Cinémas était candidate à sa propre succession et a été retenue. La Ville de Fécamp est propriétaire du cinéma, dont la gestion est historiquement confiée à Noé Cinémas.
La signature du nouveau contrat de délégation de service public relatif à l’exploitation du cinéma de Fécamp sera à l’ordre du jour d’un mini-conseil municipal, jeudi 10 juillet 2025. Après une certaine attente, il n’y a guère plus de suspens quant au devenir des salles obscures de la place Bellet.
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En 2003, une convention de service public était conclue pour vingt-trois ans entre Nord Ouest Exploitation Cinémas (Noé) et la Ville, au moment de l’installation du cinéma dans l’ancien théâtre municipal. Deux avenants étaient signés en 2003 et 2020.
Une longue procédure
« Il est apparu que la réalisation de travaux de réfection de la toiture était nécessaire, de même que la mise en œuvre de travaux de rénovation, voire d’extension », rappelle la délibération qui sera portée à la connaissance des élus le 10 juillet.
« Compte tenu de ce programme de travaux à intervenir et des conditions d’amortissement de ce dernier, et au regard de l’intérêt d’une réalisation simultanée permettant d’optimiser la période de fermeture du cinéma, les parties [s’étaient] entendues sur le principe d’une résiliation du contrat, en visant une échéance au 31 juillet 2025 », comme il a été dit lors d’un conseil municipal, fin 2024.
Le 13 janvier 2025, la Ville retenait le principe du recours à une nouvelle concession de service public pour la gestion de son cinéma.
Les éventuels candidats avaient jusqu’au 27 mars 2025 pour se manifester. Un pli a été déposé. La recevabilité de la candidature de Noé a sa propre succession a été validée en avril. Ont pu commencer les périodes de négociation quant aux termes du nouveau contrat.
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1,6 million d’euros d’investissements
Concernant directement le public, « le candidat propose globalement la même structure de grille tarifaire qu’actuellement », mentionne la délibération. Mais aussi, « il a proposé une séance du matin à 6,90 € ».
Aux élus, il va être proposé d’approuver le choix du concessionnaire et les termes au contrat « pour le financement, la conception et la réalisation des travaux de rénovation », ainsi que « la gestion et l’exploitation » du cinéma. Noé Cinémas s’est engagé à investir 1,6 million d’euros au fil des années.
2014 : une année historique pour le cinéma de Fécamp
Fécamp. « Exceptionnelle ! Fabuleuse ! ». Il n'y a pas de mots pour qualifier l'année qui vient de s'écouler au Grand Large. Pour faire simple, 2014 fut historique pour le cinéma fécampois.
« Avec 153.956 spectateurs, nous avons battu le record vieux de seulement trois ans, se réjouit Richard Patry, président du groupe Noé Cinéma. En 2011, nous avions enregistré 153.946 entrées, soit dix de moins. Mais l'écart entre les entrées payantes est plus net, il se chiffre à 143. 2014, c'est la meilleure année depuis 1944, date à laquelle les chiffres ont été monitorés ».
Dans l'univers du groupe Noé Cinéma (30 cinémas en Haute-Normandie, Alsace et région parisienne), le cinéma fécampois fait figure d'élève modèle et accuse 22 % d'augmentation du nombre de spectateurs par rapport à 2013 (126.209 entrées) « alors que le marché national est à 7 % », souligne Richard Patry.
Avec son équipe, composée de Damien Devresse, directeur de l'établissement, Yoann Durand, directeur commercial et chargé du relationnel avec les publics, Alexia Vandermeersch, DRH du groupe et responsable de l'accueil, le patron de Noé Cinéma dresse l'analyse de 2014. Autant dire qu'elle fut une bonne cuvée cinématographique et le public fécampois s'y est retrouvé.
Sur les 328 longs-métrages diffusés, les 80 premiers réalisent 80 % des entrées. Dans le trio de tête, on retrouve trois films français : Mais qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu (12.003 entrées), Supercondriaque (7.226 entrées) et Lucy (4.909 entrées).
La fréquentation quotidienne des salles obscures varie entre 39 et 1.683 spectateurs. Ce dernier chiffre a été atteint un lundi, la deuxième journée la plus prolifique pour le Grand Large derrière le dimanche et le mardi.
« C'est la première fois que le mardi arrive sur le podium, confie le patron de Noé Cinéma. Cela peut s'expliquer par la mise en place de l'Orange Cinéday (une place achetée pour une gratuite en partenariat avec un opérateur téléphonique NDLR) ».
Car le cinéma fécampois s'efforce de proposer des tarifs attractifs et un contenu différent afin « d'élargir le spectre à tous les publics ».
Le Grand Large devrait avoir quelques difficultés à battre ce record lors des années à venir. « Cela paraît compliqué, analyse Richard Patry. Nous sommes arrivés à saturation. On ne sait pas vraiment comment nous allons pouvoir progresser ».
Le patron de Noé Cinéma ne cache pas son souhait de voir l'établissement d'une capacité de 700 fauteuils s'agrandir et lorgne depuis des années vers la halle au beurre où une dizaine de producteurs viennent vendre leurs produits « seulement trois heures le samedi matin ».
« L'idéal serait de passer de quatre à sept salles. Tout est simple à faire. Le cinéma est complètement aux normes d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite et nous avons des escaliers de secours qui donnent sur la halle au beurre ».
Le Grand Large : un cinéma au cœur de la vie culturelle de Fécamp
Le nom du cinéma fait bien sûr référence à la mer toute proche et aux grands écrans du cinéma fécampois… En effet, la plus grande salle atteint les 364 fauteuils pour un écran de 121 m2.
Cinéma, théâtre, musées, bibliothèques, écoles de musique et d’arts plastiques, lieux d’exposition, maison du patrimoine de Fécamp, salle de concert : la vie artistique est intense sur le territoire ! Au Cinéma le Grand Large à Fécamp, au cœur du centre-ville, vous pourrez profiter des derniers films à l’affiche dans l’une des 4 salles du complexe.
Autres lieux culturels à Fécamp
- Le Théâtre Le Passage: est labellisé scène conventionnée « Théâtre et objets » depuis 2011. Sa programmation est transdisciplinaire avec une dominante « arts de la marionnette » et une part importante consacrée au jeune public.
- L’association Art En Sort: Avec une équipe de salariés et de bénévoles, gère le Loc’, un lieu de vie autour de 2 studios de répétition de musiques actuelles. Les 200 adhérents, d’âges et d’origines différents, musiciens et non musiciens, s’impliquent et apportent ses compétences et idées.
- L'EMAP: Située en front de mer, vous propose les activités suivantes : classe prépa, cours enfants et adultes, photographie, pastel, cours périscolaires (à partir de 6 ans), atelier bambins (3-6 ans), cours de nu. Un cycle de conférences pour adultes ou enfants « les chemins du regard » est proposé selon programme.
- Le Conservatoire: Situé à Fécamp accueille les élèves à partir de 4 ans. Formation musicale générale : éveil, initiation, formation, musique assistée par ordinateur (MAO), impro Jazz. Orchestre à l’école à l’école primaire Camus, classes à horaires aménagés musique (CHAM - collège G.
- La Maison du Patrimoine: Située au cœur du centre historique de Fécamp, est ouverte depuis 2005 à l’ancien Hôtel du Grand Cerf (XVIe-XXe s.).
- Le Musée des Pêcheries: Aménagé dans une ancienne usine des années 50, qui constituait hier l’un des fleurons économiques de la ville, fait renaître dans la cité des Terre-Neuvas un bâtiment emblématique qui s’impose comme le premier objet de collection. Point fort de la visite, le belvédère offre une vue panoramique exceptionnelle à 360° sur la mer, les falaises et la ville. Expositions temporaires selon programme.
- Le Palais Bénédictine: Imaginé par Alexandre Legrand, négociateur en spiritueux, ce chef d’œuvre d’architecture mêle le style néo-gothique et néo-renaissance. Le Palais est le lieu de la production de la liqueur Bénédictine. Laissez-vous envoûter par le parfum de ses 27 épices ! La collection d’Arts vous plonge au XIV, XV et XVIè siècle.
- Le château de Daubeuf: Édifié en 1629 sur les fondations d’un manoir médiéval, selon un plan attribué à François Mansart (1598-1666), est resté habité jusqu’à aujourd’hui. Vers 1880, deux ailes ont été accolées au château et sa façade redessinée. D’imposantes écuries, en forme de fer à cheval, et un chenil spectaculaire ont alors été construits. A la même époque, Eugène Bühler (1822-1907) a dessiné le Jardin Bas ainsi que la pièce d’eau. Acquis en 2014 par Jérémie et Guyonne Delecourt, le domaine classé monument historique fait actuellement l’objet d’une importante campagne de restauration. Guillaume Baschet-Sueur, concepteur paysager diplômé de l’École Nationale de Paysage de Versailles, a composé le potager en 2015.
- Le musée retrace les légendes: Installé dans un ancien presbytère, les secrets de sorciers, les croyances, les saints guérisseurs, les traditions d’autrefois dans l’école et la vie quotidienne des cauchois à partir de plusieurs objets du monde rural. Vous pourrez jouer à la boule cauchoise. Cet espace (une chapelle) est animé par l’association Le Lien des Temps.
Fécamp, avec ses allures de ville d’art et d’histoire et son activité maritime, invite à un nouveau départ. Imaginez-vous arpenter les rues pittoresques, où le passé ducal et les exploits des Terre-Neuvas se mêlent à la douceur de vivre contemporaine.
De promenade le long du port en visite du Palais Bénédictine, de l’église Saint-Étienne ou de l’abbaye de la Trinité, les journées se poursuivent avec la découverte du Musée Les Pêcheries et se terminent en moments de détente à la plage ou en excursion à Yport ou Étretat, à seulement 25 minutes de route.