L'histoire du cinéma Hollywood Avenue : Un voyage au cœur du 7ème art

Hollywood, le quartier le plus touristique de Los Angeles, est mondialement reconnu comme la capitale du cinéma. Chaque année, près de 9 millions de visiteurs affluent vers cette ville futuriste où l'art sublime chaque mètre carré de béton, où l'argent, le pouvoir et le glamour font bon ménage. Mais qui connaît vraiment l'histoire de cette avenue mythique et de ses cinémas ?

Derrière sa réputation surfaite, Hollywood Avenue cache un quartier authentique qui vous touchera par son histoire, ses ambitions cinématographiques et sa légende intemporelle. Nous allons explorer ensemble l'histoire du cinéma à Hollywood Avenue, en mettant en lumière ses origines, son âge d'or et son héritage.

Dans les années 1880, le quartier branché d’Hollywood n’était encore qu’un modeste terrain d’agrumes lorsqu’un couple originaire du Kansas - Harvey Henderson Wilcox et sa femme Daeida Wilcox Beveridge - l’acheta pour développer un business dans l’immobilier. Bien que cela semble difficile à croire, le terrain était enclavé dans le col de Cahuenga. Il faudra attendre la création d'une nouvelle ligne de tramway en 1904 pour que cette portion de Los Angelès commence à prospérer.

Daeida conçut un programme de lotissements urbains qu’elle mit en vente pour de riches investisseurs américains. Des voies routières ont été aménagées, dont le Hollywood Boulevard. Bientôt, les sociétés de production de cinéma se regroupèrent à Hollywood, séduites par le prix modéré du foncier, le pittoresque des paysages naturels et la lumière crue.

In Old California, le premier film hollywoodien, sortit en 1910. Les réalisateurs ouvrirent des studios. Les stars du cinéma connurent leurs premières gloires, elles qui, auparavant, étaient anonymes. La population pluriethnique de Los Angelès était un atout non négligeable. Les années 1910 à 1930 ont vu le cinéma hollywoodien atteindre son âge d’or.

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Aujourd’hui, Hollywood est un mélange vibrant de passé mythique et de modernité urbaine. Le cinéma y est toujours omniprésent, mais le quartier s’ouvre aussi à d’autres formes d’expression artistique, comme le street art, les concerts en plein air et les spectacles de rue. Hollywood continue d’attirer de jeunes talents du monde entier, venus tenter leur chance dans l’industrie du divertissement.

Le boulevard d’Hollywood est assurément l’attraction numéro un du quartier. Le voyage gastronomique est également un motif de déplacement le long du boulevard. Certaines des meilleures tables hollywoodiennes s’y concentrent.

Les lieux emblématiques d'Hollywood Avenue

Impossible de visiter Hollywood sans emprunter le Walk of Fame ou l’allée des Célébrités. Le nom de star gravé dessus diffère d’une étoile à l’autre. Les étoiles représentent des idoles de la musique et du cinéma, mais elles comptent également des illustres personnalités qui, sans apparaître au devant de la scène, ont composé des productions audiovisuelles, des pièces de théâtre ou des films d’animation remarquables.

Le Grauman’s Chinese Theatre est l’un des cinémas les plus emblématiques d’Hollywood. Inauguré en 1927, il est célèbre pour son architecture inspirée des temples chinois, mais surtout pour le parvis où figurent les empreintes de mains et de pieds de grandes stars du cinéma, directement gravées dans le ciment. C’est là que les fans viennent poser leurs mains dans celles de Marilyn Monroe, d’Humphrey Bogart ou de Robert De Niro.

Paramount Pictures, la plus ancienne des grosses sociétés de production d’Hollywood encore en activité, est aussi à ne pas manquer. Des visites guidées par groupe de huit personnes vous permettront d’assister à un tournage de film. La visite se fait à bord d’une voiturette électrique.

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Occupant le boulevard Hollywood, le Dolby Theater, au nom original de Kodak Theater, est l’un des sites touristiques les plus visités d’Hollywood. Le bâtiment accueille la cérémonie annuelle de remise de prix des Oscars. Si vous avez le temps, vous pouvez y regarder un film, un opéra, un concert de danse classique, ou encore un défilé de mode. Mais même en l’absence d’un spectacle, vous serez époustouflés par l’architecture imposante du hall d’entrée et de l’auditorium.

Symbole mondialement reconnu, le panneau « Hollywood » domine le Mont Lee depuis 1923. À l’origine, il s'agissait d’une simple publicité pour un programme immobilier baptisé « Hollywoodland ». Il ne devait rester que quelques mois, mais est finalement devenu un emblème culturel. Le panneau se trouve situé juste à l'extérieur du quartier. Plusieurs sentiers de randonnée du parc Griffith permettent de l’approcher à pied, notamment le Mt. Lee Drive Trail.

Le voyageur appréciera de faire un détour au Hollywood Bowl, une salle de spectacle qui ne ressemble à aucune autre. Les gradins circulaires qui la composent sont l’œuvre de Dame Nature. L’amphithéâtre naturel accueille environ 30 000 spectateurs, dont 20 000 assis et 10 000 debout.

Que vous soyez un cinéphile ou non, le tour de l’Universal Studios Hollywood est un immanquable. Si vous voyagez en compagnie d’enfants, l’expérience sera plus inoubliable. Les jeunes plongeront non sans plaisir dans l’univers d’Harry Potter, avec l’école de Poudlard, les apprentis sorciers et le village de Pré-au-Lard.

Panneau Hollywood

Le célèbre panneau Hollywood dominant le Mont Lee.

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Le Hollywood Boulevard et ses cinémas mythiques

Figure mythique du cinéma français, René Chateau (1939-2024) ouvre le Hollywood Boulevard en 1973 avec son associé Michel Fabre. Les trois salles ont nourri des générations de cinéphiles avec des films de genre et des séries B. Le Hollywood Boulevard arborait sur la devanture de sa façade de grandes toiles peintes réalisées par les mythiques ateliers Publi-Décor de Montreuil. Ces témoignages sont passionnants. Lors de mes passages à Paris je suis très souvent passé devant ces cinés bis, notamment le Hollywood Boulevard et sa façade impressionnante.

Détenteur des droits exclusifs de La Fureur du dragon, sorti dans son cinéma en décembre 1974, et de tous les films de Bruce Lee - à l’exception d’Opération dragon -, René Chateau exploite également la star des arts martiaux du cinéma de Hongkong dès l’apparition des cassettes VHS puis en DVD.

Parallèlement à ses activités d’exploitant et de distributeur, René Chateau devient l’attaché de presse de Jean-Paul Belmondo depuis Ho! (Robert Enrico, 1968) et producteur associé de leur société Cerito Films.

J’ai fréquenté le Hollywood Boulevard vers la fin des années 70 et le début des 80’s, donc pendant la période René Chateau et me souviens que le cinéma était confortable et bien tenu. Sur les trois salles, une était dédiée à Bruce Lee, une autre à un festival Black Stars ( le mot Blaxploitation existait pas encore ) qui a tenu pendant longtemps, la troisième à des séries B, cinéma bis ou fantastique.

Bien que les films projetés ne déparent pas de ce qu’il y avait dans les autres salles de ce coin de Paris, on sentait quand même de temps en temps pointer chez le programmateur la vraie connaissance du cinéma et l’envie de gâter le spectateur : un double programme épouvante avec les vierges de la pleine lune et Danse macabre ( dans une salle populaire passer en 1980 un film en noir et blanc !) , le polar jamaïcain The harder they come en v.o. ( les antillais qui composaient la majorité du public un samedi soir applaudissent la scène ou Jimmy Cliff enregistre la chanson ).

J’ai retrouvé d’anciennes VHS ( ! ! ! ) parmi lesquelles une du » Retour du dragon » qui , en fait , était un » plan » de René Chateau pour faire du fric avec Bruce Lee en compilant plusieurs épisodes de la série TV » The green hornet » . Mais ce n’est pas l’important ! L’important c’est qu’en premiére partie du film il y avait un documentaire » La légende du petit dragon » où on pouvait voir à plusieurs reprises le Hollywood Boulevard filmé et , en prime , une longue interview du Sieur Chateau expliquant son » admiration » pour Bruce !

Il est tout à fait vrai qu’une poignée de videurs (dont un « black » hyper cool mais vraiment impressionnant qui a joué, entre autre, dans « Le Marginal » et « Le Professionnel » avec Belmondo) qui passaient à chaque fin de séance dans toutes les rangées de fauteuils pour vérifier qu’il n’y avait personne de caché, mais aussi dans les toilettes et les escaliers, sans oublier de se poster à la sortie pour éviter que certains malins ne « confondent » celle-ci avec l’entrée!

L’article précise notamment : « Le Hollywood Boulevard est de nouveau en tête des entrées-salles cette semaine avec 21 075 entrées. Le chiffre de la première semaine était de 35 093, celui de la deuxième semaine 27 035. Le lancement du dernier Bruce Lee (dont Chateau détient les droits pour tous les pays francophones) a été préparé par une campagne de publicité-presse intensive d’un coût global de 120 000 francs.

Quelques informations faisant échos aux derniers messages de Philippe et Tan Tao Liang. Juste pour être très exhaustif à l’égard de ceux qui liront ces lignes, voulant en savoir un peu plus sur ce beau cinéma de quartier disparu. Dont nous cherchons ici à refaire vivre modestement le souvenir par des brides d’anecdotes. Pour commencer quelques infos sur la tarification des places que j’aimerais donner, Le Hollywood contrairement au Brady ne faisait pas de tarif réduit (dommage pour permette la fidélisation). A l’époque ou j’ai commencé à m’y rendre (septembre 87) l’entrée était plafonnée à 22 francs et en 1989 le prix est passé à 24 francs, toujours pour 2 films.

Abordons maintenant la programmation, je m’attacherais à la période 87-92 (celle que je connais pour l’avoir vécue). Et pour répondre à ton interrogation Philippe, Le Hollywood reprenait souvent des films arrivés en fin d’exclusivité, qui n’étaient plus diffusées que dans 1 ou 2 autres salles parisiennes. La qualité des copies hélas s’en ressentait, des secondes mains qui avaient déjà bien tournées. Mais au vu de ce qu’on pouvait vivre comme expérience, pour les habitués à ce type d’établissement (le double programme de série), on n’allait pas rechigner notre plaisir. On jubilait de pouvoir découvrir un film récent : Terminator 2, Full Contact par exemples, 3-4 mois après sa sortie, avec l’ajout (en bonus on dirait aujourd’hui) d’une autre œuvre. On en avait plein les yeux pour un prix très modeste.

Le choix du second film relevait d’un partenariat négocié avec le distributeur. Le distributeur proposait à l’exploitant (le Hollywood) un forfait pour que ce dernier lui prenne 2 films de son catalogue. Pour le Hollywood, cette méthode d’acquisition auprès d’un unique distributeur était financièrement plus avantageuse que de louer 2 films du même programme à deux distributeurs différents. Dans ton exemple Terminator 2 est jumelé avec Total Reccall, deux films au catalogue de la Colombia Tri Star. Autres exemples : il y eu Predator avec Robocop : 2 perles de la science fiction (repris régulièrement au Hollywood) et distribuées chez nous par la 20th century fox, et en juillet 88 (je me rappelle encore de la date), Les Prédateurs de la Nuit, suivi de Massacre à la Tronçonneuse (en VF), deux films de chez notre très estimable René Chateau.

Lorsqu’un film rencontrait un succès (entre 1.500 et 2.000 entrées semaine),il était reconduit la semaine suivante. Pour ne pas blaser les fidèles, les faire revenir, le second film par contre était généralement déprogrammé, pour laisser place à un autre classique de l’action movies ou une série B quelconque. Généralement en terme d’entrée la seconde semaine était moins prolifique que la première (les habitués étaient déjà venus en nombre, peu enclin à revoir une nouveauté), et donc le film n’était pas immédiatement reconduit pour une troisième semaine, voire disparaissait complètement de la grille. Mais ce n’est qu’une estimation, car il est difficile d’avoir les données sûrs avec les reprises (pour les obtenir il faudrait aller consulter les archives au CNC).

Nulle commune mesure avec son âge d’or : 73-83, où par exemple en 1977, il fut projeté Elvis On Tour (l’année de la mort du King), rassemblant quand même plus de 7.000 spectateurs en une seule semaine. Enorme!

Avouons-le sans rougir, les salles n’étaient pas entretenues et mêmes on voyait bien qu’elles n’avaient jamais été rénovées. Les fauteuils défoncés pour la plupart, l’éclairage rudimentaire, des gros spots mal dirigés éclairaient faiblement les espaces de circulation, et le son était mono (pas de dolby stéréo). Je n’ai jamais vu le rideau se fermer sur l’écran, pourtant c’est le genre de détails qui vous plongent direct dans l’ambiance du spectacle. De plus avec la configuration de la salle du milieu (construite en sous-sol), on pouvait même entendre les passages incessants des métros roulant à proximité dans les tunnels.

La façade du ciné avec ces grandes barres métalliques me fait toujours penser aux salles New Yorkaises des années 70, la ressemblance est criante Mais à côté de ces imperfections, ce que tiens à dire, c’est que l’originalité pour des salles de petites capacités (Salle 1 : 170 places, S.2: 220 et S.3. : 288 places), elles étaient toutes dotées d’un balcon, avec une vue imprenable.

Voici un tableau récapitulatif des capacités des salles du Hollywood Boulevard :

Salle Nombre de places
Salle 1 170
Salle 2 220
Salle 3 288

Le quartier d'Hollywood est situé au nord-ouest de Los Angeles. Il fait partie intégrante de la ville, bien qu’il ait autrefois été une commune indépendante. Il est bordé par les collines d’Hollywood au nord, West Hollywood à l’ouest, et Silver Lake à l’est. Depuis le centre-ville de Los Angeles (Downtown LA), plusieurs options s’offrent à vous pour rejoindre Hollywood. En métro, la ligne rouge (Red Line) est la plus rapide : elle relie Union Station à Hollywood/Highland en environ 20 minutes. En voiture, comptez entre 20 et 45 minutes selon la circulation. Des bus (notamment les lignes 2 et 180) desservent également le quartier.

Hollywood, son glamour et son excentricité deviennent votre quotidien, le temps d’un séjour inoubliable autour du 7e art. Apprêtez-vous à marcher dans les pas de vos idoles d’hier et d’aujourd’hui…

Bien avant Hollywood, les Lakers, Mickey Mouse et Beverly Hills, Los Angeles était un petit village, habité dès le début du XIXème siècle par des peuplades mexicaines. Allez donc admirer les témoignages de cette époque dans le centre-ville ! Visitez notamment El Pueblo, monument représentant la création officielle de la cité.

Le Walk of Fame (littéralement, la promenade de la célébrité) court le long d’Hollywood Boulevard. À quelques mètres de là, vous attend un autre spot symbolique d’Hollywood : le Grauman’s Chinese Theatre, salle de cinéma reconnaissable à son architecture asiatique, mais aussi… à son perron !

Comment ne pas les apercevoir lors de votre balade ? Les lettres blanches et géantes du mot ” Hollywood “ trônent fièrement sur la colline surplombant la cité des Anges. Emblèmes du quartier puis rapidement symboles de la ville entière, elles font aujourd’hui l’objet de visites guidées. Pour la petite histoire, cette installation n’aurait pas été imaginée par l’industrie du cinéma, mais par un promoteur immobilier souhaitant afficher en XXL l’expression ” Hollywoodland “.

En vous rendant sur cette colline mythique, vous passez non loin de l’observatoire Griffith. Le site offre un point de vue unique sur la ville. Autre intérêt : il est entouré du plus grand parc de Los Angeles.

Cela vous donne envie de vous glisser dans la peau d’une étoile montante d’Hollywood ? Empruntez le métro et arrêtez-vous à la station Hollywood and Vine. En ces lieux, vous êtes déjà dans l’ambiance d’un plateau : pellicules, rouleaux de film et projecteurs des années 1930.

À Los Angeles, le meilleur moyen de percer les secrets des tournages de films est tout simplement de se rendre… dans les studios ! Plusieurs sociétés cinématographiques de renom ouvrent les portes de leurs plateaux au public, le temps d’une visite.

Situé à une demi-heure du centre-ville, ce parc n’est autre que les coulisses des films à succès. En le visitant, vous avez la sensation de passer derrière la caméra des grands réalisateurs.

Autre site phare de LA : Disneyland, premier parc d’attractions de l’histoire. Sorti de l’imaginaire du plus grand producteur de dessins animés, cet endroit reste féerique pour tous les enfants (y compris pour celui qui sommeille en chacun de nous…).

Le premier film jamais tourné à Hollywood est In Old California. L’intrigue se déroule dans la Californie mexicaine du XIXème siècle. Il s’agit d’un court-métrage muet réalisé par David Wark Griffith, en 1910.

Nombreux sont les films ayant été tournés à Hollywood. Nombreux sont également les films “ sur “ Hollywood ! C’est le cas de Panique à Hollywood, réalisé par Barry Levinson et sorti en 2008. Dans ce film, Robert DeNiro incarne un producteur de films hollywoodien dont la vie est pour le moins compliquée.

De juin à août, profitez de la chaleur de l’été californien et de la plage de Malibu pour revenir aussi bronzé qu’une star hollywoodienne !

En voiture : Los Angeles s’étend sur près de 100 km de long, la voiture est donc indispensable. Vous pouvez facilement louer un véhicule à votre arrivée à l’aéroport.

Si vous êtes très prévoyant, vous allez peut-être avoir la chance de dormir à Hollywood à un prix raisonnable. Profitez de nos prix irrésistibles sur les hôtels à Los Angeles.

Figure mythique d’Hollywood, Walt Disney reste certainement l’un des producteurs les plus réputés du 7e art. En plus d’avoir fondé la Walt Disney Company et d’avoir produit et réalisé de nombreux dessins animés, il est l’inventeur du concept du premier parc à thème Disneyland, ouvert en 1955. Son personnage le plus célèbre est Mickey Mouse.

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