L'Histoire du Cinéma Pathé Alésia : De Montrouge Palace à Multiplexe Moderne

Le cinéma Pathé Alésia, situé dans le XIVe arrondissement de Paris, est un lieu emblématique avec une histoire riche et une architecture remarquable. Des premières salles de cinéma aux multiplexes modernes, ce cinéma a traversé les époques tout en s'adaptant aux nouvelles technologies et aux attentes du public.

Localisation du XIVe arrondissement de Paris

Localisation du XIVe arrondissement de Paris

Les Origines : Le Montrouge-Palace

L’histoire du cinéma remonte à 1921, lorsqu’il abritait une salle unique baptisée Montrouge Palace. En 1921, Louis Aubert lance le Montrouge-Palace, un nouveau cinéma implanté dans le quartier du Petit-Montrouge du XIVè arrondissement parisien. Louis Aubert choisit l’architecte Marcel Oudin pour ériger la salle du Montrouge-Palace, celui-là même qui, la même année, créé le mythique Madeleine-Cinéma.

Dans l’ouvrage « Architecture des salles obscures. Paris, 1907-1939 » publié par l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma, Shahram Abadie revient sur le matériau utilisé par l’architecte, le béton armé. Et de préciser : « Le béton armé, utilisé dans la moitié des constructions de l’immédiate après-guerre est alors un matériau relativement nouveau, employé suivant différents procédés. Quelquefois, il remplace simplement le fer et le bois dans les éléments de la charpente, comme au cinéma Danton d’Eugène Vergnes et au Casino de Grenelle de Jean Deuchelette.

Pour le Montrouge-Palace, Marcel Oudin conçoit une structure plus originale, composée d’une batterie d’arcs paraboliques en béton armé portant la toiture, mais détachés des parois latérales, donc visibles de la salle. L’auteur évoque également l’ouvrage « Bibliothèque documentaire de l’Architecte » consacré aux salles de cinéma: «Dans le cas du Montrouge-Palace, sont admirés «un aspect de grandeur et une silhouette de construction qui plaisent» mais aussi «les fontaines lumineuses» dans les angles de la salle qui produisent « un attrait artistique et particulier « ».

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Avec sa salle de 2.400 fauteuils installée derrière une façade monumentale, le Montrouge-Palace est prêt pour son inauguration. Celle-ci intervient le 4 février 1921 avec un programme composé des films L’Accusateur, Diablinette et Charlot ne s’en fait pas de Charles Chaplin. Les comédies burlesques mettant en scène des personnages récurrents attirent le public des années 1920 comme Zigoto interprété par Larry Semon dans Zigoto garçon de recettes la semaine du 1er décembre 1922 ou Zigoto au dancing celle du 20 août 1926.

Parmi les longs métrages présentés sur l’écran du Montrouge-Palace, citons Le Gosse de Charlie Chaplin le 4 novembre 1921, Le Cheik de George Melford avec Rudolph Valentino la semaine du 2 février 1923, Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty la semaine du 23 février 1923, Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley avec Lon Chaney la semaine du 16 janvier 1925, Le Miracle des loups de Raymond Bernard le 24 avril 1925, la première version muette des Dix Commandements de Cecil B.

L’année 1929 marque la sortie du premier film parlant, Le Chanteur de jazz d’Alan Crosland qui est projeté à Paris en exclusivité à l’Aubert-Palace à partir du 25 janvier. Face à l’arrivée de la sonorisation, les cinémas investissent pour pouvoir projeter les films à venir. Un an plus tard, le 12 juin 1930, la société Aubert-Franco-Film fusionne avec la S.E.G. (Société des Etablissements Gaumont) et avec les Établissements Continsouza, une entreprise de fabrication mécanique cinématographique.

Le Montrouge-Palace, comme les autres établissements G.F.F.A., met en avant ses actualités « parlantes et sonores ». Lorsque le grand film à l’affiche est muet, la salle vante les divers compléments sonores, parlés ou chantés, qui l’accompagnent. Pour les sorties générales des films, la salle du Montrouge-Palace est associée aux autres établissements du circuit G.F.F.A. comme le Tivoli, le Palais Rochechouart, le Convention, le Régina ou le Gambetta.

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L'Ère Gaumont et les Transformations

Gaumont rachète la salle dans les années 1930 et la transforme en 1951: l’ancienne façade semi-ovoïdale de béton date de cette époque. En ce début des années 1950, la Société Nouvelle des Etablissements Gaumont (S.N.E.G.) entreprend la modernisation de son parc de salles et confie à l’architecte Georges Peynet la rénovation du Gaumont-Théâtre, du Madeleine, du Colisée, du Saint-Paul, de l’Aubert-Palace et du Voltaire.

La Cinématographie française commente les transformations dans son numéro 1451 du 19 janvier 1951: « De l’ancienne salle tout a été démoli: murs, plafond, plancher, et tout reconstruit en créant une audacieuse décoration composée de montants et staff qui s’harmonisent avec les pilastres de soutènement. Ces montants masquent des tubes fluorescents qui diffusent leur lumière sur un revêtement en mousse de chlorure de Vynil, matière comparable par l’aspect à du caoutchouc mousse, mais ignifugée propre à conférer à la salle une sonorité parfaite.

Les loggias qui bordaient la scène, ainsi agrandie, facilitent le jeu des artistes qui passent en attraction. « La capacité du Montrouge-Palace demeure inchangée (2000 places) malgré la modernisation du balcon (suppression de la forme «fer à cheval»). Le Montrouge-Palace rouvre ses portes le 10 octobre 1951 avec un des grands succès de l’année adapté d’un roman de Cécil Saint-Laurent, Caroline chérie de Richard Pottier avec en vedette avec Martine Carol.

Jusqu’au milieu des années 1960, le Montrouge-Palace, associé aux autres salles de la S.N.E.G. comme le Convention, le Régina ou le Saint-Paul, conserve sa vocation de salle pour les sorties générales. A partir du 28 février 1964, le Montrouge-Gaumont devient enfin un cinéma d’exclusivité et rejoint l’Ambassade et le Richelieu pour la sortie en 70mm du film de cape et d’épée La Tulipe noire de Christian-Jaque avec Alain Delon et Virna Lisi.

En 1972, l’année où la S.N.E.G. cède aux promoteurs immobiliers l’immense terrain du Gaumont-Palace, l’exploitant décide de transformer son cinéma Montrouge-Gaumont en un complexe de quatre salles. Le Film français du 15 septembre 1972 commente les transformations du cinéma de l’avenue du Général-Leclerc: « La grande salle (900 places) aura une décoration grège châtaigne et brune. Elle conservera la cabine ancienne tandis que les deux salles moyennes auront une cabine commune.

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C’est le 20 décembre 1972, après six mois de travaux, qu’est inauguré le nouveau complexe rebaptisé Gaumont-Sud. Les quatre salles possèdent une capacité respective de 900, 400, 300 et 121 places.

Gaumont Alésia : Rénovation et Modernité

Presque quinze ans après la restructuration de la salle de 2.400 fauteuils, Le Film français du 9 janvier 1987 commente, sous la plume de Nadine Buraud, cette nouvelle transformation: « En six mois de travaux, le Gaumont-Sud est devenu le Gaumont-Alésia. En juillet 2014, le cinéma a fermé ses portes… pour une mue intégrale. « Le bâtiment, vieux de plus de 90 ans, ne nous permettait ni de nous mettre convenablement aux normes d’accessibilité, ni de réaliser des aménagements aux standards de qualité que nous déployons dans nos cinémas », précise le directeur.

« Dans cet espace contraint, nous avons donc choisi la solution la plus radicale : celle de déposer l’ensemble et de repartir d’une feuille blanche pour inventer un nouveau cinéma, moderne, avec des standards de qualité très élevés. Réinventer la salle et une toute nouvelle façon d’aller au cinéma, c’est aussi tout le défi que s’était donné l’architecte Manuelle Gautrand pour son premier projet dans le domaine de l’exploitation cinématographique.

Aujourd’hui, le cinéma dispose de huit salles (contre sept avant travaux), pour une capacité d’accueil sensiblement équivalente de 1 364 fauteuils, et dont la plus grande, équipée en Dolby Atmos et d’un écran de 16 mètres de base, rassemble à elle seule 445 places. En descendant à 8,50 mètres sous terre, ce qui nous a permis d’implanter quatre salles au niveau-1 (la technique étant lotie au niveau-2), et de dégager le hall, pour créer un véritable espace de convivialité, de transparence », détaille le directeur.

Les espaces d’attente gradinés (en clin d’œil aux salles), équipés de systèmes de vidéoprojection laser diffusant des bandes-annonces, sont traversés par un atrium remontant sur toute la hauteur de l’édifice. Après le Gaumont Convention, signé Jean-Pierre Buffi, et Les Fauvettes, signé Françoise Raynaud pour l’architecture et Jacques Grange pour la décoration intérieure, le Gaumont Alésia aussi se devait d’être un objet unique. Le bâtiment est très haut, très pur et propice à la détente; une bulle de zénitude dans l’agitation de la ville. C’est ça que ressentent nos spectateurs, qui y prennent leur temps.

Le premier (et plus visible) “argument” architectural du cinéma est sa façade-rideau LED, conçue par l’architecte, qui s’étend pratiquement sur toute la hauteur et toute la largeur du bâtiment, d’une surface de 300 m² - ce qui en fait la plus grande façade LED de Paris. Cet écran, qui est aussi beau de jour que de nuit, a un intérêt particulier: la transparence. Une invite à elle seule à pénétrer dans le cinéma, mais aussi un écran magique à travers lequel l’extérieur et l’intérieur entrent en interaction.

Car si ses salles restent “obscures”, le Gaumont Alésia est résolument ouvert sur la ville. Ouvert sur la ville (d’autant plus qu’il est particulièrement bien desservi par les transports en commun parisiens), l’Alésia reste aussi et avant tout un cinéma de quartier, dont les habitants attendaient fébrilement la réouverture. « Il a été extrêmement agréable et touchant de constater que cette révolution ne les a pas déçus, bien au contraire: les habitués de la première heure ont retrouvé leur cinéma avec des étoiles dans les yeux et une certaine forme d’ébahissement.

Sur ses cinq dernières années d’exploitation pleines (entre 2008 et 2013), le site comptabilisait en moyenne 500 000 entrées. Le Gaumont Alésia a de quoi séduire tous les publics. « Nous sommes un cinéma généraliste en version originale (avec quelques exceptions pour les films enfants), qui ne s’interdit pas pour autant d’aller vers la diversité.

En juillet dernier, le Gaumont Alésia a réouvert ses portes après deux ans de restructuration intégrale. Un chantier géant, à la hauteur de l’ambition de ce nouveau fleuron de la flotte parisienne des Cinémas Gaumont Pathé.

Avec l’uniformisation de la marque Pathé dans les salles du circuit, le cinéma change d’enseigne le 26 octobre 2022 et devient Pathé Alésia.

Créations renversantes (1905) Stunning Creations (Pathé)

Pathé Alésia Aujourd'hui

Le cinéma Pathé Alésia, situé dans le XIVe arrondissement de Paris, ouvre ses portes à une multitude d’événements professionnels. Et donne aux sociétés un accès au meilleur du son et de l’image ! Grâce à ses 8 salles de projection, toutes climatisées et dotées d’un équipement numérique ainsi que d’une installation sonore haute définition, ce cinéma à la façade led (unique en France !) - accessible aux personnes à mobilité réduite - est un établissement de choix pour la tenue des présentations commerciales ou internes des entreprises, en quête d’un lieu spacieux, peu conventionnel et équipé.

Avec leur capacité allant de 100 à 238 places assises, elles peuvent en effet accueillir des réunions en comité restreint comme de grandes manifestations. Elles s’adaptent ainsi à tous les besoins, peuvent accueillir aussi bien des conférences que des journées de formation, des séminaires, des incentives, des remises de prix ou des congrès et promettent de faire vivre une expérience insolite et inoubliable à chacun de vos collaborateurs.

Pour faire de votre journée/soirée d’entreprise une réussite, gardez à l’esprit que nous pouvons mettre à votre disposition du personnel d'accueil et du personnel technique. Puis pour tout renseignement supplémentaire, n'hésitez pas à nous contacter : notre équipe reste à votre entière disposition et vous accompagnera tout le long de votre événement.

Capacité des salles de séminaire du Pathé Alésia

Salle Théâtre Classe En U Banquet Cocktail Superficie (m2)
Salle 1 101
Salle 2 109
Salle 3 132
Salle 4 117
Salle 5 238
Salle 6 117
Salle 7 108
Salle 8 207
Espace cocktail 250

Le système sonore immersif Dolby Atmos multiplie les effets de spatialisation du son, plus précis et plus spectaculaire grâce aux nombreuses enceintes réparties partout dans la salle à l’avant, sur les côtés, et surtout au plafond ! Avec le placement numéroté, vous êtes assuré d’avoir votre place préférée. Votre fauteuil est réservé. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans toutes les salles du cinéma.

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