Avec la série Dark Matter, Blake Crouch s’est lancé dans l’adaptation de son propre roman de science-fiction à succès. La série continue d’alimenter un catalogue de science-fiction des plus remarquable sur Apple TV+ avec Joel Edgerton et Jennifer Connelly au casting.
La science-fiction a le vent en poupe, et peu importe les époques, il y a toujours le moyen de l’adapter à une temporalité plus actuelle. Blake Crouch réactualise des angoisses que nous partageons tous et pose des questions que nous connaissons un peu trop bien : Et si ma vie pouvait ne pas être ce qu’elle est maintenant ?
Le multivers du quotidien
La science-fiction peut parfois être difficile d’accès pour les moins connaisseurs. Dans Dark Matter, le concept essentiel tourne autour du chat de Schrödinger et de son hypothèse. La série résume parfaitement cette théorie. Tout part de là. Petit à petit, l’atmosphère devient de plus en plus étouffante sans jamais basculer vers du robotique, du spatial ou autres thèmes qui peuvent caractériser la SF.
Ce « multivers », on le connaît tous, c’est celui des Marvel, DC Comics… Mais ici, il n’est pas question de super-pouvoir. L’histoire est celle de Jason Dessen, professeur de physique raté qui voit son couple se noyer. Un jour, il est entraîné de force vers un lieu mystérieux et se retrouve plongé dans un univers parallèle.
Un pitch simple, pas d’accident qui lui donne des pouvoirs, rien de tout ça, juste un prof de physique avec ses connaissances et ses regrets.
Une mécanique simple pour un personnage « simple »
Une fois que l’histoire est posée, on sait où ça va. La mécanique de basculement est mise en place dès le premier épisode, pas de surprise ou de révélation avant visionnage donc. Blake Crouch a trouvé un brillant moyen pour faire ressentir ce changement : un claquement de doigt. Ça prend aux tripes, et on comprend tout de suite.
Le personnage de Jason Dessen n’a rien d’absolument exceptionnel, mais c’est presque tant mieux. Joe Edgerton est touchant, il abandonne ses rôles de gros durs dans lesquels on peut avoir l’habitude de voir. Dans Dark Matter, il est un père de famille qui doute, qui se laisse avoir par ses angoisses, et il crève le cœur par son réalisme.
Là où on peut s’attendre à des personnalités surhumaines, riches, surdouées, ici, on a un homme auquel on peut tout à fait s’identifier. En effet, à de nombreuses reprise, on sympathise avec lui, on a envie d’entrer dans l’écran pour le prendre dans nos bras et compatir à son malheur.
Un envoûtant casting
Edgerton partage l’écran avec Jennifer Connelly. Daniela est une femme mystérieuse, personnalité qui tranche d’autant plus avec celle de Jason, elle semble savoir où elle va. Jennifer Connelly n’est pas une madame tout le monde, elle est bien trop classe pour ça, mais dans Dark Matter, on croit à cette mère de famille aux penchants artistiques.
Amanda est forcément celle qu’on aime, qu’on a envie de suivre. On pourrait presque dire que c’est l’opposé de Jennifer Connelly, une personnalité solaire, bavarde. Cette différence entre elle et Daniela est juste parfaite, et en même temps, il y a des similarités qui se dévoilent petit à petit pour le plus grand plaisir du spectateur.
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Cette dualité… n’est-ce pas là tout le propos de l’histoire, des réalités parallèles, jusque dans les personnages ?
Dark Matter joue avec nos émotions et travaille au corps notre envie de savoir plus. Sans basculer dans la surabondance de message ou de symboles, Dark Matter est un étau qui se resserre progressivement, à l’image de l’angoisse qui progresse dans nos poitrines avant d’exploser dans un fracas retentissant.
Portée par des personnages auxquels on pourrait tout à fait s’identifier, la série de Blake Crouch est étouffante.
L'intrigue et les thèmes abordés
L’intrigue de certaines séries gagnerait presque à ne pas être révélée… C’est le cas pour Dark Matter, adaptation pour Apple TV+ d’un roman de Blake Crouch. Elle met en scène Jason Dessen (Joel Edgerton), un prof de physique de la banlieue de Chicago. Alors qu’il rentre chez lui, un soir, ce père de famille sans histoires est enlevé par un homme masqué. À son réveil, tout a changé autour de lui, sa famille, sa vie professionnelle… Jason comprend alors qu’il est coincé dans une réalité alternative.
La série explore des thématiques profondes telles que :
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- La conséquence de ses choix
- La quête d’identité
- La nature humaine face à des versions alternatives de soi-même
La série se pose la question passionnante des dimensions parallèles en propulsant Joel Edgerton et Jennifer Connelly dans l’équation. Dark Matter ne révolutionne rien, mais nous invite à un voyage qui ne nous ménage jamais. De la science-fiction exigeante, mais à échelle humaine, comme on l’aime.
Ce n’est évidemment pas un hasard si Dark Matter exploite l’expérience du chat de Schrödinger comme socle théorique à son histoire. Au fond, le dispositif et le paradoxe qui lui est associé restent identiques : tant que la boîte demeure fermée, le cobaye à l’intérieur est à la fois mort et vivant, ces deux possibilités coexistant simultanément.
Les raisons du succès
Les raisons de cette réussite sont multiples :
- Elle est basée sur des interrogations universelles : Sommes-nous réellement heureux dans notre vie ? S’il fallait la recommencer, ferions-nous les mêmes choix ?
- Blake Crouch a la chance d’avoir dans son casting deux interprètes de très haut niveau : Jennifer Connelly, magnétique au possible, et Joel Edgerton, qui trouve ici l’un de ses meilleurs rôles.
Bien sûr, à la fin, même si l’aventure de Jason et Daniela peut être considérée comme conclue, pour le meilleur ou pour le pire, quelques plans sur les autres personnages de Dark Matter laissent entendre que, en cas de succès, une seconde saison serait possible, qui tirerait d’autres fils narratifs.
La fin de la saison 1 de Dark Matter expliquée par le créateur Blake Crouch
Tableau récapitulatif des personnages principaux et leurs acteurs
| Personnage | Acteur/Actrice |
|---|---|
| Jason Dessen | Joel Edgerton |
| Daniela | Jennifer Connelly |
| Amanda | Alice Braga |
En conclusion, Dark Matter est une série captivante qui explore les complexités du multivers et les implications émotionnelles des choix de vie. Avec des performances solides de Joel Edgerton et Jennifer Connelly, la série offre une expérience de science-fiction à la fois stimulante et émotionnellement résonnante.