La série télévisée Lawman s'inspire d'un personnage réel : Bass Reeves, le premier shérif noir du Far West. On le retrouve dans la série TV LAWMAN de Taylor Sheridan, mais aussi dans TIMELESS, THE HARDER THEY FALL ou WYNONNA EARP. En 2021, Taylor Sheridan développe une série télévisée sur Bass Reeves avec David Oyelowo dans le rôle principal.
Initialement pensée comme étant liée à l’univers de la série Yellowstone, le récit de Lawmen : L’histoire de Bass Reeves se concentre sur le légendaire homme de loi du même nom. En mai 2022, la série est commandée par Paramount+ et provisoirement intitulée 1883: The Bass Reeves Story et est ainsi présentée comme un spin-off de 1883, elle-même liée à Yellowstone mais il a depuis été confirmé qu'il n'aurait plus lieu dans l'univers de Yellowstone.
Les épisodes 1 et 2 de Lawmen : L’histoire de Bass Reeves seront disponibles le 5 novembre 2023 sur la plateforme de streaming Paramount+. En tout, Lawmen : L’histoire de Bass Reeves comportera huit épisodes. Pour le moment, Lawmen : L’histoire de Bass Reeves est prévue comme étant une série autonome, mais des plans pour une suite n’auraient pas été officiellement exclus par la production.
Au casting figureront notamment David Oyelowo dans le rôle titre (il est également producteur exécutif de la série), Dennis Quaid (Fortitude), Demi Singleton (de la série Godfather of Harlem), Donald Sutherland (Hunger Games) ou encore Lauren E. Banks (City on a Hill).
Une saison : 8 épisodes. Agent fédéral de la paix (ou Lawman , homme de loi) du « Territoire indien » basé à Fort Smith dans l'Arkansas, Bass Reeves capture plus de 3 000 criminels parmi les plus dangereux sans jamais être blessé.
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Cette série est du "Pur jus" Taylor Sheridan, superbement maitrisé, des paysages magnifiques, une belle histoire, des acteurs formidables, David Oyelowo est remarquable. Bass Reeves est le premier shérif adjoint noir.
Habituellement ce sont toujours les familles blanches qui sont au centre des séries Far West, des séries principalement inspiré de Yellowstone, c'est donc fantastique de voir une famille noire au cœur de celle-ci, dans cet univers cinématographique si ...
L'histoire de Bass Reeves : Un héros complexe
Dès l’ouverture de la série, le lecteur sait qu’il va progresser dans une histoire non conventionnelle : il trouve un homme noir pendu à un arbre, suant, bavant, les traits déformés par la peur que son cheval ne se dérobe sous ses fesses pour aller brouter une herbe qui pourrait lui être fatale. Son nom est River Bass et il est sauvé in extremis par le colonel Helena qui l’avait pendu en début de journée, le confondant avec un outlaw qu’il pourchassait.
Autant le dire : Marshal Bass est un personnage qui se traine une poisse aussi…carabinée qu’un chat…noir! Il a probablement la scène d’ouverture la moins glorieuse de toute l’histoire de la BD qui, tout en l’humanisant immédiatement, prend le contrepied du héros de Western invulnérable et sûr de lui.
River Bass et sa famille qu’il protège et fuit en même temps. Le lecteur comprend très vite que son héros va morfler d’épisodes en épisode, un peu comme le shérif Calder incarné par Marlon Brando dans LA POURSUITE IMPITOYABLE d’Arthur Penn.
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Et pour Reeves, rien ne sera jamais facile du fait de sa couleur de peau en plein dix-neuvième siècle : comment faire respecter la justice lorsque, traité de « Nègre » en permanence, on est soi-même discriminé? Comment assurer sa survie sous couverture quand, en infiltration, personne ne croit qu’un noir porte l’insigne?
Au delà du racisme sous-jacent d’une nation qui, encore aujourd’hui avec l’agent orange à sa tête, continue de disputer au progressisme de ses idéaux, l’arrierisme le plus primitif, ce qui est au centre de Marshal Bass reste la quête d’identité d’un personnage qui, dès la première page est confondu avec un autre et qui, tout au long de la série, cache son vrai nom, sa mission, adopte des alias et des comportements déviants pour agir sous couverture.
Un personnage attachant, tourmenté et rongé par la culpabilité.
Les dialogues de Darko Macan sont teintés d’ironie, de sous-entendus et d’aphorismes remarquables. Il sait distribuer les informations majeures sur les enjeux de son histoire sans alourdir ses gaufriers de cartouches (eh!) de textes assommants. Il laisse au contraire le terrain à son dessinateur Igor Kordey pour des affrontements d’une sauvagerie sans égal.
Tous crèvent l’écran, le lecteur est abasourdi face à sa virtuosité à dépeindre l’ouest le plus sauvage, ses costumes, ses pénitenciers, ses décors. Dans YUMA, il met en scène la moiteur d’une prison en pleine air, ses bagnards accablés de chaleur et ces terribles séquences mettant en scène LA DOUCHE, cette torture consistant à attacher en plein soleil un prisonnier qui est sans cesse inondé d’eau sans pouvoir la boire.
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Il est révolté par le désespoir muet de ces femmes violées au regard éteint dans BLACK & WHITE. Avec ses prises de vue d’une puissance viscérale qui doivent beaucoup au grotesque de Richard Corben, ses angles de vues remarquables, ses bastons intenses et ses silences contemplatifs, Igor Kordey s’impose comme un dessinateur majeur d’une œuvre profonde et indispensable sur cette justice que tout le monde recherche et qui s’échappe comme l’eau dans la paume de nos mains.
Chaque tome laisse son lecteur KO avec l’envie de remonter immédiatement sur le ring.
D'esclave à US Marshal - L'incroyable destin de Bass Reeves
Lawman : Une série ancrée dans l'histoire américaine
C’est de cette différence que naîtra la sécession des États du Sud qui créeront alors leur propre gouvernement, ce qui conduira ensuite à la guerre. Une guerre qui au final fera plus de 600 000 morts et autant de blessés, et laissera également une certaine « rancoeur » dans le Sud.
Les influences et particularités de Lawman
En ayant apparemment pris pour modèle un supérieur hiérarchique de John Russell dans les Marines, ce dernier dans le rôle de Dan Troop, personnifia la loi et l’ordre dans sa forme la plus pure…rude, mortellement sérieuse, intelligente et dédiée. Il pouvait aussi être têtu et inflexible en face du devoir, devenant l’homme de loi le plus confiant de la télévision.
En l’interprétant de manière stricte dès le début, John Russell rendit le personnage crédible. En contrepoint, le Peter Brown de Johnny McKay était respectueux, discipliné et brave, bien que parfois anxieux et impétueux.
Au moment de choisir le casting, le producteur exécuti de Warner Bros., Bill Orr affirma, “Nous aimions John. Nous l’avons testé et conservé son style. ABC, bien que déjà très bien pourvu en westerns de Warner Bros., crut en “Lawman” et ajouta la série de 30 minutes à son créneau horaire du dimanche soir de 20h30 à 21h00 à compter du 5 octobre 1958.
Le concept de “Lawman” fut remis à Jules Schermer, un producteur vétéran de westerns qui fit de “Lawman” “un western bien-pensant.” Bill Orr dit, “Schermer aimait le dialogue peu abondant…les scènes peu fournies. Bien que Warners pompait les séries western et policières comme des saucisses dans un abattoir, “Lawman” fut habituellement plusieurs niveaux au-dessus de la plupart des séries western pour adultes.
Les histoires étaient assez variées pour soutenir l’intérêt pendant quatre saisons et 156 épisodes. Dans une interview donnée à TV Guide, John Russell répondit à une question portant sur la différence qu’avait “Lawman” par rapport aux autres séries western télévisées en avançant que la série était un “pur Western” qui utilisait “des armes standards plutôt que des cannes à tête d’or ou des fusils trafiqués.
L’histoire commence au point A, continue tout droit vers le point B et prend soigneusement fin au point C sans complications exigeantes.” Peter Brown explique la chose plus simplement. “La seule chose qui rend ‘Lawman’ différente des autres séries western c’est la manière dont nous l’avons faite.”
Russell dit aussi, “Troop est un homme faisant un boulot aux dépens de tout autre chose. Il ne fait pas de lui-même un gagnant ou un spirituel, ou fait tout pour que les gens l’apprécient. Les histoires que nous avons relatées dans ‘Lawman’ concernent des gens sous contrainte. Les hommes sous contrainte font des choses désespérées.
Faisant face à des programmations erratiques, des budgets de grippe-sou et une myriade de scénaristes et de réalisateurs qui n’avaient jamais le temps ou l’argent qu’ils avaient dans d’autres studios, les deux stars, avec le producteur Jules Schermer, furent les constantes qui maintinrent la haute qualité de la série et la consistance des personnages.
Jules Schermer se plaignit que les réalisateurs retenus par une production casse-cou n’avaient souvent pas le temps de prendre en compte les subtilités du script dont la description des personnages. Apparemment, Russell et Brown comprirent tous deux la position de Schermer: “Le succès du drame TV dépend de l’établissement d’un ton particulier. Un épisode télévisé est à la base seulement un incident construit par la description des personnages.
Si un réalisateur interprète faussement les personnages…l’effet tout entier du téléfilm est détruit.” Russell et Brown maintinrent cette forte interprétation des personnages, développant une relation croissante entre Troop et McKay.
Au niveau des autres acteurs réguliers de la série, Dan Sheridan fut Jake le tenancier de bar pendant que Bek Nelson dans le rôle de Dru Lemp fut vaguement offerte comme petite amie de Peter Brown lors de la première saison. Cette idée ne menant nulle part, bien que les producteurs dénièrent avoir emprunté cette idée à “Gunsmoke”, au début de la seconde saison, la brûlante Peggie Castle fut ajoutée à la série dans le rôle de Lily Merrill, la propriétaire du saloon du Bird Cage.
Le marshal Troop, bien que manifestement attiré par Lily, demeura (comme le marshal Dillon) prudent dans sa relation avec Lily qui dirigeait son saloon avec ordre sans aucune place pour les cowboys agités. Un excellent choix, Peggie Castle amena beaucoup à la série qui atteignit la 16ème place dans l’échelle de Nielsen durant la seconde saison.
Questionné en 1998 lors du Festival du Film de Charlotte sur ses meilleurs souvenirs de “Lawman”, Peter Brown répondit, “John Russell, John Russell, John Russell. Il était aussi bon qu’on le pensait.” Lors du Festival du Film de Knoxville, Peter décrivit comment Russell le prit sous son aile et lui enseigna comment jouer devant une caméra.
Dans un TV Guide de 1960 Peter affirma, “John est méthodique, pour peu dire. Je suis content qu’il est. Son intégrité a fait le succès de la série. Quand nous commencions, il s’asseyait près de moi et disait, ‘Regarde, on est ensemble dans la série. Je ne sais pas comment tu te sens mais je pense entre nous que nous pouvons faire la meilleure série télévisée du pays.’ Je dis, ‘Je suis avec toi.’ C’est pourquoi que vous ne voyez jamais l’un de nous dégainer un révolver que nous n’avons pas l’intention d’utiliser, prendre des risques inconsidérés comme des héros hypocrites, ou mettre en scène des bagarres aux poings nus interminables.
J’ai appris plus de John Russell que d’aucun autre acteur avec qui j’ai travaillé. Il était très discipliné. Sa personnification de Dan Troop fut la meilleure qui fut jamais faite. En tant qu’homme de loi westernien, il fut le meilleur choix. Peggie Castle était un amour.
Pour les deux premières de ses quatre saisons, “Lawman” était programmé après “Maverick” les dimanches soir et était suivi d’abord par “Colt .45” et plus tard “The Rebel”. Le premier adversaire de la série durant ses quatre saisons fut la populaire série de CBS, “Ed Sullivan.” (“Lawman” était diffusé durant la dernière demi-heure du Ed.)
NBC, jamais un grand rival durant les deux premières saisons avec “Steve Allen”, “Pete Kelly’s Blues” et autres émissions, rebondit durant la troisième saison (1960-1961) grâce à “Car 54, Where Are You” suivi par “Bonanza” en couleurs. De plus, ABC mit fin à leur terrifique nuit de tous les westerns en ajoutant “Follow the Sun” et “Bus Stop” à leur programmation.
En avril de la quatrième saison (qui commença le 17 septembre 1961) avec les westerns en perte de vitesse, ABC remplaça “Lawman” à 20h30 par un film et programma “Lawman” à 22h30, créneau mortel pour la série qui finalement fit sa dernière chevauchée le 24 juin 1962.
| Saison | Nombre d'épisodes | Diffusion originale |
|---|---|---|
| 1 | 39 | 1958-1959 |
| 2 | 39 | 1959-1960 |
| 3 | 39 | 1960-1961 |
| 4 | 39 | 1961-1962 |
Lawman et l'héritage du western
C'est le prolongement le plus direct de Yellowstone. Ces deux séries sont les préquels officiels de la série western, et mettent en scène d'autres membres du clan Dutton. Ainsi, la mini-série 1883 met en scène le périple entamé par de lointains aïeux à travers l'Ouest américain jusqu'à leur arrivée dans le Montana où sera bâti le ranch.
Cette série également produite par Taylor Sheridan (le créateur de Yellowstone) n'entretient pas de lien direct avec la série et ses préquels. Il s'agit en effet de la première saison d'une anthologie, censée retracer l'histoire de célèbres hommes de loi de l'Ouest. On quitte totalement l'univers de Yellowstone.
Deadwood est une série diffusée au début des années 2000 sur HBO. Elle se compose de trois saisons et d'un téléfilm de conclusion. Son intrigue se déroule dans les années 1870, en pleine ruée vers l'or. Pas de lien avec Yellowstone là non plus, malgré Kevin Costner au casting !
La série Hatfields & McCoys retrace la véritable histoire de William Hatfield (Costner) et Randolph McCoy (Bill Paxton), deux amis dont les familles se retrouvent dans des camps opposés durant la Guerre de Sécession.
À l'instar de Yellowstone, Longmire est une série western se déroulant de nos jours. Ce dernier est incarné par l'acteur Robert Taylor récemment vu dans la série western produite par Netflix Territory.
Après Deadwood, Timothy Olyphant s'est trouvé un autre rôle de redresseur de torts. Dans Justified, l'acteur américain prête ses traits au marshal adjoint Raylan Givens, dont les méthodes expéditives entraînent la mort d'un fugitif. En prison, il renoue avec un ami d'enfance, Boyd Crowder (Walton Goggins) devenu un suprématiste blanc.
Cette époque charnière de l'Histoire américaine annonce l'entrée du pays dans une ère industrielle et moderne, et évoque donc la fin de l'épopée de l'Ouest américain.
Enfin, la mini-série Godless est assez originale puisqu'elle met en scène un casting essentiellement composé de personnages féminins, souvent mises en retrait dans les westerns.
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