Leighton Meester : Filmographie Complète et Rôle Sur Mesure dans "The Buccaneers"

Discrète sur les écrans ces dernières années, Leighton Meester, révélée par la série culte "Gossip Girl", fait son retour dans la saison 2 de la série romantico-historique "The Buccaneers". Dès ce mercredi 18 juin sur AppleTV+, l'actrice américaine incarne Nell, la mère biologique de l'héroïne principale, dans l’Angleterre des années 1870.

Il a fallu moins de 30 secondes pour enflammer des internautes beaucoup trop heureux de la revoir. Non pas que Leighton Meester avait disparu. Mais ces dernières années, l’interprète de la cultissime Blair Waldorf (Gossip Girl) s’est fait plus discrète. Rares sont aussi ses projets qui ont traversé l’Atlantique. Il y a eu les séries Single Parents et How I Met Your Father, disponibles sur Disney+, et le film Netflix The Weekend Away. Et c'est à peu près tout. Si elle a retrouvé en février la chaîne The CW, qui diffusait Gossip Girl, avec la série policière Good Cop/Bad Cop, c’est dans un registre très différent qu’elle fait son retour en France ce mercredi 18 juin.

Huit mois plus tôt, AppleTV+ mettait à contribution les jeunes actrices de son excellente série romantico-historique The Buccanneers pour annoncer l’arrivée au casting de Leighton Meester. Mais la plus surprise restera la principale intéressée. "Je le suis à chaque fois que je décroche un rôle. Cette industrie, c’est une course folle", sourit-elle lorsque nous la joignons depuis New York.

Leighton Meester dans The Buccaneers

La comédienne de 39 ans n’est pas étrangère à l’œuvre d’Edith Wharton, dont la série rejoue le roman inachevé Les Boucanières. Elle-même a grandi avec l’adaptation de L’Âge de l’innocence signée Martin Scorsese. "Ce film a tout influencé chez moi en fait, en ce qui concerne la romance, la réalisation de films, l'amour non partagé et cette époque", dit-elle à Vanity Fair.

Fusion parfaite de The Gilded Age et Bridgerton, The Buccaneers suit de jeunes Américaines fortunées qui se frottent à l’aristocratie british quand l’une d’elles épouse un Lord dans l’Angleterre des années 1870. La saison 2 s’ouvre alors qu’Annabelle, dite Nan (Kristine Frøseth), vient de sacrifier son amour naissant pour le beau Guy Thwarte (Matthew Broome) en épousant le duc de Tintagel (Guy Remmers). Un mariage de convenance destiné à sauver sa sœur Jinny des griffes de son mari violent, auquel débarque Nell, la mère biologique de la jeune femme, sans y avoir été invitée.

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"Nan n'est pas une enfant illégitime dans le livre. C'est un élément que nous avons ajouté donc Nell est aussi un tout nouveau personnage", nous explique la scénariste Katherine Jakeways. "Nous voulions qu’elle soit passionnante, fougueuse et coriace, mais aussi fragile et compliquée comme l’est Nan. Et très tôt, on s’est dit :'Vous imaginez si on pouvait avoir Leighton Meester ? Ce serait génial !'", se souvient-elle.

Leighton Meester dans Gossip Girl

Il faut croire que les planètes étaient alignées. "C’était écrit d’une manière ou d’une autre ou je l’ai invoqué", s’amuse Leighton Meester. "De façon assez étrange, c’est comme si j’y avais pensé et que c’était arrivé. Je travaillais en Australie à l’époque. Je me reposais, allongée sur mon lit et je me suis demandée quel serait mon prochain job ou si j’allais travailler à nouveau d’ici la fin de l’année comme on était en juin", nous raconte-t-elle. Elle s’imagine alors "tourner quelques épisodes d’une série mais probablement pas aux États-Unis. Sans doute en Europe, peut-être en Écosse".

Une Rencontre Virtuelle Décisive

La première rencontre avec l’équipe créative de The Buccaneers est virtuelle mais le courant passe instantanément. "Nous avons fait un Zoom avec elle. Nous étions nerveux à l'idée de la rencontrer mais elle était si normale et si gentille. Et c'est exactement comme ça qu’elle a été toute la durée du tournage", nous assure Katherine Jakeways.

"Quand j’ai su que ce serait elle, je suis revenue en arrière sur mes premières ébauches de scénario pour m’assurer de lui donner des répliques brillantes. Elle est très honnête, on s’attache beaucoup à elle. Elle est très drôle et est aussi très douée pour les scènes déchirantes, notamment celles qu’elle partage avec Christina Hendricks", la star de Mad Men qui incarne la mère adoptive de Nan.

Leighton Meester a puisé dans son expérience personnelle pour faire le lien avec cette femme contrainte d’abandonner sa fillette à la naissance. "La façon dont elle se comporte ou dont elle aborde une situation donnée - en particulier vers la fin de la série - n'est pas celle que j’emploierais. Mais je vis ces moments. Je n'ai cessé de penser à ma propre vie, à mes propres enfants et au fait d'être mère", détaille-t-elle à Vanity Fair.

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Sa fille et son fils, fruits de son mariage avec l’acteur Adam Brody (Newport Beach, Nobody Wants This), l’ont d’ailleurs accompagnée sur le tournage en Écosse. "Je n’ai travaillé qu’un jour avec elle mais je l’ai trouvée sympa. Si j’étais Blair Waldorf, je me promènerais en donnant des coups de pied à tout le monde. Mais elle était très humble", commente Josie Totah, qui joue Mabel Elmsworth. "Et très facile à vivre. Son intégration a été très douce", renchérit Alisha Boe, l’interprète de Conchita Closson.

Costumes d'Époque et Découvertes

Habituée aux créations de luxe dans Gossip Girl, Leighton Meester n’avait encore jamais participé à une fiction historique en plus de 25 ans de carrière. "Je n’arrive pas à croire que les gens s’habillaient comme ça ! On m’a dit qu’ils enfilaient toutes ces couches de vêtements et que c'était incroyablement, effroyablement diraient certains, inconfortable. Ils descendaient prendre leur petit-déjeuner et peut-être faire une petite promenade puis ils se remettaient au lit", réplique-t-elle quand on lui demande ce qui l’a le plus surprise dans cette foisonnante garde-robe.

Costumes d'époque dans The Buccaneers

"Nous sommes sur le plateau 12 heures ou plus. Quelqu’un vous aide à vous habiller, bien sûr, mais nous vivons à l’époque moderne donc vous portez vos Uggs en-dessous et il y a, heureusement, l’eau courante. Mais on portait ça toute la journée, tous les jours. Et je ne suis pas faite pour ça ! Mais c’est intéressant", reconnaît-elle.

D’autres auraient immortalisé ces tenues entre les prises. Pas elle. "Ce qui est drôle aussi chez Leighton et que j'ai remarqué très vite, c’est qu’elle ne prend jamais de selfies. Elle ne pose jamais pour les photos", nous relate Christina Hendricks. "Mais elle était si belle dans ces robes que je la prenais en photo et que je lui envoyais ensuite", ajoute-t-elle, se remémorant des séances photos improvisées "dans une calèche".

2 MINUTES OF BLAIR DESTROYING SERENA | GOSSIP GIRL

"The Weekend Away" et Autres Projets

Le thriller psychologique se déroule au milieu d’une escapade d’un week-end en Croatie qui tourne mal lorsqu’une femme est accusée d’avoir tué son meilleur ami. « Je suis tellement excité de voir ‘The Weekend Away’ passer à l’écran », a déclaré Alderson dans un communiqué. Autrice prolifique, Sarah Alderson a publié 20 livres tout au long de sa carrière, tels que les romans les plus vendus pour jeunes adultes « Hunting Lila », « Losing Lila », « The Sound » et « Out of Control ». « The Weekend Away » marque le premier rôle au cinéma de Leighton Meester depuis un certain temps. Ses récents crédits incluent le drame policier de 2019 « Semper Fi » et le drame indépendant de 2014 « By the Gun ».

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L'Impact Indélébile de "Gossip Girl"

Il y a quinze ans, Leighton Meester devenait le reflet fantasmé de toute une génération. Serre-tête vissé dans les ondulations brunes, regard de peste, rose aux joues. Elle prêtait ses traits juvéniles à une pimbêche adorée et détestée : Blair Waldorf, la « Queen B de l’Upper East Side », (anti)héroïne de la série phénomène Gossip Girl. La Gen Z ne jurait que par elle et son acolyte souvent rivale, Serena van der Woodsen, incarnée par Blake Lively.

Six saisons et un succès planétaire pour raconter les frasques sulfureuses et les mœurs scandaleuses de la « jeunesse dorée de Manhattan ». Gossip Girl a été érigée au rang de série culte en devenant le « pire cauchemar de tous les parents ». Sans elle, jamais Euphoria, Riverdale ou Elite n’auraient éclos. L'impact de « GG » est toujours aussi prégnant dans l’imaginaire collectif.

De répliques cultes en inspirations mode, Blair et Serena sont des références majeures dans la pop culture. « Certaines personnes qui n’étaient pas nées à ce moment-là regardent la série aujourd’hui, se réjouit Leighton Meester. Presque deux décennies plus tard, elle représente toujours quelque chose pour les gens. C’est incroyable et fascinant. » L’actrice de 38 ans, rencontrée en visioconférence, n’est pas du genre ingrate. Reconnaissante envers la série qui l’a fait connaître, elle tempère toutefois : « On ne pourrait presque pas reproduire cette époque si lointaine aujourd'hui.

Ce n’est pas la première fois qu’elle émet des réserves sur cette expérience hors normes, désormais perçue avec son recul et son regard de femme accomplie. « Je ne voudrais pas y retourner, j’étais une enfant, confiait-elle à Porter en 2018. […] Cette époque-là ne me hante pas, mais c’est intéressant de regarder en arrière et de l’analyser en tant qu’adulte, et de me dire “je ne pense pas que c’était l’environnement le plus sain qui soit”. »

Par-delà les Paillettes

Les fans, eux, ont du mal à passer à autre chose. À chaque sortie publique des stars de Gossip Girl, ils les comparent à leurs personnages. Le week-end dernier encore, Leighton Meester est apparue, sublime, sur le tapis rouge des Critics Choice Awards dans une robe bustier vert anis scintillante signée Dior. Sur les réseaux sociaux, les internautes y ont vu une référence à la garde robe pointue (et princesse) de Blair, fashionista dont toutes les adolescentes des années 2010 convoitaient le vestiaire - et le portefeuille. Pourtant, Blair n'est qu'un miroir déformant, passé et révolu. À Hollywood, Leighton Meester brille par sa discrétion.

Alors que certains s’évertuent à renvoyer l’image de personnalités simples au quotidien ordinaire, on perçoit chez elle - et malgré l'écran qui nous sépare - une sincérité et une douceur touchantes, presque désarçonnantes au regard de son parcours. Quand on lui parle de la saison des récompenses, qu'elle vit cette année au bras de son mari, Adam Brody, multi-nommé pour son rôle dans la série Netflix Nobody Wants this, elle s'émerveille comme une débutante : « C'est tellement fabuleux de participer à ces vieilles traditions qui célèbrent notre art et notre communauté si soudée, progressiste et empathique. J'adore voir tout le monde exprimer sa passion dans un cadre aussi glamour, vêtu de ses plus belles robes de soirée. Tout ça est un vrai rêve éveillé. Ou un film en soi [rires]. Et puis, je suis incroyablement fière d'Adam. C'est le meilleur, il mérite tout ce qui lui arrive. »

Le couple s'est rencontré sur le tournage du film Love Next Door (2011) et a révélé son histoire au grand public deux ans plus tard. Leighton Meester et Adam Brody se sont fiancés en novembre de la même année et se sont mariés en février 2014. Ils sont aujourd'hui parents d'une fille née en 2015 et d'un garçon né il y a cinq ans. Rares dans les médias, les deux stars forment un toujours it-couple au summum du romantisme. En témoignent les récentes images de la victoire d'Adam Brody aux Critics Choice Awards, récompensé dans la catégorie Meilleur acteur dans une série comique. Dans son discours, l'inoubliable interprète de Seth Cohen dans Newport Beach a vivement remercié sa femme, émue aux larmes.

Pourtant, malgré le charme discret qui lui colle à la peau, Leighton Meester s'étonne de renvoyer à ce point l'image d'une star réservée. Cela viendrait-il de sa surexposition médiatique précoce ? Du contexte familial dans lequel elle a grandi ? Lorsqu'elle est née, en 1986, sa mère purgeait une peine de prison pour implication dans un trafic de marijuana auquel était aussi mêlé son père. Sa petite enfance a été marquée par l'instabilité familiale et la précarité.

« J’ai conscience que tout ce qui s’est passé dans les premières années de ma vie influence la façon dont je mène aujourd’hui ma “vraie vie” entre guillemets, souligne-t-elle. Et elle est bien remplie ! J'ai mené un travail acharné pour en arriver là mais j’ai aussi eu énormément de chance, en tant qu’adulte. » Un sourire pudique et elle répète : « Je fais l’un des métiers les plus amusants qui soient, quelle chance immense. »

Carrière à l'Instinct

La quiétude de sa voix confère à ses mots une évidence tranquille, assurée. Leighton Meester n’a rien plus rien à prouver : elle est actrice depuis presque trente ans. « À 10, 11 ans, je regardais la télévision dès que je rentrais de l’école, et je faisais du théâtre dans ma ville de Floride. J’adorais ça. C’était comme transposer un fantasme dans la vie réelle. J'ai eu une prise de conscience en réalisant que les gens de la télévision étaient des acteurs. C’était leur métier. Je garde un souvenir très vif de ce moment où j’ai compris que rien n’était réel, ils faisaient ça pour la caméra. » La révélation s'est transformée en vocation.

Après ses débuts dans les séries New York police judiciaire, Surface, Sept à la Maison ou encore Veronica Mars, elle décroche l'audition qui change sa vie. Josh Schwartz, co-créateur de la série, en racontait les coulisses à nos confrères de l'édition américaine de Vanity Fair : « Elle est arrivée, elle était très drôle, très intelligente […] Mais il y avait un problème : elle était blonde. Et Blake était blonde, évidemment ; Serena devait être blonde. Alors [Leighton] est allée au lavabo et s'est teint les cheveux. Elle voulait vraiment [le rôle]. » Il a suffi d'un changement capillaire pour faire de Leighton Meester une star planétaire.

Depuis la fin de la série pourtant, son nom se fait rare en France. Ne vous y trompez pas : elle n'a pas disparu des écrans, engloutie par un phénomène trop grand pour elle comme tant de jeunes acteurs propulsés au statut d'icônes bien trop jeunes. Sa filmographie compte plus d'une cinquantaine de crédits, sans parler des apparitions ponctuelles et autres caméos sur petit écran. Seulement, jusqu'ici, son travail trouve surtout écho outre-Atlantique.

Elle s'est également fait un nom dans la pop, avec la sortie de l'album pop-rock Heartstrings en 2014, dont elle a écrit les neuf titres. Elle est aussi apparue sur plusieurs feats à succès comme Somebody to Love avec Robin Thicke et Good Girls go bad avec Cobra Starship. Si cette percée musicale est passée aux oubliettes avec le temps, elle a fait un retour inattendu dernièrement, sous l'impulsion des fans de l'ex chanteuse. Le mois dernier, elle et sa famille ont perdu leur maison de Los Angeles dans les incendies qui ont ravagé le sud de la Californie. Son single “Your Love's a Drug”, sorti en 2010, a également fait son entrée dans le classement iTunes.

Entre l'écran et la scène, Leighton Meester a aussi fait l'expérience des planches, à Broadway, dans une adaptation du roman Des Souris et des Hommes de John Steinbeck , aux côtés de James Franco et Chris O'Dowd. Dans un court essai publié par le Huffington Post en 2014, elle décortiquait la misogynie intrinsèque du traitement de son personnage, la femme de Curley. Brillante réponse aux critiques - non moins sexistes - sur l'interprétation qu’elle en faisait sur scène : « Chaque fois que j'entre en scène, face au public qui rit ou ricane, je suis frappée par la solitude que je ne peux qu'imaginer, qu'une femme comme celle de Curley doit ressentir - le désespoir de la conversation, du respect et, par-dessus tout, de la dignité. » Cette dernière notion fait partie de ses priorités, aujourd'hui.

Ces dernières années, elle a plusieurs fois exprimé son souhait de ne pas se cantonner aux rôles de love-interest, date ou autres personnages féminins dont l'arc narratif dépend un personnage masculin. « Après tout, je pense qu'aucun acteur, quel que soit son genre, n'a envie de jouer un accessoire, tranche-t-elle. Nous voulons tous être vus en tant qu'êtres humains et explorer notre humanité, c'est aussi simple que ça. J'ai envie de jouer des rôles qui me stimulent, me procurent des émotions et me font réfléchir même des années après. » Pas étonnant, dès lors, d'apprendre que ses idoles s'appellent Julianne Moore, Kate Winslet, Catherine O'Hara, Dianne Wiest. Leur point commun ? « Elles dégagent toutes quelque chose de brut, une forme d'humanité non policée, salue-t-elle. Elles sont belles et sexys en toute circonstances et ont une sorte d'aura maternelle même quand elles ne jouent pas des mères. En tant que spectateur, on peut tout ressentir : chaque facette et chaque fissure de l'esprit de leur personnage.

Comique et Crinoline

Leighton Meester fonctionne à l'instinct. Elle ne court ni après la célébrité surfaite, ni les plateaux de tournage, ni le feu des projecteurs. Quand on lui demande quel type de rôle inédit elle aimerait incarner, elle n'essaie pas davantage de rationaliser ou faire des projections carriéristes : « Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. C'est un peu difficile à définir pour moi. Jusqu'ici, même si je n'en ai pas conscience sur le moment, les rôles correspondent exactement à ce que j'ai besoin de jouer à ce moment précis de ma vie. » Elle sait toutefois qu'elle « apporte son propre bagage » à chaque personnage, comme pour mieux accéder à son essence.

La preuve avec Lou Hickman, l'héroïne qu'elle interprète dans Good Cop Bad Cop, série policière comique dont la diffusion commence le 19 février sur CW. Présentations par la principale intéressée : « Lou est détective à Eden Vale (ville fictive, ndlr) et travaille sous la direction de son père, qui est le chef. Ils sont très proches et ont, d'une certaine façon, une relation de co-dépendance. Elle s'en remet beaucoup à lui, en tant que père et en tant que patron. Elle et sa ville ne font qu'un. On découvre ensuite qu'elle a un frère. Il s'est éloigné d'elle en raison d'une histoire passée, concernant leur père. À l'époque, elle a choisi son camp et décidé de rester pour devenir détective. Lui, il est parti et a tourné le dos à la ville et à sa famille. Alors, tout est chamboulé quand il revient travailler avec eux. » Sur le papier, Lou est très éloignée de Leighton. C'est justement ce qui a plu à son interprète, ravie de renouer avec la légèreté et l'amusement de la comédie : « Dès la lecture du scénario, je me suis dit que je n'avais rien à voir avec elle et pourtant, je m'y retrouvais complètement. Ce sentiment est très dur à expliquer mais il est merveilleux. »

Dans un tout autre registre (décidément), on la retrouvera prochainement à l'affiche de la deuxième saison de The Buccaneers, la série historique diffusée sur Apple TV. Leighton Meester ne cache pas sa joie à l'évocation de ce projet d'envergure. La série se déroule dans les années 1870 et raconte l'arrivée d'un groupe de riches femmes américaines dans la haute société londonienne. La première saison dépeignait la rocambolesque adaptation de ces « boucanières » intrépides et anticonformistes dans un cadre fastueux - et quelque peu protocolaire, d'après le roman d'Edith Wharton.

« J'ai vécu le tournage comme si j'arrivais à une fête à minuit, sourit l'actrice. Je m'extasiais devant toutes les robes, les jardins, les carrosses. Nous avons tourné en Écosse dans des châteaux sublimes, remplis d'histoire et nous portions des costumes d'époque plein d'ornements. Quand je suis montée dans le carrosse pour la première fois, j'étais comme une enfant ! » Si elle ne peut pas en dire plus sur son personnage, elle avoue d'emblée : « [Ce tournage] a été l'un des moments les plus forts de ma vie. La femme que j'incarne a traversé beaucoup d'épreuves, de douleurs, de défis. Elle est très forte. C'est pour ce genre de personnage que j'ai voulu devenir actrice. »

Quand elle n'est pas devant la caméra, elle regarde… Severance, sa série préférée du moment. « Je suis tellement captivée. Heureusement qu'ils ne diffusent qu'un épisode à la fois sinon je serais collée à la télé. J'adore cet humour qui surprend et pousse la réflexion. » Une fois n'est pas coutume, elle passe d'un genre à l'autre et cite aussi l'incontournable Seinfeld : « Je ne sais pas si je devrais avouer ça, mais je regarde depuis le début et je trouve ça toujours aussi relaxant. Certes, il y a des moments gênants qui me font grimacer mais c'est tellement réconfortant. Parfait avant d'aller lit pour se changer les idées avec un programme agréable et emblématique, dans ce monde rempli de stress. » Dans la vraie vie, la France fait partie des endroits où elle s'échapperait volontiers du tumulte. « J'ai eu l'occasion de visiter et travailler à Paris et dans le Sud. La plupart des gens disent que la France occupe une place spéciale dans leur cœur et pour que cela soit si unanime, c'est qu'il y a quelque chose de vrai. C'est mon cas aussi. J'ai passé du temps en famille à Biarritz il y a quelques étés et j'y ai vécu des moments mémorables. C'était vraiment magique. J'espère y passer plus de temps voire y travailler. J'adorerais.

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