ARTE : Histoire et impact de la chaîne franco-allemande

Publique, culturelle, exigeante : dans un univers audiovisuel écrasé par l’argent, le temps réel et l’audimat, la chaîne franco-allemande Arte tient du miracle. Née le 30 mai 1992, diffusée en six langues, la dynamique chaîne franco-allemande cumule les succès en France. Avec l’ambition de conquérir toute l’Europe.

Trente ans, l’âge des nouveaux horizons ? À l’heure de souffler ses bougies, Arte affiche une santé de jeune première en France - audience record de l’antenne (2,9 % de PDA en moyenne), boom des visionnages sur la plateforme Arte.tv (plus de 1,8 milliard de vidéos vues, soit une hausse de 68 % en deux ans), succès sur les réseaux sociaux… - mais aussi de grandes ambitions à l’étranger.

La chaîne franco-allemande voit grand : elle entend devenir pleinement un média européen, pensé à l’échelle du continent et proposant des œuvres conçues collectivement par des équipes internationales. Après tout, Arte n’est-il pas l’acronyme d’« Association relative à la télévision européenne » ?

Le choix des programmes prévus à l’antenne le 30 mai prochain, pile trente ans après la soirée d’ouverture réalisée en mai 1992 en direct de l’Opéra de Strasbourg, incarne cette volonté renouvelée. Les festivités débuteront ainsi avec le documentaire d’animation Flee), nommé aux Oscars - une coproduction danoise, française, norvégienne et suédoise qui retrace l’odyssée d’un jeune réfugié afghan homosexuel.

Le lendemain, place à une série documentaire en six volets réalisée par des équipes transnationales, sur l’Europe et les défis auxquels ses habitants sont confrontés (Europe, un continent bouleversé). Tout un symbole : « Arte est une utopie qui dure depuis trente ans, explique son président, Bruno Patino. Sa raison d’être était de rapprocher les peuples européens par la culture. À l’heure où la guerre en Ukraine ébranle tout le continent, cette mission résonne encore plus fort. Arte doit plus que jamais devenir le label culturel européen référent. »

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Pourtant, au départ, « ce n’était pas gagné », se rappelle son fondateur Jérôme Clément, président de 1991 à 2011. « Si la chaîne avait dès le début une vocation européenne, elle est longtemps restée franco-allemande. » Elle l’est encore aujourd’hui dans ses structures et son organisation.

« Depuis le début, quand on conçoit un programme, on se pose la question : qu’est-ce que les Allemands vont en penser ? Est-ce que ça va les intéresser ? », explique Boris Razon, le directeur éditorial d’Arte France.

L’association n’a pas toujours été simple. « Il y avait un gros travail de réconciliation et de compréhension mutuelle à faire », se souvient Jérôme Clément. L’entente tout comme l’architecture de la chaîne sont désormais solides. « Tous les mois à Strasbourg se tient la conférence des programmes, où sont invitées les chaînes partenaires pour une confrontation des points de vue », explique Boris Razon. Mais à la fin de la discussion, le dernier mot revient au duo fondateur franco-allemand. Un processus diplomatique qui se rapproche finalement de celui de l’Union européenne…

Conseiller culturel du premier ministre socialiste Pierre Mauroy de 1981 à 1984, M. Clément incarne à la perfection la distinction culturelle propre aux concepteurs d’Arte et à son public. Dans son autobiographie, ce haut fonctionnaire confie son goût pour les arts picturaux, hérité de son éducation. « J’ai toujours été intrigué par la peinture. Enfant, je passais des heures à regarder les toiles ou les gravures dans les maisons familiales.

Consciente de la nécessité de s’ouvrir davantage, Arte travaille activement à élargir son réseau de chaînes européennes partenaires. La télévision espagnole RTVE ainsi qu’une chaîne lituanienne devraient prochainement rejoindre cette alliance : la RTBF (Belgique), la SRG SSR (Suisse), TVP (Pologne), ORF (Autriche), Yle (Finlande), ERT (Grèce), CT (République tchèque), RTÉ (Irlande) et la Rai (Italie). D’autres pourraient suivre, en particulier en Europe de l’Est qui, avant la guerre en Ukraine, constituait l’axe majeur de la croissance d’Arte à l’international. L’implantation largement réussie en Pologne a donné des idées - et conforté la place de la chaîne dans des pays aux régimes conservateurs. « Arte est une fenêtre de liberté partout où la liberté d’expression est menacée », avance Boris Razon.

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À Strasbourg, au siège, on multiplie les approches pour décrocher des accords de diffusion, tout en essayant d’élargir l’accès multilingue. Les programmes sont aujourd’hui disponibles en six langues (anglais, espagnol, polonais, italien, français et allemand), touchant 70 % de la population européenne dans sa langue maternelle.

Mais au-delà de l’accessibilité, la chaîne entend surtout continuer à jouer son rôle de productrice et coproductrice, comme elle l’a fait pour le cinéma (trente-trois de « ses » films sont sélectionnés au Festival de Cannes). Véritable incubateur de la création européenne, Arte a notamment à son actif les séries à succès Borgen (avec Sidse Babett Knudsen en Première ministre danoise) ou Anna (adaptation du premier roman de l’écrivain et réalisateur italien Niccolò Ammaniti).

« Du nordic noir (The Killing) au british décalé (Good Vibrations) en passant par la série d’anticipation (Real Humans), Arte est aujourd’hui prescriptrice de pépites », assure Bruno Patino. À chaque festival, les équipes de Boris Razon se déploient partout sur le continent « à la recherche permanente de talents européens. Nous regardons tout ce qui sort − courts métrages, séries et documentaires », confie-t-il.

À l’heure de la guerre des grandes plateformes, il faut en effet investir tous les genres et tous les supports. La stratégie d’Arte repose désormais sur un bouquet de trois propositions éditoriales : l’antenne, la plateforme Arte.tv et les chaînes sociales. Le replay et les chaînes YouTube (une vingtaine) fonctionnent à plein, comme le prouve le carton que fait la série En thérapie (54 millions de vues pour la saison 1 et déjà plus de 20 millions pour la saison 2). Aujourd’hui, plus de 60 % de programmes d’Arte sont disponibles sur le numérique.

Une nécessité dans un contexte ultra concurrentiel. « Il faut reconnaître à Netflix la capacité d’avoir apporté à la connaissance du grand public des fictions turques, polonaises, finlandaises et de bien d’autres pays encore », confie Boris Razon.

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Pour qu’Arte puisse combattre sur le même ring, elle doit encore renforcer son modèle. Mais avec quel financement ? L’annonce de la suppression de la redevance par Emmanuel Macron, devant prendre effet dans les prochains mois, suscite une forte inquiétude. « Les sociétés de l’audiovisuel public doivent disposer d’une ressource pérenne afin d’assurer leur indépendance, revendique Bruno Patino. Nos partenaires allemands, eux, viennent d’augmenter le montant de la redevance pour se donner les moyens de lutter contre la désinformation croissante. »

Tout est une question de choix politique. Comme celui pris il y a trente-deux ans par le couple Mitterrand-Kohl, signant à Berlin un traité interétatique pour poser les fondements d’une chaîne culturelle européenne…

Méconnue du très grand public, la chaîne n’est ni spécialement aimée ni franchement détestée, au-delà de son cercle de fidèles. « Elle est installée dans le paysage, les gens sont contents de l’existence d’Arte, même s’ils ne la regardent pas », résume son fondateur et ex-président Jérôme Clément, qui l’a dirigée pendant vingt ans.

Apprécier une chaîne de télévision sans la regarder, est-ce bien raisonnable ? Friande de ses séries sophistiquées, son cinéma d’auteur et ses documentaires fouillés, la bourgeoisie progressiste plébiscite la chaîne culturelle franco-allemande. Choix exceptionnel sur le Vieux Continent, Arte ne diffuse pas de série produite aux États-Unis. Malgré ou grâce à des audiences structurellement modestes (2,9 % de parts de marché en France, 1,2 % en Allemagne), elle a gagné ses galons d’institution consensuelle, par défaut en quelque sorte.

le Traité de l’Elysée - Karambolage - ARTE

A 30 ans, résolument axée vers le numérique, ARTE a longtemps été moquée pour ses programmes pointus, décalés, voire expérimentaux. Elle a réussi à attirer un public plus large - malgré des audiences toujours moins fortes que celles des "grandes chaînes" historiques - grâce à des documentaires événementiels, des films et surtout des séries à succès comme Borgen ou plus récemment En Thérapie. Mais connaissez-vous bien l’histoire d’ARTE ?

Franceinter.fr a creusé ces 30 années et remonté à la surface 30 informations, anecdotes ou programmes cultes de la chaîne qui appelle à "vivre curieux".

A l'origine d'ARTE, il y a une innovation technologique. Les premières réflexions autour d’une télévision qui serait capable de diffuser ses programmes dans plusieurs pays viennent de la fin des années 70 et de l’émergence de… la télévision par satellite. Les règles de la télé par satellite sont définies en 1977, et les pays d’Europe de l’Ouest se lancent rapidement dans les réflexions sur le sujet.

Or, dans les années 70, France et RFA (République fédérale d’Allemagne) avaient lancé ensemble "Symphonie", un satellite de télécommunications expérimental. Ce sont ces discussions autour de la télévision par satellite qui sont à l’origine de l’idée d’une chaîne publique européenne dédiée à la culture… même si l’accord entre France et Allemagne pour créer Arte n’a été signé qu’en 1990.

La création de la chaîne franco-allemande n'a pas été de tout repos. Car la culture n’est pas une prérogative du gouvernement fédéral allemand - il n’y a même pas de ministre de la Culture en Allemagne ! C’est une compétence des länder, les entités territoriales allemandes. Le fait que la création d'une chaîne culturelle franco-allemande soit initiée par Helmut Kohl a donc posé problème en Allemagne, et les représentants des onze länder ont participé aux discussions sur l'accord entre la France et l'Allemagne.

François Mitterand avait promis une septième chaîne de télévision, éducative et culturelle, à visée européenne. Mais problème : sur le réseau télé français, il n’y avait pas la place pour sept chaînes. A la place, l’État crée une société de production de programmes, la Société d’édition de programmes de télévision… la SEPT, dont les émissions se retrouvent diffusées dans de nombreux pays européens.

Lancée en 1986, elle devient en 1989 une chaîne de télé à part entière, diffusée sur le câble ou le satellite. Et entre 1990 et 1992, cette chaîne au ton décalé était diffusée tous les samedis à partir de 15h sur la troisième chaîne, à la place de FR3.

ARTE a été lancée le 30 mai 1992. Mais à cette date-ci, elle n’est pas visible par tout le monde. Elle n’est disponible que sur le câble et le satellite. Il faut attendre le 26 septembre 1992 pour que la chaîne récupère le cinquième canal, laissé de côté quelques mois plus tôt par une chaîne privée, La Cinq.

Le nom "Arte" ressemble au mot "art", ce qui est idéal pour une chaîne à vocation culturelle. Mais un acronyme se cache aussi derrière ce mot : "Association relative à la télévision européenne". En tout cas pour le côté français, car en allemand, le sigle ne veut rien dire.

Arte n’est pas une seule entreprise, mais un "groupement européen d’intérêt économique" (GEIE) composé par deux autres entreprises, ARTE France d’un côté et ARTE Deutschland TV de l’autre. Il y a donc trois lieux forts pour ARTE : si le siège "principal", celui d’ARTE GEIE, est à Strasbourg, il y a aussi un bâtiment près de Paris, à Issy-les-Moulineaux, et un deuxième en Allemagne, à Baden-Baden.

Il y a, à ARTE, un vrai souci de parité entre France et Allemagne : président et vice-président tournent ainsi tous les quatre ans, tantôt venu de France, tantôt d’Allemagne. Ce terme est l’un des mots clés de la chaîne, utilisé aussi bien par les employés français qu’allemands : il désigne la règle selon laquelle autant de programmes doivent être fournis par l’Allemagne que par la France.

Mais ce n’est pas du 50/50 : ARTE France et ARTE Deutschland doivent chacune fournir 40% des programmes de la chaîne, et les 20% restants sont fournis par les autres chaînes européennes partenaires d’Arte.

Comme le raconte l’émission Karambolage, en Allemagne, toute chaîne de télévision doit avoir un "programmbeirat", un "comité consultatif des programmes" qui rassemble des représentants éminents de la société civile ou des grands corps de l’État. Ce comité visionne les programmes et a un rôle consultatif. Mais en France, cette obligation n’existe pas. Toujours par souci de parité, Arte a pourtant bien un "programmbeirat", mais ses membres français sont des "amis" de la chaîne.

Les deux entreprises qui constituent ARTE, en France et en Allemagne, sont publiques, mais elles ne sont pas détenues à 100% par l’Etat. En réalité l’État ne possède que 25% de la chaîne : le reste est réparti entre France Télévisions (45%), l’Institut national de l’audiovisuel (15%) et… Radio France (15%). Comme ces trois entreprises sont publiques, le budget d’Arte ne provient que de financements publics.

Résultat du financement 100% public de la chaîne : celle-ci n’a pas besoin de diffuser de publicité. La chaîne diffuse en revanche des messages dits "d’intérêt public" et permet le sponsoring de ses programmes.

Voilà une question qui a posé problème à la création de la chaîne, pour des questions de langue : pour les Français, une chaîne dédiée à la culture, c’était au sens classique du terme, donc une chaîne sur l’art. Alors que côté allemand, parler de "kultur", c’était aussi parler de société, d’histoire, de populations. Là encore, il a fallu trouver un équilibre.

C'est l'une des émissions mythiques de la chaîne : "Tracks", consacrée aux contre-cultures, à la création artistique et à l'underground, a déjà presque 25 ans. Il a été lancé le 3 janvier 1997 et a, depuis ses débuts, largement élargi son domaine d'action. D'émission musicale, elle est devenue un programme dédié à toutes les formes d'expression culturelle. Et comme pour beaucoup d'émissions d'ARTE, c'est aussi son générique - et son budget dédié à la peinture verte - qui l'a gravé dans les mémoires.

L'été, pas de rediffusion ni d'émission au bord de la plage pour Arte, mais de grandes thématiques déclinées pendant deux mois. La chaîne - déjà connue pour ses soirées "Théma" - choisit chaque année depuis 2007 une époque, un courant, une humeur qui est la ligne directrice de ses programmes. Le premier, "Summer of Love" quarante ans après celui de 1967, fut suivi d'étés consacrés aux 70s, aux 80s, aux rebelles, à la soul, et dernièrement en 2021 le "Summer of Voices". Chaque année c'est en général l'occasion de redécouvrir de grands films et documentaires musicaux. En 2010 pour le "Summer of 60s", ARTE avait même sorti sa propre chanson, une reprise de "I Get Around" orchestrée par Keren Ann.

En 2002, ARTE Radio lancé une webradio à la demande : sur son site, on trouve des documentaires, des entretiens, des créations sonores. Tous les éléments que l'on peut y entendre ont un point commun : on n'y entend jamais de commentaire, ni les questions du ou de la journaliste. C'est le journaliste Silvain Gire qui dirige, depuis ses débuts, cette plateforme, qui avait quinze ans d'avance sur le reste du paysage médiatique français : alors même que le nom n'existait pas, Arte Radio a été la première à se lancer dans le podcast.

C’est l’une des images cultes de la chaîne - et même celle qu’utilise ARTE elle-même sur son site pour promouvoir ses 30 ans : les fameux moutons. C’est en fait une relique du tout premier habillage de la chaîne, conçu par l’artiste Hélène Guétary. En un mois, elle imagine l’univers visuel d’ARTE : des personnages qui se métamorphosent pour devenir les lignes du logo, des silhouettes qui égrènent les heures, et surtout, des hommes-moutons, qui souhaitent bonne nuit dans une séquence hypnotique diffusée pendant la fermeture d’antenne.

En 1995, ARTE a tenté de supprimer la séquence… et ce sont les téléspectateurs qui ont demandé leur retour. Depuis, ils n’ont jamais vraiment quitté la chaîne - ils reviennent régulièrement comme un clin d’œil. Quant à Hélène Guétary, elle a continué à façonner l’identité visuelle de la chaîne jusqu’au début des années 2000. C’est aussi à cette époque qu’apparaît le célèbre "Sur ARTE, la nuit, c’est la nuit", conçu par l’agence Novaprod, qui accompagne l’identité sonore de la chaîne depuis ses débuts.

Après un premier logo bleu, blanc, rouge et jaune au début des années 1990, ARTE a opté pour l’orange à partir de 1995. Et depuis, il n’a pas changé… en apparence seulement. Car en réalité, le fameux logo d’ARTE a évolué plusieurs fois : en 2004, il devient penché. Une inclinaison de 4 degrés exactement qui vient appuyer l’aspect "décalé" de la chaîne, et qui se retrouve dans tout l’habillage de la chaîne. En 2011, le logo redevient droit mais change de teinte, avec un orange beaucoup plus foncé. Et en 2017, il tourne à nouveau… mais de 90° cette fois ! Le logo officiel - et celui que l’on voit à l’écran est désormais vertical.

Elle n'est plus la voix d'Arte depuis 2011, et pourtant, son grain de voix si particulier reste profondément associé à la chaîne - et à toutes les parodies qui en ont été faites. Se disant "lectrice de textes" dans un reportage d'Arte Radio, Sylvie Caspar a réussi à garder son visage caché de toute caméra ou de tout objectif photo.

Aujourd'hui, la télé se consomme de façon délinéarisée. Mais il y a quinze ans, alors qu'on ne parlait ni de fibre optique ni de 5G, l'idée était encore lointaine pour beaucoup. Pas pour ARTE, qui en 2007 avait lancé Arte+7, dont le principe était de permettre à chacun et chacune de revoir les programmes de la chaîne pendant une semaine. C'est un an avant le portail M6 replay et… trois ans avant Pluzz, le service équivalent de France télévisions.

Le cliché veut que la nuit, ARTE soit une caverne d'Ali Baba de programmes originaux, étonnants, voire étranges. Un cliché pas toujours faux : de 2008 à 2015, une fois par an, ARTE consacre une nuit entière à l'art vidéo. Toute la nuit, des œuvres expérimentales se succèdent à l'écran, faisant de la télévision une petite galerie d'art. La création expérimentale a une vraie place sur ARTE : longtemps, une case nommée "Die nacht / La nuit" laissait libre cours aux programmes les plus fous, aux expériences télévisuelles et vidéo.

En 1994, la chaîne a diffusé une œuvre de l'artiste américain Alan Rath, qui avait créé un programme qui diffusait en boucle des images de son pénis pendant des heures. La direction d'ARTE a été obligée de présenter ses excuses, mais a quand même gardé l'œuvre dans ses archives.

La chaîne franco-allemande ARTE a fait ses débuts il y a 30 ans, le 30 mai 1992. A la veille de ses 30 ans, Franceinter.fr a fait le tour de l’histoire de cette chaîne singulière pour vous donner 30 anecdotes sur les programmes et l’identité d’Arte.

Lundi, cela fera 30 ans que la chaîne ARTE est sur les ondes. Le 30 mai 1992, dans un paysage télévisuel qui était radicalement différent, une chaîne étonnante débarquait sur les ondes : franco-allemande, sans publicité, dédiée à la culture et au savoir, ARTE était un OVNI télévisuel… et il l’est toujours.

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