Le TNT 125 est un roadster proposé par le constructeur italien Benelli depuis 2017. Découvrons ensemble les caractéristiques techniques, les photos, le prix public et la cote de cette moto 125cc.
Présentation du Benelli TNT 125
Le Benelli TNT 125 figure au catalogue des motos 125 proposées par le constructeur Benelli.
Benelli avait fait preuve d’un dynamisme impressionnant lors du dernier salon Eicma de Milan 2017 qui dévoilait alors les nouveautés 2018. L’exposition du constructeur était largement garnie de nouveautés, même si un grand nombre d’entre elles relevait surtout de déclinaisons ; d’ailleurs, elles ne sont pas encore toutes arrivées en Europe.
Benelli, constructeur italien repris par les Chinois de Qian Jiang (qui produit aussi Keeway) depuis 2005, étoffe sa gamme non seulement par le haut avec la TRK 502, mais aussi par le bas, avec la petite TNT 125.
Elle arrive sur un segment pauvre en Europe, où les mini motos et autres pocket bikes ont moins la cote qu’en Asie.
À l’origine, elle devait s’appeler Tornado, finalement, ce sera TNT pour cette mini Benelli 125, qui vient chasser sur les terres de la Honda MSX !
Un look ravageur à l’italienne, avec un cadre treillis à la Ducati, un pot relevé à double sortie et une croupe raccourcie comme les MV Agusta, un support de plaque fixé sur le bras oscillant façon Diavel et une optique avant évoquant celle de ses aïeules : un concentré de style transalpin coule dans les veines de cette TNT 125 !
Un éclairage full leds, des étriers de frein et des liserés de jantes rouges relèvent encore le tout.
On remarque de jolis détails comme la forme des repose-pieds aux belles platines en alu, ou la clé de contact façon automobile. Le revêtement de selle en revanche fait très plastique.
Caractéristiques Techniques
Voici les principales caractéristiques techniques du Benelli TNT 125. Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent être amenées à évoluer selon le cahier des charges de la marque Benelli.
Moteur et Performances
- Cylindrée : 124.8 cm3
- Motorisation : 4 Temps
- Embrayage : 5 vitesses
- Refroidissement : Par air forcé (AC)
- Homologation / Normes : Euro4
- Consommation : N.C.
- Puissance maximale : N.C.
- Couple maximal : N.C.
- Vitesse maximale : N.C.
Châssis et Équipements
- Poids à vide (hors pleins) : 116 kg
- Longueur : 1770 mm
- Hauteur de selle : 780 mm
- Réservoir d'essence : 7.2 L
Prix et Année de Sortie
- Prix de vente : 2 290 € TTC
- Année de sortie : 2017
Prix du Benelli TNT 125 d'Occasion
Scooter System enregistre les prix des motos 125 en concessions et dans les réseaux de vente. Cela nous permet de calculer la cote du véhicule, c'est-à-dire sa valeur sur le marché de l'occasion selon l'année de mise en circulation.
Ces prix sont les tarifs officiels avec une décote annuelle basée sur un kilométrage moyen de 6000 km et une usure moyenne des pièces d'usure de 50%.
| Année | Prix |
|---|---|
| 2025 | 2 290 € |
| 2024 | 2 038 € |
| 2023 | 1 786 € |
| 2022 | 1 393 € |
| 2021 | 1 087 € |
| 2020 | 848 € |
| 2019 | 661 € |
Essai du Benelli BN 125
La Benelli BN 125 montre le dynamisme de la marque. Benelli souhaite occuper les créneaux sensibles, et notamment ceux qui peuvent correspondre aux besoins des marchés émergents et européens à la fois.
La présentation de la Benelli BN 125 est vraiment bien réussie. La moto est valorisante, avec une belle silhouette et des proportions équilibrées.
En terme de design, elle a de quoi rappeler les productions latines, notamment celles en provenance de Bologne si l’on s’arrête sur le cadre treillis en acier ou surtout la forme de l’optique de phare. La Ducati Streetfighter a vraisemblablement servi de source d’inspiration.
La Benelli BN 125 est fluette et assez basse de selle (780 mm). Dès 1m65, il y a moyen de poser au moins un pied à plat au sol. Rassurant, surtout pour les débutants.
L’ergonomie est également à citer dans les points forts, avec un cintre de guidon très moderne et bien dessiné. La prise en mains révèle aussi le poids contenu (142 kg en ordre de marche) et une bonne répartition des masses.
Dans les encombrements, on utilise sans peine le bon rayon de braquage et se faufiler avec cette Benelli se révèle facile. Les commandes sont bien placées et la présence des feux de détresse s’avère appréciable en interfile.
Au passage des nids de poule, de plus en plus fréquents malheureusement, on remarque que les suspensions effectuent un travail correct. La fourche fait preuve d’un amortissement suffisant. L’amortisseur arrière est un peu sec, comme très souvent dans cette catégorie, mais la Benelli BN 125 n’est pas la plus mauvaise, loin de là. On ne peut pas en conclure que l’amortissement soit l’un de ses points faibles.
Au niveau de la sécurité, le freinage intégral est suffisant. Le levier demande de la poigne pour s’arrêter, mais notre moto d’essai (et donc ses plaquettes de frein) manquait de kilomètres.
La Benelli BN 125 est suffisamment rigide, si bien qu’elle se montre assez précise en courbe. D’autant que la relative fermeté des suspensions profite alors à la rigueur.
En effet, si l’allure de la moto est assez sportive, presque agressive, les performances du moteur monocylindre refroidi par air ne le sont pas vraiment. Avec 11,5 chevaux dans ses entrailles, la BN 125 reste moins performante que les motos premium du segment.
De fait, sur la route, mieux vaut anticiper ses dépassements, voire y renoncer à partir de 100 km/h compteur, car les ressources manquent à l’appel. Pour autant, à 90/100 km/h compteur, la BN 125 ne vibre pas, les rétroviseurs restent utilisables (non brouillés) et le moteur ne donne pas l’impression d’être sollicité dans ses ultimes retranchements.
De plus, l’injection est réussie et le monocylindre fonctionne sans à-coup, avec un caractère doux et une réponse constante. En ville, elle ne donne pas vraiment la sensation d’être « molle » ou sous motorisée, mais elle tire un peu long avec sa boîte à cinq rapports.
Aussi, il faut accélérer franchement en première pour lâcher les voitures. Ce moteur, hérité des utilitaires du groupe QJ, ne peut offrir plus de performances que ce dont il dispose sur sa fiche technique.
Joliment présentée, la Benelli BN 125 véhicule une image presque sportive, que nous ne retrouvons pas guidon en mains en raison de sa motorisation.
Par ailleurs, le rapport qualité / prix est tout à fait convenable, 2 599 € pour cette jolie Benelli BN 125 bien construite reste tout à fait cohérent par rapport à ce qui se pratique sur le marché. Côté agrément, là aussi, c’est satisfaisant.
Même si la dernière-née sino italienne ne révolutionne pas les standards de la catégorie, il faut bien avouer qu’elle séduit les pupilles en tirant son inspiration de sa grande soeur BN302.
Pour preuve, les nombreux regards portés par la communauté motarde sur la machine à chaque arrêt révèlent une fois de plus le potentiel physique mais aussi dynamique : car ce modèle reprend la mécanique issue de la petite TNT 125 (autrefois appelée Tornado), soit un mono cylindre 4 temps Euro4 coiffé de deux soupapes, refroidi par air et alimenté par injection électronique.
Fort de ses 11,5 chevaux, il s’affranchit de prestations honorables avec une sonorité légèrement ‘’plus claquante’’ des autres productions en provenance d’Asie, mais la démultiplication différente par rapport à la TNT engendre des performances légèrement en deçà, dommage !
De plus, les montées en régime demeurent linéaires grâce à une boîte précise et bien étagée. Ici, les rapports sont espacés de la même manière du premier au cinquième avec une allonge progressive et linéaire, non pas comme sur de nombreux véhicules Euro4 où la quatrième et la cinquième font preuve d’un surplus de puissance pour atteindre une vitesse de pointe de 112 km/h compteur.
Lorsque l’on se penche sur la partie cycle proprement dite, la BN125 s’arme d’une fourche télescopique inversée et d’un combiné arrière réglable en précontrainte. L’association renvoie de bonnes sensations avec une mention particulière à l’amortissement arrière, bien réglé pour l’occasion, celui-ci gomme les irrégularités routières avec beaucoup de progressivité.
De son côté, la fourche affiche un comportement sain et particulièrement maniable que ce soit à basse vitesse ou lorsque le rythme s’accélère. Aucune sensation de louvoiement n’est perceptible, ce qui rassure immédiatement (les novices apprécieront).
Le freinage fait appel à un disque ø 260 mm à l’avant et ø 240 mm à l’arrière : la BN s’octroie le système couplé à la pédale et non l’ABS afin de limiter les coûts de production. L’ensemble tire profit d’une puissance nécessaire pour arrêter les 142 kilos de la machine, mais le manque de feeling à la pédale est évident.
Très inspirée par sa grande soeur de plus grosse cylindrée BN 302, la BN 125 présente un gabarit similaire qui est relativement compact.
La tête de fourche bombée est dominée par une large optique, le réservoir sculpté présente des arêtes saillantes et la coque arrière fine et fuselée incorpore des ouïes grillagées pour une finition sportive achevée. Le châssis en treillis et les étriers de frein sont peints en rouge tandis que bras oscillant et jantes sont noires.
Dans le détail on remarque des disques wave, des clignotants triangulaires transparents ainsi qu’un support de plaque en aluminium coulé.
La selle est particulièrement accessible grâce à sa faible hauteur de 780 mm. Elle est bien étroite sur l’avant et le réservoir a été délicatement taillé pour épouser correctement la forme des cuisses.
La selle offre un bon confort pour le pilote et la suspension avant, très onctueuse, absorbe brillamment les irrégularités de la route. À l’arrière l’amortissement est un peu plus ferme, mais le mon-oamortisseur bénéficie tout de même d’une bonne progressivité.
Le roadster Benelli BN 125 est animé par un monocylindre 4 temps à 4 soupapes de 125 cm3, refroidi par air et alimenté par injection électronique. Conforme à Euro4, ce bloc moteur développe une puissance de 8,5 kW (11,55 ch) à 7 500 tr/mn avec un couple de 10,7 Nm à 6 500 tr/mn.
Peu expressif en matière de décibels, il est un brin paresseux dans les bas régimes, après quoi il fournit une accélération satisfaisante avec des reprises toniques au-delà des 6 500 tr/mn. Les vibrations sont plutôt bien filtrées par rapport à certains modèles concurrents, et nous n’avons pas eu à nous en plaindre durant nos roulages.
Au cours de notre période d’essai, nous avons enregistré une consommation très raisonnable de 3,1l/100 kms.
La boîte aux cinq rapports courts est bien étagée et bien qu’un peu sèche, elle est assez précise tant à la sélection qu’au verrouillage. La commande par câble est non réglable mais elle est souple et progressive.
Le frein avant utilise un disque de 260 mm de diamètre avec un étrier trois pistons, car le freinage est couplé. Puissant et délicatement dosable, il offre du mordant à souhait et ne surprend jamais.
Le frein CBS à la pédale fait travailler de concert le frein avant ainsi que le disque arrière de 240 mm de diamètre, avec son étrier deux pistons.
100% digitale, la planche de bord est bien nourrie et les informations sont lisibles, à l’exception du compte-tours dont les segments sont trop fins. Vitesse numérique, rapport engagé, niveau de carburant ou bien encore deux trips, le nécessaire est présent. Avec une montre en plus, cela aurait été parfait.
Au registre des aspects pratiques, la BN 125 propose un levier de frein avant réglable sur quatre positions, offrant une parfaite ergonomie. On trouve également une béquille centrale en complément de la latérale, laquelle se révèlera bien pratique pour l’entretien de la chaîne. Le bout de selle passager ne dissimule pas d’espace de rangement, mais pourvu d'un verrouillage par serrure, il donne un accès direct à la batterie.
Feu stop et clignotants sont à Leds, tandis que la tête de fourche emploie une ampoule traditionnelle.
En ville et dans les rues étroites la BN 125 se montre particulièrement efficace avec son excellente maniabilité. Plus lourde de 15 kg environ qu’une Honda CB125R, mais pesant quasiment le même poids qu’une Yamaha MT-125, elle est facile à prendre en main et met à disposition un bon rayon de braquage facilitant les manoeuvres.
Hors agglomération, la BN 125 révèle davantage son caractère car sa motorisation est plutôt progressive. La montée dans les tours se fait doucement mais surement, en revanche la vitesse maxi limitée de 105 km/h réels ne permet pas toujours de réaliser des dépassements sereins.
Déjà testés (et approuvés) sur la Cyclone Z2 125, les pneumatiques de marque Cordial offrent une bonne rigueur sur l’angle. La tenue de route est convaincante mais il faudra être plus méfiant par temps de pluie.