L'été est une période de forte compétition pour les blockbusters, y compris dans le domaine de l'animation. Chaque année, les studios rivalisent pour attirer le public avec des histoires captivantes et des personnages attachants.
L'idée de Comme des bêtes est venue à Chris Meledandri, créateur des studios Illumination, en observant ses propres animaux :
"En fait pour le film je me suis servi de tous les animaux de compagnie de ma famille. J’ai vécu avec un chat, des chiens et un oiseau, et je me suis aperçu qu’ils constituent un capital affectif énorme."
Pour créer ce film, l'équipe s'est inspirée des expériences de ses membres avec leurs animaux. Si Walt Disney disait que « tout a commencé par une souris », le chien est l’espèce animale que le maître de l'animation appréciait le plus.
Cet amour de Walt Disney pour les chiens se reflète dans ses productions audiovisuelles, animées et en prises de vues réelles, une tradition poursuivie par ses studios après sa mort. La race canine est ainsi la plus souvent représentée dans les productions animées Disney.
Entre juin 2023 et juin 2024, le Walt Disney Family Museum de San Francisco a exploré cette passion des studios Disney pour les chiens - mais aussi les chats - dans une exposition temporaire inédite (Disney Cats & Dogs).
Lire aussi: Solutions d'Organisation Meuble TV IKEA
Pluto’s Party | A Classic Mickey Cartoon | Have A Laugh | @disneykids
Les plus illustres chiens des studios Disney figurent parmi les plus proches amis de Mickey Mouse. Alors que la souris est apparue en 1928, le chien Pluto, de la race des Saint-Hubert, voit le jour en 1930 dans Symphonie Enchaînée. C’est en 1931 dans La Chasse à l’Élan que le personnage acquiert son nom Pluto et qu’il devient le fidèle compagnon de Mickey. Autre célèbre chien des studios Disney, la première apparition de Dingo remonte au 25 mai 1932 dans le cartoon Mickey au Théâtre mais ce n’est alors qu’une version primitive du personnage.
Les Grands Classiques Disney contiennent un grand nombre de personnages canins, et plusieurs d’entre eux les consacrent même comme héros principaux des aventures qu’ils proposent au public. En 1955, La Belle et le Clochard propose une charmante histoire d’amour entre deux chiens que la vie ne prédisposait pas à faire rencontrer. Lady, une épagneule cocker anglaise de bonne famille et bien éduquée, y partage la vedette avec Clochard, un bâtard à poils gris qui vit dehors et erre heureux de n’être attaché à aucun maître.
La Belle et le Clochard
En 1961, six ans après La Belle et le Clochard, les studios Disney proposent un autre film d’animation centré sur des chiens. Les 101 Dalmatiens narre la rencontre entre deux dalmatiens, Pongo et Perdita. Même si Oliver & Compagnie (1988) est centré autour de l’histoire d’un chaton, le valeureux Oliver rencontre la bande de chiens du ferrailleur Fagin menée par Roublard, le bâtard chef de bande, et composé de Tito le chihuahua, Francis le bouledogue intellectuel, Einstein le dogue allemand et Rita le lévrier persan.
En 2008, Volt, Star Malgré Lui narre les exploits d’un jeune berger blanc vedette d’une série télévisée à succès dans laquelle il est doté de super-pouvoirs. Au-delà de ces grands héros canins, les Grands Classiques Disney sont truffés de chiens compagnons fidèles de personnages humains. Offert par son père à la jeune Cendrillon enfant, le limier Pataud est resté un chien loyal à sa maîtresse.
Lire aussi: L'histoire de Croc-Blanc expliquée
En nombre plus modeste, des chiens se retrouvent aussi dans les films d’animation Pixar. Dans Toy Story (1995) et ses suites, Zig-Zag, un des principaux jouets d'Andy Davis, est un chien en plastique à ressort. En 2009 dans Là-Haut, Charles Muntz est le propriétaire de plusieurs chiens, tous équipés d'un collier technologique qui leur permet de parler comme des humains.
Dans La Bande à Picsou - Le Film : Le Trésor de la Lampe Perdue (1990), le brigand cleptomane Dijon est un chien anthropomorphe, tout comme les principaux personnages du casting de Dingo et Max (1995) tels que Roxanne, Powerline, Stacey ou encore le Principal Mazur.
« Blanche-Neige » : Un Conte Universel et Ses Réécritures
Conte emblématique des frères Grimm, consacré en 1937 par le succès planétaire du long métrage d’animation de Walt Disney, « Blanche-Neige » relève peut-être aujourd’hui de ces « mythes modernes » de la culture médiatique à qui, selon Richard Saint-Gelais, « l’imprégnation à long terme de l’imaginaire collectif confère […], en même temps qu’une ubiquité culturelle, une manière d’autonomie sémiotique » (2012, p. 36).
Intertexte privilégié de la littérature pour la jeunesse, ce conte figure dans l’immense majorité des recueils publiés depuis le milieu du xixe siècle et il suscite une effervescence éditoriale dont nous tenterons d’évaluer les modalités et les effets. À la fois destinée et sous surveillance, prise dès l’origine entre pédagogisme et récréation, la littérature pour la jeunesse évolue à la fin du xxe siècle où elle conquiert une légitimation proprement littéraire.
Piliers du patrimoine mondial de l’humanité, les contes occupent une place privilégiée dans l’édition et dans la création pour la jeunesse car leur notoriété et leur statut de classiques les rendent aussi stimulants que rentables. Dans ce cadre, on se propose d’interroger ce que les nouvelles moutures de « Blanche-Neige » disent au jeune lecteur et ce qu’elles lui montrent, puisqu’elles sont toujours illustrées.
Lire aussi: La carrière de Michel Blanc célébrée
Pour rendre compte de la réception française de « Blanche-Neige » dans les livres pour enfants, il convient de revenir d’abord sur les premières traductions du xixe siècle, puis l’on s’attachera aux trois degrés de la réécriture qui consistent à adapter, parodier ou se réapproprier le conte.
Les Premières Traductions et Adaptations de « Blanche-Neige »
« Blanche-Neige » fait partie, en 1824, de l’ouvrage intitulé Vieux contes pour l’amusement des grands et des petits enfants, traduction non autorisée d’un ouvrage anglais paru l’année précédente dont l’influence fut considérable puisque l’exemplaire envoyé aux Grimm les incita sans doute à publier, en 1825, la sélection restreinte de la « Petite édition » destinée aux enfants. Pourtant, le conte ne figure pas dans le premier recueil traduit de l’allemand en 1836 et il faut attendre dix ans pour en trouver enfin la première traduction, dans les Contes de la famille. Le KHM 53 ne s’est donc pas imposé d’emblée et il faut noter son absence du recueil le plus diffusé, grâce au talent de communication de la maison Hachette, les Contes choisis, publiés en 1855.
En revanche, « Blanche-Neige » figure en tête d’ouvrage dans la traduction suivante, en 1869, et devient par la suite le titre d’accroche le plus fréquent des recueils. Non seulement « Blanche-Neige » s’impose dans les recueils, mais il fait l’objet de si nombreuses publications en singleton sous le format de l’album, à tous les échelons de la légitimité, que tenter de les recenser relèverait d’une de ces tâches impossibles que se voient imposer les héros des contes.
Toujours identifiable, contrairement à certains titres qui ont suscité des traductions parfois fort éloignées de l’original, celui de « Blanche-Neige » s’est généralisé et stabilisé, au prix de quelques fluctuations orthographiques. Le « Boule-de-neige » initial est resté un hapax, et l’on ne repère que peu d’écarts, tels « Blanche de Neige », « Neigefleur », « Perce-neige » ou « Fleur de neige ».
On entendra le mot « adaptation » dans une acception propre au champ de la littérature de jeunesse : une réécriture des textes qui vise à les placer à la portée d’un jeune public dont il convient de ménager non seulement les capacités linguistiques, cognitives et culturelles, mais aussi la sensibilité et le sens moral. Aussi faut-il revenir d’abord aux traductions du xixe siècle, qui ne se font pas scrupule de retoucher le texte source.
L’incipit de la première traduction anonyme du texte anglais de 1823 montre d’emblée comment le texte des Grimm est passé au laminoir. Sont éliminées les expressions qui font image et qui font sens, effaçant le duvet de la neige, métaphore allemande qui fait écho au KHM 24, « Dame Holle » (« les flocons tombaient comme des plumes » devient « les flocons tombaient de toutes parts ») ainsi que le cadre de la fenêtre, où Jean Bellemin-Noël voyait un premier signe de deuil : « Sur un infini de blancheur et de froid, l’encadrement d’“ébène” de la fenêtre se détache comme la bordure noire d’un faire-part de décès (Bellemin-Noël, 1994 : 126). »
L’édulcoration préside aux options de cette version où la réplique de la reine au chasseur caviarde la cruelle précision des Grimm : « Tu la tueras et tu me rapporteras son foie et ses poumons en guise de preuve ». Quant au dénouement, il censure les brodequins rougis au feu : la reine étouffe de rage en découvrant la beauté de la jeune mariée. De façon générale, la rigueur de la traduction étant proportionnelle au statut d’une littérature et à la considération dont elle bénéficie, on a toujours eu des exigences moindres en termes de qualité et de fidélité au texte source lorsqu’il s’agissait de traduire pour la jeunesse.
La Parodie et la Réappropriation du Conte
La parodie apparaît d’abord comme la rançon du succès. On ne parodie que les textes connus de tous, a fortiori en littérature de jeunesse où ce jeu de lettrés ne peut être pratiqué qu’en connaissance de cause. Le genre du conte apparaît comme particulièrement exposé à la parodie : « L’aspect stéréotypé de l’intrigue, des personnages et des procédés de narration y fonctionne comme une invite à la parodisation » (Sangsue, 1994 : 78).
Certains auteurs poussent la parodie jusqu’à la bouffonnerie, tel Roald Dahl dans sa réécriture en vers de mirliton, où les nains sont d’anciens jockeys qui se ruinent en jouant aux courses ; Blanche-Neige dérobe pour eux le miroir de la reine qui prédit le nom du vainqueur et fait leur fortune. La tendance parodique s’accentue dans les années 2000, et l’intention s’affiche dès le titre du livre ou de la collection : chaque mot signale une inversion dans Le miroir menteur du méchant prince moche ; Blanche-Neige et les sept petits géants paraît dans une collection nommée « Galéjade » ; Journal intime de la belle-mère (pas si) cruelle de Blanche-Neige dans la collection « L’envers des contes ».
Il était une fois, en plein hiver, quand les flocons tombaient du ciel comme des plumes et du duvet, une maman cochon qui croquait des glands dans son enclos en rêvant.Tandis qu’elle mâcha...
| Version du Conte | Type de Réécriture | Particularités |
|---|---|---|
| Vieux contes pour l’amusement des grands et des petits enfants (1824) | Première Traduction | Traduction non autorisée d'un ouvrage anglais. |
| Contes de la famille (1846) | Première Traduction en Français | Première traduction du conte en français. |
| Adaptations de Maurice Bouchor | Adaptation Pédagogique | Atténuation de la barbarie de certains châtiments. |
| Réécriture de Roald Dahl | Parodie | Les nains sont d'anciens jockeys. |
Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles.
Lorsque vous donnez un prénom à votre nouveau chat, il y a beaucoup de choses à prendre en compte. Quelle est sa couleur ? Quelle est sa personnalité ? Avez-vous un ami ou un parent qui porte le même nom ? Aimez-vous vraiment votre idée de nom ou en aurez-vous assez au bout d'une semaine ?