Comment travailler chez Marvel : Guide et perspectives

Travailler chez Marvel, que ce soit dans l'univers des comics ou au sein des Marvel Studios, représente un rêve pour de nombreux artistes et professionnels. Cet article explore les différentes facettes de cette ambition, en mettant en lumière les opportunités, les défis et les parcours possibles.

Les métiers artistiques chez Marvel

Marvel propose diverses opportunités pour les artistes et les interprètes. Voici quelques exemples :

  • Artistes interprètes Parade (F/H) : Ces artistes participent aux scènes et événements de Disneyland Paris, apportant dynamisme, créativité et endurance physique. Un bon niveau de danse est requis, acquis par des formations et/ou des expériences scéniques significatives.

Les équipes de recrutement artistique recherchent des candidats pour intégrer son vivier de talents des univers Disney et/ou MARVEL.

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Le rôle crucial du directeur des effets spéciaux

Parmi les nombreux métiers de l’ombre à Hollywood, l’un des plus importants sur les gros blockbusters à la sauce Disney, Marvel et compagnie, est celui de directeur des effets spéciaux. C’est lui qui va définir l’esthétique du long-métrage, de sa conception à la finalisation des scènes de baston.

Figurez-vous que derrière la direction des effets spéciaux de vos Marvel préférés, ou en tout cas de ceux dont le travail visuel est le plus impressionnant, se cache un Français : Stéphane Ceretti. Après avoir fait ses armes sur plusieurs gros films hollywoodiens, il est devenu l’une des têtes pensantes de plusieurs Marvel - des Gardiens de la Galaxie aux Éternels en passant par Doctor Strange, Ant-Man et la Guêpe ou encore Avengers Endgame.

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Stéphane Ceretti
Stéphane Ceretti, directeur des effets spéciaux

Parcours de Stéphane Ceretti

Stéphane Ceretti a commencé chez BUF, considérée comme la meilleure école d’effets spéciaux de France. Il a ensuite travaillé sur de nombreux films américains, tels que Batman et Robin, Batman Begins, Le Prestige, Matrix, Harry Potter et la Coupe de feu, et Alexandre.

Il explique son rôle :

Quand on est superviseur des effets spéciaux, on bosse de la préproduction jusqu’à la fin. Donc cela te prend deux ans environ. C’est pour ça qu’on ne les fait pas tous, qu’on alterne en gros.

On commence très tôt : on discute avec le réal, le production designer, les producteurs du film, les scénaristes et on travaille sur les aspects visuels du film assez tôt. Surtout pour Les Gardiens de la Galaxie et Doctor Strange, parce qu’on avait tout à imaginer. On imagine l’aspect visuel au fur et à mesure de l’écriture du scénario, on voit ce qui est possible ou non, on donne des idées aux scénaristes et réals, etc.

L'importance des artistes de comics

Être artiste hier, c’était tout faire pour se faire repérer par les huiles de Marvel, si d’aventure vous n’aviez pas la chance d’être de la famille d’un auteur lui-même déjà en place ou de faire partie du circuit ultra-fermé des écoles d’art et/ou des proches des maisons d’édition New-Yorkaises.

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Être auteur aujourd’hui, c’est tout l’inverse. D’abord, si les titres que vous lisez chaque semaine sont imprimés aux USA et sont pour beaucoup majoritairement encore signés par des citoyens américains, la proportion d’artistes internationaux a tout simplement explosé ces 20 dernières années. La cause ? Internet, évidemment, qui en plus d’avoir ouvert les vannes de toutes les cultures à travers le monde et de former des artistes biberonnés à l’art japonais aussi bien qu’à l’art occidental, a permis à une nouvelle façon de travailler d’exister.

Forcément élevés comme vous et moi par Batman, Spider-Man et leurs potes en collants, des milliers d’aspirants dessinateurs ont alors trouvé la voie de Marvel et DC Comics dans un premier temps, deux boîtes capables d’offrir des boulots à des dizaines et des dizaines d’artistes italiens, espagnols, brésiliens, argentins, français et j’en passe.

Olivier Coipel : Un Français chez Marvel

Olivier Coipel fait partie des très rares Français à avoir eu la chance de dessiner les super-héros les plus connus dans les comics. Il a œuvré, depuis le milieu des années 2000, sur un paquet de séries cultes : les X-Men, Spider-Man ou encore les Avengers, le plus célèbre des groupes de super-héros avec Hulk, Captain America, Iron Man… La crème de la crème des super-héros.

Olivier Coipel
Olivier Coipel, dessinateur de comics

Parcours d'Olivier Coipel

En sortant du lycée, le jeune Olivier Coipel ne sait pas trop quoi faire. C'est là qu'il entend parler de l'école des Gobelins. Il passe le concours et entre dans la section "animation". Une première belle porte s'ouvre alors pour lui : "Amblimation, la société de production de films d'animation de Steven Spielberg, est venue recruter quelques élèves.

À Los Angeles, Olivier Coipel entend alors parler du Comic Con, le plus grand rassemblement de fans de super-héros, qui se tient à San Diego. "J'y suis allé plusieurs fois et j'ai vu que des professionnels regardaient les portfolios de jeunes artistes. J'ai préparé un dossier, je l'ai présenté et deux semaines après j'avais du boulot chez DC Comics", relate-t-il.

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Marvel, c'est le but ultime d'Olivier Coipel. Et pourtant, il va refuser l'offre. "C'était un rêve de bosser pour Marvel ! Mais j'étais bien sur ma petite série, j'étais tranquille, ça se passait hyper bien. Et j'avais peur je pense. Peur que le rythme de production chez Marvel soit trop soutenu pour moi", se remémore-t-il.

La consécration arrive deux ans plus tard, quand Marvel lui confie le dessin de la nouvelle série Thor, scénarisée par Joseph Michael Straczynski. L'enjeu est de taille : il s'agit de relancer un personnage désuet.

Syndicalisation des employés VFX chez Marvel Studios

Une annonce historique a marqué l'industrie : les employés de Marvel Studios en charge des effets visuels ont voté à l’unanimité pour se syndicaliser. En pratique, ces équipes Marvel seront liées au syndicat IATSE (International Alliance of Theatrical Stage Employees), qui représente près de 170 000 personnes du secteur du divertissement (du cinéma à la télévision en passant par le spectacles, la radio, les salons) aux USA et au Canada.

L’IATSE souligne qu’il s’agit de « la première fois qu’une unité de travailleurs des effets visuels se syndique avec l’IATSE depuis que les effets visuels ont été créés il y a près d’un demi-siècle ».

Syndicalisation VFX Marvel
Syndicalisation des équipes VFX de Marvel Studios

Impact et perspectives

Cette syndicalisation pourrait influencer les conditions de travail, les salaires et les horaires des employés VFX. Elle pourrait également encourager d'autres studios à suivre cette voie. Il faut cependant à bien mesurer l’impact de cette annonce, et à ne pas y voir une révolution totale. On parle uniquement ici des employés VFX chez Marvel, soit quelques dizaines de personnes. Les films du studio font aussi appel à des dizaines de studios d’effets visuels externes, aux équipes bien plus massives et qui restent, elles, non syndiqués.

Après l’issue de l’élection du NLRB en faveur de la syndicalisation, l’étape suivante pour le syndicat consiste à entamer des négociations collectives avec l’employeur afin de rédiger un contrat répondant aux besoins des travailleurs représentés.

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