Demon Slayer est un phénomène culturel qui transcende les générations, alimentant des débats passionnés parmi les jeunes fans. Au départ, il y a un manga d’action de Koyoharu Gotōge au succès fulgurant. Ses ventes mondiales, estimées autour de 220 millions d’exemplaires, tutoient déjà celles d’un Naruto, quand bien même la série est trois fois plus courte et bien plus récente. Une popularité dopée, depuis 2019, par son adaptation en dessin animé.
Après cinq saisons adulées par les fans, l’anime du studio Ufotable entame le dernier arc du récit en l’adaptant non plus en série mais en une trilogie de films, dont le premier volet sort aujourd’hui. Demon Slayer : la Forteresse infinie est un épilogue et une apothéose. Sorti mi-juillet sur l’archipel, il a fracassé le box-office japonais (22 millions de places vendues et 180 millions d’euros de recettes) avant que l’engouement ne se répande dans toute l’Asie du Sud-Est.
Le film, lancé tambour battant, s’autorise dans sa seconde moitié une longue séquence introspective autour d’un des personnages. Belle et émouvante, elle brise toutefois l’élan. Le ton, plus sombre que jamais, réduit l’humour à sa portion congrue. Zen’itsu, naguère clown tragique, adopte désormais la gravité de ses compagnons. Quant à Tanjirō, accompagné d’un Tomioka enfin mis en lumière, il confirme de nouveau sa stature de héros dans le face-à-face ultra-attendu contre Akasa, meurtrier de Kyōjurō Rengoku dans Le train de l’infini. La détermination est à son comble, la vengeance se fait moteur de la lutte, et chaque affrontement porte la certitude qu’il n’y aura pas de retour en arrière.
Dans une franchise manga où les itérations sur grand écran ont l’habitude de battre des records au box-office, notamment dans son pays d’origine, il n’est pas peu dire que Demon Slayer. La forteresse infinie, de Haruo Sotozaki, est particulièrement attendu. A plus forte raison parce que ce film d’animation est le premier volet d’une trilogie qui vient couvrir le combat final entre les pourfendeurs et les démons, le dernier acte de la saga ultrapopulaire Demon Slayer dessinée par Koyoharu Gotouge entre 2016 et 2020 dans le magazine de manga Weekly Shonen Jump.
L’attente, même des plus impatients, sera récompensée : la réalisation mise sans conteste sur le très grand spectacle dans les affrontements martiaux et les décors, au risque de laisser sur le bas-côté, du point de vue du scénario et de la mise en situation, les spectateurs qui souhaiteraient rejoindre tardivement l’aventure.
Lire aussi: Nouvelle saison de Demon Slayer
Après avoir pulvérisé les records au box-office japonais, “Demon Slayer : La Forteresse infinie” arrive en France. Un premier volet qui conjugue combats baroques et déluge visuel.
C’est un énorme succès commercial : le nouvel opus du blockbuster d’animation japonais Demon Slayer, baptisé La Forteresse infinie, est devenu le premier film japonais à dépasser les 100 milliards de yens (556 millions d’euros) au box-office mondial, ont annoncé ses distributeurs.
Adapté d’un manga de Koyoharu Gotōge publié entre 2016 et 2020 dans le magazine Weekly Shonen Jump, le film suit l’adolescent « pourfendeur de démons » Tanjiro Kamado et ses compagnons dans leur quête pour sauver le monde de créatures maléfiques.
Le premier du nom, Le train de l’infini, avait rapporté 275 millions de dollars. Un troisième long-métrage doit clore l’histoire. L’adaptation animée de l’œuvre de Koyoharu Gotōge entre dans sa dernière ligne droite. C’est le début de la fin.
DEMON SLAYER : La Forteresse Infinie - Que vaut RÉELLEMENT ce FILM ?
Tout commence par une chute. Propulsés dans le territoire mouvant de Muzan, les héros tombent, puis errent dans ce labyrinthe d’architectures japonaises, qui se plient et se déplient comme dans un cauchemar. Le décor unique, étouffant et fascinant, instaure d’emblée une règle simple : il n’y aura ni répit ni échappatoire. Vient ensuite la déflagration. Les autres piliers, eux, patienteront, esquissés en arrière-plan et promis à des affrontements futurs. Mais déjà, les premiers duels imposent leur intensité. Ralentis et accélérations ponctuent chaque séquence, transformant les coups de lame en figures chorégraphiques. Les couleurs éclatent, les décors se brisent, le sang se mêle aux éclats. Demon Slayer garde ainsi intacte sa singularité : transformer la violence en danse, le combat en spectacle. Peu d’anime tutoient une telle ampleur - sinon Jujutsu Kaisen ou One Punch Man à leur sommet.
Lire aussi: Vengeance féminine au cinéma
Si l’animation tutoie l’excellence, le scénario est prisonnier de ses réflexes shōnen : héros séparés, boss à terrasser un par un, protagonistes qui grandissent à chaque affrontement, flashbacks qui rappellent que héros comme antagonistes sont façonnés par la douleur… La mécanique est connue.
La Forteresse infinie brille ainsi comme un paradoxe : une œuvre esthétiquement sublime, mais prisonnière d’un canevas narratif convenu. C’est d’ors et déjà l’anime de tous les records au Japon : La Forteresse infinie, premier chapitre du grand final de Demon Slayer à trusté le box-office local et entamé son ascension aux sommets historiques s’apprêtant à dépasser… Le Train de l’infini précédent long métrage de la même licence sortir en 2020 !
Autant pour sa qualité d’adaptation pure que pour sa faculté à sublimer même parfois le matériau d’origine par sa qualité d’animation, son travail sur les couleurs et les effets les plus spectaculaires. Quatre saisons hautement qualitatives, et un long métrage Le train de l’infini reprenant à lui seul un arc complet du manga, sont venu concrétiser l’engouement colossal de toute une génération pour ce shonen mêlant action, ésotérisme shinto et énormément d’accents tragiques.
A ce titre, le film La Forteresse infinie, ou plutôt le premier chapitre d’une trilogie annoncée, vient parachever tout cela. C’est en effet autant la première marche vers le grand final de la série et donc l’ultime combat de Tanjirô et ses amis contre le maléfique Muzan Kibutsuji, que la concrétisation de l’explosion d’un assez jeune studio passé en quelques années du statut de challenger à un label reconnu.
Techniquement solide, La Forteresse infinie reprend aussi à son compte les codes attendus du genre (le shonen) et la structure désormais bien connue des grands moments de Demon Slayer avec une entrée fracassante et sans introduction au cœur des évènements (annoncés par les dernières images de la saison 4 de l’anime) et une première succession d’affrontements aux issues plus ou moins dramatiques (en particulier du coté de Shinobu, piliers de l’insecte face à la 2e lune supérieure, sorte de vampire sadique), où se croisent allègrement acolytes et ennemis dans un ballet que seul véritablement les aficionados peuvent parfaitement comprendre.
Lire aussi: Documentaires Beyoncé sur Netflix
Une structure narrative, affrontement délirant au premier plan, poursuites, révélations et moments émotions au second , qui, il faut bien le dire, a parfois un petit côté trop mécanique ici, le scénario pliant souvent sous le poids de la multitude d’évènements et de personnages invoqués. Mais là où le long métrage frappe très fort c’est dans sa seconde partie, la plus longue, entièrement consacrée au combat qui allie Tanjiro et Giyu Tomioka contre l’antagoniste majeur Akaza (Troisième lune supérieure). Un duel dantesque de près 90 minutes totalement délirantes, épiques et prodigieuses où les combattants repoussent sans cesse leurs limites dans des danses mortelles aux sabres.
Mais l’effet ne serait sans doute pas aussi marquant, si le scénario ne s’offrait pas en plein milieu une parenthèse d’une vingtaine de minute contant le terrible récit des origines du démon, figure au destin sacrifié, à la vie de malheur déchirante, qui dès lors transforme totalement les enjeux de ce baroud d’honneur aux lourdes conséquences. Excitant, impressionnant mais aussi souvent touchant, Demon Slayer travaille autant à l’écran un sens de la démesure anime typique des codes du shonen (amitié, sens du sacrifice et du dépassement de soi, nouvelles techniques toujours plus puissantes…) qu’une émotion lourdement chargée qui donne une vraie aura aux personnages du récit, que ce soit le jeune héros, ses camarades d’armes ou ses ennemis, cruels, détestables, mais pas que.
Premier chapitre d’une trilogie attendu en trépignant par des hordes de fans comme leur ultime Graal, passé un démarrage un peu chaotique, ce premier film de La Forteresse infinie place la barre assez haute pour une suite que l’on espère plus saisissante encore.
Dans l'empire du Soleil levant, ce film d'animation adapté d'un célèbre manga est devenu, en moins de deux mois, le 2e film le plus rentable de tous les temps, boutant Titanic hors du trio de tête. Un succès qui dépasse les frontières locales et déclenche des scènes de liesse populaire dans le monde entier, comme aux États-Unis, au Royaume-Uni… et même en France où, le 5 septembre dernier, son avant-première a rempli à ras bord le Grand Rex à Paris.
L'intrigue se déroule dans une ère Edo fictive, où le jeune Tanjirô va tenter de sauver sa sœur mystérieusement possédée Nezuko, en rejoignant les Pourfendeurs : un ordre de samouraïs dont la mission ancestrale consiste à chasser les démons mangeurs d'hommes. Ex-marchand de charbon, Tanjirô va apprendre à manier le sabre, développer des pouvoirs insoupçonnés et à force de sacrifices, il débusquera l'entité à l'origine du sort de sa sœur : un démon millénaire nommé Muzan.
Avec plus de 220 millions d'exemplaires écoulés depuis sa sortie voici neuf ans, Demon Slayer devient progressivement un phénomène littéraire. Ses chiffres impressionnants le classent parmi les mangas les plus vendus de l'histoire, aux côtés de One Piece, Naruto ou encore Dragon Ball. En France, le manga sort d'abord en 2017, mais rate son lancement. Puis son éditeur Panini Manga propose une nouvelle édition en 2019, qui rencontre cette fois-ci son public et atteint les 9 millions de tomes vendus à ce jour, en partie grâce… à un animé produit par le studio Ufotable (Fate/Zero, God Eater ou encore Tales of Zestiria The X) et diffusé sur feu la plateforme de VOD Wakanim.
Après 63 épisodes, dont plusieurs sortis sous forme de compilations au cinéma, cette série animée est à son tour un phénomène et le combat final du récit se clôt par une trilogie de films sous le titre La Forteresse Infinie - dont cet opus Le Retour d'Akaza est la première partie. Autant dire que pour ce début de triptyque, les enjeux sont de taille et les distributeurs CrunchyRoll et Sony frappent fort, à grand renfort de campagne marketing planétaire.
En salle, c'est la ruée des spectateurs tout autour du globe : sorti au Japon le 17 juillet dernier, Demon Slayer : La Forteresse Infinie s'est propulsé en tête du box-office local en devenant le troisième film de l'histoire à dépasser les 30 milliards de yens de recettes (environ 204 millions de dollars) tous genres cinématographiques confondus - juste après Le Voyage de Chihiro et Le Train de l'Infini, son précédent opus - avec plus de 22 millions d'entrées en moins de deux mois d'exploitation.
Sorti le 12 septembre aux États-Unis, le film bat aussi des records, avec plus de 70 millions de dollars de recettes pour son premier week-end, coiffant au poteau les autres sorties du moment comme Conjuring : l'heure du jugement, Downton Abbey III et Marche ou crève. En France, Demon Slayer : La Forteresse Infinie jouit d'une distribution d'ampleur voisine à celle de Conjuring et les ventes des tickets d'avant-premières se sont closes en seulement quelques minutes… On peut donc légitimement s'attendre à une ruée dans les salles cette semaine et les suivantes.
À l'écran, les fans retrouvent le jeune Tanjiro et les autres pourfendeurs propulsés dans l'antre du démon Muzan - une sorte de dimension labyrinthique peuplée d'autres démons, où les samouraïs vont devoir affronter les sbires de leur ennemi avant de parvenir jusqu'à lui. Le récit alterne combats homériques et séquences de flash-back, souvent pour expliquer comment de simples humains se sont transformés en créatures démoniaques, ainsi que les horreurs par lesquelles ils sont passés avant de choisir le camp du mal. C'est d'ailleurs sans doute le seul défaut du film : les combats magistraux sont entrecoupés de scènes du passé parfois un peu longues, qui ralentissent le rythme de cette chasse effrénée.
Un péché mineur, tant le talent du studio Ufotable en matière d'effets numériques éclate dans moult scènes : les affrontements avec les Lunes supérieures (classe de démons les plus puissants) font l'objet d'une mise en scène très cinématographique, digne des plus grands blockbusters. Le tout ponctué de pointes d'humour et mis en valeur par une bande originale qui sait magnifier l'épique comme le tragique… Pensez à prendre vos mouchoirs ! Bref, deux heures trente-cinq qui tiennent en haleine, avec une ellipse finale qui va rendre d'autant plus longue l'attente pour la seconde partie du triptyque, prévue pour 2027 (et deux ans plus tard pour la 3e et dernière partie).
Que dire, les combats tant attendu sont là avec la revanche de Tanjiro vs Akaza avec un combat énorme!! Zenitsu en mode badass au top et la puissance de la seconde lune contre Shinobu. On en a plus appris sur le 2e et 3e lune supérieur sans que cela casse trop le rythme, enfin disons que si vous avez suivi l'animé depuis le début, cela fonctionne ainsi. L'animation est juste magnifique encore une fois!!
Ce qui me scotch le plus dans le film, c’est la qualité de l’animation. Les effets visuels sont absoluements magnifiques, ça amplifie les scènes d’actions et d’émotions dans le film!Bien que le film dure presque 3 heures, je n’ai honnêtement pas vu le temps passé. J’ai regardé ma montre au milieu du film en me disant que ça devait faire 45 min que le film avait commencé, on était déjà à 2 heures ! À la fin, on a vraiment envie de connaître la suite à tout prix ! un plaisir pour les fans de la série. oui ce n'est pas vraiment un film, plus un méga épisode mais ça passe bien au cinéma.
J ai beaucoup aimé ce volet de demon slayer qui est la suite des deux précédents, les pilliers font tout ce qu ils peuvent afin de vaincre Muzan et son équipe de démon. Génialissime! Combats époustouflants, tout est bien rodé. Cependant, (et oui il faut bien lui trouver un défaut ou deux) le film est quand même long, une petite demi-heure de moins n'aurais pas fait de mal. Les 1h30 du Train de l'Infini avait largement suffit et donnait plus l'impression d'un vrai film animé plutôt qu'une succession d'épisodes.
J’etais dans la découverte de la suite du manga et cela m’a ébloui. J’irai le revoir en salle. Tout était parfait. Ayant lu le manga et suivant l'adaptation en série j'étais impatient de voir ce film, sachant que j'avais beaucoup apprécié le premier. L'animation est incroyable, comme à l’habitude de la série, et les combats sont cool à suivre. Cependant le rythme du film est trop cassé par les longs flash back, qui sont nécessaires pour l'histoire mais mal intégrés. Beaucoup ressemble à des facilités scénaristiques, certains aspects auraient dû être introduits plus tôt dans l'anime pour être plus crédibles, mais cela relève des problèmes du manga et non pas du film.
Un film dans la continuité de la saison 4 de la sérié animée 'Demon Slayer', mais avec de bons points, et une qualité globale plutôt satisfaisante. Pour rappel, la dernière saison est la pire de loin, avec presque aucun contenu, que ce soit en terme d'écriture ou de visuels et combats. Ici, nous sommes complètement immergés dans la forteresse infinie, avec une qualité visuelle extrêmement impressionnante, des combats incroyable, et une musique dans l'ensemble assez bonne, même si des instruments comme l'orgue aurait clairement dû être la priorité musicale, comme pour le thème de Akaza.
L'action, accompagné du visuel est le gros point fort de ce film, et probablement un des seuls aussi, ayant de grosses lacunes d'écriture (une histoire qui n'avance quasiment, des personnages sans aucune consistance, et des flashbacks récurrent et bien trop conséquent tout au long de l'oeuvre, plombant complètement le rythme de celui-ci, et notre intérêt par-dessus le marché. Le meilleur passage du film reste la longue backstory de Akaza, qui apporte une bonne écriture au personnage, de l'émotion, de l'attachement, et différentes bonnes thématiques.
Avec une réalisation à grand spectacle, ce premier volet tiré du manga dessiné par Koyoharu Gotouge s’adresse avant tout aux passionnés de la saga.
Pour qui n’a pas suivi religieusement les saisons précédentes, La Forteresse infinie a donc tout du dédale narratif : les combats s’y enchaînent à un rythme effréné, la dramaturgie s’alourdit de révélations et de retours en arrière, et l’ensemble semble parfois plus tenir du marathon émotionnel que du simple spectacle. Chaque victoire semble arrachée au prix d’un sacrifice irréversible, chaque démon vaincu révèle un passé tragique qui complexifie la frontière entre monstres et humains. On vit, on meurt, on croit mourir, on survit, on se bat avec le cœur et les tripes, on enrage jusqu’à devenir tout rouge et on s’effondre en sanglots. Une exaltation permanente des sentiments (propre au shonen) qu’épouse une mise en scène euphorisante, et une animation superbement ouvragée (assurée par le studio ufotable) qui utilise la 3D avec brio. Les combats s’apparentent à des chorégraphies baroques, saturées de couleurs et de mouvements de caméra impossibles, qui flirtent parfois avec la surcharge, mais offrent des visions assez hypnotiques.
Tableau des Revenus Clés des Films Demon Slayer
| Film | Revenus Mondiaux (Approximatifs) |
|---|---|
| Demon Slayer: Le Train de l'Infini | 275 millions de dollars |
| Demon Slayer: La Forteresse Infinie | 556 millions d'euros (dépassant 100 milliards de yens) |