Image incarnée des valeurs de l’Amérique, Mickey Mouse est le personnage le plus populaire de tous les temps. Après plus de quatre-vingt-dix années d’existence, la star de l’empire Disney est devenue un logo identifiable au premier coup d’œil. Ale est le premier à reproduire le personnage sur le métro de New York… en 1974.
Les Débuts de Mickey Mouse
L’histoire débute en 1928. Walt Disney doit trouver un remplaçant à Oswald le lapin chanceux, un personnage déjà très populaire créé par Ub Iwerks en 1927, dont il perd les droits. En 1928, Mickey fait une apparition remarquée au cinéma dans Steamboat Willie, un dessin animé parodiant un film de Buster Keaton, le rival de Charlie Chaplin. Steamboat Willie est un véritable triomphe et inaugure la série des Mickey Mouse Cartoons.
Peu à peu, Mickey se transforme physiquement et spirituellement. Son visage s’arrondit et ses yeux, des ovales noirs dans les premiers temps, deviennent blancs assortis d’une pupille. Un signe distinctif, essentiel de la tenue de Mickey, réside dans ses gants blancs. Mickey ne commence à les porter qu’à partir du film The Opry House, sorti en 1929. Dans les films en noir et blanc, il faut pouvoir distinguer les mains du personnage lorsqu’elles passent devant son corps de couleur noire.
A partir de 1929, Mickey enchaîne les rôles aussi divers que variés dans de nombreux dessins animés. Dès le début des années 30, Mickey change de support et apparaît dans un journal sous la forme d’un strip de quatre cases en compagnie de Minnie. Le départ d’Iwerks en 1930 oblige les studios à trouver un remplaçant. David Hand se charge des dessins animés et Floyd Gottfredson des bandes dessinées. En 1930, une couturière réalise une poupée de Mickey Mouse. Dans le court-métrage intitulé The Chain Gang, Mickey se prend d’amitié pour un chien anonyme.
De retour en 1931, il se nomme Pluto, c’est l’animal de compagnie officiel de Mickey. A partir de 1932, les courts métrages de Mickey sont diffusés dans les cinémas du monde entier. En 1933, Mickey Mouse Magazine paraît aux États-Unis, suivi par Le Journal de Mickey publié en France à partir de 1934. La popularité de la petite souris augmente au même rythme que les produits dérivés. Son caractère évolue en raison de cette mondialisation. Les personnages secondaires obtiennent tous leurs propres séries à partir de 1938. En animation, seule la séquence de L’Apprenti sorcier de Fantasia, en 1940, lui donne un rôle principal.
A partir de 1954, Mickey devient un personnage en chair et en os à la télévision dans des émissions comme The Wonderful World of Disney et The Mickey Mouse Club. Pour la petite histoire, on doit le retour de Mickey au cinéma suite à une lutte acharnée entre Warner Bros et Disney pour la place du personnage d’animation le plus populaire. A cette époque, son principal rival est Bugs Bunny. Les deux personnages emblématiques s’affrontent dans Qui veut la peau de Roger Rabbit, un film sorti en 1988. Les histoires de Mickey se poursuivent dans des livres et des revues, plus de vingt mille dessinées par une multitude d’animateurs américains, italiens, danois et français.
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L'Héritage de Walt Disney et la Création de Mickey
Disney, c’est en fait le nom de son créateur, Walt Disney : un Américain qui est mort il y a 50 ans. En 1927, ils ont créé leur premier personnage et ainsi leur premier dessin animé : Oswald le lapin chanceux. C’était un court métrage, c’est-à-dire un petit film de 5 minutes environ. Oswald ressemblait beaucoup à une souris qui sera créée l’année suivante : Mickey Mouse («mouse» veut dire «souris» en anglais). Mickey a une voix très aiguë (enregistrée par Walt Disney lui-même pendant plusieurs années) et siffle, chante ou crie : c’est le premier dessin animé parlant. C’est une grande nouveauté : le cinéma parlant n’a été inventé qu’un an plus tôt, en 1927.
L’autre grande nouveauté avec Mickey, c’est que les différents épisodes racontent tous une histoire. Le succès de Mickey permet à Disney de se lancer dans un pari fou : faire son premier film long (un long métrage), Blanche-Neige et les Sept Nains. Cette fois, le dessin animé dure plus d’une heure au lieu d’une dizaine de minutes d’habitude. Pour y arriver, 740 personnes travaillent dessus pendant trois ans, parfois tous les jours de la semaine ! Walt Disney choisit les meilleurs artistes pour ce film. L’histoire (qu’on appelle un scénario pour les films) doit être passionnante, tous les personnages doivent avoir leur personnalité, à commencer par les sept nains qui n’ont pas du tout le même caractère.
En 1950, Cendrillon est un succès et permet au studio de gagner un peu plus d’argent. Pour ce film, comme pour de nombreux autres, on reproche à Disney d’être trop romantique parce que ses dessins animés se terminent toujours bien. Pour Walt Disney, le dessin animé est un art. Chaque film a son univers. Chez Disney, la musique joue aussi un rôle très important. Disney a créé plusieurs types de films : certains dessinés à la main, d’autres à l’ordinateur, des films avec de vrais acteurs, d’autres encore avec à la fois de vrais acteurs et des éléments de dessins animés.
Techniques d'Animation et Évolution Technologique
Les premiers dessins animés étaient créés de manière traditionnelle, avec du papier et des crayons, et non pas à l’aide d’ordinateurs (ils n’existaient pas encore). Il fallait dessiner chaque geste des personnages en plusieurs dessins, millimètre par millimètre, puis filmer ces dessins à la suite pour donner l’impression du mouvement. On devait dessiner entre 10 et 16 dessins différents pour faire une seconde de film ! Mais pour Blanche-Neige et les Sept Nains, les artistes des studios Disney ont utilisé une idée plus pratique : ils dessinaient sur une feuille de plastique transparent pour faire des copies plus vite, en les superposant.
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Dans les années 1980, les studios d’animation du monde entier commencent à utiliser l’ordinateur pour créer des films plus vite. Au lieu de colorier les 24 dessins par seconde de la Petite Sirène à la main, on utilise un logiciel. Puis on s’est aidé de plus en plus des ordinateurs : pour créer les décors, les personnages… Aujourd’hui, il suffit de modeler un personnage dans un logiciel de 3D, comme une sculpture, et on peut le réutiliser en le filmant de tous les côtés au lieu de le redessiner à chaque fois. La puissance des ordinateurs modernes permet aussi de créer beaucoup de détails, comme tous les poils des animaux, la poussière dans l’air ou les reflets de l’eau.
Quand un film n’est pas dessiné, on dit qu’il est en prises de vue réelles parce qu’on filme de vrais acteurs avec des caméras. Il y a beaucoup de films pour enfants en prises de vues réelles, et Disney en a produit aussi ; le studio ne voulait pas se limiter aux dessins animés. Parfois, Disney fait tout. D’autres fois, l’entreprise prête juste de l’argent à un autre studio pour financer le film : on dit que Disney est producteur du film. Disney s’est souvent amusé à mélanger des vrais acteurs et des éléments de dessins animés. Dans Mary Poppins par exemple, il y a une scène où le couple de héros danse avec des manchots : tout est en dessin animé sauf les acteurs ! Durant le tournage, ils ont été filmés dans une pièce vide, puis on a réalisé un trucage pour ajouter leur image dans le dessin animé. D’autres fois, c’est l’inverse comme dans Peter et Elliott le dragon : un personnage en dessin animé est ajouté dans un vrai décor filmé. Parmi les films hybrides, il y a aussi Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
Le Domaine Public et l'Avenir de Mickey
En 2024, Mickey, la souris qui a accouché d'un empire, va tomber dans le domaine public. C'est justement ce court-métrage qui est au cœur du souci de Disney. Selon le droit américain, 95 ans après sa création, une œuvre tombe dans le domaine public. En 2024, c'est ce Mickey-là qui sera libre de droits. Et puisqu'il fallut attendre 1935 et le court-métrage La Fanfare pour que le personnage apparaisse en couleur, puis l'année 1939 pour que Mickey endosse son apparence définitive dans Chien d'arrêt, c'est donc en 2034 que le Mickey tel qu'on le connaît tous aujourd'hui sera définitivement tombé dans le domaine public. D'ici là, Donald et Pluto seront, eux aussi, accessibles à n'importe quel créateur.
Cela veut-il dire que n'importe quelle marque pourra exploiter comme bon lui semble la mythique souris pour vendre des badges, tee-shirts, cartables ou tout autre produit dérivé ? A priori, non. Certes, comme le rappelle Pierre Lambert : « Si Mickey est devenu aussi populaire, c'est également parce que le personnage a été, dès sa création, décliné en un très grand nombre de produits dérivés. » Mais cette manne financière sur laquelle s'est aussi bâti l'empire Disney reste protégée : si le copyright arrive à expiration, en revanche le trademark du personnage reste pérenne. Pour le dire autrement : Mickey va devenir une création artistique accessible à tous, mais la marque Mickey reste la propriété de la compagnie Disney.
En janvier 2022, Winnie l'ourson, personnage créé par Stephen Slesinger mais dont les droits appartenaient à la Walt Disney Company depuis 1953, est tombé dans le domaine public. Aussitôt, le réalisateur anglais Rhys Frake-Waterfield en a profité pour tourner le film d'horreur Winnie-The-Pooh : Blood and Honey (disponible sur la plateforme Shadowz, via Prime Video). Dans cette série B lorgnant vers le Z, l'adorable ourson et son acolyte Porcinet sont saisis d'une folie meurtrière, à la suite de leur abandon par le petit Jean-Christophe. Aucune réaction de Disney à ce jour.
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Le même sort guette Mickey : l'humoriste Jon Oliver s'est déjà amusé de la situation en invitant dans son émission télévisée un comédien affublé d'un costume du héros de Steamboat Willie. Ce dernier se comportait comme un malotru et déclamait des insanités à destination des têtes blondes. Si Oliver a joué avec le feu juridique avec ce sketch, le studio Disney ne pourra bientôt plus empêcher ce genre d'exploitation. « Aux États-Unis et contrairement à la France, le droit moral n'existe pas, explique Benjamin Montels. Chez nous, le droit moral est perpétuel et permet aux héritiers de s'opposer à l'exploitation d'une œuvre, quand bien même elle est tombée dans le domaine public. Autrement dit, si Winnie l'ourson avait été français, on peut imaginer que les héritiers de l'auteur auraient pu bloquer l'exploitation d'une version horrifique du personnage. C'est là où les États-Unis sont pris à leur propre piège : le copyright est un droit purement économique qui permet ce genre d'exploitation. »
Il y a une ironie savoureuse à constater qu'un studio qui se contente, depuis bien trop d'années, à faire fructifier son catalogue de licence au détriment des créations originales, va perdre les droits de sa figure de proue. L'émancipation de Mickey et, dans les années qui viennent, du reste des stars de Disney pourrait également pousser le studio à se renouveler. Et même si la souris joviale va désormais se retrouver aux mains de créateurs plus ou moins respectueux du personnage, son intégrité artistique, elle, n'est pas uniquement tributaire de sa protection juridique. C'est ce que rappelle judicieusement Pierre Lambert : « Les parodies, a fortiori les créations artistiques médiocres, restent rarement dans le temps. Et si elles restent, c'est qu'elles ont une réelle valeur artistique. C'est le talent qui importe dans la pérennité d'une œuvre. Mickey a déjà prouvé qu'il reste intergénérationnel et indémodable. Mickey Mouse est plus qu'un personnage iconique, c'est une légende.
Tableau des dates clés de l'histoire de Mickey Mouse
| Année | Événement |
|---|---|
| 1928 | Création de Mickey Mouse et sortie de "Steamboat Willie" |
| 1929 | Mickey commence à porter des gants blancs dans "The Opry House" |
| 1930 | Première poupée de Mickey Mouse |
| 1932 | Diffusion des courts métrages de Mickey dans le monde entier |
| 1934 | Publication du "Journal de Mickey" en France |
| 1940 | Mickey dans "L’Apprenti sorcier" de "Fantasia" |
| 1954 | Mickey à la télévision dans "The Wonderful World of Disney" |
| 1988 | Apparition dans "Qui veut la peau de Roger Rabbit" |
| 2024 | Première version de Mickey entre dans le domaine public |
| 2034 | Version définitive de Mickey entre dans le domaine public |
La Naissance Légendaire de Mickey Mouse
De nombreuses versions circulent sur sa création, dont plusieurs de la bouche même de Walt Disney ou d'Ub Iwerks. En février 1928, alors que la moitié des cartoons de la série Oswald, le Lapin Chanceux est déjà réalisée et que le succès du lapin va grandissant, Walt Disney rejoint New York en train, pour - pense-t-il alors - simplement renégocier son contrat avec son distributeur, Charles Mintz. Sa série remportant tous les suffrages, il espère, en effet, obtenir une rallonge notable sur le prix d'un film, l'imaginant passer de 2250 $ à 2500 $. Le rendez-vous avec le distributeur tourne malheureusement vite à la bérézina. Non seulement, ce dernier exige une baisse du coût par épisode mais annonce aussi avoir conclu, avec tous les animateurs clés, des contrats à son nom. Il a purement et simplement dépecé, à son profit, l'équipe de Walt Disney et sa capacité de production.
Walt Disney est désormais convaincu qu'il lui faut voler de ses propres ailes. Il connaît désormais l'impérieuse nécessité de toujours garder pour soi la totale propriété de ses œuvres et d'en assurer, en permanence, un contrôle draconien. Walt Disney se trouve donc dans l'obligation absolue de trouver un nouveau héros pour relancer la machine et produire une nouvelle série de cartoons. Une souris anthropomorphisée lui apparaît bien vite comme la solution idéale puisqu'il n'en existait aucune autre ayant le rôle principal : les chiens, chats ou lapins lui étant toujours préférés... La légende veut également que le choix de se porter sur une souris viendrait du fait que Walt était parvenu, dans son ancien studio de Kansas City, à en apprivoiser un spécimen qu'il avait dénommé Mortimer, nom qu'il attribue dans la foulée à son nouveau personnage.
Walt Disney et sa femme rentrent donc à Hollywood le dimanche 18 mars 1928. Une réunion semble avoir eu lieu au domicile de Walt et de Lillian avec son frère Roy et l'animateur Ub Iwerks. C'est ainsi lors de ce meeting qu'a certainement eu lieu la naissance graphique de Mickey. Un feuillet, exposé au The Walt Disney Family Museum à San Francisco, propose d'ailleurs ce qui est présenté comme le Mickey N°1. Walt Disney est tellement décidé à relancer - pour ne pas dire sauver - l'indépendance de son studio qu'il met en production le premier cartoon de "sa" souris alors même que les dernières aventures d'Oswald, encore sous contrat chez lui, sont, elles, en train d'être terminées par ses collaborateurs fraîchement débauchés par Charles Mintz. Ub Iwerks s'enferme, donc, secrètement dans son bureau et travaille seul sur le premier cartoon de Mickey. Il en a, il est vrai, assuré entièrement l'animation et ce, dans une période record de deux semaines seulement.
Début mai 1928, Walt Disney improvise un studio dans son garage pour monter le film et renoue avec les conditions dans lesquelles il avait réalisé sept ans plus tôt ses Laugh-O-Grams. L'Avion Fou est ainsi bouclé à la mi-mai, presque en même temps que les ultimes aventures du lapin. Le premier cartoon de Mickey est diffusé, tout de même, de façon informelle le 15 mai 1928 dans une salle de Sunset Boulevard à Los Angeles. Le 21 mai 1928, comme Walt Disney se l'était promis, il dépose le copyright du personnage Mickey Mouse et fait de même, le 26 mai, pour le cartoon en lui-même, L'Avion Fou. Avec ce geste, il change la manière d'aborder le métier en prenant le contre-pied de la profession. Fini le temps où le producteur ne sert que d'intermédiaire au distributeur qui contrôle et détient, lui, tous les droits des personnages et des œuvres elles-mêmes ! Walt Disney devient maître de son destin.
Les Caractéristiques Connues de Tous
Une des raisons du succès de Mickey est sans aucun doute son apparence reconnaissable entre toutes. Mais sa personnalité et sa voix ont aussi beaucoup apporté au personnage au fil du temps. Ub Iwerks, de loin, le meilleur animateur de l'époque, définit les premières caractéristiques physiques de la souris, même si Walt Disney a assurément aussi une grande influence dans son aspect final. Mickey a, en fait, une petit air d'Oswald avec un corps plus fin et des oreilles rondes. Il est construit à partir de deux grands cercles, un pour le tronc et l'autre pour la tête, complétés de deux autres, plus petits, pour les oreilles. Ses bras et jambes, en forme de tuyau d'arrosage, se terminent par des mains potelées et de grands pieds qui lui assurent la stabilité. Il possède des mains à quatre doigts dont un pouce. Enlever un doigt avait un sens artistique (cinq doigts étaient de trop pour une petite souris) mais également économique (car bien plus facile à animer). Il est également doté d'une longue et fine queue, d'un nez en forme de prune et de yeux ronds comme des boutons.
L'une des caractéristiques du personnage est notamment que ses oreilles, peu importe sa position à l'écran, fassent toujours face aux spectateurs en pleins cercles. Leur forme va d'ailleurs vite devenir la marque de fabrique de Mickey et un signe distinctif facilement reconnaissable par le public. Mickey est un personnage vivant, en cela qu'il ne va pas rester plongé dans la naphtaline et va évoluer au fil des époques et des technologies. Dès son deuxième cartoon, Mickey Gaucho, il gagne déjà une paire de chaussures. Dans son cinquième cartoon, L'Opéra en 1929, il commence à porter des gants. Le gant blanc a été rajouté afin de permettre de bien distinguer les doigts par rapport au reste du corps noir. Là aussi, le port de gant blanc va devenir une norme auprès des grands personnages animés, chez Disney bien-sûr (Dingo, Pat Hibulaire...) mais également chez la concurrence (Bugs Bunny, Woody Woodpecker...). Dans The Karnival Kid, toujours en 1929, il prononce ses premiers mots "Hot dogs! Hot dogs!".
L'Espace Muséal Walt Disney à Isigny-sur-Mer
Dans une aile de la mairie d’Isigny-sur-Mer (Calvados), l’espace muséal Walt Disney intrigue. L’espace de travail de Walt Disney a été recréé. Un personnage qui déclenchera une passion chez Annick Adam. Pendant plus de cinquante ans, elle collectionnera tout ce qui est en rapport avec Mickey. À sa mort en 2014, la collection est offerte à la ville d’Isigny, le berceau de la famille Disney. En 2016, s’ouvre l’espace muséal Walt Disney entièrement dédié à Mickey.
« Il n’y a pas toute la collection exposée tant il y a de pièces différentes. L’espace muséal ne présente pas toute la collection, tant la passion d’Annick Adam pour Mickey était dévorante. Ici, une partie des peluches à l’effigie de la souris. » C’est lui qui accueille les visiteurs venant du monde entier. « Tout le monde connaît Mickey. » « La pièce la plus unique n’est pas manufacturée. C’est un fond de casserole en aluminium. » Dans le musée, l’espace de travail de Walt Disney a été reconstitué et un film explique pourquoi le musée se situe dans la commune. L’établissement a d’ailleurs été inauguré par la Disney Compagnie. Isigny-sur-Mer, Espace muséal Walt Disney dans l’aile gauche du château hôtel de ville.
Il aimait citer cette phrase de Jules Verne, son auteur préféré : « Ce qu’un homme a rêvé, un homme peut le faire ». Contes de fées ancestraux, récits originaux, romans de science-fiction etc.
L'attachement de Walt Disney à la France
Que peut faire un jeune homme d’à peine 17 ans qui découvre la France dans l’exaltation de la victoire… si ce n’est tomber amoureux de notre pays ? Il rejoint les rangs de la Croix-Rouge pour participer à des opérations d’aide aux populations et décore la bâche de son ambulance de ses premiers dessins d’artiste. Un jour, son véhicule s’embourbe dans un champ en Seine-et-Marne. Rentré aux États-Unis, Walt Disney n’oubliera jamais cette année passée en France.
Lors de son passage sur les Champs-Élysées, il entre dans un cinéma qui projette ses cartoons en continu. Entre les deux guerres, fréquentant les artistes d’avant-garde européens qui le reconnaissent comme l’un des leurs, ou plus tard, à l’occasion de vacances en famille, Walt revient souvent en France, ce pays qu’il affectionne particulièrement., notamment à Carcassonne (où il trouvera l’inspiration de La Belle au Bois Dormant). Enfin, on peut juger de l’attachement de Walt Disney envers la France même à titre posthume : Marne-la-Vallée a été préférée à toutes les autres villes candidates en Europe pour accueillir Disneyland Paris. Une Tour Eiffel plus vraie que nature marque l’entrée du pavillon de la France à Epcot, mi-Parc à Thèmes futuriste, mi-expo universelle, situé à Walt Disney World en Floride. Le succès jamais démenti de ce pavillon n’est que l’une des nombreuses illustrations de la place privilégiée qu’occupe la France dans le coeur de The Walt Disney Company.
En 1938, Blanche-Neige et les Sept Nains est le film qui fait le plus d’entrées dans les cinémas français. La Seconde Guerre Mondiale marque un coup d’arrêt brutal aux activités de Disney en France mais Wally Feignoux, qui distribuait les films, parvient à cacher les bobines originales dans son jardin, évitant ainsi qu’elles ne soient saisies par l’Occupant !
En 1946, le journaliste Armand Bigle interviewe Walt Disney de passage à Bruxelles. Le courant passe si bien entre les deux hommes que Bigle se voit proposer de relancer Disney en France. C’est ainsi que, depuis la Belgique dans un premier temps, puis, à partir de 1951, dans les bureaux des Champs- Élysées, Walt Disney Productions France reprend peu à peu pied. L’un de ses plus grands succès est le développement des produits dérivés, tels la célèbre collection Le Petit Ménestrel Lucien Adès, des «livres-disques» qui ont marqué des générations et ont été copiés dans le monde entier.
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