Impact de la Télévision sur la Biodiversité et l'Environnement : Analyse et Perspectives

L’état de la biodiversité actuelle est une des préoccupations majeures de nos sociétés, et l’impact des changements globaux sur le monde vivant ne fait plus aucun doute. Au-delà d’une simple documentation à une échelle inaccessible par ailleurs, un des objectifs ultimes de la démarche paléontologique est d’offrir une perspective historique aux nombreuses interrogations scientifiques et sociétales sur le changement global actuel. Cette émulation fertile et transdisciplinaire forme le canevas sur lequel évoluent mes propres questionnements scientifiques.

Dans ce contexte, le registre fossile offre un cadre unificateur à ces disciplines dont la convergence scalaire permet d’étudier directement les grandes facettes de la biodiversité à l’échelle des temps géologiques. Ce problème d’extrapolation peut être contourné en observant directement la biodiversité à de grandes échelles d’espace et de temps, qui sont respectivement les prérogatives essentielles -mais non exclusives- de la macroécologie et de la macroévolution.

Le registre fossile est-il suffisamment adéquat pour appréhender les diversités locales, régionales et globales ? Comment quantifier sa qualité et les biais inhérents à sa nature incomplète ? La démarche employée est inévitablement multi-échelle et s’étend de l’étude des bioaccumulations locales aux motifs globaux de diversité. Les gastéropodes terrestres actuels sont venus récemment agrandir la liste des modèles d’étude (inventaire régional, espèces patrimoniales, effets de l’urbanisation sur les communautés malacologiques), ainsi que les traces fossiles (archosaures du Trias et du Jurassique).

Extinction intensity

Graphique montrant l'intensité des extinctions au cours des ères géologiques.

Séries-Terrorisme : Reflets de la Guerre contre le Terrorisme

Cet article retrace l’histoire des séries-terrorisme (terror series), sous‑genre sériel né après les attentats du 11 septembre 2001. Empruntant au techno-thriller et au film de guerre, ces séries envahissent très vite les grilles des chaînes américaines et participent activement à propager le cadre herméneutique de la guerre contre le terrorisme établi par le gouvernement Bush. Objets du mass media télévisuel, des séries comme 24 ou Threat Matrix se muent ainsi en importants vecteurs de propagande au nom de l’unanimisme patriotique qui prend corps au soir des attentats.

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Cependant, au fil des revers et des scandales générés par une guerre au terrorisme conduite dans le mensonge et la dissimulation, les séries-terrorisme font preuve d’une équivocité grandissante dans ce qu’elles montrent et disent, ouvrant des espaces de contestation où sont abordées des questions polémiques comme l’islamophobie, la torture et l’emploi des drones armés, et où est mise en cause l’action des gouvernants.

L’événement 11 Septembre fut avant tout télévisuel. En effet, les Américains plébiscitèrent les chaînes télévisées pour suivre en temps réel les attaques terroristes perpétrées par Al‑Qaïda à New York, Arlington et Shanksville qui survinrent dans un laps de temps très limité d’à peine deux heures. Durant les jours qui suivirent les attentats, les images des tours éventrées, embrasées, puis réduites à néant, furent rediffusées plusieurs dizaines de fois par heure, autant de boucles hypnotiques qui marquèrent durablement la psyché américaine.

Quelques semaines plus tard, alors que la guerre contre le terrorisme fut déclarée par le président républicain George W. Bush, les chaînes de télévision amorcèrent un timide retour à la normale qui se concrétisa notamment par la reprise de la diffusion des séries. Ces dernières furent ainsi les premières œuvres de fiction à devoir composer avec le trauma des attentats, ce qui explique sans doute leurs tâtonnements éthiques et leur manque de distance émotionnelle et critique.

Si la plupart des séries rallièrent l’appel à l’union sacrée et au deuil national lancé par Bush, d’autres allèrent plus loin en mettant en intrigues et en images la guerre contre le terrorisme qui s’ouvrait à peine. Ces fictions, qui essaimèrent au fil des années suivantes, servirent activement la rhétorique sécuritaire et la doctrine guerrière développées par le gouvernement Bush tant elles en épousèrent les fondements et les imposèrent aux téléspectateurs.

Il se concentre en premier lieu sur le contexte génétique de ces fictions pour évaluer dans quelle mesure les attentats du 11 Septembre ont pesé sur leur développement. Il se livre ensuite à l’anatomie des séries-terrorisme afin d’en établir une typologie.

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L'impact des attentats du 11 Septembre sur les productions hollywoodiennes

Les attentats du 11 Septembre affectent directement les productions hollywoodiennes. Hésitant dans la gestion de cette tragédie nationale, les grands studios préfèrent jouer la prudence en reportant la sortie de certains films traitant de terrorisme comme The Sum of All Fears (Robinson, 2002) et Collateral Damage (Davis, 2002). S’agissant de la télévision, les grands réseaux nationaux tels ABC, NBC et CBS choisissent de retarder le retour de leurs programmes de fiction de quelques semaines, peinant eux aussi à prédire la capacité des Américains à revenir à un semblant de normalité. Cet aménagement leur permet de réévaluer en urgence leur programmation à l’aune d’une question centrale : selon quels principes moraux négocier le 11 Septembre ? Les séries deviennent ainsi le lieu d’expérimentations.

Rares sont celles qui incluent directement les attentats dans leurs récits. Parmi elles, Third Watch (New York 911 ; NBC, 1999‑2005) qui propose le 22 et 29 octobre 2001 un double épisode cathartique consacré à la tragédie. La série, qui suit le quotidien d’une brigade de pompiers à New York, pouvait difficilement déserter le réel. Dans la plupart des cas, les séries établies optent pour une poétique d’effacement partiel que Luke Howie a nommée « la présence-absence ».

En parallèle à ces programmes établis, un nombre remarquable de nouvelles séries ayant pour thème la sécurité nationale s’apprêtent à être diffusées, non sans provoquer au préalable des cas de conscience aux patrons de chaîne. Cette prédominance du genre n’est en rien la résultante du 11 Septembre, dans la mesure où les séries concernées ont été commandées et produites - en partie ou dans leur totalité - bien avant les attentats. Elle s’explique avant tout par le succès depuis la fin des années 1990 des techno-thrillers cinématographiques et télévisuels, ces fictions mélangeant politique, action, et questions de sécurité nationale (The Peacemaker, Enemy of the State, Rock, The Siege, etc.) qui répondent, pour beaucoup, à la volonté de certains services de renseignement de justifier leur existence dans un contexte de fin de guerre froide.

Collaboration entre la CIA et Hollywood

À cette fin, la CIA engage son premier officier de liaison avec l’industrie du divertissement, Chase Brandon, dès 1996 pour organiser la coopération entre l’agence et Hollywood. Cette initiative, qui vise aussi à susciter des vocations parmi les jeunes Américains, se poursuit après le 11 Septembre bien que la CIA utilise désormais sa relation spéciale avec Hollywood afin de réhabiliter son image aux yeux des Américains et montrer qu’en dépit du désaveu qu’elle a subi, elle reste omniprésente et omnipotente.

La salve de nouvelles séries sécuritaires est à appréhender dans ce contexte : que ce soit Alias (ABC, 2001‑2006), The Agency (Espions d’État ; CBS, 2001‑2003) ou 24 (24 heures chrono, Fox, 2001‑2010), toutes bénéficient du concours de la CIA. Si Alias parle effectivement de terrorisme, elle est davantage une série d’espionnage teintée de fantastique. En revanche, The Agency et 24 sont bien plus arrimées à la géopolitique réelle. La première met en scène des missions à risques de la CIA, tandis que la seconde suit la course contre la montre d’une unité antiterroriste basée à Los Angeles. Dans ces deux séries, le terrorisme tient une place centrale. Nous pouvons également ajouter la mini‑série Terror qui aurait dû être tournée fin septembre 2001 pour une diffusion au printemps 2002, mais, celle‑ci est annulée mi‑septembre par la chaîne émettrice NBC du fait de son postulat.

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Si The Agency et 24 sont maintenues malgré les attentats, c’est avant tout parce qu’elles représentent un investissement conséquent pour CBS et Fox, leurs diffuseurs respectifs. Les deux séries sont en production depuis le printemps 2001 et sont considérées comme des blockbusters télévisuels : le pilote de 24 a coûté à lui seul 4 millions de dollars. Pour autant, ce maintien à l’antenne engendre des modifications de programmation et de contenu.

La scène finale de l’épisode pilote de 24 qui montre un avion de ligne exploser en plein vol est corrigée de sorte que la déflagration de l’appareil n’apparaisse qu’en contre-champ. Quant à l’épisode pilote de The Agency, qui relate une menace terroriste à Londres échafaudée par Al‑Qaïda et mentionne ben Laden, il est déprogrammé et remplacé par l’un des épisodes suivants moins polémique. Ainsi, malgré leur conception antérieure au 11 Septembre, qui les rend de fait anachroniques (par exemple, la première saison de 24 relate les conséquences de la guerre des Balkans), ces nouvelles séries de sécurité nationale sont immédiatement associées au contexte de menace terroriste qu’elles déclinent d’épisode en épisode.

Parce qu’elles mettent en images la guerre que le républicain George W. Ce phénomène se trouve renforcé à la faveur de deux rencontres entre des représentants du gouvernement Bush et Hollywood dans les semaines suivant les attentats. La seconde réunion pilotée par Karl Rove, secrétaire général adjoint de la Maison-Blanche, qui se déroule le 11 novembre 2001 à Beverly Hills, finit d’embrigader les géants de l’industrie du film américain à qui l’on demande de soutenir l’effort de guerre en « persuadant le monde que les Américains sont les gentils dans la guerre contre le terrorisme », qu’ils incarnent les valeurs de « tolérance, de courage et de patriotisme ».

Autrement dit, le gouvernement Bush profite des attentats et du contexte d’union sacrée pour transformer Hollywood en « appareil idéologique d’État » dans le but de construire et diffuser l’image d’une guerre contre le terrorisme à la fois juste et « propre », guerre immuablement remportée par les héros américains survirilisés, comme c’était déjà le cas dans les séries sécuritaires développées en collaboration avec la CIA. Dès le début, la Maison-Blanche envisage une double audience : les téléspectateurs américains et leurs homologues internationaux.

À l’échelle nationale, l’objectif est bien sûr de cultiver l’adhésion à la guerre contre le terrorisme à la fois par la dramatisation à l’excès de la menace islamiste et le portrait hyperbolique de la réponse gouvernementale. À l’échelle mondiale, il s’agit d’exporter ces réseaux de représentations afin qu’ils deviennent dominants et qu’ils soient interprétés comme « réels » par les spectateurs étrangers faute de connaissances géopolitiques suffisantes.

Parce qu’elles sont les premières fictions à figurer le 11 Septembre et la guerre contre le terrorisme, qui plus est avec une rare synchronicité, les séries télévisées constituent ainsi des outils essentiels et particulièrement efficaces du soft power, œuvrant à fabriquer un consensus mondial autour de la justesse des interventions militaires américaines au Moyen‑Orient. C’est ainsi que dans les années qui suivent les attentats, le motif de la lutte victorieuse contre le terrorisme se retrouve de manière sporadique dans l’écrasante majorité des séries, en particulier les fictions policières et celles qui gravitent dans les corps de l’armée et la marine américaines (JAG, NCIS, etc.).

Les séries-terrorisme se développent tout au long des années 2000 et 2010 et s’étalent sur trois présidences, celle de George W. Bush, celle de Barack Obama et, finalement, celle de Donald Trump. Elles ne forment pas un bloc homogène dans la mesure où elles ne sont pas produites au même moment de la guerre contre le terrorisme, elles ne sont pas diffusées par les mêmes chaînes, et elles fonctionnent sur des régimes narratifs différents. Or, ces trois paramètres essentiels déterminent l’identité même des programmes.

D’abord, elles placent la menace terroriste au cœur des intrigues dans un contexte post-11 Septembre aisément identifiable. Cette menace est protéiforme, sa nature et son origine varient, en particulier dans les séries formulaires qui doivent générer de nouvelles menaces et de nouveaux ennemis en flux continu. Dans le contexte post‑11 Septembre, on observe logiquement une forte récurrence de la menace islamiste, encore plus forte dans les séries feuilletonnantes. 24, The Grid (État d’alerte, TNT, 2004) et Sleeper Cell (Showtime, 2006‑2007) tissent des intrigues centrées sur l’ennemi islamiste à l’échelle de saisons entières.

Les séries-terrorisme célèbrent l’héroïsme américain souvent incarné par des agents hommes dévoués à leur mission, prêts à se sacrifier pour la nation, qui font montre d’une exemplarité, d’un courage et d’une intelligence sans faille. L’archétype étant bien sûr Jack Bauer (Kiefer Sutherland) de la série 24, archétype du héros anonyme jacksonien qui inspire de nombreux doubles. Cette éthique représentationnelle rappelle la manière dont l’Amérique endeuillée se raccroche à des figures héroïques essentiellement masculines (les pompiers, les sauveteurs, le maire de New York, et le président), devenues symboles de résistance et de résilience, tandis que les femmes sont invisibilisées ou essentialisées en tant que victimes et parfois même en tant que complices des islamistes.

Ce sont précisément ces archétypes que l’on retrouve dans les séries-terrorisme, en particulier celles produites dans les années suivant le 11 Septembre. Les séries-terrorisme représentent la guerre contre le terrorisme sur le sol américain et à l’étranger, le plus souvent au Moyen‑Orient. Si quelques séries comme The Agency, Threat Matrix ou The Unit (The Unit : Commando d’élite ; CBS, 2006‑2010), essentiellement formulaires, montrent les deux fronts, on observe souvent une dichotomie entre les séries intérieures, sises aux États‑Unis, et les séries extérieures, se déroulant à l’étranger.

Des séries comme Over There (FX, 2005) et Generation Kill (HBO, 2008) narrent les interventions militaires en Irak, tandis que 24 ou Sleeper Cell décrivent principalement la guerre contre le terrorisme sur le territoire américain. La centralité de la menace islamiste dans la guerre contre le terrorisme se retrouve également dans les séries-terrorisme et donne lieu à des représentations gorgées de stéréotypes, en particulier s’agissant des musulmans et/ou arabes, de l’Islam et du Moyen‑Orient.

D’un point de vue générique, les séries-terrorisme se situent dans la tradition des techno-thrillers, qu’elles actualisent. Genre à l’origine littéraire alliant espionnage, politique, et terrorisme dans des univers dominés par les nouvelles technologiques, le techno-thriller atteint des sommets de popularité durant les années 1980 sous la plume de l’auteur Tom Clancy. Il est par la suite mis à jour pour correspondre au contexte post‑guerre froide et à l’expansion des dispositifs de surveillance.

L’évolution du genre, qui se limite à son adaptation à de nouveaux contextes géostratégiques, n’admet aucune inflexion idéologique : il s’agit de réaffirmer sans cesse la supériorité des États‑Unis par le biais de représentations associant puissance militaire et virilité. Durant les années 1980, le techno-thriller avait ainsi soutenu l’effort du républicain Ronald Reagan de « remasculiniser » l’Amérique après le traumatisme vietnamien et la présidence ju...

Jack Bauer

Jack Bauer, personnage emblématique de la série "24 heures chrono".

Le Futur de la Terre Sans l'Homme

Que deviendrait la planète Terre lorsque l’Homme disparaitra ? Ce document tente de l’imaginer par l’apport de la science et de la recherche moderne. Pour la première fois, les scientifiques nous narrent un monde sans humanité dès les premières secondes après que l’homme eut disparu. Combien de temps les traces de l’activité humaine seront-elles visibles sur Terre ? Quelles peuvent en être les conséquences pour les autres êtres vivants et sur l’environnement ?

Documentaire saisissant qui démontre dans un premier temps que l'homme saccage sa propre planète, détruit les richesses naturelles... Ensuite, après la disparition de l'humanité toute entière, le documentaire tend à prouver que la nature reprendra le dessus et qu'elle effacera au fil des années les traces de toute civilisation... Ce documentaire pose les bonnes questions sur le plan écologique et nous conduit à des réflexions sur notre ...

Ce documentaire avait beaucoup trop de défauts pour être qualifié de bon. La narration était très répétitive et n'était pas du tout bien construite. Le pire c'est qu'il n'a que montré les effets que sur l'Amérique du Nord et certaines parties de l'Europe. Il n'est absolument pas question du reste du monde. Les effets seraient les même ou serait différents dans d'autres parties du monde c'était juste ...

Population Zéro, un monde sans homme Fin du monde Film entier 2014

Terre sans humains

Représentation artistique de la Terre après la disparition des humains.

Tableau Comparatif des Séries-Terrorisme

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques séries-terrorisme notables, mettant en évidence leurs caractéristiques principales :

Série Chaîne Période de Diffusion Thèmes Principaux
24 Fox 2001-2010 Lutte contre le terrorisme, course contre la montre, menace islamiste
The Agency CBS 2001-2003 Missions de la CIA, géopolitique réelle, menaces terroristes
Threat Matrix ABC 2003-2004 Unité antiterroriste, menaces intérieures et extérieures
Sleeper Cell Showtime 2006-2007 Infiltration de cellules terroristes islamistes

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