Mike Horn, explorateur des milieux extrêmes, captive le public à travers ses expéditions audacieuses et ses récits inspirants. Ses aventures, transformées en documentaires, offrent un aperçu unique des défis et des triomphes rencontrés dans les environnements les plus hostiles de la planète.
Mike Horn : un footing avec trois pneus accrochés !
L'Impact de Mike Horn sur la Nouvelle Génération
Comme plus de 36 millions de personnes sur YouTube, Mike Horn a regardé « Kaizen : un an pour gravir l’Everest ! » d’Inoxtag. Dans une vidéo publiée le 13 octobre, l’aventurier revient longuement (plus de 20 minutes) sur le documentaire d’Inoxtag. Mike Horn s’est dit « emballé » par Kaizen et invite à en retenir « le positif ». Il admire la préparation minutieuse du jeune homme de 22 ans et notamment le fait qu’il a pris de le temps de gravir d’autres sommets avant de se lancer dans l’ascension de l’Everest.
Durant cette vidéo, on apprend aussi qu’au début de son aventure, Inoxtag avait tenté de prendre contact avec Mike Horn. Ce n’est que partie remise. Un projet commun va-t-il voir le jour ?
Les Documentaires : Une Fenêtre sur l'Extrême
Expert des milieux extrêmes, Mike Horn met depuis longtemps en scène ses expéditions. D'où quatre documentaires sur RMC, diffusés à partir du 5 novembre. Cette série de documentaires revient sur les plus grands exploits de l'explorateur, à commencer par cette traversée du pôle Nord en 2019, dans des conditions extrêmes. Expédition qui a laissé quelques séquelles sur les mains et les pieds de Mike Horn.
"On doit faire gaffe quand on repart dans les conditions de froid parce qu'on gèle beaucoup plus vite qu'avant quand la circulation est endommagée."
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L'Influence du Commandant Cousteau
Il se pourrait bien que le commandant Cousteau soit à l'origine de la vocation de Mike Horn. C'est en tout cas la seule émission de télévision qu'il pouvait regarder enfant. Il rêvait alors de rejoindre l'homme au bonnet rouge. À tel point que son père l'encouragea à écrire au commandant, ce qu'il fit. Sans succès, mais l'important était ailleurs.
Ça me faisait rêver parce que je me disais que peut être un jour je pourrais partir sur La Calypso pour aller découvrir la terre. Un rêve qu'il réalisera 25 ans plus tard.
Les Défis Physiologiques des Expéditions Extrêmes
Par ailleurs, l'estomac prend beaucoup de temps à se réadapter à une vie normale. Lors d'une expédition comme celle-là, Mike Horn explique qu'il peut manger jusqu'à 12.000 calories par jour, soit l'équivalent d'une semaine de nourriture en temps normal.
"Autrement, on ne peut pas rester vivant dans des conditions d'extrême. Il faut tirer une luge qui pèse près de 200 kilos, dormir à moins 50 sur la glace, et ça pendant 130 jours, dans des conditions extrêmes. L'estomac prend l'habitude de manger énormément de calories et pour qu'il reprenne sa place, à mon âge, c'est compliqué."
"Survivre à l’Impossible" : Une Série Documentaire Captivante
Le premier épisode de la série « Survivre à l’impossible » fait revivre la deuxième expédition en Arctique, fin 2019, de l’explorateur suisse et sud-africain. Quinze mille heures de rushs, soit l’équivalent d’un film de… six cent vingt-cinq jours. C’est le trésor que détenait l’explorateur suisse Mike Horn, né à Johannesburg (Afrique du Sud) en juillet 1966.
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Des images rapportées de ses expéditions toujours plus extrêmes - la descente sur 7 000 kilomètres de l’Amazonie en 1997, son tour de la Terre en suivant l’équateur en 2001, ou encore sa première incursion au pôle Nord en 2006 avec l’explorateur norvégien Borge Ousland - dit « Borgy ».
Une Expédition en Arctique Semée d'Embûches
A la mort de sa femme, Cathy, en 2015, Mike Horn a mis du temps avant d’avoir envie de repartir. Et de filmer encore. Ce sera pour traverser l’Antarctique, en 2017 (5 100 kilomètres en cinquante-sept jours), puis l’Arctique fin 2019, à nouveau avec Borgy, mais cette fois en partant du nord de l’Alaska à bord du Pangaea - bateau construit avec ses apprentis aventuriers dans les favelas et skippé par Bernard Stamm - pour se faire déposer au-delà de 85° de latitude nord.
Il ralliera à ski et en totale autonomie le pôle, avant de se faire récupérer par le bateau au-dessus de l’archipel norvégien de Svalbard. Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu.
C’est par cette dernière expédition, 87 jours dans l’enfer du pôle Nord, que débute la série en quatre épisodes Survivre à l’impossible, tirée de ces milliers d’heures de tournage.
Les Valeurs et la Personnalité de Mike Horn
Mike Horn, 55 ans, est venu en personne à Paris mercredi 22 septembre pour la conférence de presse, histoire d’officialiser son partenariat avec la chaîne RMC Découverte, représentée par Thibaut Martin (RMC Production). L’explorateur a quitté en avril M6 où il animait des émissions proches de la télé-réalité, comme A l’état sauvage, dans lesquelles il ne se reconnaissait plus.
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On retrouve en revanche Mike Horn identique à lui-même dans le film, avec son accent à la Jane Birkin hérité de son pays natal, l’Afrique du Sud (installé en Suisse en 1991, il a été naturalisé en 2001) ; avec sa façon d’articuler à outrance, son humour et sa sincérité désarmante.
Egalement présentes à l’écran, voire omniprésentes, ses filles, Annika (née en 1993) et Jessica (1994), consacrent désormais tout leur temps à leur papa et à sa communication.
Parenthèses Pédagogiques
Des séquences animées et des interviews d’experts ouvrent par ailleurs des parenthèses pédagogiques sur les mécanismes du corps dans le froid, l’alimentation, le Système solaire… Le point d’orgue reste la disparition soudaine de la silhouette infrarouge de Mike Horn, tombé dans l’eau glacée, devant la caméra de Borgy.
Des digressions qui font d’autant plus apprécier les images in situ des deux explorateurs, depuis leur départ du Pangaea et cet instant où « plus rien ni personne ne compte, si ce n’est atteindre le pôle Nord », note Mike Horn. Que ce soit quand ils marchent avec pour seul bruit le crissement en rythme de leurs skis, lorsqu’ils font leur adieu au soleil, au trentième jour, ou quand ils ont l’idée géniale, alors qu’ils risquent de manquer de nourriture, d’allonger les journées de vingt-quatre à trente heures pour gagner quatre repas en six jours…
Le point d’orgue reste la disparition soudaine de la silhouette infrarouge de Mike Horn, tombé dans l’eau glacée, devant la caméra de Borgy. « Le film est assez fort. Il n’y a rien à ajouter », avait prévenu Mike Horn.
La Réalité du Réchauffement Climatique
Si ce n’est la gêne, énoncée par l’explorateur lui-même, de constater qu’une telle expédition a été rendue possible « grâce » au réchauffement climatique - en ouvrant de nouvelles zones de navigation. Et sa décision de partager à l’avenir des valeurs plutôt que des exploits extrêmes et lointains.
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