Films avec Pieuvre sur Netflix: Liste et Analyse

Netflix propose une sélection de films captivants mettant en scène des pieuvres, offrant des perspectives uniques sur ces créatures fascinantes et leur interaction avec l'humain. Parmi eux, "La Sagesse de la Pieuvre" se distingue particulièrement, mais d'autres documentaires explorent également le monde marin avec un regard novateur.

Alors, le documentaire La sagesse de la pieuvre, t’as aimé ?

La Sagesse de la Pieuvre: Une Rencontre Inoubliable

Considéré par les internautes d'AlloCiné comme le 25ème meilleur documentaire de tous les temps, il bénéficie d'une excellente moyenne de 4,353 étoiles sur 5, et compte d'ailleurs parmi les 7 meilleurs films Originals de Netflix. Oubliez donc, le temps d'une heure et de 25 minutes, la tentaculaire créature de 20 000 lieues sous les mers ou le monstrueux kraken de Pirates des Caraïbes.

La Sagesse de la Pieuvre

Le film relate cette étrange thérapie dans un film qui aiguise d’autant plus la curiosité qu’il vient de remporter l’Oscar du meilleur documentaire, le 25 avril, à Los Angeles. La réalisation fournit des plans sous-marins esthétiquement extraordinaires, comme ceux du troupeau de crevettes parti à l’assaut d’un rocher, ou ceux de la forêt aux couleurs moutarde et turquoise. Jamais une pieuvre n’a été ainsi filmée, dans la durée ; en train de se lover autour d’une main, d’un torse…

En 2010, lessivé par de longues années de surmenage, le documentariste Craig Foster décide de partir se reconstruire à la source, sur la pointe de l'Afrique du Sud où il a passé son enfance. Là, en un lieu unique appelé le Cap des tempêtes, il se lance dans la plongée en apnée, et se met en tête d'explorer une forêt de kelp, au large de la côte africaine. C'est avec ces quelques mots que débute La Sagesse de la pieuvre.

Avant de vivre cette expérience exceptionnelle, le documentariste sortait en effet d'une période particulièrement éprouvante: "J'ai vécu un véritable enfer pendant deux ans", déclare-t-il au début du film. "J'avais beaucoup travaillé pendant des années, jusqu'à l'épuisement. Je dormais mal depuis des mois. Ma famille en souffrait.

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À la suite de son narrateur, ce long métrage produit par Netflix et récompensé par l'Oscar du meilleur documentaire en 2021 nous propose donc un voyage étonnant, tendre et beau, mais aussi impitoyable et parfois bouleversant, ainsi que vous pourrez vous en rendre compte tout au long du film. "Pour beaucoup de gens, le poulpe est un extraterrestre. Mais chose étrange, plus on s'en approche, plus on se rend compte qu'il nous ressemble beaucoup. C'est un monde totalement différent. C'est une sensation incroyable. On sent qu'il va se passer quelque chose de fabuleux. Mais il y a une limite à ne pas franchir."

Ainsi, au fil des jours, va s’établir entre eux ce que les images et les commentaires forcent à appeler une relation affective - et salvatrice pour le plongeur quinquagénaire.

Forêt de Kelp

« J’avais du mal à penser qu’elle pouvait tirer profit de cette relation, commente le cinéaste énamouré. Elle éprouve peut-être une joie quelconque. » Sans doute n’échappe-t-on jamais, dans le film animalier, à l’anthropomorphisme. Mais ici, par son omniprésence à l’écran - en voix off ou en visuel, assis à son bureau, en gros plan, parfois les larmes aux yeux -, Craig Foster s’accapare l’existence, magnifique mais somme toute banale, d’une pieuvre ; et la détourne à son profit, au risque de décevoir les puristes des documentaires environnementaux. « On franchit une limite en s’immisçant dans la vie des animaux, mais elle [l’octopus] comptait trop pour moi, admet d’ailleurs le plongeur, ouvrant une moule pour nourrir la pieuvre convalescente. Elle m’apprenait à m’attacher à l’autre. » L’homme franchit une nouvelle limite un peu plus tard : « Je pensais comme un poulpe. »

Le téléspectateur s’interroge : après sa « poulpothérapie », Craig Foster va-t-il vraiment mieux ?

En paix avec les requins : Au-delà de la Pieuvre

Après La sagesse de la pieuvre, Netflix retourne sous l’eau, mais cette fois-ci, pas pour observer un mollusque méditatif. Le 30 juin, la plateforme met en ligne En paix avec les requins, un documentaire signé par James Reed (Oscar en poche), J.P. Stiles et Harrison Macks, qui plonge dans les eaux troubles d’une militante devenue phénomène viral : Ocean Ramsey.

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En paix avec les requins

Son nom semble tout droit sorti d’un roman écologique. Sa démarche, elle, déchire autant qu’elle intrigue. Loin d’un manifeste scientifique classique, En paix avec les requins explore une figure devenue aussi polémique que populaire, en exposant les lignes de tension entre biologie marine, influence numérique et storytelling écologique.

Océan, requins et algorithmes

Ocean Ramsey nage avec les requins. Littéralement. Sans cage, sans armure, et souvent en bikini, dans une chorégraphie qui frôle l’allégorie… ou la provocation, selon d’où on regarde. Si ses vidéos Instagram déclenchent des millions de vues, elles soulèvent aussi une avalanche de questions. Peut-on défendre les requins en les touchant ? Est-ce qu’on parle d’activisme ou de mise en scène ? À quel moment la visibilité brouille-t-elle le message ?

Le documentaire, tourné entre Hawaï, l’Afrique du Sud et la Floride, ne cherche pas à trancher. Il regarde. Il suit Ocean et son partenaire vidéaste Juan Oliphant, analyse leur stratégie, écoute leurs critiques, filme aussi les moments de doute, de conflit, de fatigue. Ce n’est pas un portrait flatteur, mais une tentative de cadrer ce que signifie militer en 2025, quand on doit composer avec les algorithmes aussi bien qu’avec les requins.

Produire un film sur une personne qui produit ses propres images est un exercice risqué. Mais Reed (déjà connu pour son approche sensible et ambivalente avec My Octopus Teacher) évite la sanctification. En paix avec les requins ne se contente pas de suivre Ocean dans ses plongées millimétrées. Il interroge les mises en scène, convoque des biologistes marins, des militants écologistes indigènes, des spécialistes des réseaux sociaux. Il donne aussi la parole à ceux qui la critiquent frontalement.

Le résultat : une mosaïque de points de vue qui ne cache rien de la fascination qu’elle exerce, ni de l’inconfort qu’elle provoque.

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Entre science et spectaculaire

Le documentaire ne parle pas que de requins. Il parle surtout de notre manière de les raconter. Et de se raconter, aussi. Ocean Ramsey répète à l’écran ce qu’elle professe depuis dix ans : “Les requins ne sont pas les monstres qu’on croit. Ils sont menacés. Et ils méritent qu’on les protège.” Un discours simple, parfois trop. D’autant que les chiffres donnent raison à l’urgence : plus de 100 millions de requins sont tués chaque année, et leur disparition déséquilibrerait un écosystème déjà fragilisé (70 % de l’oxygène de l’air que nous respirons est produit par l’océan).

Mais que faire quand les moyens pour alerter flirtent avec le spectaculaire ? Quand l’activisme se transforme en récit calibré pour les stories Instagram ? Ce sont ces contradictions que le film creuse, sans didactisme ni sarcasme. Il y a des silences, des ralentis, des moments où l’océan devient un miroir trouble, plus que le décor d’un grand frisson.

À retenir

Titre En paix avec les requins
Date de sortie 30 juin 2025
Plateforme Netflix (mondial)
Réalisation James Reed, J.P. Stiles, Harrison Macks
Personnalité principale Ocean Ramsey
Thématiques Activisme, éthique, mise en scène, écologie marine
Durée 1h32

tags: #film #avec #pieuvre #netflix