Films d'Horreur de Maison Hantée sur Netflix : "The Deep House" et "The Deliverance"

Les films de maison hantée au cinéma, il en existe des centaines. Pour les amateurs de genre venus chercher une histoire un peu folle, Netflix propose des options originales qui se démarquent.

"The Deep House" : Plongée dans l'Horreur Sous-Marine

The Deep House

Sorti au cours de l'été 2021, "The Deep House" des Français Alexandre Bustillo et Julien Maury vous propose un tour de train fantôme comme vous ne l'avez jamais vu. Alors comment se démarquer ? Le duo de réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury ont trouvé la parade : planter leur décor sous l'eau.

Par le passé, les réalisateurs - aux commandes du film À l'intérieur avec Béatrice Dalle - avaient déjà revisité le thème de la maison hantée avec Livide. Férus de séquences sous-marines, ils ont voulu mélanger les deux pour arriver à un concept innovant et jamais fait auparavant. Si le film n'est pas exempt de défauts, impossible de lui enlever sa créativité et sa générosité dans l'horreur.

Un tournage dans de vraies conditions

L'intégralité du film a été tourné sous l'eau. "On voulait vraiment le faire en conditions réelles pour apporter ce côté à la fois anxiogène, mais en même temps très poétique et onirique, du côté sous-marin", explique Julien Maury à AlloCiné.

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"Les fantômes devaient se tenir droits et marcher, comme si la gravité était la même qu'à l'extérieur, poursuit Julien Maury. Ça a aussi été aussi un gros défi parce qu’évidemment, sous l'eau, il n'y a aucun point d'accroche. On a donc dû mettre en place des systèmes de tractage avec des fils de nylon et des machinistes qui les remontaient avec un moulinet pour les faire avancer sous l'eau."

Les deux acteurs, Camille Rowe et James Jagger - le fils de Mick Jagger, leader des Rolling Stones - se sont entraînés avec deux grands plongeurs, Justine Charbonnier et Thibault Rauby.

Tournage sous-marin

"The Deliverance" : Maison Hantée et Problèmes Sociaux

THE DELIVERANCE Bande Annonce VF (2024) Exorcisme

Proposé depuis vendredi sur Netflix, « The Deliverance » a tout de suite décroché la première place du classement des longs-métrages de la plate-forme, pour ne plus la quitter depuis. Le bouche à oreille y est certainement pour quelque chose mais, au départ, les premiers spectateurs ont sans doute été intéressés par la personnalité du réalisateur, Lee Daniels.

Si « The Deliverance » constitue déjà son 6e film, l’homme est connu pour « Le Majordome », avec Forest Whitaker et Oprah Winfrey, sorti en 2013, et surtout sa série culte « Empire » (2015-2020), contant les aventures d’une maison de disques dédiée au hip-hop.

On ne trouve cependant pas beaucoup de musique dans sa production Netflix, mais la solide description du quotidien d’une famille noire dans le quartier noir d’une grande ville américaine. Ebony, intelligente mais un peu trop sanguine, doit assumer son rôle de cheffe de famille, avec deux grands ados qui contestent son autorité et une mère qui la dénigre en permanence. Les créanciers sont à ses trousses, les services sociaux idem, et elle continue de se débattre avec ses problèmes d’addiction.

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Autant dire que quand le surnaturel intervient (très peu au début, avant d’effectuer la bascule durant la deuxième partie de l’œuvre), c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres ! Mais ce sont bien les éléments sociétaux énumérés plus hauts qui donnent au film un intérêt supplémentaire.

L’histoire de maison hantée et possession démoniaque reste, elle, plutôt traditionnelle, même si elle s’inspire d’événements réels, l’affaire Latoya Ammons, survenue ailleurs aux États-Unis quelques années auparavant. Autre atout, une prestation assez dingue de Glenn Close, stupéfiante en grand-mère cancéreuse mais toujours travaillée par ses hormones.

Ebony, jeune mère de famille noire, déménage avec ses trois enfants, Nate, Shante et Andre, ainsi que sa mère, Alberta qui, elle, est blanche - mais sans son homme, soldat en Irak -, de Philadelphie à Pittsburgh. Tous investissent une vieille maison modeste.

Ebony, au caractère bien trempé et qui sort d’une période d’alcoolisme, tire le diable par la queue et cumule les dettes, d’autant que sa génitrice suit un coûteux traitement de chimiothérapie. Les relations sont tendues avec Alberta, devenue très croyante depuis quelque temps, ce qui ne l’empêche pas de flirter avec tous les hommes à son goût. Des événements étranges commencent à se produire dans la maison, les enfants, et surtout le plus jeune, Andre, subissant de mystérieuses crises…

The Deliverance Affiche

Une fin controversée

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On n’en dira pas autant de la fin de « The Deliverance », un peu bâclée à notre goût. Et surtout, qui change totalement la perspective du film, très anti-religieux durant sa plus grande partie, avant de se conclure en hommage à la puissance de la foi. Ce qui est le droit le plus absolu du réalisateur, mais surprend quand même après tout ce qu’on a vu auparavant…

La note de la rédaction : 3/5

« The Deliverance », film fantastique américain de Lee Daniels, avec Andra Day, Glenn Close, Anthony B. Jenkins, Mo’Nique… (1h52).

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