Les Héros Disney Qui Ne Grandissent Jamais : La Véritable Histoire Sombre de Peter Pan

Pour beaucoup, Peter Pan est un personnage joyeux et insouciant qui vit dans un monde féérique. Cependant, cette image est une invention de Disney, car le roman d'origine est beaucoup plus sombre. Dans le roman, Peter Pan est en réalité méchant et égoïste.

"Ce n’est pas du tout l’image que donne, par exemple, la version de Disney où on a l’image d’un personnage joyeux, qui incarne l’aventure, l’enfant éternel, la vitalité, l’insouciance", précise Nathalie Prince, professeur de lettres à l’Université du Mans.

Statue de Peter Pan à Kensington Gardens

Statue de Peter Pan à Kensington Gardens

Une Histoire Familiale Tragique

Peter Pan est né de la plume de James Matthew Barrie, écrivain né en 1860 en Écosse. Lorsqu'il a 7 ans, il perd son grand frère David, chouchou de la famille. À sa mort, J.M Barrie prend la place de ce frère disparu, il porte ses vêtements, imite sa voix, réécrit son histoire. On raconte même qu’il s’était tellement mis dans son personnage, que des médecins constatent un arrêt de croissance, comme s'il était bloqué dans la vie qu’il inventait pour David. Cette histoire hante tous ses textes.

Égoïste et Meurtrier

Le petit garçon qui ne voulait pas grandir naît autour de 1900. Peter Pan apparaît dans le Petit Oiseau Blanc de J.M Barrie puis il fait une pièce de théâtre autour du personnage. Enfin, il écrit un roman en 1911 sous le nom de Peter Pan and Wendy. L’histoire est celle d’un enfant qui ne veut pas grandir et qui récupère les enfants morts, tombés du berceau ou abandonnés pour les envoyer au pays de “Neverland”.

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Ce personnage, loin d’être un enfant de chœur, est habité par une haine profonde des adultes. Un adage de l’île raconte qu’à chaque respiration, un adulte meurt. Alors Peter Pan s’amuse à respirer fort et haleter le plus possible pour tuer le maximum d’adultes. Il tue aussi les enfants perdus. Dès qu’ils grandissent, il ne veut plus d’eux sur cette île. Profondément égoïste, le héros a aussi perdu la notion de temps en étant bloqué depuis des années sur cette île.

"Peter Pan reconnaît qu’il n’a pas le moindre souvenir des enfants perdus, il oublie aussi sa petite fée, Clochette. Il oublie donc son histoire, il ne sait rien sur lui-même, c’est absolument terrible. Il oublie Wendy et Wendy, elle-même, oublie ce qu’il s’est passé quand elle devient adulte. C’est une histoire où, effectivement, cette notion d’oubli et de gommage de ce qu’il s’est passé est terrible. Mais, en fait, ça rejoint finalement la question du passage de l’état d’enfance à l’âge adulte, on oblitère l’enfance, on gomme l’enfance quand on devient grand", précise Nathalie Prince.

Peter Pan sur l'île imaginaire Neverland

Peter Pan sur l'île imaginaire Neverland

Un Pays Imaginaire Bien Plus Sombre

Le pays imaginaire de Barrie s’appelle en réalité "Neverland" soit “le pays de jamais”, celui où on ne veut jamais aller ou jamais retourner. Cauchemardesque, on y trouve des mercenaires sanguinaires, des pirates, des sirènes monstrueuses, des fées égoïstes et des bêtes sauvages, tous sont maléfiques. La mort y est aussi omniprésente.

Cette sombre histoire, Barrie passera sa vie à l’écrire. Même après la sortie du livre en 1911, il continue de faire d’autres livres autour du même thème, avec les mêmes personnages… Au total quasiment une dizaine de réécritures, des alphabets, des scénarios et d’autres versions du roman, plus édulcorées.

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"Barrie n’a jamais fait autre chose que réécrire la même histoire. Il faut bien garder en mémoire que la mort du frère est un élément tragique qui a transpiré sur toute l’œuvre de Barrie, qui n’a jamais cessé de réécrire la même histoire, comme s’il portait une trace de culpabilité. Coupable d’être toujours vivant peut-être ? C’est d’une certaine manière la petite musique de Barrie, une petite musique triste, on dira une petite musique de mort qui hante son texte, voire ses textes", analyse Nathalie Prince.

Peter Pan Vu Par Disney

Barrie lui-même se décide à adoucir son scénario de base assez rapidement. Puis, dès 1924 des comédies musicales sont montées, mettant de côté l’aspect sombre de Peter Pan. Le coup de grâce se fera avec le Peter Pan de Walt Disney, joyeux luron aux antipodes de celui de Barrie. Tout le monde connait Peter Pan, ce personnage Disney amusant, sympathique et teinté d’innocence. Mais peu connaissent le véritable Peter Pan, celui sorti de l’imaginaire de James Matthew Barrie.

Situons-le d’abord dans le temps. Peter Pan fait sa première apparition en 1902 dans le livre The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc). Barrie le met ensuite en scène dans sa pièce de théâtre intitulée Peter Pan or The Boy Who Wouldn’t Grow Up (Peter Pan ou Le Garçon Qui Ne Voulait Pas Grandir) en 1904. Celle-ci est un véritable succès. Si bien que la pièce ne quittera plus les scènes anglaises de son vivant. Elle remportera également un véritable triomphe au États-Unis.

Peter Pan, c’est tout d’abord l’histoire d’un enfant qui ne veut pas grandir et qui entraîne Wendy et ses frères vers le pays de « Neverland ». Mais voilà, derrière ce résumé se cache une toute autre histoire, bien loin de l’adaptation joyeuse et insouciante de Walt Disney avec son « pays imaginaire » où l’on vit de formidables aventures. Pour comprendre le personnage de Peter Pan et ses origines, il faut se plonger dans la vie de Barrie. Et tout commence par un drame.

James Matthew Barrie perd à l’âge de 7 ans son frère aîné, David, victime d’un terrible accident. Il était le fils préféré de sa mère. Derrière la porte close de la chambre de sa maman, endeuillée et dépressive, le petit James décide alors de prendre la place de ce frère qui ne pourra pas grandir. Il se met alors à porter ses vêtements et va jusqu’à imiter sa voix. On raconte même que des médecins lui diagnostiquent un arrêt de croissance, comme bloqué dans la vie de David.

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« Tous les enfants grandissent, sauf un. » Le roman débute sur ces quelques mots. Parce que l’histoire est tout d’abord celle d’un enfant qui ne grandit pas et qui récupère les enfants abandonnés, niés ou morts tombés de leurs berceaux. Peter voue aussi une haine profonde aux adultes. Pour lui, ils gâchent toujours tout, et il en éprouve une rage profonde. Une maxime du “pays de jamais” raconte qu’à chaque respiration, un adulte meurt.

Peter Pan oublie systématiquement tout ce qui se passe et toutes les personnes qui l’entourent. Il ne se souvient plus successivement de Wendy, des enfants perdus, de Clochette, du capitaine Crochet et de toutes ses différentes aventures. Les enfants perdus ne sont pas en reste, ils oublient également leurs parents, et c’est d’ailleurs ce qui effraie Wendy et la pousse à revenir chez elle. A Neverland, le seul qui résiste à l’oubli est James Crochet.

On peut interpréter cette notion de mémoire comme un reflet du passage de l’enfance à l’âge adulte. On efface un état pour un autre. Qui se souvient exactement des moments vécus étant enfant ?

Peter Pan, et dans une moindre mesure Clochette, sont les personnages qui ont été les plus retouchés par les scénaristes du dessin animé. Il ne faut pas oublier que les films d’animations Disney sont avant tout destinés à un public familial et de ce fait, ils en ont fait une version plus légère, plus édulcorée.

Alors sinon, à quel âge peut-on lire ce roman ? Et bien, je dirai qu’il n’y a pas d’âge pour découvrir ce classique de la littérature. A l’image de nombreuses œuvres de fiction, ce qu’on en ressort dépendra de la maturité du lecteur.

« De Peter, vous penserez bien ce que vous voulez… Peut-être était-il un garçon qui mourut jeune et c’est ainsi que l’auteur imagine ses aventures ultérieures.

Le Syndrome de Peter Pan

Avoir peur de grandir, refuser toute responsabilité d’adulte et se réfugier dans un monde imaginaire porte un nom : le syndrome de Peter Pan. Qu’ils aient 25, 45, ou 65 ans et qu’ils soient célibataires ou en couple, la peur de l’engagement est le symptôme qui caractérise le plus ces hommes immatures. Ils préfèrent se réfugier dans un monde imaginaire entourés de jouets et poupées pour certains, obnubilés par les jeux vidéos et les dessins animés pour d’autres, plutôt que d’assumer leurs responsabilités. De fait, ils leur est difficile de se réaliser sur bon nombre de plans.

L'un des symptômes le plus révélateur du développement de ce syndrome est la phobie de l'engagement mais ce n'est pas le seul. Un rapport au temps différent. Jeunes, ils reportent les choses à plus tard jusqu’au point d’être obligés de les faire dans l’urgence (procrastination) et n’ont pas véritablement conscience de la mort. L’incapacité à reconnaître et assumer leurs responsabilités. Un sentiment de colère envers la mère, cherchant à se libérer de l’influence maternelle et à couper le cordon ombilical sans toutefois y arriver. Des problèmes sexuels. La sexualité ne les intéressent que peu, et en général, ils perdent leur virginité assez tard. Ils peuvent également adopter une attitude machiste pour mieux camoufler leur immaturité et leur peur d’être rejetés.

En effet, être atteint de ce trouble n’empêche pas ces adultes au comportement infantile de vivre une vie qui semble “normale” en apparence. Imitant leur entourage, ils peuvent également évoluer dans un cadre de vie familial “traditionnel” - avoir un emploi, des enfants, être en couple, mariés, etc - simplement par mimétisme et non par volonté, selon l’analyse de Dan Kiley. N’étant pas en phase avec leur quotidien, ils ne se sentent réellement à l’aise que dans leur bulle et lorsqu’ils s’isolent, le décalage se creuse entre la réalité et leur imagination.

Cette volonté de ne pas grandir et ce désir de prolonger l’enfance s’expliquent par l’absence d’une étape pourtant clé dans le développement et l’équilibre de tout être humain. A titre d’exemple, Michael Jackson - membre du groupe des “Jackson Five” à 6 ans et placé sous les feux des projecteurs dès son plus jeune âge - raconte clairement dans sa chanson Childhood (1995) qu’on lui a volé son enfance.

Apparaissant vers les 10-15 ans, il semblerait qu’il existe plusieurs stades d’évolution du syndrome de Peter Pan selon l’âge de l’individu selon les psychanalystes. Avant 17 ans, la personne peut connaître le renfermement, le besoin de se déresponsabiliser, des angoisses et un blocage sexuel. De 18 à 25 ans, apparaissent le narcissisme, le sentiment de décalage avec le monde extérieur, et la misogynie (ou misandrie). De 26 à 30 ans, le syndrome déclenche la nécessité de paraître mature et ce sentiment de double vie.

Guérir du syndrome de Peter Pan est possible mais la difficulté dans le traitement de ce trouble est le déni. Il est donc nécessaire qu’en tout premier lieu, il y ait reconnaissance d’un trouble comportemental.

Syndrome de Peter Pan

Syndrome de Peter Pan

Le Syndrome de Peter Pan Chez la Femme Existe-t-il ?

On a longtemps réservé ce trouble aux hommes, préférant en attribuer d'autres aux femmes, considérés comme plus "féminins". Ont alors vu le jour, le syndrome de Wendy décrivant une femme qui a besoin de s’occuper des autres telle une maman. Le syndrome de la fée Clochette caractérise quant à lui les femmes ambitieuses, perfectionnistes et manipulatrices. Enfin, le complexe de Cendrillon qui concerne les femmes qui ont peur d'être indépendantes et qui choisissent inconsciemment d'être prise en charge par autrui.

Une Nouvelle Déclinaison du Mythe

Une toute nouvelle déclinaison du mythe de Peter Pan est désormais disponible sur Disney Plus à partir de ce 28 avril. Peter Pan et Wendy est le tout dernier d'une longue série d'adaptations autour du personnage de Peter Pan et son univers. Longs-métrages live et d'animation, séries, bande-dessinées ou encore comédies musicales, la légende a fait du chemin depuis sa première apparition en littérature qui date de... 1902.

Si la plupart des adaptations ont une tonalité plutôt légère dans le but de s'adresser à un très jeune public, l'œuvre d'origine signée James Matthew Barrie était bien plus sombre. La figure de Peter Pan, y compris sur grand et petit écran, a conservé une partie de cette caractéristique. Mais en version très, très soft. On connaît tous la défiance de Peter pour le monde des adultes ; il l'évite à tout prix. Sauf qu'initialement, ça allait beaucoup plus loin. Le « héros » voue une haine pure et dure à tous les adultes par principe. Pour vous donner une idée, à Neverland, un proverbe dit qu'à chaque respiration, un adulte décède. C'est pourquoi Peter prend un malin plaisir à haleter plus que de raison, en espérant en tuer un maximum.

Dans la majorité des adaptations, les amis de Peter sont des enfants qu'il a recueillis au fil du temps. À l'origine, ce sont carrément des enfants morts pour certains, pas juste « abandonnés ». Peter Pan les récupère et les emmène au pays imaginaire pour en faire ses compagnons. Jusqu'ici c'est une métaphore plutôt mimi mais notre jeune ami est un égoïste psychopathe qui ne tolère aucune évolution chez ces enfants. Dès qu'ils grandissent, il les tue et va en chercher d'autres ; pour lui tout cela n'est qu'un jeu. C'est ainsi que le cycle se répète à l'infini.

Conséquence directe de ce qui est évoqué plus haut. Les enfants perdus sont plus des victimes de Pan qu'autre chose. Celui-ci les voit comme remplaçables, interchangeables. Il ne les aime pas, en tout cas pas plus qu'un petit garçon aime les jouets qu'il finit systématiquement par user et casser avec le temps.

Pire encore, la notion d'oubli était à l'origine bien plus tragique. Peter ne se rappelle d'aucun des enfants, il oublie évidemment Clochette mais oublie aussi son propre passé, ce qui en fait un personnage sans véritable identité. Cerise sur le gâteau : il oublie aussi Wendy et lorsque celle-ci a vieilli, il revient... Neverland n'était pas du tout un lieu idéal. Outre les pirates et les crocodiles, le « pays imaginaire » (traduction façon euphémisme puisque l'idée de base est plutôt « le pays où on ne veut jamais aller ») regorge de menaces. Tous les animaux sont agressifs tout comme les mercenaires, les fées mais aussi les sirènes qui sont clairement fourbes. Il y règne une sauvagerie sans nom, les enfants sont en danger perpétuel. C'est aussi un endroit en dehors de toute réalité, ce qui a un effet néfaste sur Peter.

J.M. Barrie a fini par lui-même réécrire plusieurs fois sa propre œuvre pour la rendre moins triste. Les prises de liberté des adaptations ne sont donc pas autant des trahisons qu'on pourrait le croire. L'auteur a également cédé l'intégralité des droits de ses écrits au Great Ormond Street Hospital, un hôpital pour enfants malades.

Peter Pan

L'actrice anglaise Anna Neagle (1904 - 1986) pose pour l'artiste A. L. Grace dans le rôle de Peter Pan, dans son studio de Kensington, à Londres, le 17 décembre 1937.

Si le "Pays Imaginaire" a de quoi faire rêver dans le "Peter Pan" des Studios Disney, nul doute que vous ne métreriez pas un pied dans celui qui figure dans l'histoire contée par James Matthew Barrie !

Une Histoire Qui Prend Forme en Plusieurs Étapes

Lorsqu’on évoque la véritable histoire de Peter Pan, on revient généralement au roman Peter and Wendy, paru en 1911. Cependant, le personnage apparaît plus tôt dans les créations de James Matthew Barrie. On le retrouve dès 1902, dans Le Petit Oiseau blanc. Il est ensuite l’objet d’une pièce de théâtre nommée Peter and Wendy. C’est cette pièce que l’auteur écossais transforme ensuite en roman phare. Plus tard, Barrie continue de reprendre ces personnages et d’en faire de nombreuses réécritures tant le thème l’obsède.

Dans la version originelle de Peter Pan, il est bien question d’emmener des enfants à Neverland, le « pays de Jamais ». Cependant, l’île n’a rien de paradisiaque. Tout y est menaçant et dangereux pour les enfants morts ou abandonnés, à commencer par Peter Pan lui-même. En effet, il n’hésite pas à les assassiner dès qu’ils deviennent adultes. Il fait en outre tout son possible pour tuer un maximum d’adultes, en mettant à exécution la légende insulaire qui veut qu’un adulte meure à chaque respiration.

Les Conséquences de la Perte de la Notion du Temps

Sans compassion, égoïste, Peter Pan tue sans remords, car pour lui tous les enfants se ressemblent et sont interchangeables. Il a en effet perdu la notion du temps sur cette île où il est prisonnier depuis des années. Il finit par oublier les premiers enfants amenés à Neverland et jusqu’à la fée Clochette et à Wendy.

Cette dernière oublie également l’épisode de Neverland en grandissant, incarnant l’oubli de l’enfance lors du passage à l’âge adulte. Peter Pan a d’ailleurs tout oublié de lui-même : il ne sait rien de son histoire ni de ses parents. Il oublie même la promesse de revenir tous les ans qu’il fait à Wendy, car le temps ne passe pas à Neverland. Lorsqu’il finit par revenir, Wendy est déjà adulte, mariée et maman. Peter Pan emmène alors sa fille Jane, puis sa petite-fille Margaret, à Neverland : avec l’oubli, la même histoire se répète génération après génération.

Quel Était le Rôle de Wendy Dans l’Histoire de Peter Pan ?

Dans la véritable histoire de Peter Pan, Wendy est un personnage qui occupe une place centrale. Comme lui, elle n’aime d’abord pas les adultes, car elle a d’eux l’image d’un père colérique. Elle accepte de suivre Peter Pan à Neverland, ou elle se rend finalement compte qu’elle est prête à devenir adulte, après y avoir tenu un rôle de mère pour Peter et les enfants perdus. Elle ne parvient cependant pas à convaincre Peter Pan de quitter Neverland, en dépit de son propre retour et de l’adoption des enfants perdus par ses parents.

Une Inspiration Venue d’Un Deuil Insurmontable Pour l’Auteur

La véritable histoire de Peter Pan, cet enfant qui ne veut pas grandir, fait douloureusement écho à l’expérience de son auteur. En effet, James Matthew Barrie alors âgé de 7 ans perd son grand frère, David, qui allait fêter ses 14 ans. Ce dernier était le grand favori de la famille et James ne tarde pas à chercher à remplacer ce frère disparu qui laisse un si grand vide. Il se glisse à tel point dans la peau de son frère qu’il porte ses vêtements, qu’il reprend ses intonations et que sa croissance s’arrête autour de 1,50 mètre. Les efforts de James M. Barrie restent cependant vains aux yeux de sa mère.

« Tous les enfants, excepté un seul, grandissent. Ils savent très tôt qu'ils grandiront… » Ainsi commence le Peter Pan de l'écrivain et dramaturge écossais James Matthew Barrie (1860-1937).

Peter Pan va faire son grand retour au cinéma, près d'un demi- siècle après le premier dessin animé que lui ont consacré les Studios Walt Disney en 1953. Il n'a pas changé, l'incorrigible lutin roux dans son habit vert, pas plus que son ennemi, le capitaine Crochet, fines moustaches, chapeau à panache et rapière au côté.

Wendy, qui avait choisi de revenir dans le monde réel a donc grandi. C'est une femme désormais, elle est même maman de deux enfants, Danny et Jane, et pour les endormir, elle leur raconte les histoires de ce magique Pays Imaginaire qu'elle a connu jadis. La vie, dans le Pays Imaginaire, continue comme avant, rythmée des incessantes querelles entre Peter Pan et Crochet. Et quand Crochet décide de kidnapper Wendy pour s'en servir comme appât... Et la petite fille qui n'y croyait pas va découvrir le Pays Imaginaire... et ses dangers.

La triste HISTOIRE VRAIE derrière le conte de PETER PAN

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