Rebelle : Une Analyse Approfondie du Film Disney-Pixar

Rebelle, connu sous le nom de Brave dans les pays anglophones, marque une étape importante dans l'histoire de Pixar. Le film se distingue par son héroïne, Merida, et aborde des thèmes de rébellion, de courage et de relations mère-fille. Cet article propose une analyse détaillée de ce film d'animation.

Affiche du film Rebelle

Une Nouvelle Ère de Réalisation

Rebelle marque l’arrivée de nouvelles têtes à la réalisation : Mark Andrews et Brenda Chapman. Brenda Chapman, connue pour son travail sur « Le Prince d’Egypte », apporte une profondeur de contes de fées au récit. Mark Andrews, quant à lui, avait déjà de l'expérience en tant que directeur de secondes équipes.

Un Récit Surprenant

Dès le début, il est difficile de prédire où le film va nous mener. L'ambiance Fantasy pourrait faire penser à une quête épique, mais Rebelle est avant tout l'histoire d'une héroïne indépendante qui effectue plusieurs allers-retours entre le château et les environs, entre son monde et celui de la magie.

Sur le papier cela semble pas mal, on sent que de grosses équipes d’écritures ont bétonné le terrain en travaillant une profondeur de contes de fées au récit avec une réelle tyrannie mère/fille ou la transformation du père en potentiel matricide. Le film va même jusqu’à montrer le meurtre d’un poisson et ses soubresauts d’agonie en gros plan, suivi d’un plan sur la mère, possédée par un esprit animal qui se met à dévorer sans retenue la chair à même le rocher. Cette transgression et cette profondeur sont amenées par touches, tout en maintenant une certaine poésie dans la façon de caractériser les personnages avec un humour bienveillant.

Cette manière de procéder donne aux scènes comiques un aspect rempli et abrupte. L’humour a souvent été utilisé comme ressort pudique afin de désamorcer des scènes suscitant l’émotion dans des films classiques (chez Rossellini par exemple), ici on a l’impression que c’est la narration, le thème sérieux, qui vient rattraper des séquences qui pourraient partir dans un burlesque trépidant à la manière du « Sacré Graal » des Monty Python.

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Parfois même, la mise en scène du gag rejoint la dramaturgie du film avec une maestria assez remarquable : l’apparition de l’ours empaillé dans un coin de la salle après la première et très très bonne scène du repas en début de film ; on notera aussi le balai passé par la sorcière dont le frottement reste dans le son alors que la sorcière l’a lâché au plan suivant, une idée largement à la hauteur de l’ombre du Vampyr dans le « Dracula » de Coppola, mais cette fois-ci avec un enchainement de gags en plus.

Les Personnages et l'Humour

Le film se distingue par un sens du comique réjouissant dans l'écriture des personnages. Les trois prétendants, les triplés muets et hystériques, ainsi que certaines situations, comme le passage de la robe qui fige le personnage, ajoutent une dimension humoristique.

On découvre assez rapidement un sens du comique assez réjouissant dans l’écriture des personnages (les 3 prétendants, les triplés muets et hystériques…), l’invention de certaines situations (le passage de la robe qui fige le personnage) ou tout simplement dans la mise en scène des gags. En règle générale, lorsque quelque chose de drôle arrive à un personnage ou qu’une réplique amusante est lancée, on a ensuite un plan avec au premier plan l’action suivante qui démarre et au second plan la réaction ou la poursuite du gag précédent en inertie.

Merida et sa mère

Une Héroïne Complexe

Merida est une héroïne qui effleure tous les thèmes attendus : la révolte contre un ordre établi injuste, les erreurs de jugement et les conséquences des choix. C'est en brisant les limites de son carcan narratif que Rebelle voit naître un personnage d'une richesse remarquable.

Son héroïne, Merida, va donc effleurer tour à tour tous les thèmes attendus : la révolte contre un ordre établi perçu comme injuste, les erreurs de jugement, les conséquences drastiques des choix qu’elle aura à faire… C’est pourtant en brisant les limites de son carcan narratif que Rebelle va voir naître, avec Merida, d’un personnage d’une richesse remarquable, d’une humanité inaccoutumée.

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Avec Rebelle, le studio Pixar semble donc poursuivre sur la voie d’une maturité nouvelle : cet attachement à une peinture non-manichéenne, non-simpliste des caractères place ceux-ci au centre de la narration. L’intrigue semble toujours plus n’être qu’un prétexte à la création de personnages fouillés, complexes, passionnants - tout le contraire d’un studio Disney qui, au vu de La Princesse et la Grenouille et de Raiponce, semble se moquer comme d’une guigne de rendre les siens crédibles.

Les choix opérés par les trois réalisateurs de Rebelle sont d’autant plus intéressants que le récit se veut épique, grandiose, héroïque : une ampleur inaccoutumée pour Pixar. Rebelle témoigne de l’ambition de construire un récit féerique, aventureux, qui soit en même temps le portrait d’une relation entre une mère et sa fille dont l’intensité étonne.

L'Écosse : Un Personnage à Part Entière

L'Écosse elle-même est un personnage à part entière dans le film. Rebelle restitue parfaitement l'aura de ce pays magnifique, avec des décors des Highlands et des châteaux époustouflants.

L'autre vrai personnage du film est à l'évidence l'Ecosse elle-même ! Rebelle sait, en effet, parfaitement restituer l'aura de ce magnifique pays. Les décors de ses Highlands et Castle y sont tout simplement époustouflants.

Pour restituer toutes ces beautés, Pixar s'est, une fois de plus, surpassé. Jamais la nature en image numérique n'a été aussi organique. Les costumes, les robes, les tartans et les capes de fourrure sont plus que bluffants.

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Les décors contribuent à retranscrire l'ambiance du film, mêlant la grandeur à l'intime. La musique celtique et écossaise ajoute une dimension authentique.

Voici un tableau récapitulatif des principaux personnages et de leurs caractéristiques :

Personnage Description
Merida Princesse rebelle, experte en tir à l'arc
Elinor Reine autoritaire, mère de Merida
Fergus Roi, père de Merida
Les Triplés Frères de Merida, espiègles et muets

Pixar et Disney : Une Affaire d'Identité

Depuis le rachat de Pixar par Disney en 2006, John Lasseter est à la tête de la création des deux studios. L'idée est que chacun doit garder sa propre identité. Rebelle, en tant que premier film de princesse de Pixar, a suscité des interrogations sur l'influence de Disney.

Entre autres notes d’intention, cette propension de Pixar à souhaiter se démarquer des longs-métrages estampillés Disney, et ce depuis Toy story, a toujours témoigné d’une ambition constante de leur part à défricher tout un champ des possibles découlant de la nature même du medium animation. Dès ses premiers courts-métrages et publicités, Pixar ne ressemblait à rien d’autre que Pixar, et il en serait de même pour chacune de ses œuvres à venir.

Une Rébellion Féministe ?

Rebelle a été perçu par certains comme un film féministe, notamment en raison de son héroïne qui n'aspire pas à la vie de princesse. Cependant, le film met en garde contre les dangers de vouloir s'émanciper du carcan patriarcal.

Parce qu’il est centré sur une fille qui n’aspire pas à la vie de princesse à laquelle on veut la soumettre, le dernier film de Disney/Pixar a pu passer pour féministe aux yeux de certain-e-s critiques. Le magazine Elle le qualifie ainsi de « conte de fées moderne et féministe »[1], et Télérama va dans le même sens en se réjouissant de voir Disney persévérer dans la « veine capillaire » inaugurée par « l’insolente Raiponce »[2] (j’ai personnellement du mal à voir comment on peut qualifier Raiponce d’insolente mais passons… Cf.

Si Mérida, l’héroïne du film, est bien au début une fille « forte » qui refuse d’adopter le rôle que lui assigne le patriarcat, la rébellion est néanmoins de courte durée. Loin de montrer cette volonté d’émancipation comme quelque chose de positif, le film s’acharne au contraire dans toute sa deuxième partie à mettre en garde l’héroïne contre les dangers qu’elle encourt à vouloir ainsi se libérer. « Faites attention jeunes spectatrices, réfléchissez bien à deux fois avant de vouloir vous émanciper, car il pourrait en résulter plus de mal que de bien ! ».

En effet, une princesse Disney se doit de finir dans les bras d’un homme. Les seules héroïnes qui échappent à cette condition sont significativement des femmes qui ne portent pas le nom de « princesses » : Pocahontas et Mulan. Au passage, cela n’empêche pas non plus ces dernières de finir dans une relation de dépendance affective envers un personnage masculin.

C’est à cette toute tradition que Mérida veut s’opposer. Elle est une princesse, mais en refuse la condition, en particulier le mariage et le prince qui va avec. C’est lorsqu’il s’attaque à ce sujet que le film donne lieu à ses meilleures scènes. Mérida fait quelques efforts. Pour faire plaisir à sa mère, elle supporte ces violences faites à son corps (même si, symboliquement, elle tient à laisser dépasser une mèche de cheveux de sa camisole). Elle supporte aussi la cérémonie de présentation de ses trois prétendants. Mais lorsque ceux-ci concourent pitoyablement au tir à l’arc pour savoir qui remportera la main de la princesse, elle laisse éclater sa colère.

Interrompant le bon déroulement de la cérémonie, elle se présente comme « première née du clan Dun Broch », et en ce sens légitimée à concourir contre ses prétendants pour gagner… sa propre main. Le film met ainsi clairement en évidence la dépossession dont Mérida est la victime : celle-ci ne jouit même pas de la liberté la plus élémentaire, puisque même sa propre personne ne lui appartient pas. Elle doit combattre pour gagner sa liberté, pour pouvoir disposer d’elle-même comme elle le souhaite.

Mérida refuse sa condition de femme sous le patriarcat, qui la condamne à être toujours la propriété d’un homme (le père puis le mari). Elle se révolte donc, et avec la manière ! En effet, après avoir libéré ses cheveux et déchiré sa robe trop serrée qui l’empêchait de bander son arc, elle décoche sans sourciller trois flèches dans le mille, en finissant par transpercer la flèche de celui qui pensait avoir gagné sa main grâce à un tir si puissant que la cible est littéralement pénétrée par la flèche de l’héroïne.

Ce tableau de l’oppression subie par les femmes sous le patriarcat serait ainsi tout à fait intéressant et louable si la mère n’était pas montrée comme la persécutrice quasi-exclusive de sa fille. L’acharnement avec lequel le film fait en effet reposer sur les seules épaules de la mère la responsabilité du malheur de Mérida est assez étonnant au premier abord.

Pourquoi faire ainsi d’un personnage féminin l’incarnation de l’oppression patriarcale ? On retrouve ici à mon avis une logique à l’œuvre dans bon nombre de Disney d’après la seconde vague féministe, et dont La petite sirène est le premier exemple. Dans ces films, les héroïnes sont posées comme les victimes d’un système patriarcal restreignant leur liberté, mais les pères sont quant à eux toujours innocentés en étant présentés comme des patriarches bienveillants, mus uniquement par l’amour et ne voulant que le bien de leur fille (cf. l’article sur les pères et mères chez Disney).

Or, dans Rebelle, cette logique mystificatrice est encore plus perverse puisque, non seulement le père est totalement blanchi de toute responsabilité dans l’oppression de sa fille, mais c’est en plus la mère qui apparaît comme l’incarnation diabolique du patriarcat dont Mérida veut s’émanciper.

Alors qu’Elinor passe son temps à la réprimander, le père ne souhaite au contraire que son épanouissement. Un exemple parmi tant d’autres est la scène du dîner où Mérida arrive en posant son arc sur la table. La mère : « Mérida, une princesse ne pose pas ses armes sur la table (…). Une princesse ne devrait même pas avoir d’arme ». Le père : « Laisse-la vivre. Par ce dispositif, le film fait porter tout le chapeau de la domination masculine aux femmes. Les hommes n’ont pas grand-chose à voir là-dedans, ce sont juste de joyeux gaillards qui aiment bien se bagarrer entre eux. Il importe à mon avis de bien mesurer à quel point le discours du film est sur ce point proprement scandaleux. Les hommes n’ont rien à voir avec le patriarcat, le seul problème ce sont les femmes. Exactement comme si on soutenait que les noirs étaient les responsables du racisme.

Cette introduction (qui dure à peu près un tiers du film) nous place résolument du côté de l’héroïne. Difficile en effet de ne pas être révolté-e par le traitement qui lui est infligé et de ne pas souhaiter qu’elle se libère définitivement du carcan patriarcal qui l’empêche de s’épanouir. Sauf que le film prend ensuite une tout autre direction : au lieu d’encourager Mérida sur la voie de son émancipation, il la punit au contraire pour son « égoïsme ».

Le véritable discours du film commence ainsi à se mettre en place. Loin de dresser un portrait positif d’une jeune héroïne féministe, il semble au contraire nous mettre en garde contre les excès des féministes. L’avertissement avait déjà été donné par la reine. Lorsque Mérida affirme au début qu’elle veut être libre, sa mère rétorque : « Mais es-tu prête à payer le prix de cette liberté ? ».

Parce qu’évidemment, cette liberté à un prix, et pas des moindres. C’est tout le sens de la légende qu’Elinor raconte à Mérida lorsque celle-ci refuse de se marier : « Il était une fois un ancien royaume dont le nom a été oublié depuis longtemps. Il était dirigé par un roi sage et juste qui était aimé de tous. Quand il est devenu vieux, il a divisé son royaume entre ses quatre fils afin qu’ils soient les piliers sur lesquels reposerait sa terre. Mais l’ainé des princes voulait gouverner seul. Il n’en a fait qu’à sa tête et le royaume a sombré dans la guerre, le chaos et la destruction ».

En racontant cette histoire à sa fille, Elinor essaie ainsi de lui faire voir où va la mener son égoïsme de féministe : rien moins qu’au chaos et à la destruction ! Mérida se moque gentiment de la leçon de sa mère, qui lui rétorque immédiatement : « Les légendes sont des leçons, elles nous montrent la vérité ».

La suite du film lui donnera amplement raison, puisque la tentative d’émancipation de Mérida mènera effectivement le royaume vers le chaos. La fille aurait mieux fait d’écouter sa mère, et elle le reconnaîtra d’ailleurs explicitement à la fin du film, en reprenant à son compte ce discours face à son père et aux prétendants : « Cette légende est vraie. Je sais qu’une attitude égoïste peut changer le destin d’un royaume. Les légendes sont des leçons. Elles nous montrent la vérité ».

Lors de la violente dispute qui suit l’épreuve de tir à l’arc, Mérida fend de rage la tapisserie que sa mère était en train de confectionner, et qui représentait la famille au complet. Par ce geste, elle signifie à sa mère qu’elle préfère rompre le lien qui les unit plutôt que de renoncer à son émancipation.

Mais la portée symbolique de cet acte ne s’arrête pas là : Mérida vient de briser par l’épée ce que le film pose, ainsi qu’on le verra plus loin, comme le fondement de la civilisation et de l’humanité : la famille nucléaire. En effet, la tapisserie ne représente pas seulement Mérida et sa mère, mais aussi son père et ses trois petits frères. La métaphore de la tapisserie sera filée tout au long du film.

Après s’être brouillée avec sa mère, Mérida s’enfuit à cheval dans la forêt. Des feux follets l’attirent alors vers la cabane d’une sorcière. L’héroïne lui explique son souhait en ces mots : « Je veux un sort qui changera ma mère, ce qui changera mon destin ».

C’est en cela que réside l’« égoïsme » de Mérida : elle préfère changer sa mère plutôt que de changer elle-même. La sorcière exauce ses vœux en lui confectionnant un gâteau que l’héroïne fait manger à sa mère. A partir de là, Elinor se transforme effectivement, mais pas vraiment dans le sens où l’attendait Mérida, puisqu’elle se métamorphose en une immense ourse.

Déconcertée, Mérida retournera à la maison de la sorcière pour savoir comment annuler le sort. Le seul indice qu’elle parvient à obtenir réside dans une formule énigmatique : « Le destin peut être changé. Regarde à l’intérieur de toi. Retisse les liens déchirés par l’orgueil ».

Mérida finira par en comprendre le sens : il lui faut recoudre la tapisserie qu’elle avait déchirée « par orgueil », c’est-à-dire renouer les liens qu’ELLE a brisés. Ainsi, le film désigne Mérida comme la responsable principale de la rupture. Et c’est par conséquent elle qui devra faire le plus gros des efforts en dépassant son égoïsme pour changer dans le sens souhaité par sa mère (même si cela signifie son renoncement à s’émanciper du carcan patriarcal).

La formule précise d’ailleurs un peu plus le péché dont le film accuse Mérida : « Retisse les liens déchirés par l’orgueil ». Vouloir échapper à la condition de femme soumise à laquelle on veut l’assigner relèverait donc de l’orgueil de la part de l’héroïne ?

Enfin, la manière par laquelle Mérida peut annuler le sortilège est aussi lourde de sens. Pour que tout retourne dans l’ordre et que tout le monde soit heureux, Mérida doit en effet recoudre par le fil et l’aiguille ce qu’elle a fendu par l’épée.

En voulant changer sa mère, Mérida l’a donc transformée en ourse. Or ce détail est loin d’être insignifiant. Comme on l’a vu, l’enjeu du conflit entre la mère et la fille est que chacune veut essayer de changer l’autre. Elinor veut changer Mérida pour qu’elle devienne une reine comme elle et prenne sa succession, et Mérida veut changer sa mère pour qu’elle comprenne et accepte ses revendications féministes.

Chez la sorcière, l’héroïne cherche donc un sort qui lui permettrait de rendre sa mère plus compréhensive, un sort qui lui ferait adopter les idées de sa fille. C’est en ce sens qu’il faut comprendre la transformation de la mère en ourse : Mérida veut que sa mère devienne comme elle ? Et bien soit, elle deviendra un animal.

Il faut mettre cela en rapport avec, d’un côté, les scènes du début où Elinor explique à sa fille comment il faut se comporter lorsque l’on est une femme (en ne s’empiffrant pas à table par exemple), et d’un autre côté, les scènes où Elinor transformée en ourse tente en vain de maintenir ces règles de savoir-vivre lorsqu’elle prépare le petit déjeuner pour sa fille dans la forêt.

Pendant un moment, cette transformation d’Elinor est présentée comme quelque chose de plutôt positif par le film, puisqu’elle permet de rapprocher la mère et la fille qui échangent ainsi de beaux moments de complicité. Sauf que cette métamorphose s’avère très rapidement beaucoup plus dangereuse qu’elle en a l’air.

En effet, l’ourse semble par moments prendre le dessus sur la mère. Mérida se retrouve alors face à un véritable animal sauvage, et non plus face à sa mère ayant l’apparence d’une ourse. Ces moments terrifiants ont en plus une dimension prémonitoire puisque le sort est voué à se concrétiser définitivement au prochain lever de soleil si Mérida ne parvient pas à y mettre fin.

Pour bien comprendre comment fonctionne la métaphore de l’ours dans le film, il importe de rapprocher l’histoire de Mérida de celle de Mordu, l’autre « égoïste » menaçant l’existence de la civilisation. Son destin a...

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