« Rémi sans famille », adaptation du célèbre roman d’Hector Malot, retrace les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant.
Le film est une énième adaptation du roman « Sans famille » (1878) d’Hector Malot, une histoire que beaucoup connaissent plus ou moins et qui se transmet en famille.
L'histoire de Rémi
Rémi est un jeune garçon de 8 ans qui vit sur les rives du Chavanon, dans le massif central. Il aide sa mère, Madame Barberin, aux travaux de la ferme. Il ne connaît pas son père, car celui-ci vit à Paris. Rien ne laisse présager le terrible événement qui va survenir.
Barberin est victime d'un accident et intente un procès à son employeur, mais sans succès. Jérôme rentre à Chavanon et y découvre que Rémi, qui est en fait un enfant qu'il a trouvé, vit encore chez lui alors qu'il aurait voulu...
L'histoire de « Rémi sans famille », ce n'est pas vraiment la vie en rose. Élevé par une fermière très pauvre, Rémi est d'abord séparé de la vache, sa seule amie, vendue au voisin. Lorsque celui qu'il croyait être son père revient - estropié - de la guerre, le petit apprend qu'il a en fait été recueilli peu après sa naissance et est ramené de force à l'orphelinat… Auquel il n'échappe que parce que Vitalis, un vieux musicien barbu incarné par Daniel Auteuil, décide de le faire chanter. Pour Rémi commence alors la rude vie de saltimbanque.
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Tout jeune, alors que sa maman traverse de grosses difficultés financières, Rémi rencontre pour la première fois celui qui doit être son père. Mais ce dernier lui apprend qu'il a en fait été recueilli par sa femme quelques années plus tôt, abandonné sur le parvis d'une église. L'homme décide de le conduire à l'orphelinat, mais le jeune garçon parvient à s'enfuir. Il est bientôt intercepté par un inconnu aux cheveux longs et à la barbe impressionnante. Vitalis va prendre en charge le gamin, qui va très vite s'attacher à son chien Capi. Ils vont prendre la route ensemble en donnant des spectacles de rue. Jour après jour, la foule se rassemble autour des exploits d'un singe savant appelé Joli Cœur. Le don de Rémi pour le chant va très vite faire partie des attractions, avec cette très jolie mélodie qu'il chante depuis toujours et qui bouleverse les foules. En parcourant les routes de France, le jeune garçon va prendre goût à cette vie de nomade pleine de rencontres fascinantes.
On croit l'enfant sauvé lorsque Vitalis, qui se révèle finalement protecteur, lui fait découvrir le plaisir du chant. Mais très vite, le vieil homme est jeté en prison, où il attrape la tuberculose… Au cours d'une épopée jonchée d'épreuves tragiques, Rémi est vendu, tenu en laisse, battu par des policiers, attaqué par des loups, menacé avec un couteau par un couple de tueurs sans pitié. Et son cher Vitalis, tout comme son adorable singe Joli-cœur, passent l'arme à gauche.
Il y a heureusement des moments lumineux dans ce long-métrage d'Antoine Blossier inspiré du roman d'Hector Malot. Comme ceux qui voient Rémi se lier d'amitié avec Lise, une fillette bourgeoise. Ou comme la fin, heureuse et pleine d'espoir.
Très prenant, le film est par ailleurs joliment mis en scène, habité par une musique envoûtante très présente et tourné dans les magnifiques paysages de l'Aubrac et du Tarn. Et au milieu d'un casting d'acteurs confirmés - Auteuil, Ludivine Sagnier, Virginie Ledoyen, Jacques Perrin - Maleaume Paquin, le comédien principal, qui n'avait que 12 ans au moment du tournage, s'avère formidable.
Antoine Blossier, qui a cherché à moderniser le roman en apportant un "filtre" féerique ainsi qu'une certaine notion d’aventure, explique : "Malgré son positivisme, "Sans famille" est un livre assez sombre et naturaliste. J’ai cherché à lui donner une dimension de conte, ceux que nous nous faisions lire, petits, sous la couette, et que nous racontons à présent à nos enfants.
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Le Tournage
En juin 2017, Troyes accueillait le tournage du film « Rémi sans famille » avec Daniel Auteuil. Alors que des températures approchant les 35 ºC assommaient les Aubois, dans la cour de l’hôtel de Vauluisant, à Troyes, une équipe de cinéma tournait une scène historique hivernale. Il s’agit d’une scène dans la dernière partie du film où Rémi part à la recherche de ses origines, à Londres ! Ses recherches le rapprochent alors d’une famille d’aristocrates déchus habitant un manoir en ruines. Le bâtiment troyen, siège du musée de la bonneterie est devenu, par la magie du cinéma, un bâtiment nimbé d’une aura lugubre. Le spectateur avisé pourra alors, à la manière d’un jeu de piste, chercher la scène en question et sourire en repensant que le bâtiment n’a rien de londonien, ni de gothique. Il devra toutefois faire vite pour reconnaître le porche de l’édifice, son double escalier extérieur et ses tourelles à petites fenêtres.
Rémi Sans Famille - Le Tournage en France
Réception
Le film a été bien accueilli par le public, touchant particulièrement les jeunes spectateurs. Un spectateur a dit l'avoir vu avec son petit garçon de 6 ans, ému aux larmes pendant une bonne partie du film, et même après, il a dit qu'il trouvait trop bien. Daniel Auteuil est très bon et passe beaucoup d'émotions, le jeune garçon qui joue Rémi également.
Les acteurs sont en grande partie responsables de cette émotion, mais les animaux aussi ! Une bande sonore (parfois trop omniprésente) accentue le mélodrame. Fabuleuse photographie.
Concernant la performance de Daniel Auteuil, il est décrit comme parfait, touchant, sincère et magnifique. On sent qu'il a travaillé son personnage.
NOTE DE LA RÉDACTION : 3/5
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Tableau récapitulatif des éléments clés du film
| Élément | Description |
|---|---|
| Titre | Rémi sans famille |
| Réalisateur | Antoine Blossier |
| Acteurs principaux | Maleaume Paquin, Daniel Auteuil |
| Genre | Aventures, Famille |
| Inspiration | Roman "Sans famille" d'Hector Malot |
| Lieux de tournage | Aubrac, Tarn, Troyes |
La saga de Rémi est bien trop longue pour tenir dans un simple album de bande dessinée, malgré les près de 60 pages de cette adaptation d'Eric Stalner et Cédric Simon. En cherchant à couvrir l'ensemble des jeunes années de l'orphelin, et à respecter le synopsis du film - lui-même adapté du roman d'Hector Malot - les auteurs nous projettent très vite d'une époque à l'autre. La très belle densité du début d'album est prise de vitesse par ce tempo élevé ; et on lit cette aventure un peu à la manière des livres pour enfants, qui sautent d'une émotion forte à l'autre, sans qu'on puisse reprendre son souffle. On perçoit, cela dit, la dimension universelle de ce destin dramatique et touchant, et on dévore ce livre. On se régale des magnifiques images de Stalner qui, à elles seules, rendent cette lecture immersive. Les physiques de ses personnages sont d'une richesse incroyable, chacun incarnant de la tête aux pieds un caractère remarquablement défini. Les nuances de bleu de ses paysages nocturnes sont magnifiques, l'investissement du dessinateur et de sa coloriste Florence Fantini dans ce travail de commande est impressionnant. On conseillera ce livre à un public jeune qui appréciera cet enchaînement débridé, tout en gardant la possibilité de se plonger dans ces planches superbes. Peu d'artistes donnent autant à voir dans leur travail en BD, la maîtrise technique de Stalner ne se dément pas.