Star Wars au Cinéma: Une Histoire Épique

Star Wars, c’est une série de films de science-fiction célèbre dans le monde entier. Il y a même une Journée mondiale Star Wars, le 4 mai ! Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, les chevaliers Jedi et les seigneurs noirs des Sith se livrent un combat sans merci !

Logo Star Wars

La Genèse d'une Saga

Les trois premiers films - la première trilogie - sont sortis au cinéma dans les années 1980. À l’époque, cette « guerre des étoiles » où s’affrontent le bien et le mal a passionné le public. Un scénario original, des effets spéciaux nouveaux, des héros courageux et des créatures extraordinaires : la recette du succès était trouvée ! Et le virus de Star Wars s’est transmis de génération en génération !

Star Wars a aussi été décliné en dessins animés, en jeux vidéo, en bandes dessinées, en jouets… Une véritable Starwars-mania ! D’ailleurs, en 2015, près de 40 ans après le premier film, Le Réveil de la force s’est classé au 4e rang des films les plus vus dans le monde.

Dans quel ordre faut-il regarder les épisodes de Star Wars ?

Comment Regarder Star Wars? Les Ordres de Visionnage

En général, deux approches existent pour regarder Star Wars : suivre la sortie au cinéma ou choisir l’ordre chronologique. Mais il existe un troisième ordre Star Wars plus original. Vous désirez choisir le meilleur ordre pour regarder les films Star Wars ? Trois grands choix s’offrent à vous : l’ordre de sortie au cinéma, l’ordre chronologique de l’histoire, et le fameux ordre à la machette (Machete Order).

L'Ordre de Sortie au Cinéma

L’ordre de sortie au cinéma (IV, V, VI, I, II, III, VII, VIII, IX) est la manière classique pour découvrir les films. Ce faisant, il laisse le public (re)découvrir les événements tels qu’ils ont été présentés au fur et à mesure des années dans les salles.

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L'Ordre Chronologique

En misant sur l’ordre des épisodes (I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX), l’intérêt est de suivre les événements dans un ordre logique qui commence par l’enfance d’Anakin Skywalker et se termine par son retour dans le Côté Clair de la Force. C’est l’ordre que George Lucas souhaite que l’on suive, du moins pour les deux premières trilogies.

Ordre chronologique Star Wars

L'Ordre à la Machette

Ici, cette liste se restreint à la trilogie originale (épisode IV, V et VI, sortis en 1977, 1980 et 1983) ainsi qu’à la prélogie (I, II et III, arrivés au cinéma en 1999, 2002 et 2005). En fait, il existe même une déclinaison un peu plus « hardcore », qui vise à exclure l’épisode I (La menace fantôme) de cette liste.

Peut-être allez-vous légitimement vous demander quel est l’intérêt de mélanger l’ordre des films, ou même d’en écarter. Surtout si vous n’avez jamais vu Star Wars. Heureusement, on a des explications. Chaque option a ses avantages et ses inconvénients.

Avantages et Inconvénients des Différents Ordres

Suivre l'Ordre de Sortie au Cinéma

En suivant l’ordre de sortie au cinéma, vous suivez l’approche initiale du cinéaste et respectez sa vision. Les spectateurs qui ont la chance de découvrir Star Wars sans rien savoir de l’histoire gardent tous un souvenir ému de cette révélation qui est le véritable climax et tournant de la trilogie d’origine.

Mais, d’un autre côté, suivre l’ordre de sortie au cinéma n’est pas non plus exempt de problèmes. Et c’est surtout la faute de George Lucas, depuis les rééditions spéciales qui ont intégré un visage qui n’est connu que par la prélogie. Imaginez que vous regardez la trilogie d’origine et que, d’un coup, à la fin du Retour du Jedi, une tête totalement inconnue apparaît à côté de Yoda et Obi-Wan Kenobi. Comment savoir qui est la personne à gauche, à la fin de la trilogie de base, si l’on n’a pas vu avant la prélogie ?

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Par ailleurs, même pour ceux qui apprécient sa réalisation, la prélogie est d’une qualité scénaristique très moyenne. En outre, il n’est pas forcément très prenant d’enchaîner les trois épisodes qui ne racontent pas quelque chose de fondamentalement inattendu et de palpitant lorsque l’on sait déjà comment se finit l’histoire.

Pourquoi l'Ordre à la Machette?

Comme vous l’avez noté, il s’agit du Machete Order, ou « ordre à la machette ». C’est à dessein : l’épisode I pose une série de soucis, à commencer par avoir fichu en l’air la dimension mystique de la Force avec une histoire de prise de sang pour tester le niveau de midi-chloriens. Il s’agit de micro-organismes peuplant les organismes qui permettent de connecter les êtres vivants à cette mystérieuse énergie.

Le mystère de la Force sert justement à renforcer la mystique Jedi, qui sont des sortes de fervents moines combattants. Les personnages présentés au cours du film meurent à la fin (comme Qui-Gon Jinn et le chancelier Valorum), sont secondaires (Watto et Nute Gunray) ou sont développés surtout dans les épisodes suivants (Mace Windu, Dark Sidious). Concernant Dark Maul, ce n’est guère différent : certes, on découvre avec Solo qu’il n’est pas mort, mais il s’agit d’un film dérivé.

Ainsi, La Menace fantôme fait passer les Jedi non pas pour des sages mais pour des diplomates armés chargés de négocier des problèmes de droits de douane. Le cœur de l’intrigue tourne en effet autour de négociations commerciales et de taxes interplanétaires, thèmes peu mobilisateurs, contrairement à Un nouvel espoir, qui reprend habilement les motifs du voyage initiatique ou de la rencontre avec un mentor, pour n’en citer que quelques-uns.

En plus, l’épisode I nous présente un Anakin Skywalker encore dans l’enfance qu’on peine forcément à imaginer un jour en couple avec la jeune femme responsable qu’est déjà Padmé. Et, plus troublant encore, l’épisode invente cette histoire d’immaculée conception d’Anakin Skywalker qui ne sert strictement à rien. Par ailleurs et contrairement à ce que voudrait George Lucas, Anakin Skywalker n’est pas le personnage le plus intéressant de Star Wars.

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Son histoire de chute dans le Côté Obscur à cause d’une passion amoureuse tragique et de sa rédemption finale ne devient vraiment intéressante qu’à la toute fin lorsqu’il choisit de tuer l’Empereur pour sauver son fils.

Remettre Luke Skywalker au Centre

L’intérêt de modifier l’ordre de visionnage et de commencer le visionnage avec l’Épisode IV est de remettre le personnage le plus intéressant, Luke Skywalker, au centre de l’ensemble des six épisodes. En interrompant le déroulé de l’histoire juste après L’Empire contre-attaque, on s’arrête après la découverte par Luke qu’il est le fils de Dark Vador, qui est, rappelons-le, le climax de l’œuvre, et qu’Obi-Wan Kenobi, son mentor, lui a menti (« d’un certain point de vue »).

De plus, L’Empire contre-attaque s’arrête sur un énorme cliffhanger avec Han Solo plongé dans la carbonite, et l’on se garde deux épisodes avant de savoir enfin ce qu’il devient.

Han Solo dans la carbonite

Note : Vous pouvez bien sûr aussi réintégrer l’épisode I au flash-back si vous y tenez, mais vous risquez alors de rendre improbable la relation amoureuse qui se noue dans l’épisode II, L’Attaque des clones, alors que celle-ci est totalement crédible lorsqu’on ignore le petit garçon qu’était Anakin dans le désert de Tatooine.

Le caractère soudainement insolent et avide de pouvoir qu’est Anakin Skywalker s’explique mal après le premier épisode, alors qu’il fait partie du personnage pour qui le découvre comme tel dans l’épisode II. Avec cet ordre à la machette, toutes les grandes surprises des films sont préservées, voire enrichies. On ne sait pas que Dark Vador est le père de Luke. On ne sait pas que la petite créature verte perdue dans les marais est maître Yoda. On ne sait pas que Yoda a connu Anakin.

L’ordre à la machette cache également jusqu’à l’épisode III (donc le quatrième que vous regarderez) le fait que Luke et Leia sont frère et sœur, ce qu’on apprend quand Padmé nomme les jumeaux - c’est même une surprise plus grande que dans Le Retour du Jedi où l’on a tendance à deviner la situation avant le moment de la confirmation. Si au contraire vous regardez dans l’ordre chronologique des épisodes, vous savez que Luke et Leia sont liés par le sang avant même de les rencontrer.

La seule chose réellement gênante avec l’ordre à la machette est la disparition de toute explication sur l’origine sociale d’Anakin. On ne sait pas que sa mère a été esclave sur Tatooine, et par conséquent, lui aussi. Cela ne permet pas de comprendre les visions qu’il a de sa mère mourante et son envie d’aller la libérer, dans l’épisode II, L’Attaque des clones. La « prophétie » qui voudrait qu’Anakin soit celui qui doit apporter l’équilibre à la Force disparaît également.

Le Parallèle entre Luke et Anakin

Dans cet ordre, le spectateur peut finalement découvrir l’épisode VI avec une tension renforcée. Il est à moitié masqué par la capuche de sa robe de bure, ce qui lui donne une ressemblance frappante avec Dark Sidious. Il menace Jabba, en lui conseillant vivement de coopérer en libérant ses amis sous peine d’être détruit. S’il coopère, il peut en tirer profit.

Il essaie de corrompre Jabba en lui offrant ses deux droïdes, R2-D2 et C-3PO et de lui rappeler en même temps de ne pas sous-estimer ses pouvoirs. Le fils marchera-t-il dans les pas du père ? Bref, on comprend mieux que le jeune Luke est sur une pente dangereuse qui ressemble dramatiquement à celle prise des années auparavant par son père, alors jeune homme plein d’ambition. Il n’a pas l’attitude d’un Jedi. Il est en train de glisser lui aussi vers le Côté Obscur.

Bien sûr, même en regardant la saga dans l’ordre de sortie (IV, V, VI, I, II, III), le dérapage moral de Luke est perceptible. Mais son impact sur le spectateur est moindre, puisque le parallèle ne peut être fait correctement du fait de la position des différents films. Avec l’ordre à la machette, on voit d’abord Obi-Wan entraîner Luke puis juste après, au moment du flashback, on voit que le maître Jedi s’occupait déjà de son père auparavant, avec les résultats que l’on sait.

Car l’épisode VI a cet objectif : croiser les destins de Luke et d’Anakin dans un même long-métrage. À la fin de l’épisode VI, Luke défie l’Empereur. Celui-ci cherche à le briser, en lui expliquant que l’attaque de l’Alliance sur la nouvelle Étoile Noire est vaine. C’est un piège (« it’s a trap ! Certes, Luke résiste un temps aux provocations de Palpatine, qui lui glisse que ses amis vont bientôt mourir, qu’il ferait mieux de le terrasser tout de suite en empoignant son sabre laser et mettre fin à ce carnage.

Autrement dit, on a d’abord Anakin Skywalker qui est poussé à utiliser ses pouvoirs pour sauver Padmé dans l’épisode III. Et juste après, dans l’épisode VI, l’Empereur Palpatine essaie à son tour de pousser le fils à faire de même pour sauver ses amis, en le provoquant et en prédisant leur mort.

La Troisième Trilogie

Le plus simple et le plus logique serait de placer les épisodes VII, VIII et IX, après l’épisode VI, dans l’ordre chronologique. Les positionner différemment dans le récit risque surtout de déboucher sur une trame narrative illisible, puisque le spectateur serait balloté d’une époque à une autre.

Les Films Dérivés: Rogue One et Solo

Parce qu’il ne met pas directement en scène les Jedi et les Sith, parce c’est avant tout un film de guerre, parce qu’il s’intéresse à des personnages qui pour la plupart n’existent pas en dehors de ce film, et parce que sa tonalité est plus sombre que les autres films, sa place dans les films Star Wars est sujette à débat. Si vous souhaitez conserver une chronologie des événements, il faut savoir que l’histoire se situe juste avant l’épisode IV, en pleine rébellion. Dans ce cas-là, il est évidemment conseillé de regarder ce long-métrage une fois que vous avez terminé l’épisode III.

Mais si vous n’avez pas peur de réorganiser plus audacieusement l’ordre de visionnage, vous pouvez envisager de le voir en tout premier, avant l’épisode IV, afin d’avoir d’emblée une ouverture dramatique sur la saga. Car le film est une tragédie, au noble sens du terme. Cependant, on peut objecter que la force de l’épisode IV est d’introduire tous les héros principaux, ainsi que les grands thèmes qui structurent l’histoire : la Force, l’Empire, les Rebelles et les Jedi.

Jyn Erso dans Rogue One

Cela étant dit, contrairement aux neuf films de la triple trilogie, Rogue One est un long-métrage qui a la particularité de se tenir de bout en bout et dont l’histoire pourrait très bien s’arrêter au générique de fin. Concernant Solo: A Star Wars Story, sorti dans les salles obscures en mai 2018, sa place dans un ordre de visionnage bien précis constitue un autre casse-tête.

Mais si vous voulez inventer un ordre à la machette encore plus radical, ce film peut être sans doute envisagé à deux moments : après la scène de la carbonite, dans l’épisode V, ou alors après le coup de théâtre entre Han Solo et Kylo Ren, dans l’épisode VII. En définitive, parce qu’il ne s’agit pas non plus de massacrer le récit principal en cherchant coûte que coûte à faire rentrer tous les films dans un ordre particulier, peut-être faut-il là encore envisager Solo en dehors d’un ordre de visionnage particulier.

Pourquoi les Films Star Wars ne sont pas dans l’Ordre?

Lorsque George Lucas a commencé à plancher dans les années 70 sur un film se déroulant dans l’espace, il n’avait pas initialement dans l’idée de faire une aussi vaste saga cinématographique. Il avait en tête de faire un seul long-métrage, qui raconterait les aventures d’un jeune homme, d’un vieux sage, d’une princesse, d’un brigand, de deux droïdes chahuteurs et d’un seigneur du mal.

D’ailleurs, le premier film de la saga s’appelait juste « Star Wars » (« La Guerre des étoiles ») et non pas « Star Wars: Episode IV - A New Hope » (« Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir »). Ce changement dans l’intitulé a eu lieu en 1981, quatre ans après la sortie initiale au cinéma.

Chronologie de l'Univers Star Wars

Ère Période Description
L'Aube des Jedi -26000 à -25000 av. Émergence de nombreuses puissances.
L'Ancienne République -25000 à -501 av. Début des Jedi et de la République.
La Chute des Jedi -100 à -19 av. L'affaiblissement de la République.
Le Règne de l'Empire -18 à -1 av. Les premières années de l'Empire Galactique sont terribles.
L'Elan et la traque de la Rébellion 0 à 3 ap. La lutte de la rébellion contre l'Empire Galactique ne connaît peut-être pas de période plus sombre que celle-ci.
La Nouvelle République 6 à 27 ap. Cinq ans ont passé depuis la défaite de l'Empereur Palpatine.
L'Ascension du Premier Ordre 28 à 35 ap. Les débuts de la Résistance.

L'Impact Culturel de Star Wars

Œuvre syncrétique, Star Wars, c’est à ce jour trois trilogies : la première, lancée par le père de la saga, George Lucas, qui réalisera le premier épisode - celui de 1977, Un nouvel espoir - et restera scénariste et producteur des deux suivants : L'Empire contre-attaque en 1980 et Le retour du Jedi en 1983. La deuxième trilogie, aussi appelée "La Prélogie" - parce qu’elle revient aux prémices de l’histoire - sortira entre 1999 et 2005 et la troisième trilogie, dite "Postlogie" - remonte à 2015 jusqu’en 2019.

Avant cela, George Lucas avait réalisé THX 1138 en 1971 et American Graffiti en 1973 et aujourd'hui, à 78 ans, le scénariste, réalisateur et producteur George Lucas peut se targuer d’avoir créé deux des plus grosses franchises du cinéma hollywoodien : Star Wars et Indiana Jones.

Le Blockbuster Assumé

Avec Star Wars, on sort du Nouvel Hollywood, qui est finissant. On sort définitivement de cette tentative de cinéma hollywoodien de faire du cinéma d’auteur. Star Wars reprend l’idée du blockbuster initiée avec Les Dents de la mer de Spielberg, il reprend aussi l’idée des suites numérotées initiée par Coppola avec Le Parrain. Mais cette fois-ci il ne va pas faire un film pour un public spécifiquement adulte, mais pour un public familial - voire enfantin - qui peut en tout cas être vu par tout le monde.

Il y a un nouveau positionnement du cinéma hollywoodien, qui avait perdu de vue cette possibilité dans les années précédentes, et qu’il va reconquérir à partir de Star Wars - le reconquérir car dans les années 50 il y avait des films de cape et d’épée, des péplum, des western. Avec la crise des années 60 à Hollywood ce genre de film en série populaires, familiaux, avait été abandonnée. C’est le grand retour du cinéma de divertissement pour un très grand public et avec un studio derrière.

Un Genre Spécifique : Le "Space Opera"

Ces films sont souvent classés dans le genre de science-fiction, mais ils appartiennent plutôt à une niche très particulière que est le "space opera". Selon Catherine Dufour, cette catégorie peut être classée comme un sous-genre de la science-fiction, ou comme de la fantasy : ce qui est au devant de la scène n’est pas un substrat scientifique, c’est le dépaysement, l’exotisme, le "bigger than life".

Il y a également un rapport tout particulier aux avancées technologiques : ce n'était pas évident de faire des robots, des intelligences artificielles qui ne soient pas hostiles. On sortait entre autres de “hal”, l’ordinateur de 2001 : L’Odyssée de l’espace ... Avec Star Wars, les robots sont charmants ! R2D2 parle tout le temps dans un langage mignon que tous les personnages comprennent sauf nous, les spectateurs, et ça permet de placer les personnages sur un autre plan d’une façon aussi subtile que de les faire se promener dans un désert lambda mais où il y a deux soleils ; ces décalages sont très fins.

Star Wars, Miroir des États-Unis

Mais Star Wars c'est aussi, et surtout, selon Thomas Snégaroff, un miroir de son époque : "George Lucas nous fait croire que c’est de la science-fiction alors que c’est un film sur l’histoire des Etats-Unis. Star Wars est une grande saga parce que ce sont des films qui nous regardent, ça nous concerne ; avec ce film j’étais avec Thomas Paine, j'étais au XVIIIème siècle, avec les pères fondateurs des Etats-Unis. La République, l’Empire, c’est de l’histoire américaine. Il y a l'idée d’une République parfaite pensée par les "pères fondateurs" qui se serait perdue dans un hubris impérialiste."

Au moment de l’écriture du Ve épisode, en 78-79, quand George Lucas et les scénaristes écrivaient la suite, ils ont demandé à George Lucas de qui devait être inspiré Palpatine. Les scénaristes avaient des propositions - d'Hitler à Staline - et Lucas a répondu non, il faut penser à Richard Nixon. Il y avait donc d'emblée un double piège : tout d'abord de penser que ça se passe dans une autre galaxie, il y a très longtemps, alors que c’est très humain ; ensuite, de dire que c’est une métaphore de Staline, des fascismes, alors que ça raconte l’histoire des Etats-Unis, d’une Nation-République qui par son hubris est tentée par l'impérialisme.

À partir du moment où on se pense comme une nation exceptionnelle avec une vocation à diffuser ses valeurs à l’universel, il y a la tentation de l’Empire en permanence. Quand il y a cette tentation il y a le risque de se perdre, et c’est ce que raconte Star Wars : une République qui se perd, dont il faut retrouver le "père fondateur". La première trilogie, c’est clairement la guerre du Vietnam, la deuxième c’est l’Irak.

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