Téléromans et Téléséries Québécoises : Définitions et Émissions Populaires sur Télé-Québec

Définir n’est pas toujours chose facile, surtout lorsqu'il s'agit de fictions télévisées québécoises. Les chercheurs québécois ont exploré les fictions télévisées composées de plusieurs épisodes, excluant les téléfilms et téléthéâtres. Qu’est-ce qu’un téléroman ? Qu’est-ce qu’une télésérie ? Qu’est-ce qui les distingue et qu’est-ce qui les unit ? À ces questions, la littérature académique offre des réponses variées, parfois contradictoires et globalement insatisfaisantes.

Disons d’emblée que les chercheurs québécois réservent le mot téléroman aux narrations de fiction qui sont à la fois québécoises et de langue française. Mais, qu’est-ce qui caractérise cette forme d’expression ? Il existe des exemples de confusion totale à ce sujet.

Ainsi, dans La télévision mise aux enchères, Michèle Martin et Serge Proulx écrivent que « plusieurs téléromans (pensons à Le temps d’une paix, Les filles de Caleb, Blanche ou Chambres en ville) et plusieurs séries télévisées (comme Lance et compte, Scoop et La petite vie) ont compté parmi les émissions les plus populaires de la télévision québécoise » (1995 : 134).

Autre exemple : l’article plutôt confus sur le plan sémantique que Dominic Leroy (1993) a fait paraître il y a une douzaine d’années. L’auteur y définit d’abord le téléroman dans un sens générique et en fait un synonyme de feuilleton. Mais plus loin, et sans qu’on comprenne pourquoi, il qualifie La maison Deschênes non pas de téléroman/feuilleton, mais de soap opera québécois (1993 : 24).

En d’autres occasions, l’essai de définition est plus cohérent mais néanmoins contredit par l’utilisation subséquente des concepts. Cette catégorisation ne nous satisfait pas complètement puisqu’elle pèche encore par confusion. Même phénomène avec Jean-Pierre Desaulniers (1996), lorsqu’il écrit qu’avec Lance et compte est apparu « un nouveau genre de téléroman, appelé “télésérie” », plus proche du cinéma par sa facture, ses moyens et ses conditions de tournage.

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Or, si Lance et compte appartient au genre des téléromans et au sous-genre des téléséries, comment faut-il nommer ces autres téléromans qui, comme Le retour ou L’héritage, n’appartiennent pas à ce sous-genre et ne sont pas produits à la manière d’un film ?

À vrai dire, l’usage que fait Line Ross des termes en cause est assez représentatif de la production savante québécoise sur la question. Les chercheurs utilisent le vocable de téléroman comme terme générique à l’unanimité ou presque - nous avons vu quel usage en font Martin et Proulx. Dans les écrits que nous avons parcourus, un téléroman se définit essentiellement comme un genre d’émissions de télévision caractérisé par a) une temporalité fractionnée en épisodes réguliers et continus, et b) une représentation fictive mais réaliste des situations de contenu.

Chez Annie Méar (1981), Véronique Nguyên-Duy (1993), Nathalie Nicole Bouchard (1993), Gisèle Tchoungui (1998) et Roger de la Garde (2002), les définitions offertes et les usages préconisés convergent tous dans cette direction. Pour eux, les divergences parfois importantes entre les types d’émissions ainsi caractérisées ne justifient apparemment pas d’établir une classification plus élaborée.

À notre connaissance, seule Danielle Aubry, constatant comme nous la grande confusion sémantique qui entoure la fiction télévisée, a tâché de mettre de l’ordre dans la classification des genres. Pour justifier son classement complexe, elle avance un argumentaire qui puise aussi bien à la stylistique qu’au mode d’écriture, aux traditions littéraires, à la périodicité, à la durée et d’autres encore. Il n’est pas possible, dans un texte aussi bref que celui-ci, de rendre entièrement justice à Aubry en étalant tout l’argumentaire qu’elle développe.

Abordant tous les genres de fiction produits en Occident depuis les débuts de la télévision, Aubry distingue six grandes catégories - « séries à épisodes fermés », « séries avec personnages récurrents », « séries thématiques sans personnages récurrents », « téléfilms avec protagonistes récurrents », « séries à épisodes ouverts » et « séries mixtes (intrigues ouvertes et fermées) » - dont certaines comportent entre deux et cinq sous-catégories.

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Selon Aubry, des œuvres comme Omertà et Les filles de Caleb, pour ne prendre que ces exemples, appartiendraient l’une et l’autre à la catégorie des « séries mixtes », mais la première serait une « série à facture cinématographique » alors que la seconde constituerait plutôt une « mini-série dramatique » à ranger aux côtés du très théâtral Duplessis. Ces mini-séries dramatiques auraient pour principales caractéristiques d’être « les plus ancrées dans les traditions romanesques tant sur le plan du déploiement temporel que sur celui de la rhétorique narrative » et de compter « généralement de quatre à huit épisodes (parfois douze) » (2004 : 109).

Ici, nous sommes plutôt d’avis qu’à trop insister sur le poids de la tradition romanesque, on risque d’oublier que les œuvres de fiction pour la télévision sont, dans une large mesure, des œuvres originales, car les contraintes du média obligent toujours les scénaristes et les producteurs à bien des écarts par rapport au roman source. Il serait également bon de rappeler que, historiquement, au Québec à tout le moins, les adaptations de romans pour la télévision ne se sont pas faites dans le cadre de mini-séries.

Selon nous, il convient de regrouper sous l’appellation générique de fiction sérielle toutes les émissions de fiction à périodicité fixe qui impliquent, au chapitre de leur structure narrative, une continuité d’une semaine à l’autre, et ce, indépendamment du nombre de semaines et de saisons de diffusion, du ton général de l’œuvre, de la multiplicité des intrigues, et ainsi de suite. Trois genres principaux de fiction sérielle dominent à la télévision québécoise, à savoir le téléroman, la télésérie et la comédie de situation.

Telle que nous la concevons, la catégorie des téléromans comprend des fictions sérielles dans lesquelles le grand récit se décompose en une multiplicité de plus petites intrigues organisées autour de personnages d’importance à peu près semblable. Ces personnages, en raison de la nature même de l’organisation de la narration, alternent donc d’un épisode à l’autre et d’une saison à l’autre entre l’avant-plan et la présence de soutien. Pour l’essentiel, la narration téléromanesque fait appel à une temporalité proche du réel des téléspectateurs, en cela que le passage du temps et des saisons à l’intérieur de l’œuvre s’apparente à celui de ses fidèles.

Les personnages y vivent et y évoluent à un rythme comparable à ce que connaît le public : aucun d’entre eux ne mène une vie haletante, dangereuse ou pleine de ces rebondissements quotidiens qui chaque fois l’entraînent vers des péripéties nouvelles. Au contraire, ces personnages sont généralement confrontés aux petites joies et peines de l’existence journalière, c’est-à-dire, souvent, à peu de choses, à rien d’exceptionnel. Enfin, l’essentiel du récit se déploie et se concentre dans les espaces du quotidien. Ses lieux de prédilection sont la maison, le lieu de travail et occasionnellement un établissement commercial quelconque servant en quelque sorte d’extension de la résidence ou du bureau.

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La catégorie des téléséries, selon nous, regroupe ces fictions sérielles qui, pour reprendre les mots de Line Ross, focalisent davantage « sur des personnages en situation que sur le récit proprement dit », au contraire des téléromans. La hiérarchie entre les personnages y est plus visible : il s’en trouve toujours un, le héros, qui domine tous les autres et occupe l’espace central dans la narration. La temporalité interne à la télésérie a parfois peu à voir avec le réel des téléspectateurs et il arrive qu’une œuvre se permette des bonds de plusieurs années dans le temps en passant d’un épisode à l’autre. La vie quotidienne et ses banalités sont invariablement refoulées à l’arrière-plan au profit de « ruptures dramatiques » qui infléchissent brusquement le récit dans un sens différent ou la vie du héros dans une direction nouvelle.

Au contraire du téléroman dont la lente progression narrative permet au téléspectateur de manquer un épisode sans accumuler un retard qui compromette sa compréhension de l’évolution des intrigues, la télésérie offre avec réticence le luxe de l’infidélité occasionnelle. Les personnages s’y meuvent dans des espaces moins cloisonnés ou limités à leurs activités et les scènes d’extérieur sont monnaie courante.

Quant à la comédie de situation, elle consiste en une succession d’épisodes unis par ce que Gérard Genette (1982) appelle des seuils, c’est-à-dire des pourtours narratifs comme le titre général de l’émission, l’identité des personnages principaux ou encore le contexte général dans lequel ils évoluent et vivent des situations.

Il nous semble ainsi contradictoire de soutenir, comme le font par exemple Bouchard et Leroy, que le contenu du téléroman est calqué sur le quotidien des « gens ordinaires » et, dans la même foulée, de faire de ce terme un usage générique.

Il convient en terminant de noter que la fiction sérielle québécoise a commencé, au tournant du siècle, à amalgamer de plus en plus les trois genres que nous venons de définir. Les scènes extérieures se sont multipliées dans les fictions sérielles qui appartiennent au genre téléromanesque, bien qu’elles y demeurent encore assez peu nombreuses.

Il n’y a pas si longtemps, seules les téléséries et les miniséries étaient filmées en cinéma, mais des œuvres pourtant plus près du téléroman que de la télésérie par la narration (Caserne 24, Rumeurs) sont venues modifier cette pratique. Parodiant l’univers mélodramatique des soap-operas étatsuniens, l’émission Le cœur a ses raisons serait à situer à la jonction du téléroman, par son rythme et ses intrigues simultanées, et, par l’invraisemblance des protagonistes et de leurs péripéties, de la caricaturale comédie de situation.

Le monde de la fiction sérielle québécoise est en plein bouleversement alors que des formes hybrides apparaissent sous nos yeux à chaque nouvelle saison de télévision. Certaines de ces formes resteront et fleuriront, d’autres mourront pour n’avoir pas su séduire le public ou mueront en de nouvelles formes encore plus éloignées des genres traditionnels. En retirant des ondes Le bleu du ciel il n’y a pas si longtemps, la Société Radio-Canada, associée au genre téléromanesque plus qu’aucun autre diffuseur québécois, annonçait du même coup sa décision d’abandonner le téléroman « classique ».

Puisque l’entrelacement des genres ne semble pas près de cesser, les critères de définition et les catégories que nous avons avancés plus haut devront inévitablement être adaptés un jour ou l’autre au paysage changeant de la télévision québécoise.

Quelques exemples d'émissions de Télé-Québec

Voici une liste non exhaustive de quelques émissions diffusées sur Télé-Québec, classées par genre :

Séries

  • Fatale-Station (2016)
  • Marche à l'ombre (2015)
  • Victor Lessard (2017)
  • Dre Mary : Mort sur ordonnance (2017)
  • Unité 9 (2012)
  • Fugueuse (2018)
  • Boomerang (2015)
  • Cheval-Serpent (2017)
  • Lâcher prise (2017)
  • Blue Moon (2016)
  • L'échappée (2016)
  • En tout cas (2018)
  • Ruptures (2016)
  • District 31 (2016)
  • Les Pays d'en haut (2016)
  • Série noire (2014)
  • Le Siège (2017)
  • Lance et Compte (1986)
  • Hubert & Fanny (2018)
  • La Dérape (2018)
  • Grande Ourse (2004)
  • Les leçons de Josh (2004)
  • Apparences (2012)

Émissions Jeunesse

  • Cocologie (1988)
  • Flanelle et Majuscule (1989)
  • Flip et compagnie (1971)
  • Fripe et Pouille (1990)
  • Gronigo et cie (1979)
  • Kim et Clip (1989)
  • L'ingénieux Don Quichotte (1980)
  • La bande à Frankie (1996)
  • La Boîte à lunch (1997)
  • La Boîte à Surprise (1956)
  • La Boutique de Monsieur Nicolas (1961)
  • Monsieur Tranquille (1977)
  • Le monde de Monsieur Tranquille (1978)
  • Les Antipodes (1978)
  • Les débrouillards (1990)
  • Maman Fonfon (1955)
  • Minibus (1983)
  • Patof voyage (1976)
  • Patof raconte (1975)
  • Bobino (1957)
  • Radisson (1957)
  • Le Colombier (1957)
  • Les Belles Histoires des pays d'en haut (1956)
  • Pinocchio (1956)
  • Le Cirque Alphonsino (1956)
  • Picolo I (1956)
  • Picolo II (1968)

Autres Émissions

  • Nérée Tousignant (1956)
  • Grandville, P.Q. (1956)
  • Beau temps, mauvais temps (1955)

Ces émissions, qu’elles soient fictives ou documentaires, dramatiques ou humoristiques, les séries télévisées du Québec tendent à dépasser le seul cadre du divertissement pour s’avérer une véritable mine d’informations pour les immigrants et nouveaux arrivants qui y découvrent histoire et culture, coutumes et rapports à la religion.

Nous avons sélectionné pour vous quelques séries d’ici qui vous en apprendront beaucoup sur la société québécoise - et qui sont pour la plupart accessibles en ligne, sur la plateforme d’Ici Tou.tv, ou encore sur YouTube.

La série télévisée Les Pays d’en haut constitue l’une des meilleures productions télévisées pour se familiariser à l’histoire du Québec. Diffusée une première fois à la télévision dans les années 1950 sous le nom Les Belles histoires des pays d’en haut, la série a connu un réel succès.

À un point qu’elle a fait naître quelques expressions encore utilisées aujourd’hui dans le jargon québécois, telle « ne fais pas ton Séraphin », en référence à l’un des personnages de la production à la personnalité très avare. Actualisée en 2015, la série fait renaître des personnages historiques importants, notamment le curé Antoine Labelle, monseigneur Fabre et l’homme politique Honoré Mercier. Idéale pour comprendre les fondements et traditions catholiques, économiques et interpersonnels de la société québécoise actuelle.

La série District 31 traite du quotidien d’un poste de police de Montréal. Ce programme quotidien, qui connaît une popularité immense parmi les Québécois, est aussi un très bon moyen de comprendre les lois qui régissent notre société. À travers la résolution d’enquêtes, vous en apprendrez autant sur les procédures judiciaires que sur les problématiques de la rue.

Mafia montréalaise, gangstérisme, prostitution et corruption sont au rendez-vous pour vous offrir un récit qui s’avère aussi un reflet très crédible et réaliste de la société. Une bonne façon de briser la glace avec un Québécois.

Sans surprise, le légendaire humour québécois a largement débordé sur les productions télévisuelles de la province. Plusieurs séries comiques ont d’ailleurs fait le tour du monde, à commencer par le téléroman satirique Le Cœur a ses raisons. Une série que l’on pourrait qualifier de culte, mais qui se distingue aussi par son français international. Le bon choix pour qui souhaite se familiariser peu à peu avec les expressions québécoises.

Lorsque vous aurez entré dans les péripéties rocambolesques de la famille Montgomery, vous ne pourrez plus vous arrêter… de rire ! L’impact social de cette émission a été si grand que certains traits qu’elle a popularisés sont encore bien présentes dans les interactions quotidiennes.

Si vous vous demandez à quoi peut bien ressembler une famille typiquement québécoise, la série Les Parent vous éclairera à ce sujet. Adaptée dans de multiples pays, la série présente un couple et leurs trois enfants, de leur enfance à l’âge adulte, en passant par l’adolescence. Repas de famille, études, querelles, puberté, les sourires en coin ne se font pas rares lorsque l’on visionne ce petit bijou québécois très léger, à consommer de préférence en famille.

À travers les personnages de Bart, Maggie, Homer et Marge Simpson, découvrez de nombreuses allusions à l’actualité, à l’histoire et à des problématiques bien d’ici… La série Mémoires vives correspond non seulement à un suspense de haute qualité, mais montre également les liens familiaux très complexes et très forts des gens d’ici.

Allant de la famille recomposée au couple lesbien qui souhaite avoir un enfant, en passant par le divorce, l’adultère et les chicanes familiales, la série dresse un portrait très large des réalités familiales contemporaines qui redessinent la société québécoise moderne.

Autre série culte, La Petite Vie a fait naître des personnages qui refusent encore aujourd’hui de mourir. En plus de lancer la carrière de plusieurs comédiens forts connus dans le paysage artistique, tels Guylaine Tremblay, Marc Labrèche et Stéphane Rousseau, l’humour absurde de la saga a marqué une génération entière de Québécois.

Une liste forcément inachevée mais qui sera pour vous l’occasion d’ apprendre beaucoup sur une société québécoise à la fois drôle, généreuse et complexe.

Comment Regarder la Télévision Canadienne depuis la France

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Si vous êtes en France, vous pouvez utiliser un VPN comme CyberGhost VPN pour accéder aux chaînes TV canadiennes.

Tableau récapitulatif des chaînes et plateformes de streaming québécoises

Chaîne/Plateforme Description Contenu Disponible
TVA+ Plateforme de streaming de TVA Contenu des 8 chaînes francophones de TVA
ICI TOU.TV Plateforme de streaming de Radio Canada Émissions des chaînes francophones locales et internationales
Noovo TV Plateforme de streaming de Bell Média Chaînes Canal D, Canal Vie, Investigation, Vrak et Z
Télé-Québec Chaîne nationale financée par le gouvernement du Québec Émissions éducatives, culturelles et scientifiques

On est fier de notre télé. Parce que notre télé, elle est dynamique et elle nous ressemble... contrairement à la télé du rest of Canada, impossible à différencier de la télé américaine.Enfin, c'est ce qu'on croit. Est-ce le cas? La télé québécoise est-elle vraiment québécoise?

Analyse de la Programmation Québécoise

Une petite étude À l'aide de mon plus récent télé-horaire, j'ai analysé les programmations de nos quatre chaînes généralistes en français, soit TVA, Radio-Canada, V et Télé-Québec.Je me suis restreint aux soirées de semaine (du lundi au vendredi, de 18 h à 23 h).

Le pourcentage de programmation québécoise pour chaque chaîne ne comprend que les émissions conçues et produites au Québec.J'ai exclu de ce pourcentage les émissions traduites, les séries américaines, mais aussi les nombreuses émissions adaptées de concepts étrangers. Ainsi, Les Enfants de la télé (SRC) est bien sûr une émission remplie d'artistes québécois, mais il s'agit tout de même d'un concept qui existe depuis plusieurs années en France.

On constate que notre télé n'est pas aussi québécoise qu'elle le semble... Il y a dans notre petit écran plusieurs importations américaines, françaises, allemandes, britanniques, australiennes, israéliennes...La télévision québécoise est-elle sur le point de perdre son originalité?

Résultats de l'étude

  • TVA % de programmation québécoise : 74 %
  • Radio-Canada % de programmation québécoise : 96 %
  • V % de programmation québécoise : 28 %
  • Télé-Québec % de programmation québécoise : 70 %

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