"The Son" sur HBO : Une Analyse Approfondie de la Série Préférée des Critiques

Bien que des séries comme "Game of Thrones", "Les Soprano" et "The Wire" soient emblématiques, la série HBO préférée des critiques pourrait bien être celle à laquelle on s'attend le moins. Cet article explore en profondeur cette série acclamée, en analysant ses thèmes, ses personnages et son impact sur le paysage télévisuel.

Trouver la meilleure série HBO n'est pas une tâche facile, car elles sont (presque) tous excellentes. C'est pourquoi nous nous sommes tournés vers les critiques pour faire notre choix. Quelle est votre préférée ? Les Soprano ou Game of Thrones ? Chernobyl ou Frères de sang ? Veep ou Succession ? Il ne vous reste plus qu'à choisir dans cette liste des 25 séries de HBO les mieux notées par la critique - pour la plupart disponible sur Canal + ou Amazon Prime Video.

Design Patterns in Biblical Narrative

Les Séries HBO : Un Panorama de l'Excellence

Dans les années 90, la chaîne américaine HBO propose une nouvelle manière de penser les séries. Grâce à des showrunners de génie auxquels ils donnent (relative) carte blanche, elle s’impose comme l’une, si ce n’est la chaîne à voir pour les meilleures séries américaines. Créée dans les années 70, HBO est une petite chaîne câblée dédiée au cinéma classique et aux sports. Sa croissance est lente mais stable.

Une révolution se produit en 1990 quand Chris Albrecht devient président des productions indépendantes d’HBO puis directeur de la programmation en 1995. Epaulé par son bras droit Carolyn Strauss, Albrecht accorde plus d’importance aux séries, profite de l’absence de censure (le câble n’est pas soumis aux directives des networks), intervient le moins possible dans le processus créatif des scénaristes, et leur donne un budget ad hoc.

HBO et l'Évolution des Séries Télévisées

HBO Max débarque dans plusieurs pays européens cet automne. A cette occasion, nous revenons sur la formidable saga de sa chaîne mère, HBO, qui va fêter ses cinquante ans l'an prochain , en braqunat les projecteurs sur quelques unes de ses séries les plus emblématiques. On aurait pu aussi évoquer aussi «Deadwood » de David Milch, « The Leftovers » de Damon Lindelof et Tom Perrota, « Westworld » de Jonathan Nolan et Lisa Joy, l'impressionnant Tchernobyl de Craig Mazin , le magnifique polar « Mare of Easttown » de Brad Ingelsby ou encore la belle adaptation de « Scènes de la vie conjugale » par Hagai Levi … Mais les dix séries ci-dessous ont marqué sans conteste l'histoire des séries aux Etats-Unis et ailleurs.

Dans le cas des dramas, plus coûteux, HBO propose de produire moins d’épisodes pour améliorer en contrepartie le visuel. Ce dernier business model sera repris par les plates-formes, notamment Netflix, dont les saisons dépassent rarement 10 épisodes. Côté comédie, HBO frappe un premier coup avec Dream On, sitcom centrée sur un coureur de jupons dont les sentiments et rêveries prennent la forme d’extraits de films et séries.

Avec Sex and the City, le créateur Darren Star et le showrunner Michael Patrick King reprennent le modèle à 4 femmes inventé par Susan Harris pour Les craquantes. Les aventures romantico-sexuelles de Carrie et ses amies libèrent le point de vue féminin sur le monde, avec une étude analytique et sociale étonnante sur les relations. Des comédies et dramédies « de femmes » centrées sur les relations et la vie quotidienne comme Fleabag, Girlfriends, Girls, The Bold Type… lui doivent beaucoup.

HBO n’a jamais rechigné aux aventures expérimentales, même quand ça leur coûte. Quand David Milch crée John from Cincinnati, série hermétique qui prend plaisir à perdre le spectateur, HBO touche les limites de son audience. Cynthia Mort a beau créer l’une des plus splendides séries sur le couple, avec Tell me you love me, son style docu naturaliste ponctué de scènes sexuelles ultra-graphiques (les plus explicites jamais vues dans une série) passe mal. Il faudra attendre la moins sulfureuse mais également grandiose Normal People pour en trouver l’équivalent.

Si Luck et Vinyl ont percé des trous béants dans la trésorerie de la chaîne, elle n’en fut pas moins pionnière des séries à gros budget, parfois aussi chères que certains blockbusters. D’abord sous l’impulsion de Steven Spielberg et Tom Hanks, qui produisent Band of Brothers et The Pacific, miniséries « de prestige » extrêmement coûteuses, mais qui contribuent à gommer la différence entre série et film côtés visuel et budget. Craig Mazin n’a pas fait autrement avec Chernobyl.

Si HBO est devenu plus frileux depuis quelques années face à la concurrence des plateformes, il lui arrive encore de retourner un genre dans tous les sens et d’influer massivement. L’explosion des narrations dans The Third Day en est une preuve, mais la meilleure démonstration est Euphoria. Série ado-young adult enténébrée, elle est bien partie pour être le nouveau template des séries YA les plus ambitieuses à venir. Sans compter des pépites non mainstream comme I May Destroy You, discours radical, complexe et sec sur les agressions sexuelles pilotée par l’immense Michaela Coel.

Zoom sur Quelques Séries HBO Marquantes

Voici un aperçu de quelques séries HBO qui ont marqué l'histoire de la télévision :

  • Oz (1997-2003): Première œuvre culte de HBO, plongeant les spectateurs dans la prison de haute sécurité d'Oswald.
  • Sex and the city (1998-2004): Une série glam qui décoiffe par les thèmes abordés, autour de la sexualité, et son langage sans détour.
  • Les Soprano (1999-2007): L'épopée d'un parrain du New Jersey, souvent considérée comme la plus grande série de tous les temps.
  • Six Feet Under (2001-2005): Une série attachante sur une famille de croque-morts, explorant la vie et la mort.
  • The Wire (2002-2008): Une série policière réaliste et quasi documentaire, explorant les dysfonctionnements de la ville de Baltimore.
  • Boardwalk Empire (2010-2014): Une histoire de mafia à Atlantic City pendant la Prohibition.
  • Game of Thrones (2011-2019): Une fiction sur les luttes de pouvoir au cœur du Royaume des Sept Couronnes qui a battu tous les records.
  • Girls (Depuis 2014): L'archétype de la série HBO. Libre, crue, singulière.
  • True Detective (Depuis 2014): Une série d'anthologie dont on retient surtout la première saison.
  • Succession (Depuis 2018): L'une des meilleures séries dramatiques de ces dernières années, racontant les déchirements d'une famille dysfonctionnelle.
Affiche de la série The Wire

Les Séries Psychanalytiques : Une Tendance Croissante

Si les psy et les séances d’introspection ont la cote dans les séries, c’est peut-être pour leur capacité à se saisir de sujets qui touchent nos cordes sensibles : la prise en charge de la maladie mentale, le deuil, la (dé)construction de la masculinité, les crises de foi, le stress post-traumatique, l’entrée dans la sexualité…

Quelques Séries Psychanalytiques Remarquables
Série Plateforme Description
Empathie Canal+ Une série qui dépoussière notre vision des maladies mentales.
Bref. 2 Disney+ Le succès de Bref. 2, sur Disney+.
Le Sens des choses HBO Max Une belle découverte sur HBO Max.
Adolescence Netflix Une série sur l'adolescence.
En thérapie Canal+ Notre mascotte nationale, le Dr Dayan, dans En thérapie, sur Canal+.
Tony Soprano en consultation

Adaptations de Stephen King : "Ça : Bienvenue à Derry"

Le clown le plus terrifiant de la pop culture refait surface. Avec "Ça : Bienvenue à Derry", HBO explore les origines du mal selon Stephen King. Bill Skarsgård redonne vie à Grippe-Sou dans une fresque horrifique et sociale, entre terreur cosmique et cauchemar collectif.

Située dans les années 1960, la série nous entraîne dans une Amérique traversée par la ségrégation, la peur et le silence moral, où la petite ville du Maine devient le théâtre d’une terreur souterraine. En mêlant horreur psychologique, critique sociale et mythologie fantastique, HBO produit un préquel à la fois glaçant et élégant, sublimé par le retour troublant de Bill Skarsgård sous le maquillage du clown tueur.

La Théorie de Maturin et les Univers Connectés

Tandis que “Ça : Bienvenue à Derry” continue de cartonner sur HBO Max, une théorie improbable, qui donnerait à l’histoire une toute autre dimension, a commencé à fleurir sur les forums de fans. Tout ça, à cause des tortues.

Tous ces éléments mis bout à bout dessinent une théorie propre à l’univers de la série : la tortue serait en fait un symbole de protection contre le clown malfaisant. Une analyse amusante basée sur le clin d'œil et des détails cachés, mais qui prend une toute autre dimension lorsqu’on la rattache à la mythologie des romans de Stephen King, où existe effectivement une gigantesque tortue galactique prénommée Maturin.

La théorie de Maturin implique donc l’existence d’un multivers propre aux histoires de Stephen King, qui seraient interconnectées les unes aux autres. Si toutes ces tortues sont effectivement des annonces de la présence de Maturin, alors cela signifierait que la série créée par Andy et Barbara Muschietti ne serait que le début d’une histoire beaucoup plus vaste qu’on pouvait l’imaginer.

Affiche de la série Ça : Bienvenue à Derry

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