Analyse du film "Arthur et les Minimoys" de Luc Besson

Pour sa première incursion dans le domaine de l’animation 3D, Luc Besson a choisi de porter à l’écran les aventures de son Arthur lilliputien vendues à plusieurs millions d’exemplaires, aussi bien en France qu’aux quatre coins du globe (traduites dans 34 langues différentes), et plus particulièrement les deux premiers tomes de la saga.

Nul besoin pour autant d’avoir lu la moindre ligne des livres en question pour apprécier à sa juste valeur ce mariage plutôt réussi de prises de vues réelles et d’animation 3D (et ses multiples transitions très inspirées de l’un à l’autre des deux mondes), cette seconde partie étant la plus attrayante des deux, la première n’étant qu’une mise en place des personnages et de la trame narrative : des parents absents auxquels se substitue une grand-mère aimante et attentionnée, un grand-père porté disparu, un promoteur immobilier sans scrupules et un petit garçon espiègle et aventureux.

Soit un scénario qui, à l’image des autres longs-métrages écrits par Sieur Besson, tient sur une feuille de papier à cigarette mais qui, dans le cas présent, n’a rien de rédhibitoire puisque la véritable magie n’opère qu’une fois Arthur parvenu aux pays des minimoys, non sans une petite séance de « Chérie, j’ai rétréci les gosses » préliminaire.

Arthur et les Minimoys

« En matière de film 100% 3D, Pixar est au top et Dreamworks juste derrière. Plutôt que d’aller sur leur terrain, je trouvais plus intéressant de proposer quelque chose de nouveau, qui n’ait jamais été fait ». On reconnaîtra dans ces déclarations de Luc Besson le mérite de la franchise, et si le résultat n’est certes pas à la hauteur des deux studios susnommés, il faut néanmoins reconnaître que l’émerveillement opère à la découverte de cet univers 3D, mélange de personnages à base de motion capture évoluant au sein de décors tirés de vraies maquettes.

Le travail abattu par le studio français BUF force le respect mais c’est avant tout dans le rythme trépidant, drôle et sans temps morts des péripéties traversées par l’expédition emmenée par Arthur que le film puise son intérêt. Si le summum est atteint lors d’une scène de disco à mourir de rire, c’est le personnage de Bétamèche qui assure le quota de drôleries d’un bout à l’autre.

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Tandis que l’intrépide Séléna et l’histoire d’amour naissante de cette dernière avec Arthur plairont, à n’en pas douter, aux petites demoiselles en couettes. Sans être aussi réussi et attrayant que ces concurrents du moment (la cuvée Pixar 2006, Cars, ou encore le bijou de l’année, Happy feet), Arthur et les minimoys version grand écran assure un divertissement suffisamment plaisant pour attirer les férus d’animation et auxquels ne manqueront pas de répondre les plus jeunes.

Au-delà de son immense succès dans les salles (6,5 millions d'entrées en France) Arthur et les Minimoys est avant tout l'une des productions cinématographiques européennes les plus audacieuses. On connaissait Luc Besson, son réalisateur, homme prompt à relever les challenges les plus insensés (Le Grand Bleu, Le Cinquième Elément, Jeanne d'Arc...), mais avec Arthur et les Minimoys, il s'est lancé dans une aventure bien plus folle encore !

Imaginez un peu : cinq ans de travail durant lesquels plus de 700 personnes se sont relayées à la création graphique de l'univers et des personnages, au scénario, au story-board, à la création de maquettes en volume, aux références filmées pour guider l'animation 3D des personnages, au tournage live - avec ses acteurs, ses décors, ses costumes et ses accessoires -, à l'adaptation 3D des décors et des personnages d'après les milliers de dessins des concepteurs graphiques suivant un traité unique et révolutionnaire, au calcul des images numériques, aux incrustations d'images, au montage, au doublage des voix, à la musique, au mixage, à la distribution, à la promotion internationale, etc.

Si les chiffres engendrés par Arthur et les Minimoys pourraient aisément figurer au livre des records, leur énumération, en revanche, ne rendrait compte en rien de l'étourdissante aventure humaine que furent ces cinq longues années de travail en commun. Dans ce nouvel ouvrage de la collection " Aventure et découverte d'un film ", Luc Besson et ses principaux collaborateurs reviennent sur les étapes de ce chantier titanesque.

A travers leurs doutes, leurs déconvenues, leurs trouvailles techniques et leurs joies, ils témoignent tout à tout de l'extraordinaire exaltation collective de cette production. Conjugués à plus d'un millier d'images et de documents le plus souvent inédits, ces différents points de vue éblouiront les néophytes et passionneront totalement les initiés aux diverses techniques du cinéma d'animation.

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Il est assez ironique de savoir que Luc Besson est un grand réalisateur, producteur et scénariste français alors que je n'ai finalement quasiment rien vu de sa longue filmographie. Si j'excepte Le cinquième élément, film totalement barré mais sans queue ni tête, avec Bruce Willis et Milla Jovovich en tête d'affiche (ainsi que l'apparition hyper fugace de Dylan McKay, coucou Luke Perry), je ne connais presque rien d'autre sorti de son imagination sauf par réputation (Nikita, Léon, Le grand bleu, Lucy...) sans pour autant que ça me donne envie de regarder.

J'ai bien tenté une fois Jeanne d'Arc et Valérian et la cité des mille planètes, mais je me suis tellement ennuyé ferme devant les deux que je n'en ai absolument rien retenu. Autant dire que me lancer dans l'aventure d'Arthur et les Minimoys, même s'il est question d'animation, ça n'a jamais vraiment été dans mes priorités.

L'une des premières surprises que j'ai eu devant Arthur et les Minimoys était de découvrir qu'il ne s'agissait pas entièrement d'un film d'animation. Veuillez excuser mon ignorance, mais n'ayant absolument jamais été intéressé par le sujet, ni regardé le moindre matériel promotionnel, hormis le poster français qui ne le laissait pas supposer, cela a été une surprise de me trouver devant un film hybride où les prises de vues réelles tiennent une place tout aussi importante que la partie animée.

La bonne surprise est venu par la présence de Freddie Highmore, jeune prodige britannique, sans doute l'enfant acteur le plus intéressant de sa génération. Il compte à son actif de très bons rôles où il est capable d'une ambivalence (Bates Motel), d'un émerveillement touchant (Charlie et la chocolaterie) et d'une sincérité (Nerverland) à toutes épreuves que l'on retrouve dans son interprétation du rôle d'Arthur, version humaine.

Arthur et les Minimoys se gâte malheureusement un peu lorsque Arthur traverse un étonnant système optique qui l'envoie dans le monde des Minimoys. Le scénario du long métrage n'affiche alors aucune réelle ambition particulière, si ce n'est de pomper sans réelle imagination à peu près tout ce qui s'est déjà fait dans le cinéma fantastique pour enfants depuis plusieurs décennies.

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Par certains côtés, l'intrigue rappelle en partie L'histoire sans fin, avec son monde onirique, sa belle princesse et la mystérieuse menace obscure qui risque d'engloutir les Minimoys. La comparaison s'arrêtant là, vu que L'histoire sans fin est quand même à un autre niveau.

Une fois plongé dans l'étrange royaume des Minimoys, de la taille de tous petits insectes, Arthur se lance à la recherche d'un fabuleux trésor qui pourrait sauver la ferme familiale. Dès lors, le long métrage plonge dans le film aux deux tiers animés et au dernier tiers de bricolage visuel.

Le sentiment n'est pas des plus heureux, car le long métrage empiète un peu sur les univers de Chérie, j'ai rétréci les gosses, 1001 Pattes, Fourmiz ou encore Lucas, fourmi malgré lui qui, pourtant sorti bien des années avant Arthur et les Minimoys, sont techniquement bien plus aboutis. Hormis quelques personnages clés, la plupart des personnages du film ressemblent à des clones dont seuls les vêtements permettent de les distinguer.

L'animation des personnages est aussi souvent désagréable et gênante. Ils donnent constamment l'impression d'être des poupées marionnettes qui seraient maniées par des fils, avec ce même type de mouvement haché, précipité et non naturel. Impossible également de s'attacher aux visages des personnages principaux, tant leurs traits - étirés comme une mauvaise chirurgie esthétique - sont inexpressifs au possible.

Au niveau de l'intrigue, Arthur et les Minimoys tient sur un mouchoir de poche, même si ce premier ensemble reste le plus digeste de la trilogie. Le long métrage se contente d'aligner de très longues séquences bouches trous où, certes, il y a de l'action, mais dont les propos font du surplace (ce que la version longue du film n'arrange pas du tout).

Plus gênant, Arthur et les Minimoys, malgré son casting 100% anglophone, ne parvient quasiment jamais à dissimuler ses origines françaises. On se retrouve régulièrement devant des poncifs assez lourdingues propres aux comédies potaches de l'hexagone, à commencer par la romance malaisante entre Arthur et Sélénia qui l'emballe en deux temps trois mouvements alors qu'il n'a que dix ans.

Je suis d'ailleurs étonné que personne, à l'époque de la sortie du film, ne lui ai fait le moindre reproche au sujet de l'étranger bien occidendal qui sauve une peuplade sauvage à lui tout seul - et sans compétence aucune - alors qu'il y avait eu une levée de bois vert sur le même propos pour Avatar à peine trois ans plus tard.

Dans les faits, Arthur et les Minimoys n'est pas foncièrement désagréable, c'est juste qu'il n'a absolument aucune originalité. Si l'on excepte le talent de Freddie Highmore, le reste est finalement très plat. Pas de grosses prises de tête, un méchant caricatural au possible dont on ne comprend pas les objectifs (aucun des trois films n'éclaire ce point d'ailleurs) si ce n'est sa déception amoureuse, des péripéties qui vont sans nul doute capter l'attention des plus jeunes, mais on reste quand même sur sa faim. Olivier J.H.

Luc Besson, curieusement, a attendu Noël pour sortir ce qui devrait être malheureusement son dernier opus. Arthur est malin, aime les animaux, les gadgets, sa grand-mère fine cuisinière, et il va lui arriver un tas de choses extraordinaires.

Il va entrer dans un monde merveilleux et on ne peut plus original où un gentil roi tente de combattre un méchant roi. Le gentil roi gouverne le peuple des Minimoys, vivant sous terre, peuple composé de petits gnomes aux brushings douteux et aux voix de doublage on ne peut plus énervantes (Luc Besson déclare à ce propos : « Qui, mieux que Mylène Farmer, en France, pouvait prêter sa voix à la rousse Sélénia ? », une bien bonne question…).

Arthur aime aussi son grand-père, un aventurier à la Stanley ou à la Livingstone qui a disparu deux ans plus tôt, et qu’il retrouve en traversant le miroir pour aller sauver les Minimoys. Parce que, ô surprise, il va les sauver.

On vous passe les détails, une grand-mère endettée et poursuivie par de méchants (encore eux) propriétaires avides d’argent aux propos racistes, des personnages animés sans saveur ni humour malgré les tentatives comiques d’un scénario quasi inexistant. La touche Besson, c’est le mélange de film et de dessin animé : le projet a mis deux ans à se concrétiser.

Luc Besson s’est probablement dit qu’en mélangeant tous les classiques Disney, d’Alice au pays des merveilles pour l’entrée dans un monde merveilleux à Merlin l’enchanteur pour l’épée salvatrice d’Arthur, on ne pouvait faire qu’un carton au box-office à une époque où l’être humain, entre deux vitrines de fin d’année, ne demande qu’à se divertir avec ses rejetons.

“Arthur et les Minimoys”, Luc Besson réjouit l’enfant qui sommeille en nous. Un garçonnet se retrouve sous le jardin parmi des minicréatures à oreilles pointues… Écologie potagère et amour pur : 50 % pro, 50 % naïf, 100 % Besson.

Dans une campagne américaine des années 1960 qui fleure bon l’apple pie, un garçonnet veut sauver sa mamie de l’expropriation. En quête d’un trésor, il pénètre dans un monde peuplé de lutins plus combatifs et sages que les humains…

Habitude bessonienne, le scénario d’Arthur et les Minimoys est lilliputien. Mais, avec sa multitude de minicréatures, le cinéaste opère un syncrétisme d’heroic fantasy à large spectre, allant de Dark Crystal à Star Wars, du Seigneur des anneaux aux BD de Loisel. Et Selenia, la princesse techno-punk qu’il attache à son héros, est une séduisante synthèse en 3D de son éternel féminin. Avec ce film plus personnel qu’il n’y paraît, Besson n’a pas besoin de se cacher.

Arthur et les Minimoys : Un Spin-off Horrifique ?

Vous avez peut-être vu passer l’information : un étonnant teaser est sorti, supposément lié à Arthur & les Minimoys. La saga, créée par Luc Besson il y a plus de 15 ans maintenant, serait de retour. Drôle d’idée me direz-vous, et vous n’auriez pas tort. Surtout que c’est, techniquement, vrai. Il y a bien un nouveau film lié à la franchise. Mais on ne parle pas d’un quatrième volet à proprement parler.

On est plus vraiment sur une histoire fantastique dans un monde merveilleux avec de drôles de créatures « attendrissantes », mais une espèce de spin-off en mode véritable film d’horreur. Écrit et produit par Luc Besson, papa de la trilogie originale donc.

On y suit Alex, un fan de la saga depuis toujours. Pour son anniversaire, ses amis décident de lui faire une surprise, et de l’emmener visiter la maison où le film a été tourné, désormais abandonnée. Mais c’est sans se douter qu’il s’agit d’un cadeau empoisonné… La petite virée entre copains tourne rapidement au cauchemar. Puisque, comme on peut voir dans le premier teaser qui vient de sortir, la bande de potes se retrouve prise au piège par une tribu d’indigènes (?), issue du monde des Minimoys ou autres, on ne sait pas trop.

Reste qu’il y a quelques éléments dont il faut parler : déjà, le found footage à l’ancienne, avec une qualité caméra de 2004, pour un film en 2022, n’a pas vraiment de sens. Aujourd’hui, on a des Steven Soderbergh capables de tourner des films entièrement à l’iPhone de manière plus que crédible, et on est censé croire qu’à l’ère des smartphones, des ados utilisent des caméras à l’ancienne ? Sans parler du filtre rajouté sur l’image est plus que visible et risible.

Mais de tout ce teaser, alors qu’on y voit des créatures et des personnages supposément effrayants, le moins crédible reste sans doute que des ados de 2022 soient ultra fans de cette franchise oubliée du commun des mortels. Incompréhensible.

Arthur malédiction sera en salle à partir du 29 juin prochain, et la bande-annonce sortira le 13 mai.

Réception Critique et Commerciale

Arthur et les Minimoys est destiné aux enfants, mais ce n'est pas cette vocation qui confère au mélange d'images numériques et de prises de vues réelles sa saveur synthétique et anonyme. Il manque d'abord au film un scénario.

Ce qui en tient lieu est un synopsis de quelques phrases : Arthur vit avec sa grand-mère en Nouvelle-Angleterre. On est en 1960, les parents du petit garçon, qui va avoir 10 ans, sont sortis de sa vie, et son grand-père, qui fut explorateur, a disparu. Alors qu'un méchant créancier va expulser sa mamie, Arthur trouve le moyen de rejoindre l'univers des Minimoys, créatures minuscules que son aïeul a ramenées d'Afrique.

Là, il conquiert le coeur de la princesse des Minimoys, délivre le petit peuple de la menace maléfique qui pèse sur lui, retrouve son grand-père et un trésor qui sauvera sa grand-mère de l'expulsion. Ce n'est pas vraiment révéler la fin que de raconter tout ça.

Dans la version française du film, la grand-mère a les traits de Mia Farrow et la voix de Valérie Lemercier, dont les talents s'annulent sous le poids de situations et de répliques si convenues qu'il est impossible de leur donner vie. Une fois Arthur passé de l'autre côté du miroir (en l'occurrence une lentille de télescope), les choses s'arrangent un peu.

L'univers des Minimoys procède d'une généalogie encombrée qui va des marionnettes de Dark Crystal aux insectes numériques de Mille et une pattes en passant par les hobbits du Seigneur des anneaux. Ce syncrétisme enfantin permet aussi d'importer - au hasard de l'une des tribulations d'Arthur et de la princesse - un personnage de patron de boîte d'ascendance africaine (en français comme en anglais, les rappers Rohff et Snoop, artistes à l'impeccable crédibilité de rue lui prêtent leur voix,) qui ressemble étonnamment au Jar Jar Bink du premier épisode de La Guerre des étoiles.

Cet agrégat est animé avec assez de fluidité pour que cette partie centrale passe plus vite que le prologue et l'inévitable et heureuse conclusion. On sort du film en se posant deux questions : les enfants goberont-ils la friandise made in France ou préféreront-ils les originaux américains, dont ils sont de toute façon familiers ? Luc Besson va-t-il revenir à de meilleurs sentiments et faire ses adieux avec plus de panache ?

Certes, l’argent fait relativement défaut dans le cinéma français. On peut donc admettre que le plus américain des réalisateurs français passent par d’autres biais pour financer ses projets. Les intentions artistiques souffrent certainement face à cette surenchère économique et semblent réduites à une peau de chagrin.

Pourtant, le procédé utilisé ne peut être sur le fond critiqué puisqu’il permet la réalisation de projets ambitieux, la plupart du temps absents du cinéma français faute de moyens financiers, et l’on sait que plus que tout autre domaine culturel, l’activité cinématographique est en effet dépendante de ses sources de financement, cela permet donc de concurrencer les grosses productions américaines tant décriées. De fait, il est déjà question que le film soit vendu aux Etats-Unis.

On ne peut donc pas valablement se plaindre de la timidité du cinéma français et dans le même temps condamner sans détour cette approche économique.

La Maison d'Arthur et les Minimoys

Les échecs dans le cinéma coûtent souvent très cher. EuropaCorp, le studio de cinéma de Luc Besson, en fait la dure expérience. Les déboires à l'étranger du volet trois d'« Arthur et les Minimoys » expliquent à eux seuls près de 60 % de la perte nette de 30,2 millions d'euros au titre de l'exercice clôt fin mars, annoncée hier par la société. En raison, selon elle, d'un mauvais contrat de distribution aux Etats-Unis, « Arthur 3 », tout comme « Arthur 2 », a été dans l'incapacité de couvrir ses coûts.

Ce que la société a payé au prix fort, avec des ventes à l'international en chute de plus de 56 % sur la période. A cela se sont ajoutées les « actions correctives » engagées pour remettre le studio sur les rails, qu'il s'agisse de l'abandon de cinq projets de longs métrages en développement, de la révision à la baisse des estimations de recettes futures pour deux films ou de l'arrêt d'activités non stratégiques comme l'édition littéraire ou la production de publicité. Enfin la mise en place d'une nouvelle organisation par métier s a, elle aussi, été coûteuse.

« L'ensemble des contre-performances enregistrées ont été le fait d'équipes en place en 2008 et 2009 », s'est dédouané Christophe Lambert, directeur général d'EuropaCorp depuis juillet. Mais, a-t-il insisté « la situation financière de l'entreprise est saine » avec un cash-flow positif de 122 millions d'euros et des fonds propres toujours élevés de 102 millions.

Et, sur le plan opérationnel, tout n'est pas noir. En particulier, les ventes aux télévisions françaises ont bondi de 56 % sur 2010-2011 et les revenus tirés des salles ont progressé de près de 62 %. Par ailleurs, l'activité de production de séries télévisées est très « prometteuse » a souligné Christophe Lambert, déjà dotée d'un chiffre d'affaires de 15,7 millions, et manifestement très rentable aussi. « Luc Besson s'implique beaucoup dans la télé », a-t-il souligné. Pour lui, EuropaCorp est « aujourd'hui totalement en ordre de marche ».

Tableau Récapitulatif

Aspect Description
Réalisateur Luc Besson
Genre Film d'aventures, Animation 3D
Inspiration Livres de Luc Besson
Acteurs Principaux Freddie Highmore, Mia Farrow, voix de Mylène Farmer
Techniques Prises de vues réelles, animation 3D, motion capture
Thèmes Aventure, famille, écologie

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