Les chaînes de télévision locales jouent un rôle crucial dans le paysage médiatique français. Elles se distinguent par leur proximité avec le public et leur capacité à refléter les réalités locales. Cet article explore en détail la définition, l'évolution et les enjeux de ces chaînes.
Diversification des programmes et des usages
Chaînes généralistes
Une chaîne de télévision est dite généraliste si elle s'adresse au plus vaste public et couvre des sujets variés : divertissements, films ou téléfilms, jeux, variétés, sports, informations, magazines. Ces chaînes spécialisent certains créneaux horaires pour des publics particuliers, comme les enfants le mercredi après-midi ou le dimanche matin.
Le C.S.A. retient aussi la notion de minigénéraliste pour des chaînes dont la cible est générale mais dont l'audience ou la couverture reste limitée (exemple T.V. Breizh, R.T.L. 9).
Spécialisation des chaînes
La multiplication des chaînes a entraîné leur spécialisation par thème ou par cible. En France, la télévision numérique terrestre (T.N.T.) regroupe 11 chaînes payantes et 17 gratuites. Le satellite, le câble et l'ADSL en proposent encore bien davantage.
Les informations disposent de quatre chaînes en continu : L.C.I., Euronews, i-Télé, France 24. La politique a sa propre chaîne publique : la chaîne parlementaire, qui s'est révélée sur la T.N.T. au cours des débats pour l'élection du président de la République en 2007.
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Les jeunes sont une cible, qui se décline suivant le sexe ou l'âge : Canal J, Disney, Cartoon, Gulli, Filles T.V., etc. Des chaînes sont dédiées aux documentaires (Planète, National Geographic, Thalassa, Odyssée), aux sports (Canal Plus Sport, Eurosport, Motors, E.S.P.N., O.M.T.V., O.L.T.V.) ou au cinéma (Canal Plus Cinéma, T.P.S. Star, etc.).
Le commerce a ses propres chaînes chargées de vendre en direct des produits : le camelot est devenu électronique.
Une multitude de télévisions locales se sont aussi développées dans les grandes villes, avec quelquefois le soutien de la presse locale. L'autorisation d'ouvrir sept chaînes locales supplémentaires à Paris a été donnée par le C.S.A. en mars 2008.
Les chaînes ethniques sont des généralistes destinées à une cible d'origine étrangère : chinoise, arabe, hispanophone. Elles peuvent faire simplement des rediffusions aménagées de programmes de chaînes nationales étrangères.
Les instances religieuses elles-mêmes peuvent poursuivre un projet télévisuel après avoir soutenu des radios (K.T.O., pour l'Église catholique).
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Définition et caractéristiques des télévisions locales
Les chaînes hertziennes analogiques disposant d'une autorisation permanente du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sont traditionnellement identifiées comme les principales télévisions locales en France. On parle de télévisions « de pays » pour désigner les télévisions pouvant s’identifier aux territoires de la République, et à son caractère fortement rural. Ces chaînes indépendantes, participatives et non marchandes diffusent d’innombrables programmes audiovisuels issus du vaste monde des associations, des Organisations non gouvernementales, de l’éducation populaire, des vidéastes et cinéastes amateurs ou, ignorés par les grosses chaînes.
Il existe également :
- Les télévisions de proximité, dont les équipes sont de taille très réduite.
- La télévision « de médiation » désignerait la télévision de pays, de quartier, de territoire, qui est participative et de proximité. Elle a une vocation principalement informative, formative et de communication sociale et culturelle.
- La télévision d’expression, quant à elle, désignerait la télévision d’opinion, engagée, alternative, voire militante. Elle peut être contributive et d’accès public. Elle se consacre principalement aux débats d’idées. Elle est un vecteur de pluralisme, de la liberté d’expression et de création des contre-pouvoirs audiovisuels.
Le terme « participatif » évoqué en premier lieu, traduit la faculté laissée à chacun (individu ou collectif) de pouvoir présenter directement son information ou document vidéo, lors de journaux télévisés, par exemple, pour qu’il soit diffusé tel quel. Les télévisions associatives sont des associations à but non-lucratif (loi de 1901) produisant des programmes audiovisuels d’information et de création. Ces associations sont indépendantes de tout groupe associatif, politique, industriel, financier, philosophique ou religieux.
S’inscrivant dans une démarche de service d’accès public, elles offrent une tribune d’expression de proximité, permettant à la population, mais aussi aux acteurs de la région, d’échanger voire d’agir sur la vie en collectivité, ce que ne peuvent pas toujours assurer les télévisions commerciales. Cette télévision participative va permettre de coproduire du sens en commun. Chaque citoyen devient un sujet intervenant, permettant de créer des formes nouvelles d’expression visuelle autre. Elle prend en compte l’identité culturelle, linguistique et patrimoniale locale en la dynamisant. Si cette télévision de proximité part et parle du local, elle reste en relation avec le reste du monde. Ces chaînes de télévision sont là pour favoriser l’expression des différents groupes et courants socioculturels. Elle apporte une attention particulière à celles et ceux qui sont les plus exclus du droit d’accès à l’image.
De TéléSaugeais (Jura), Airelles vidéo (Aix-en-Provence) aux télévisions actuelles à Paris et dans le reste du pays, diverses initiatives se sont développées, ont disparu, apparaissent et tentent de se pérenniser. Les TV associatives sont extrêmement variées selon les situations et les projets.
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Il n’est pas question de faire du remplissage artificiel de l’antenne, en remplissant à tout prix une grille de programme. Il n’y a pas non plus de contrainte horaire, ni de durée standard.
Évolution historique et juridique
C’est pourtant dès les années 70 que les premiers militants s’équipèrent d’outils vidéos portables afin d’exprimer leurs luttes et donner la parole à ceux qui en sont exclus. Cependant, à l’époque du monopole de la radio-télé-diffusion, la question des médias de proximité est traitée en terme d’interdiction. Si la loi de 1982 proclame, dans son article premier que « la communication audiovisuelle est libre », la fin du monopole est loin de régler la question. En effet, la question du statut juridique des nouveaux acteurs télévisuels ne va pas sans poser de problèmes puisque ceux-ci adoptent le modèle juridique des opérateurs nationaux. Mais, à côté du secteur commercial et du secteur public de l’audiovisuel, ce que l’on appelle le « tiers secteur », reste sans statut juridique y compris après l’adoption de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communiquer. Le statut d’association (loi de 1901) ne fût toujours pas reconnu. Plusieurs dizaines de télévisions associatives temporaires ont ainsi pu voir le jour.
En 1996, il est devenu nécessaire pour les éditeurs de chaînes locales de se regrouper indépendamment des villes. L’union des télévisions locales du câble - UTLC - était née sous forme associative avec la volonté des responsables de chaînes de travailler ensemble, pour défendre et développer les télévisions de proximité. L’UTLC devient l’union des télévisions locales de service public - TLSP - le 23 octobre 2001. Les éditeurs de chaînes locales ont souhaité professionnaliser la représentation de leur secteur d’activité. TLSP défend la télévision d’initiative locale qui valorise le territoire et favorise le sentiment d’appartenance des habitants.
Afin de remédier à toutes ces situations de blocage, la loi du 1er août 2000, dite Loi Trautmann, modifiant la loi du 30 septembre 1986, a introduit des dispositions favorables au développement de la télévision locale associative. D’abord, les autorisations temporaires hors appel aux candidatures qui peuvent être délivrées, pour une diffusion hertzienne analogique, à des sociétés, à des associations et des fondations, voient leur durée allonger de six à neuf mois (nouvelle rédaction de l’article 28-3 de la loi du 30 septembre 1986). Les télévisions associatives ont maintenant le droit d’exister au niveau local, régional et national, et d’être diffusées par le câble, le satellite, en Adsl sur internet et par voie hertzienne, en mode analogique comme en mode numérique.
Le rôle du CSA et la régulation
L’enjeu de la télévision locale rend plus indispensable que jamais l’activité de régulation. Le CSA est en effet là pour préserver les diversités et les identités culturelles. Pendant longtemps, les expériences audiovisuelles associatives se sont déroulés en dehors de tout cadre juridique. Puis, la loi du 1er août 2000, a introduit des dispositions particulières, favorables au développement de la télévision locale associative. Et, l’article 29 est venu compléter cela en ajoutant que "le Conseil (CSA) accorde les autorisations en appréciant l’intérêt de chaque projet pour le public, au regard des impératifs prioritaires que sont la sauvegarde du pluralisme des courants d’expression socioculturels, la diversification des opérateurs, et la nécessité d’éviter les abus de position dominante ainsi que les pratiques entravant le libre exercice de la concurrence. (...)".
Toutefois, malgré les promesses faites, et en raison de la rareté des fréquences hertziennes, l’offre de diffusion s’avéra réduite (en dehors des autorisations expérimentales) ; seules les expériences de télévisions locales distribuées sur des réseaux câblés conventionnés par l’instance de régulation relevaient d’un cadre juridique particulier. Ainsi, les réseaux câblés d’abord, puis les bouquets satellites offrent de plus en plus de place à toute une variété de chaînes thématiques et locales.
La TNT, qui permet de réserver un nouvel espace aux télévisions locales et notamment aux télévisions associatives ou de pays, constitue une chance formidable pour l’essor de la télévision locale et associative. Le CSA a décidé d’affecter des capacités nécessaires pour trois services locaux par zone couverte. Cependant, le CSA pratique la censure des télévisions associatives en période électorale car il estime ne pas pouvoir contrôler leur contenu et vérifier l'équité des temps de parole.
Défis et perspectives
Selon les dispositions de la loi d’août 2000, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel doit s’assurer de la viabilité économique et des conditions d’exploitation des services de télévision locale présentés par les candidats. Cependant, on s’aperçoit qu’une disposition essentielle manque dans la loi Trautmann: la création d’un fonds de soutien à l’expression audiovisuelle (comme celui crée pour les radios locales privées), alimenté par un prélèvement sur les recettes publicitaires audiovisuelles. Ce type de mécanisme serait en effet la seule façon d’attribuer des aides, selon des critères prédéfinis, sans rendre le tiers secteur trop dépendant des subventions accordées par les collectivités territoriales.
Aujourd’hui, le marché des TV locales, présentes sur la TNT régionale et les box, connaît une activité intense révélatrice de son développement et de l’intérêt croissant qu’il suscite. Ce marché recouvre des réalités diverses, animées par des acteurs nationaux et locaux, et des types de programmation variés ; la proximité en constitue la colonne vertébrale.
Ce marché se structure autour d’acteurs de tailles diverses que l’on peut catégoriser en 3 groupes. Il y a désormais 10 chaînes BFM en Régions (groupe Altice), de BFM Paris lancée en 2016 à BFM Normandie la dernière-née fin 2022. Une série de chaînes sont liées à des groupes de Presse Quotidienne Régionale : à titre d’exemples citons Wéo du groupe ROSSEL/La Voix, viàOccitanie du groupe La Dépêche, TV7 & TVPI du groupe Sud-Ouest ; elles se sont regroupées dans l’entité Territoires TV et en régie nationale chez 366 TV.
Lors des dernières Assises de l’Audiovisuel Local, Guy Détrousselle, Directeur Commercial Développement de Médiamétrie relevait : « On passe de la " sympathique " vision du média de proximité à des médias visibles partout, sur tous les supports, ayant vocation à s’adresser à tous les publics et qui portent la voix des territoires. » Aurélie Rousseau, directrice de TVR et Coprésidente du syndicat national locales.tv souligne : « Nous observons un fort intérêt pour le local de la part du public et des acteurs économiques. Soutenues par les collectivités locales, et malgré un manque de reconnaissance au plus haut niveau de l’Etat, les chaînes locales ont pris une place importante dans l’écosystème médiatique de leur région et territoire. Elles sont essentielles à la vie démocratique.
Les chaînes développent des partenariats et des synergies. Par exemple, depuis 10 ans en Bretagne une unité de programmes co-produit des films documentaires, fictions, animations, magazines soutenus par la région Bretagne, avec France Télévisions et les TV locales de Bretagne TVR, TébéO et TébéSud.
Bruno Ricard, Directeur Général Adjoint Marketing, Etudes & Communication de la Régie 366 précise : « La télévision est un media qui se restructure très profondément, avec une convergence vers la vidéo, il faut le mettre en œuvre. Depuis notre reprise du réseau il y a près de 3 ans, nous avons rééquilibré la structure du chiffre d’affaires pour le répartir pratiquement à égalité entre le broadcast, la vidéo et les opérations spéciales (formats co-écrits avec des annonceurs). Pour toucher les audiences, et notamment les jeunes sur tous les supports, nous incitons les éditeurs à diffuser leurs émissions de TV sur les sites de la PQR en direct et en replay. Nous travaillons aussi à un meilleur référencement des TV locales sur les box opérateurs, et au développement de la communication sur les réseaux sociaux.
Philippe Antoine, Directeur Général BFM Régions, indique : « je constate un attrait de plus en fort pour la proximité de la part de tous les acteurs qui travaillent sur le local : institutionnels, culturels, sportifs et annonceurs. J’observe un vrai besoin de lien renforcé et d’information locale qui résonnent très fortement et reçoivent un accueil très positif. L’engagement de tous les territoires autour des JO Paris 2024 en est un témoignage car l’histoire s’écrit partout en France. A BFM, nous avons eu un développement très rapide avec 8 chaînes lancées au cours des deux dernières années. En termes de programmes, l’information et le divertissement tiennent le haut du pavé.
Certaines chaînes misent sur l’information en continu comme BFM Régions ou TéléNantes. Pour Bruno Ricard : « les attentes du public des chaînes locales sont variables selon les régions. Le sport, encore peu investi par les TV locales, détient un fort réservoir d’audience. La force des TV locales est l’identification aux territoires. Le potentiel d’audience est encore grand, sa conquête passe entre autres par une forte médiatisation des programmes. » L’offre de chaînes est donc plurielle.
Pour Guy Détrousselle, « le public recherche des informations pratiques mais aussi l’interaction et le divertissement, parfois via des jeux antenne locaux, le tout dans un ton convivial. De récentes campagnes de communication des chaînes illustrent ce ton et lien avec les territoires. « Le public attend une information claire, pédagogique et avant tout utile au sens où elle doit rendre le quotidien facile et plus pratique. Pour construire nos grilles et enrichir notre offre éditoriale, l’objectif est de rendre service au public qui nous fait confiance sur le linéaire et le digital. Cela passe par beaucoup d’info servicielle, autour de la mobilité.
Aurélie Rousseau renchérit : « Notre force est la capacité à avoir une vraie expertise du territoire et une confiance du public. Nos téléspectateurs attendent une information vue via le prisme de leur quotidien. »
Médiamétrie frappe la monnaie de l'écosystème des médias et de la publicité. L’accompagnement de Médiamétrie auprès des chaînes locales s’appuie sur les mesures d’audiences spécifiques mises à disposition de ces acteurs médias et de leurs besoins particuliers. Les mesures d’audience les aident à mieux connaître leurs audiences et monétiser leurs espaces publicitaires.
Le premier, TV Locales est une étude déclarative téléphonique ciblée sur des bassins géographiques spécifiques, correspondant à la zone de diffusion sur la TNT locale. Deuxième étude, le Médiamat Local est un dispositif sur la base du Panel Médiamat, avec une prestation correspondant au service Médiamat'Thématik. Il permet aux chaînes d’intégrer les outils de médiaplanning nationaux.
« Nous avons besoin de toujours plus de granularité dans nos audiences. La TV segmentée va dans ce sens. Nous travaillons sur un modèle de Médiaplanning local et multi-local avec Médiamétrie et Popcorn car il y a des réserves de monétisation dans les régions qui sont sous-exploitées. La TV segmentée représente une opportunité pour les TV locales. Nous avons également besoin de convergence des mesures d’audience au niveau des chaînes locales pour construire des plans TV linéaire/vidéo.
Philippe Antoine complète : « concernant la mesure d’audience TV, elle doit être la plus précise, rigoureuse, fiable, éclairante sur les modes de consommation de l’information.
Pour Aurélie Rousseau : « Médiamétrie nous aide à comprendre les évolutions de la consommation de nos chaînes, les usages domicile et hors domicile.
Exemples de télévisions locales
Télé Bocal est une des premières télévisions associatives parisiennes. Elle doit son succès à sa ligne éditoriale : la proximité et l’accès libre. Depuis des années, ses membres luttent pour une télé « Qui se regarde comme un spectacle à plusieurs». Après avoir diffusé leurs programmes dans les bars de l’Est parisien, ils ont acquis le droit de diffuser sur le canal 36 de 21h à minuit (à Paris). Grâce au petit écran, ils incitent les gens à sortir et à participer à la vie de leur quartier.
Crée en janvier 2000, Zalea TV est une association dont l’objectif principal est de « susciter une large mobilisation pour déverrouiller l’expression, la production et la diffusion audiovisuelle française, aujourd’hui abandonnées à quelques groupes industriels et financiers publics et privés». Le 6 avril 2002, elle reprendra ses diffusions pirates, avec d’autres télévisions libres, pour protester contre l’interdiction par le CSA des télévisions libres. Face au tollé provoqué par cette censure, le CSA ouvre le canal UFH 35 aux télévisions associatives.
En juillet 2002, Zalea qui était la seule association à se porter candidate à la TNT nationale a vu sa candidature rejetée par le CSA. Ce rejet s’est fait au profit d’acteurs historiques, déjà omniprésents sur les autres supports, et de nouveaux entrants qui en disait long sur l’orientation que voulait donner le CSA à la télévision de demain.
À la suite de ce résultat affligeant, Zalea TV a déposé une requête en référé liberté auprès du Conseil d'État, motivé par le fait qu’aucune chaîne associative n’aura du coup accès à une diffusion hertzienne nationale. En novembre 2003, alors que la deuxième autorisation de diffusion s’est terminée, Zalea TV est une fois de plus confronté à une interdiction d’émettre durant le Forum Social Européen. En juin 2007, Zalea TV ne lâche pas et continue son combat pour qu’il existe en France des chaînes alternatives non-marchandes, et réellement non alignée....
Avec le soutien de citoyens téléspectateurs ( plus de 3000 promesses ), Zalea TV a pu se présenter devant le CSA avec une candidature solide pour une chaîne gratuite. Aujourd’hui, l’association Zalea TV, éditrice de la télévision libre nationale du même nom, a décidé de se dissoudre parce qu’elle n’était plus adaptée au contexte politique et technologique actuel. Les membres de Zalea TV ne jettent pas l’éponge pour autant.
La TNT et les chaînes locales
Depuis 2007, la TNT ne permet plus seulement d'avoir accès à 25 chaînes nationales. Elle permet également de regarder 42 chaînes locales et régionales, parmi lesquelles les déclinaisons régionales de BFM TV, comme BFM Paris, BFM Marseille, BFM Lyon Métropole, BFM Grand Lille ou bien encore TVR (Rennes), Alsace 20, Télénantes... Il existe également le réseau de chaînes TNT locales issues des déclinaisons régionales de France 3.
La TNT, c'est l'abréviation de Télévision Numérique Terrestre. Il s'agit d'une technologie de diffusion de la télévision déployée en France à partir de 2005 et qui permet d'émettre et de recevoir les chaînes de télévision en qualité numérique. La TNT, qui diffuse des programmes de télévision numérisés, a remplacé la télévision analogique en 2011.
À ce jour, la Télévision Numérique Terrestre couvre environ 97% des lieux d’habitation sur le territoire métropolitain et donne accès à une sélection de 25 chaînes nationales gratuites et à plus de 40 chaînes locales. La TNT ou Télévision Numérique Terrestre offre plusieurs avantages. Cette technologie de diffusion offre notamment une qualité d’image et de son nettement meilleure que la télévision analogique, en HD depuis 2016. En outre, ce service est gratuit, sans abonnement et donc sans engagement.
Voici la liste de toutes les chaînes nationales de la TNT et le canal qui permet d'y avoir accès :
| Chaîne (à partir du 6 juin 2025) | Numéro de la chaîne |
|---|---|
| TF1 | 1 |
| France 2 | 2 |
| France 3 | 3 |
| France 4 (Canal+ auparavant) | 4 |
| France 5 | 5 |
| M6 | 6 |
| Arte | 7 |
| LCP / Public Sénat (C8 auparavant) | 8 |
| W9 | 9 |
| TMC | 10 |
| TFX | 11 |
| Gulli (NRJ 12 auparavant) | 12 |
| BFM TV (LCP auparavant) | 13 |
| CNews (France 4 auparavant) | 14 |
| LCI (BFM TV auparavant) | 15 |
| Franceinfo (CNews auparavant) | 16 |
| CStar | 17 |
| T18 (Gulli auparavant) | 18 |
| Novo 19 (anciennement France O, qui n’existait plus) | 19 |
| TF1 Séries Films | 20 |
| L'Équipe | 21 |
| 6ter | 22 |
| RMC Story | 23 |
| RMC Découverte | 24 |
| RMC Life (Chérie 25 auparavant) | 25 |
Pour recevoir les chaînes gratuites de la TNT, il existe plusieurs méthodes :
- Via une antenne râteau installée sur le toit de votre habitation, avec un décodeur TNT.
- Via le satellite, avec une antenne et un décodeur TV aux normes MPEG.
- Grâce à un décodeur de télévision fourni avec les offres internet triple play en ADSL, en câble ou en fibre optique.
- Sur internet grâce à une application dédiée installée sur une télévision connectée ou une box TV Android ou un boîtier Apple TV.
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Certaines chaînes TNT sont disponibles en 4K, notamment France 2 et France 3, offrant une définition Ultra HD de 3840 x 2160 p et une fréquence de 50 images par seconde. Pour en profiter, il faut un décodeur TV et une TV compatibles.
Pour profiter des programmes en replay des chaînes de la TNT, l'antenne hertzienne de type "râteau" ne suffit pas !
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