Le cinéma japonais dispose d'une longue et glorieuse histoire. Quelques-uns des plus grands films japonais, récents ou plus anciens, brillent non seulement par leur délicatesse et leur mélancolie mais aussi par la manière dont ils parviennent à retranscrire la beauté ou la rugosité des sentiments humains.
Que ce soit en prise de vues réelles ou dans l'animation (le studio Ghibli, co-créé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata, a grandement contribué à populariser le cinéma japonais auprès du reste du monde), le cinéma nippon est à découvrir impérativement pour tout cinéphile digne de ce nom.
Etablir une courte liste des meilleurs films japonais est bien entendu une gageure. Toutefois, pour alimenter ce sujet que nous n'abordons pas autant que nous le voudrions sur Kanpai, nous vous proposons une liste de films japonais à voir absolument.
Ils peuvent être cultes par leur réussite technique, scénaristique, par leur nombre d'entrées ou l'influence qu'ils ont eu au Japon ou à l'international. Bien entendu, cette liste possède une part de subjectivité et n'a pas vocation à être absolue.
10 FILMS INCONTOURNABLE !
Chefs-d'œuvre Incontournables
Rashōmon (1950)
L'œuvre d'Akira Kurosawa est l'une des plus fondamentales du cinéma japonais, et du cinéma asiatique en général. Le réalisateur a donné naissance à une série de chefs d'œuvre inestimables, des Sept Samouraïs à Entre le ciel et l'enfer.
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Rashômon, son 11e long-métrage, n'est pas seulement l'un de ses meilleurs films mais aussi un long-métrage d'une modernité inouïe qui a redéfini la manière de raconter des histoires sur grand écran. Bien avant Le Dernier Duel de Ridley Scott, Rashômon d'Akira Kurosawa relate une affaire de viol selon quatre points de vue différents.
La scène de l'agression est rejouée à plusieurs reprises en s'inspirant des récits de chaque personnage. Récompensé du Lion d'or à la Mostra de Venise, Rashômon a été déterminant dans l'ouverture à l'international des films japonais.
Les Sept Samouraïs (1954)
Les Sept Samourais est souvent considéré comme le film le plus abouti de toute l'oeuvre d'Akira Kurosawa. S'il a participé à l'évolution notable du cinéma au Japon, il a inspiré ensuite de nombreuses autres productions.
Près de soixante ans plus tard, on le cite encore en exemple, tant dans le déroulement de son intrigue sentimentale, que dans le filmage précis des combats.
Voyage à Tokyo (1953)
Dernière étape de notre sélection, Voyage à Tokyo / Tokyo Monogatari illustre l'éclatement du système familial traditionnel japonais, où l'on vit tous sous le même toit et les générations s'entraident.
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Empli de nostalgie, ce long-métrage a pris une grande importance culturelle dans sa manière qu'il a de dépeindre les évolutions de la société japonaise, ainsi que les relations entre parents et enfants qui choisissent de vivre leur vie dans un quotidien éloigné.
Princesse Mononoké (1997)
Entre Le Voyage de Chihiro, Le Château dans le Ciel et Princesse Mononoké, les discussions ont été vives et c'est finalement ce dernier qui a été désigné.
Sublimé par le travail d'animation du maître Miyazaki, le film d'animation japonais est une superbe réflexion sur la place de l'homme dans la Nature, dont les observations n'ont pas vieilli et continuent de trouver écho dans cette époque de crise climatique.
Hana-bi (1997)
Hanabi est un peu le film central, en tant que réalisateur, de l'omniprésent "Beat" Takeshi Kitano. Il y joue les gros durs : un flic très limite dans sa définition de la justice, confronté à la mort et au sens de l'existence.
En résulte un essai d'interprétation incroyable, qui a permis à l'artiste de se faire connaître du monde occidental.
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Autres Films Notables
- Harakiri (1962): Un drame de samouraï réalisé par Masaki Kobayashi.
- Le Voyage de Chihiro (2001): Un long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki.
- Ran (1985): Un drame historique réalisé par Akira Kurosawa.
- Le Tombeau des lucioles (1988): Un long-métrage d'animation d'Isao Takahata.
- Barberousse (1965): Un drame réalisé par Akira Kurosawa.
- Entre le ciel et l'enfer (1963): Un drame thriller réalisé par Akira Kurosawa.
Films d'Animation Japonais
Le déploiement industriel de séries animées à bas coût, popularisées par la télévision dans la France des années 80, a longtemps occulté la magnificence du cinéma d'animation japonais, son inventivité, sa radicalité.
Ce sont les sorties combinées d'Akira, de Ghost in the Shell, puis des films de Hayao Miyazaki et du studio Ghibli à la fin des années 90 qui ont permis de lever le voile sur une production devenue depuis extrêmement populaire, enfin célébrée dans le monde entier à sa juste importance.
Et ainsi de porter un regard rétrospectif sur un continent de films merveilleux (Belladonna, Le Serpent blanc) et d'auteurs majeurs (Rintarō, Satoshi Kon, Taiji Yabushita ou Isao Takahata).
Tableau des Films Mentionnés
| Titre Français | Titre Original | Réalisateur | Année de Sortie |
|---|---|---|---|
| Les Sept Samouraïs | Shichinin no samurai | Akira Kurosawa | 1954 |
| Harakiri | Seppuku | Masaki Kobayashi | 1962 |
| Le Voyage de Chihiro | Sen to Chihiro no Kamikakushi | Hayao Miyazaki | 2001 |
| Princesse Mononoké | Mononoke-hime | Hayao Miyazaki | 1997 |
| Rashōmon | - | Akira Kurosawa | 1950 |
| Hana-bi | - | Takeshi Kitano | 1997 |
| Voyage à Tokyo | Tokyo Monogatari | Yasujirō Ozu | 1953 |