Le cinéma Le Trèfle à Dorlisheim est un établissement bien connu dans la région. Aujourd'hui, nous allons explorer son histoire, ses propriétaires successifs et son impact sur le paysage cinématographique local.
Les origines et la création du Trèfle
En 2011, René Letzgus, une figure importante du cinéma en Alsace, a fondé le cinéma Le Trèfle à Dorlisheim. Initialement composé de neuf écrans, le multiplexe a été agrandi en juin 2016 avec l'ajout de quatre salles, portant le total à treize. René Letzgus est également connu comme propriétaire du Vox à Strasbourg et du Pathé Brumath.
Avant la création du Trèfle, René Letzgus était déjà actif dans le secteur cinématographique, notamment avec la reprise de la salle L’Alpha à Schiltigheim en 1973. Il a rebaptisé la salle et y a accueilli un festival international des droits de l'homme pendant dix ans.
L'acquisition par Cinéville
En 2024, Cinéville a acquis le cinéma Le Trèfle de Dorlisheim, un complexe de treize salles et 2 041 fauteuils. René Letzgus, souhaitant recentrer ses activités, a cédé une participation majoritaire de sa société à Cinéville, tout en restant présent au capital et en assurant une transition en douceur.
Yves Sutter, représentant de Cinéville, a exprimé sa satisfaction quant à cette acquisition, soulignant que Le Trèfle est un cinéma performant situé dans une zone d'activité attractive. René Letzgus a également partagé son enthousiasme, affirmant qu'il partage les mêmes valeurs et la même vision du cinéma de proximité avec Yves Sutter.
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Les cinémas à Strasbourg : Un bref aperçu historique
Strasbourg a connu une riche histoire cinématographique avec de nombreuses salles qui ont marqué la ville. Autrefois, des cinémas tels que le Palace, le Club, le Caméo, le Rit’s et le Scala étaient des lieux de rassemblement populaires. Cependant, avec l'avènement des VHS, des DVD et du streaming, le nombre de cinémas a diminué.
Dans les années 70, Strasbourg comptait encore une quinzaine d'établissements. Parmi les cinémas emblématiques, on peut citer le cinéma-brasserie de la Krutenau, le Broglie, le Scala, le Caméo et le Cinétrain. Malheureusement, beaucoup de ces salles ont fermé leurs portes au fil des ans, transformées en fast-foods, magasins ou autres commerces.
Quelques exemples de cinémas disparus à Strasbourg :
- Le Broglie : Ouvert en 1921 et démoli en 1975, il était considéré comme le cinéma de la bourgeoisie.
- Le Scala : Situé à Neudorf, il a fonctionné comme cinéma jusqu'en 1975, puis a été transformé en dépôt-vente et magasin de vêtements.
- Le Caméo : Ancien cinéma Olympia, il a fermé au début des années 80 et est devenu un supermarché Norma.
- Le Cinétrain : Situé près de la gare, il a été démoli en 1980.
- Le cinéma des Arcades : Fermé en 1986, il est aujourd'hui un McDonald's.
- Le Studio Kléber : Implanté depuis 1908 dans le bâtiment de l'Aubette, il a fermé en 1987.
- Le Rit’s : Fermé en 1987, il est maintenant un ensemble immobilier.
- L’Ariel : Fermé en 1988, il est remplacé par un magasin Max Mara.
- L’Alpha : Situé à Schiltigheim, il a fermé en 1989 et est aujourd'hui un immeuble avec des logements et des cabinets médicaux.
- Le Cinébref : Connu comme la dernière salle à programmer des films pornographiques, il a fermé en 1992 et est maintenant un magasin d'optique.
SOREDIC et l'évolution des cinémas
L’origine du groupe SOREDIC remonte à 1949 avec la création de l’association GASFO, qui visait à assurer la programmation des cinémas paroissiaux et associatifs du Grand Ouest. Dans les années 60, la fréquentation des salles de cinéma a chuté en raison de l'essor de la télévision. Pour faire face à la concurrence commerciale, le GASFO a dû se structurer comme une entreprise.
En 1971, la SOREDIC a participé au rachat des actions de l’UGC privatisée. Dans les années 90, SOREDIC a suivi le mouvement des multiplexes en ouvrant plusieurs complexes Cinéville. En 2018, SOREDIC a créé une nouvelle filiale, LOOPILAND, orientée vers l’exploitation d’équipements dédiés aux loisirs.
Le projet de cinéma des Halles à Strasbourg
La famille Letzgus, propriétaire des cinémas Vox à Strasbourg et Le Trèfle à Dorlisheim, a dévoilé son projet de créer un nouveau complexe cinématographique sur l’actuelle gare routière, derrière le centre commercial Place des Halles. Ce projet vise à prolonger la durée de vie des films à l’affiche et à proposer une programmation plus large, notamment avec des films étrangers en versions françaises et originales.
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Ce projet a suscité des inquiétudes quant à la pérennité des cinémas Star. Cependant, la famille Letzgus maintient que le cinéma des Halles est antérieur au projet de MK2 à Schiltigheim et qu'il est en réflexion depuis 2015 en collaboration avec la Ville.
L'avenir du cinéma Le Trèfle
Avec l'acquisition par Cinéville, Le Trèfle continuera d'offrir une programmation de qualité et de proximité à ses spectateurs. René Letzgus restera impliqué dans la transition, assurant ainsi la continuité de l'esprit du cinéma. Cette acquisition renforce la position de Cinéville en tant que l'un des principaux circuits d'exploitation en France.
En 2023, le réseau Cinéville a accueilli un peu plus de 5 millions de spectateurs, se classant au sixième rang national des circuits d’exploitation. Le groupe est également en négociations pour l'acquisition d'autres cinémas, consolidant ainsi sa présence sur le territoire français.
| Cinéma | Localisation | Nombre de salles | Année d'acquisition par Cinéville |
|---|---|---|---|
| Le Trèfle | Dorlisheim | 13 | 2024 |
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