Si vous pensez encore que Disney a tout inventé, vous vous trompez. En réalité, ni Charles Perrault ni même les frères Grimm ne sont à l'origine des contes de fées.
Les contes de fées, populaires à l'époque de Perrault, trouvent leur origine dans la tradition orale. Basile est considéré comme le premier auteur à avoir mis ces contes par écrit et les avoir rassemblés dans son recueil le Pentamerone, où se trouvent les premières versions de la Belle au bois dormant, du Petit Chaperon Rouge et du Chat Botté. Cependant, si Charles Perrault, Hans Christian Andersen et les frères Grimm sont considérés comme les véritables auteurs des contes, c'est parce qu'ils ont chacun revisité les histoires à leur manière en les adaptant à un plus jeune public.
En réalité, il vaut mieux que vos enfants apprennent tout cela grâce à Disney, car les versions plus anciennes de ces classiques sont souvent beaucoup plus sordides.
Connaissez-vous le petit secret de Cendrillon ? Savez-vous comment la Belle au bois dormant s'est réellement réveillée ? Imaginez-vous à quel prix la petite sirène a-t-elle obtenu ses jambes ? Qu'est-il arrivé à la méchante reine dans Blanche Neige ? Connaissez-vous la raison pour laquelle les garçons perdus de Peter Pan n'ont jamais grandi ?
Cendrillon : Bien Loin de l'Innocence Disney
Cendrillon est loin d'être la petite fille innocente que nous connaissons chez Disney. Prenez Cendrillon par exemple, la toute première version remonte au IXème siècle Av. J.C, en Chine, mais ce n'est qu'en 1634 qu'elle arrive en Europe, retranscrite par l'auteur italien Giambattista Basile.
Dans la version de Basile apparue en 1634 dans le Pentamerone, Cendrillon s'appelait en fait Zezolla. Elle aurait aimé que son père se marie avec sa gouvernante, quelle adore. Malheureusement, le père choisit une horrible femme. La gouvernante, qui n'est pas contre l'idée de monter en grade, élabore un plan avec Zezolla.
Ce que Zezolla n'avait pas prévu est que sa gouvernante et ses six filles sont plus pestes encore que sa défunte belle-mère. Elle devient malgré elle la servante de la maison que l'on surnomme Cat Cendrillon, littéralement « celle qui dort avec les cendres ».
Quand le père part en voyage, il demande toujours à ses filles ce qu'elles aimeraient recevoir en souvenir. Zezolla, elle, n'est pas intéressée par les objets de grande valeur, elle supplie que les fées lui envoient quelque chose. Elle finit par recevoir un dattier. Rien d'extraordinaire, pensez-vous, mais un jour, une fée en sort et offre un vu à Zezolla.
Zezolla s'en va donc au bal, où elle rencontre le roi qui tombe fou amoureux d'elle. Le seul moyen qu'il a de la revoir est d'organiser un autre bal et faire essayer la pantoufle que Zezolla a perdue derrière elle.
Et c'est là que l'on comprend pourquoi Perrault et même Basile ont choisi d'occulter ce passage sordide : dans des versions anciennes, la belle-mère coupe les orteils et le talon de ses filles afin qu'elles puissent rentrer leur pied dans la pantoufle. Et dans le conte des frères Grimm « Aschenputtel », les demi-s'urs de Zezolla se mutilent elles-mêmes les pieds. C'est alors que de petits moineaux chantent afin d'avertir le roi de la boucherie qui a lieu. Et pour finir, ces mêmes oiseaux (mais n'imaginez pas ceux de Disney) se mettent à attaquer les demi-s'urs, alors en route pour le mariage de Cendrillon, et à leur dévorer les yeux.
Lire aussi: Salade à la Carpe : Guide Complet
La morale de ce conte en reste inchangée : les méchants finissent toujours par payer. Perrault a ajouté toute la dimension féerique au conte : la citrouille magique, la fée marraine, la pantoufle en verre, etc. Effectivement, essayez d'imaginer les pieds mutilés ensanglantés se laissant apercevoir dans la pantoufle transparente.
Top 7 ORIGINES SOMBRES des CONTES DE FÉES ! | Amazing Savoir #29
La Belle au Bois Dormant : Une Version Atroce et Choquante
La version originale du conte de la Belle au bois dormant est de loin la plus atroce, digne d'un film d'horreur. Ce conte est aussi présent dans le Pentamerone sous le nom de Soleil, Lune, et Talia, aux côtés de Cendrillon. L'histoire commence avec la naissance de Talia, la Belle, qui, victime d'un sort, grandit et tombe dans un sommeil profond après s'être piquée le doigt avec une épine. Le c'ur brisé, son père laisse son corps sans vie reposer dans le château, et s'en va pour toujours. Et c'est à ce moment-là que le prince charmant fait son entrée romantique.
Eh bien, dans le conte de Basile, il en est autrement : c'est un roi fait la découverte du corps de Talia, alors qu'il était en recherche de son faucon disparu. A l'inverse du stéréotype classique, le roi est déjà marié. Mais la Belle étant tellement irrésistible (et sans vie, donc pourquoi se priver ?), il la viole, puis repart tranquillement sur son cheval (blanc).
Toute l'expérience n'a même pas réveillé la Belle, alors pourquoi un simple baiser le ferait-il ? Mais l'acte du roi ne fut pas sans conséquences ! Talia donne naissance à des jumeaux Soleil et Lune, qui, cherchant le lait maternel, retirent l'écharde qui a plongé la Belle dans un sommeil profond. Ce n'est pas tout. Le roi se rappelle soudain de Talia et décide de partir à sa recherche. Il la trouve donc dans le château, mais éveillée cette fois et avec deux bébés.
La femme du roi, apprenant les infidélités de son mari, ordonne que les jumeaux soient tués, cuisinés puis servis comme dîner au roi. Heureusement qu'il y a au moins le cuisinier, à peu près sain d'esprit, qui décide de protéger les enfants et de préparer une chèvre à la place. Quant au sort de Talia, elle sera jetée dans les flammes (et c'est surement ce que toutes les femmes trompées aimeraient faire subir à la maitresse de leur mari !). Pour le roi s'en est trop, alors il jette sa femme à la place.
Lire aussi: Expérience Inoubliable à Disneyland Paris
Perrault, là aussi, rajoute des éléments féériques au conte de Basile : le roi infidèle devient un beau prince célibataire et la méchante reine n'est autre que la mère du prince qui tente elle-même de manger les enfants. Mais le prince s'en va tout de même du château sachant que sa mère est une cannibale et risque de ne faire qu'une bouchée de sa progéniture ! Tout finit bien, car le prince revient juste à temps pour empêcher que la Belle ne soit jetée dans une fosse à vipères.
Pour résumer, nous avons un viol, une infidélité, des enfants hors mariage, du cannibalisme et un meurtre.
La Petite Sirène : Un Conte Tragique et Sombre
La petite sirène, écrit par le danois Hans Christian Andersen, date de 1837. Dans sa version, les sirènes sont des êtres sans âme qui, quand elles meurent, disparaissent dans l'écume des vagues. C'est une bien triste réalité pour la petite sirène qui aimerait tellement être humaine et avoir l'espérance d'une vie après la mort. Elle souhaite donc quitter le monde de la mer pour échapper à son destin.
La grand-mère de la petite sirène lui explique que la seule manière de posséder une âme est qu'un homme l'aime comme il n'a jamais aimé personne et se marie avec elle. C'est alors que la petite sirène, qui, dans le conte d'Andersen, n'a pas de nom, va voir la sorcière des mers (Ursula). La sorcière lui propose donc un marché : la petite sirène devra profiter d'un courant favorable pour nager jusquà la côte avant le lever du soleil et sa queue se transforma en deux jambes humaines. Mais ces jambes ne lui seront pas accordées à n'importe quel prix. Elle ne lui cache pas que cela lui fera très mal, comme si on lui plantait une épée dans le corps. Elle sera la plus belle et la plus gracieuse de tous les humains, en revanche, à chaque fois qu'elle fera un pas elle sentira une douleur intense, comme si elle marchait sur des couteaux aiguisés. Mais ce n'est pas tout. La sorcière demande encore une chose en retour : elle exige la langue de la petite sirène, qu'elle lui coupe sur le champ !
Chose promise, chose due, elle devient la plus jolie femme du monde. Elle danse alors pour le prince, qui est enchanté, malgré le fait qu'elle ressente une douleur extrême à chaque fois qu'elle pose le pied au sol. Tout cela en vain, puisque le prince finit par se marier avec quelqu'un d'autre. Elle est donc supposée mourir au prochain lever du jour. Ses s'urs font alors un pacte avec la sorcière des mers pour tenter de la sauver : la vie de la petite sirène contre celle du prince. Elle doit alors poignarder le prince, mais le couteau dans la main, la pauvre petite sirène ne parvient pas à trouver le courage de passer à l'acte.
En quelques mots : un conte aux éléments tragiques, et qui en plus finit mal.
Blanche Neige : Cannibalisme et Vengeance Sanglante
Dans la version de Giambattista Basile, le conte de Blanche Neige s'appelle la Jeune Esclave et chez les frères Grimm, la petite Blanche Neige, publié en 1812. La reine diabolique qui est la belle-mère de Blanche Neige chez Disney serait en réalité sa mère. Au fur et à mesure des adaptions, la mère se transforme en belle-mère afin d'atténuer la cruauté maternelle et la distancer.
Le texte de la version des frères Grimm est plutôt explicite et la mère de Blanche Neige semble être une fine cannibale. Elle s'adresse à un chasseur et lui demande d'emmener Blanche Neige loin dans les bois pour la poignarder à mort ; plutôt cruel pour commencer ! Mais cela ne s'arrête pas là, évidemment, elle exige une preuve de sa mort : deux poumons et un foie pour les déguster avec du sel et bien cuit !
Par chance, un sanglier passe par là, le chasseur décide alors de le tuer, de découper ses poumons et son foie et de les ramener à la méchante reine, qui, ne voyant pas la différence, les mange en pensant que ce sont les organes de sa fille (biologique ou non, à ce niveau d'atrocité, peu importe).
Finalement, Blanche Neige a droit à sa jolie fin et surtout à sa revanche : durant son mariage, elle fait chauffer une paire de chaussures de fer jusqu'à ce qu'elles deviennent bien rouges, puis ordonne à la méchante reine de les porter et de danser avec jusqu'à ce que mort s'en suive : une torture bien méritée !
Peter Pan : L'Obsession de la Mort
Peter Pan est à l'origine un personnage du roman pour adulte le Petit Oiseau blanc, de J. M. Barrie, publié en 1902. En raison du succès de ce personnage qui n'apparaissait que dans quelques chapitres seulement, J. M. Barrie en fait le héros d'une pièce qu'il écrivit en 1904 : Peter Pan où le garçon qui ne voulait pas grandir (Barrie l'adapte ensuite dans un autre roman beaucoup plus connu : Peter Pan et Wendy). La pièce introduit pour la première fois les personnages de Capitaine Crochet, Wendy et la fée clochette.
« Le nombre des garçons vivant dans l'Ile peut varier, évidemment, selon qu'il leur arrive d'être tués ou bien d'autres choses. Dès qu'ils semblent avoir grandi 'ce qui est contraire au règlement- Peter les supprime». « Mourir sera une terriblement grande aventure ».
Peter Pan est en fait moins obsédé par le fait de rester jeune que par la mort elle-même. Cela peut trouver son explication dans l'enfance de l'auteur qui perdit son frère très jeune. Les moments les plus tragiques se résument à Wendy passant à côté de la mort à cause d'un tir de flèche, Peter Pan attaqué par le capitaine Crochet se noyant et le capitaine lui-même se faisant manger par un crocodile.
Les Contes de Fées Courts : Une Forme Littéraire Concise
Un conte de fée court, aussi appelé conte court, est une forme littéraire qui condense l'essence d'un conte de fées traditionnel en un récit plus concis. Ces contes plus courts conservent souvent les éléments caractéristiques des contes de fées, tels que la présence de personnages fantastiques, de magie, de quêtes, et une morale ou un enseignement moral. Un bon exemple de conte de fée court original est "Les fées" de Charles Perrault. Dans ce récit, l'histoire se concentre principalement sur la bonté de la jeune fille, récompensée par les fées et sa rencontre du prince.
La forme courte des contes de fées permet souvent de les raconter rapidement, les rendant adaptés à une narration orale ou à une lecture rapide. Bien que les contes de fées courts aient des structures narratives simplifiées, ils continuent d'exercer une grande influence dans la littérature pour enfants et sont souvent utilisés pour transmettre des valeurs, des leçons de vie et des idées fantastiques d'une manière concise et mémorable.
À l’approche des fêtes de fin d’année, le monde semble se transformer. Les rues scintillent de lumières, les foyers se remplissent de rires et de chaleur, et les cœurs s’ouvrent à l’espoir. Les contes de Noël trouvent leurs origines dans des légendes et traditions anciennes. Dès le Moyen Âge, on racontait des histoires autour du feu pour célébrer le solstice d'hiver et invoquer la prospérité.
Chaque conte de Noël porte en lui un message universel : le pouvoir du pardon, la force de l’amour, l’importance du partage et de la générosité. Parmi les récits les plus célèbres, on retrouve Un chant de Noël de Charles Dickens, où l’odieux Ebenezer Scrooge apprend à redécouvrir la joie de donner.
Les contes de Noël ne sont pas seulement des histoires à écouter ; ils sont aussi une invitation à rêver et à créer. Aujourd’hui encore, les contes de Noël continuent de fasciner petits et grands. Ils sont lus à voix haute près du sapin, adaptés en films et spectacles, et réinterprétés à travers les générations. Alors, en cette saison magique, laissez-vous emporter par la féérie des contes de Noël. Qui sait ? Peut-être qu’au détour d’un récit, vous découvrirez votre propre miracle de Noël.
Les Fées : Au-Delà des Ailes
Au pays imaginaire, toutes les fées ont des ailes. Rani a perdu les siennes et son amie Clochette essaye de lui en confectionner de nouvelles. Pourtant, Rani n'est pas sûre de vouloir voler à nouveau. Faut-il forcément avoir des ailes pour être une véritable fée ? En effet, chaque fée est dotée d'un talent particulier.
A présent, Rani savait non seulement réaliser des tours de magie avec de l'eau, mais elle pouvait aussi nager. Elle avait toujours voulu apprendre à nager, mais en vain. Ses ailes mouillées l'entraînaient vers le fond. Rani passait maintenant des heures à nager dans le ruisseau de la Barbotine ou à plonger dans l'océan. C'était un vrai plaisir pour elle. Après le bain, sa peau était très douce et ses cheveux aussi soyeux que des algues. Elle avait même trouvé un moyen de respirer sous l'eau.
Elles vivent au Pays Imaginaire, un lieu magique où personne ne grandit jamais - ni les fées, ni les enfants, ni les animaux, ni les sirènes. Les fées sont des créatures ailées, d'à peine dix centimètre de haut. Si l'on jette de la poudre magique sur les fées, elles deviennent aussi scintillantes que de l'or. La poudre magique leur permet de voler dans les airs, ce qu'elles aiment par-dessus tout. Elles sont libres de jouer à "fée perchée" où elles veulent.
Peut-être, avez-vous déjà remarqué des traces de poudre magique sur le rebord de votre fenêtre ? Peut-être avez-vous entendu un chuchotement ou le tintement d'une clochette ? Oui, vous en êtres sûr ! Les fées existent ! Elles sont là, quelque part, tout près de vous...