Le film "La Cité de la Joie", adaptation du roman de Dominique Lapierre, a mis en lumière le travail humanitaire de Frère Gaston en Inde. Ce dernier, né Grandjean en 1937 dans une famille ouvrière suisse à Genève, a décidé dès l'âge de six ans de vouer son existence «au Christ et aux pauvres».
«Je n'ai jamais voulu être prêtre», confie ce frère de la congrégation Prado, «l'Église ne m'aurait jamais laissé vivre dans un taudis avec les pauvres».
Frère Gaston, infirmier de métier, a créé douze ONG en cinquante ans d'existence au Bengale-Occidental, dont six sont encore actives. Parmi elles, ICOD accueille 81 orphelins, personnes handicapées, individus atteints de troubles mentaux, vieillards, de toutes religions.
Il a débarqué en Inde en 1972 pour travailler avec un prêtre français dans un petit centre d'entraide du bidonville de Pilkhana, près de Calcutta. «C'était le plus grand slum de l'Inde à l'époque, on disait du monde!», précise-t-il.
Un jour de 1981, il y reçut la visite de Dominique Lapierre «envoyé par Mère Teresa». Le célèbre auteur, qui voulait écrire un roman «sur les pauvres», a su convaincre l'ascète de son «sérieux». Frère Gaston «est l'une des “Lumières du monde” dont j'ai eu l'honneur de raconter l'épopée d'amour et de partage dans mon livre La Cité de la joie», dira l'écrivain, décédé en décembre dernier.
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Traduit dans le monde entier, son roman paru en 1985 s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires.
En revanche, l'adaptation du roman au cinéma, avec Patrick Swayze, lui a beaucoup déplu: «j'ai franchement détesté ce film.
À l’époque, mère Teresa recevait des tonnes de médicaments du monde entier. Elle en céda de grandes quantités au centre d'entraide dont frère Gaston sut tirer parti.
Il forma des infirmières et établit un dispensaire. «J'avais les médicaments, je n'avais besoin de rien d'autre!», dit-il, «on a rapidement eu plus de 60.000 malades la première année. 100.000 la seconde.
Dès son arrivée en Inde, il avait décidé d'en adopter la nationalité. «Cela a pris 20 ans, bien sûr!». Il a choisi le patronyme «Dayanand» signifiant «bienheureux (ananda) de la miséricorde (daya)».
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Il a longtemps travaillé avec les frères de Mère Teresa à s'occuper des lépreux de Pilkhana. «Je suis resté dix-huit ans, entouré de 500 lépreux, dans une toute petite chambre», raconte-t-il.
Désormais handicapé, il passe «les trois quarts de (ses) journées à méditer» sur son lit, face au Christ. «Je n'avais jamais eu autre chose qu'une planche pour dormir! Maintenant, je vis comme un bourgeois dans un grand lit!», s'exclame l'ascète.
La cofondatrice et directrice d'ICOD, Mamata Gosh, 43 ans, en a décidé ainsi. Surnommée «Gopa», elle veille sur celui qui lui a enseigné le métier d'infirmière, il y a vingt-cinq ans.
La journée du frère commence à 5 heures du matin par trois heures de prière, devant une reproduction du Suaire de Turin surplombant un Aum, symbole de l'hindouisme, dans son minuscule oratoire jouxtant sa chambre.
Tout de blanc vêtu, pieds nus, il s'installe ensuite sur son fauteuil roulant électrique pour rendre visite à chacun des pensionnaires du hameau aux toits de chaume puis regagne sa chambre en fin de matinée.
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Sur sa table de lit, une bible, un crucifix, ses lunettes de vue et un vieil ordinateur portable qui sert notamment à sa correspondance avec les donateurs étrangers du Centre.
Le film "La Cité de la Joie" est disponible en streaming et en téléchargement sur plusieurs plateformes :
- Canal VOD
- Universcine
- Amazon Video
- Pathé Home
- Apple TV
- FILMO
Malgré la simplicité de leurs vies, les Indiens de la Cité de la Joie sont heureux de la simplicité de leurs vies. Max, un jeune chirurgien américain, décide, après l'échec d'une opération, de renoncer à sa pratique et de partir en Inde. Là-bas, à Calcutta, devant la misère, il refuse dans un premier temps de s'impliquer, mais sa rencontre avec une famille fuyant la famine de la campagne va l'amener à se remettre en question. Il va alors découvrir la Cité de la Joie, un dispensaire au milieu des bidonvilles.
Carte de Calcutta
Synopsis du film
Dans un Congo déchiré par la guerre, des femmes victimes de viols retrouvent peu à peu force et identité à La Cité de la joie, un centre spécialisé soutenu par l'Unicef.
Max, un jeune chirurgien américain, décide, après l'échec d'une opération, de renoncer à sa pratique et de partir en Inde. Là-bas, à Calcutta, devant la misère, il refuse dans un premier temps de s'impliquer, mais sa rencontre avec une famille fuyant la famine de la campagne va l'amener à se remettre en question.
Rencontre du pape Léon XIV avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique à Ankara
Informations supplémentaires sur le film :
| Langues audio | Français, Anglais |
|---|---|
| Langues des sous-titres | Français |
| Durée | 132 minutes |
| Technologies audio | Generic 5.1 |