La Promesse, série policière française diffusée sur TF1, a suscité un vif intérêt auprès du public et des critiques. Créée, écrite et réalisée par Anne Landois (Engrenages), Gaëlle Bellan et Laure de Butler, La Promesse est une série de femmes. L'intrigue, les performances d'acteurs et la réalisation soignée sont autant d'éléments qui contribuent à son succès.
Un Scénario Complexe et Captivant
La série ouvre un an après la disparition de la petite Charlotte Meyer, emportée par une camionnette blanche alors qu’elle rentrait chez elle, et embraye 20 ans plus tard, à la faveur d’un nouvel enlèvement d’enfant. Deux kidnappings. Deux enquêtes, l’une classée, l’autre à peine entamée. Deux flics, Castaing père (Olivier Marchal) et Castaing fille (Sofia Essaïdi), aussi pugnaces et acharnés. Deux intrigues qui s’entremêlent à la manière d’une double hélice d’ADN. Et une promesse, celle d’un jour mettre la main sur le ravisseur.
L'intrigue de La Promesse se déroule sur deux époques et commence en 1999 juste après Noël, dans les Landes. La tempête Martin ravage la France. 20 ans plus tard, pas très loin de là, une jeune enquêtrice bordelaise est confrontée à une disparition similaire. Cette double temporalité a nécessité quelques petites transformations, notamment pour Lorànt Deutsch.
«Le travail d’un flic c’est de ne jamais lâcher», peut-on lire dans le synopsis communiqué par la chaîne. Le travail de la Une, comme de l’ensemble des chaînes historiques dont les créations sont trop souvent éclipsées par la surenchère sérielle des plates-formes de streaming, c’est de continuer à œuvrer dans le sens de cette série, une œuvre originale bien que série policière, une œuvre dense et aboutie bien qu’encore soumise à quelques vieux poncifs scénaristiques et de mise en scène - mais comment pourrait-il en être autrement?
Un Casting Éblouissant
Si La promesse a séduit les téléspectateurs, c'est principalement en raison de son casting. On retrouve l'ancienne candidate de la Star Academy, la chanteuse et actrice Sofia Essaïdi dans le rôle de la capitaine Sarah Castaing. Excellente série, Sofia Essaïdi est tout simplement éblouissante dans ce rôle taille sur mesure pour elle. Et à l'affiche, on retrouve également Lorànt Deutsch, Nadia Farès, Natacha Régnier, Robinson Stévenin (Mauvaise Fréquentation), Juliette Katz (Coucou les Girls), ou encore Alice Varela (Demain nous appartient).
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Un mot enfin sur Olivier Marchal, dont les apparitions, même sporadiques, participent largement du tourment qui sert de toile de fond à l’ensemble. Olivier Marchal, qui a flingué le cinéma français, Lorànt Deutsch qui a récemment évoqué son confinement, Guy Lecluyse, Natacha Régnier, Nadia Farès ou Robinson Stévenin, entre autres y sont également tous particulièrement convaincants.
Mention spéciale pour Sofia Essaïdi qui est une super actrice (il y a de l'Annie Girardot en elle) et pour Lorànt Deutsch toujours impeccable.
Le Rôle de Lorànt Deutsch et l'Astuce du Vieillissement
Celui-ci est l’un des rares personnages avec Inès (Nadia Farès) à apparaître dans les deux temporalités. "C’est une chance d’être dans les deux époques, raconte Lorànt Deutsch avec enthousiasme. Pour moi, c’était le plus tentant dans l’histoire car il y a un travail d’acteur. C’était formidable d’avoir deux attitudes, deux manières de parler, deux démarches… Sans que cela soit grotesque bien sûr. Et avec deux ou trois stratagèmes, on a réussi à faire la différence entre le jeune et le vieux Jérôme."
Et même si vingt ans c’est peu à l’échelle d’une vie, on change forcément, au moins physiquement. Pas question pour autant de passer des heures au maquillage : "Je n’avais pas de perruque, juste des cheveux blanchis et coiffés différemment. Parce que mon personnage a l’âge que j’ai aujourd’hui : j’ai 45 ans et lui autour de ça aussi. Et finalement, c’est pour jouer ce personnage de 45 ans qu’il a fallu me vieillir."
Réalisation et Esthétique
Belle parce que remarquablement mise en scène dans une somptueuse succession de plans maritimes et forestiers. Sombre parce qu’outre les affaires policières qu’elle traite, elle brosse une émouvante galerie de destins brisés. Une conjonction de sensibles qui, sans militantisme aucun, confère à l’œuvre une grande humanité, à laquelle s’ajoute un hommage évident au nordic noir, une écriture romanesque, une maîtrise cinématographique de l’arrière-pays et une bande-son qui ne gâche rien. Un produit français rare.
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Les prises de vues dans les Landes sont dignes d'un long-métrage. TF 1 est passé à une qualité supérieure avec des personnages écorchés et plus humains. Pas comme les super-héros d'il y a 25 ans avec jamais de femmes !
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Réception du Public et Impact
Le jeudi 7 janvier, 7 millions de téléspectateurs ont suivi les premiers épisodes de La Promesse sur TF1. Depuis le début, cette création française en six volets chapeautée par deux femmes, la scénariste Anne Landois et la réalisatrice Laure de Butler, enchaîne les cartons d'audience. La semaine dernière, ils étaient 6,9 millions, soit 32,8 % du public, à frissonner devant cette intrigue d'enlèvement d'enfant dans les Landes.
Un engouement qui a même dépassé les attentes de ses créatrices. « Je me suis dit mince on aurait pu faire dix épisodes, admet en souriant Anne Landois, également productrice. Mais la force de l'intrigue réside aussi sur le fait qu'elle est sans temps mort. On raconte une histoire classique mais de façon différente en se concentrant moins sur les familles des victimes que sur l'impact de l'affaire sur les enquêteurs. Il y a eu une prise de risque à tous les niveaux, comme la double temporalité (NDLR : deux intrigues s'entremêlent à 20 ans d'intervalle). On avait peur que cela perde les téléspectateurs. Et je pense que l'événement du début - la tempête de 1999 - parle à tous les Français. »
Curieusement, la série touche même un public peu friand de ce type de fiction télévisuel. A l'instar de Julien, 35 ans. Cet habitant des environs de Grenoble termine souvent sa journée par du sport à la télévision. Mais depuis trois semaines, le voilà accro aux aventures de Sarah Castaing. « C'est difficile de décrocher, concède-t-il, presque étonné. L'histoire me captive. J'ai 35 ans et la tempête de 1999 m'a marqué. J'étais au collège, comme l'héroïne, quand c'est arrivé. Il y a peut-être une part inconsciente qui joue. »
Critiques et Points Faibles
Quatre premiers épisodes plutôt bien menés et bien joués et puis vinrent les deux derniers épisodes pour clôturer cette série française. Et là c'est le désastre! Que s'est il passé? Faiblesse des textes des comédiens, charabia narratif, jeux d'acteurs hasardeux, incohérence des faits, etc, ... On appelle cela un crash, un naufrage ou un massacre. Le résultat est le même à la fin. Un travail bâclé, du moins une fin bâclée car cette série avait de l'allant.
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Les premiers épisodes tenaient toutes leurs promesses: une thématique sensible intéressante, une application dans les détails d'enquête, un soin particulier dans les dialogues, une cohérence dans le déroulé de l'intrigue. Je pensai enfin qu'une série hexagonale allait me réconcilier avec la production française. Et bien non.
C'est encore et toujours les mêmes maux qui produisent les mêmes effets. Un manque de rigueur dans l'écriture, dans les détails de mise en scène et patatras. Tout se casse la gueule. Les faux raccords, les explications abracadabrant, les dialogues d'un très faible niveau portés par des comédiens qui ne savent plus où ils vont. d'un improbable tueur d'enfant pédophile qui se transforme en ado perturbée sans mobile qui joue mal et en une femme perturbée sans mobile, la même, qui joue aussi mal, claudiquant, suite au coup de pied d'une gamine de 11 ans, dans la forêt, cutter à la main pour égorger une ado qui se noie dans 30 centimètres d'eau. Scène de fin mémorable ou plutôt grotesque.
Pauvreté du scénario sur les deux derniers épisodes. Étaient-ce les scénaristes qui faisaient les cafés et les stagiaires le reste? Ou est ce un manque de talent qui a conduit à cela? Comment avoir commis une incohérence pareille ? Personne n'a relu le scénario? Commettre autant de fautes de grammaire et d'orthographe dans l'écriture d'une série finit immanquablement par corrompre l'ensemble du projet.
Conclusion Ouverte
Au vu de ces belles audiences, reverra-t-on Sarah Castaing ? « Il y a encore quelque chose à faire avec ce personnage à la fois déterminé et fragile, glisse Anne Landois. Un cocktail rare chez les héroïnes. De nombreuses femmes peuvent s'identifier à elle. L'intrigue se termine au dernier épisode donc elle n'est pas faîte pour une Saison 2.
En conclusion, "La Promesse" est une série policière française qui a su captiver le public grâce à son intrigue complexe, ses performances d'acteurs et sa réalisation soignée. Bien que certains épisodes aient été critiqués pour leur manque de cohérence, la série reste un événement marquant de la télévision française.
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