Le Roi et l'Oiseau: Analyse d'un Chef-d'œuvre de l'Animation Française

Le Roi et l'Oiseau, réalisé par Paul Grimault sur un scénario de Jacques Prévert, est bien plus qu'un simple film d'animation. C'est une œuvre complexe, riche en symbolisme et en niveaux de lecture, qui continue de fasciner et d'inspirer des générations de spectateurs et de cinéastes. Sorti en 1980 après une production tumultueuse de plus de trente ans, ce film est devenu un classique du cinéma d'animation français.

Affiche du film Le Roi et l'Oiseau

L'histoire se déroule au royaume de Takicardie, où le roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran. Dans ce royaume, il malmène la famille de l’Oiseau - brillant parleur au plumage coloré, et narrateur de cette histoire - et fait disparaître dans des trappes tous ceux qui lui déplaisent.

Une nuit, dans la chambre du Roi, trois tableaux - le sien et ceux d’une charmante Bergère et d’un Petit Ramoneur - s’animent et prennent vie. Juste avant l’heure fatidique, les deux amoureux s’enfuient par la cheminée. Le « vrai » Roi s’éveille, mais il est vite éliminé par le Roi du tableau, qui lance toute la police du Royaume à la poursuite des fuyards.

Les Personnages et Leurs Symbolismes

Le Roi et l'Oiseau présente une véritable galerie de portraits récurrents, propres aux films de Paul Grimault. Celle du jeune homme fluet et modeste est présente dès les Passagers de La Grande Ourse (1941) ou encore dans Le Voleur de paratonnerres (1944). Tous deux annoncent le Ramoneur. Cette figure est rejointe, dans Le petit Soldat, par la poupée : prélude au personnage de la Bergère. Quant à l’Oiseau, lui aussi possède une sérieuse anthologie : il est quasiment partout, sous formes multiples, sans nécessairement occuper le rôle symbolique que lui donne Le Roi et l’Oiseau, celui de la liberté.

Le deuxième Roi est une réduction caricaturale, diabolique et sur-active du premier. Il exalte certains de ses traits de caractère : la vanité, l’égotisme et la mégalomanie. Le premier Roi est plus apathique, moins entreprenant. Il a des états d’ame. Sa bêtise est grande mais son malheur aussi : il souffre de solitude et d’ennui. Son arrivée dans son appartement secret et les moqueries incessantes de l’Oiseau mettent explicitement en scène ce trait de caractère.

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Le basculement d’un personnage à l’autre tient peut-être à cette « impasse psychologique » : ne se supportant plus, le Roi enfreint successivement deux tabous, qui tous deux renvoient aux superstitions liées aux représentations anthropomorphes. Il brise une première fois sa propre image dans le miroir, puis le miroir lui-même. Il porte ensuite atteinte à sa propre représentation picturale en modifiant le jeu de son regard. S’il ne peut admettre son strabisme, n’est-ce pas précisément parce que celui-ci est la symbolisation de son point de vue égoïste et mégalomaniaque?

Takicardie: Une Ville Verticale et Oppressante

L'un des aspects les plus marquants du film est son décor : la capitale du royaume de Takicardie. Cette ville verticale, organisée sur le schéma "en haut - en bas", rappelle le Metropolis de Fritz Lang (1927). Plus on monte dans les niveaux de la cité, plus on se rapproche du pouvoir et des privilèges; les appartements du roi Charles V+III=VIII+VIII=XVI étant naturellement situés au 296ème et dernier étage de la ville.

Cette organisation pyramidale est renforcée par deux procédés. Le premier est soft : il concerne l’allure des différents quartiers (on devrait plutôt parler ici de tranches). Et d’abord d’un point de vue chromatique : l’univers dans lequel évolue le prolétariat de Takicardie est marqué par des teintes grise, marron et noir ; en haut, ce sont le blanc, le doré et des couleurs vives qui dominent. Le second procédé est plus direct puisque la cité est officiellement découpée en une “ville haute” et une “ville basse”.

Pour que tienne une ville organisée de manière aussi inégalitaire, un maintien de l’ordre strict est nécessaire. Ca tombe bien : en bonne monarchie absolue, le royaume de Takicardie s’appuie sur un fort appareil de surveillance et de répression. Son visage le plus visible, c’est celui que se partagent les policiers, omniprésents dans la cité.

Les dispositifs policier et propagandaire (via des hauts-parleurs dans toute la ville, donc, mais aussi des médias aux ordres et, partout, des oeuvres à l’effigie du Roi) permettent d’exercer sur la ville un contrôle biopolitique de trois ordres : sur l’espace, sur le temps et sur les individus. Ce dernier prend les formes classiques de la dictature : fichage, travail forcé (“le travail, c’est la liberté” lance même le Roi) et sanctions exemplaires qui peuvent conduire jusqu’à la fosse aux lions.

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Ville de Takicardie
La ville de Takicardie, une métaphore de la ségrégation sociale.

Au début du film, le Roi se met à la fenêtre d’un palais pour contempler une horloge monumentale. Elle est constituée d’une colonne au dessus de laquelle est juchée la statue métallique d’un rhinocéros (calqué sur le Rhinocéros de Dürer) sur le dos duquel se dresse un automate à l’effigie du Roi armé d’une pique. Chaque heure est marquée par un coup sonore donné par l’automate sur le dos de l’animal. Que nous dit cette horloge ? Que c’est le Roi qui dicte l’heure de la Takicardie, qu’il domine le temps comme il domine les plus féroces animaux.

La tension entre pouvoir et insubordination s’exprime aussi dans le champ spatial, de manière bien plus évidente. On l’a vu, il s’agit avant tout pour Charles V=III=VIII+VIII=XVI de préserver un ordre social inégalitaire à travers une stratification étanche de la ville.

La capitale de la Takicardie est en effet truffée de trappes camouflées, dont seul le Roi semble avoir connaissance et qu’il actionne à sa guise pour faire disparaître les gêneurs. A la chausse-trape répond un autre motif, celui de la cage. Elle apparaît au tout début du film : un oisillon (dont on va vite découvrir que c’est un des enfants de l’Oiseau) est forcé à sortir d’une petite cage de bois pour que le Roi puisse le “chasser” au fusil.

Avant de préciser, par deux fois au cours du film : “Pièges à oiseaux ! Ville piégée, la capitale de Takicardie est aussi une ville “dérobée”. Les passages secrets et autres réduits mystérieux sont légion. Il y a, on l’a vu, les appartements royaux qui se dissimulent derrière une porte cachée. En descendant dans la ville basse, la Bergère et le Ramoneur voient apparaître des escaliers et se fermer des portails jusque là insoupçonnés. Les deux fugitifs finiront d’ailleurs leur course dans un énième piège dissimulé : une maison en apparence accueillante qui cache en réalité un poste de police et son cachot….

La Mobilité et le Pouvoir

Dans cette ville aux multiples entraves destinées à faire perdurer un ordre spatial ségrégué, la capacité à se déplacer apparaît comme une caractéristique fondamentale. C’est ce que traduisent les différents moyens de locomotion utilisés par le Roi, à commencer par les ascenseurs qu’il emprunte. A l’inverse, la Bergère et le Ramoneur n’ont que leurs pieds (et une modeste échelle) pour se déplacer dans la ville.

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La mobilité est-elle un super-pouvoir pour survivre dans nos villes ? Peut-être pas (quoique) mais elle est assurément un atout pour appréhender au mieux l’espace urbain. La littérature abonde sur les corrélations entre exclusion et manque de mobilité. Cela dit l’outil est bien fait. On voit par ex que Gonesse, Clichy ou… Orly sont si près et pourtant si loin.

Destruction et Rédemption

Le film s'ouvre en effet sur les ruines de la capitale de Takicardie. Par le pouvoir du langage, l’Oiseau la fait réapparaître et son récit peut commencer. C’est d’abord un memento mori adressé à toutes les villes : aussi étendues, orgueilleuses, puissantes soient-elles, les cités sont toutes mortelles.

Le robot rappelle ainsi deux autres figures de cinéma : Godzilla et King Kong. Ravager la ville basse pour remettre la main (géante) sur la bergère et le ramoneur c’est casser des bâtiments pour juguler l’insubordination. Et c’est aussi toujours la même merde au royaume de Takicardie : malgré les destructions (à cause d’elles?), la population de la ville basse va se révolter.

Une fois le saccage accompli, on retrouve le robot dans la posture du “Penseur” de Rodin, comme s’il se demandait quel sens à donner à cette dévastation. La réponse va lui être apportée dans la dernière scène du film : au milieu des ruines demeure une cage avec l’habituel petit oiseau pris au piège. Le robot, soudain doué d’une vie propre, libère le prisonnier en soulevant délicatement la grille avec ses doigts.

En détruisant le volume défini de la cage, c’est en fait une certaine idée de la ville que le robot détruit : un espace clos, délimité, contrôlé, oppressif. Ne reste que la table rase sur laquelle une cité accueillante, égalitaire, démocratique et inclusive est à réinventer.

Le Processus de Création

Au lendemain de la guerre, Paul Grimault et Jacques Prévert veulent réaliser le premier long-métrage d'animation français, pour concurrencer Walt Disney.

Grimault et Prévert veulent adapter un conte d’Andersen. Ils pensent d’abord à La Reine des neiges, mais choisissent finalement La Bergère et le ramoneur, une histoire d’amour impossible entre deux jeunes figurines de porcelaines qui prennent vie et décident de s’enfuir. Les Gémeaux emploient une vingtaine de personnes qui ont déjà travaillé sur des courts-métrages. Mais là, le projet est beaucoup trop ambitieux pour l’équipe : 24 dessins par seconde pour un film d’1 h 30, soit à peu près 130 000 dessins à réaliser.

Pour sauver le projet de la faillite, le producteur André Sarrut se rend aux États-Unis et rencontre des cadres de Disney. Il revient avec de nouvelles idées. Il demande à Grimault et Prévert de rajouter quelques séquences comiques, de pratiquer quelques coupures ici et là, pour que le film soit plus grand public. Mais Grimault et Prévert sentent que leur œuvre est en train de leur échapper. Ils sont finalement écartés de la production.

Grimault et Prévert entament alors un long combat judiciaire et sont finalement reconnus comme les co-auteurs du film en 1959. En 1966, Paul Grimault profite d’une vente aux enchères pour racheter les éléments du film. Prévert et Grimault relancent le projet, avec un scénario un peu différent.

Parmi les spectateurs bouleversés par cette œuvre, Miyazaki et Takahata, les futurs créateurs du studio Ghibli. Carole Aurouet rappelle "qu'il y a beaucoup de clins d'œil dans les films de Miyazaki au “Roi et l’Oiseau”. Il y a la construction des châteaux, que ce soit dans “Le Château de Cagliostro”, que ce soit le “Château dans le ciel”. Et puis, bien sûr, il y a aussi des similitudes thématiques, l’attention qu’on va accorder à la nature, le respect du règne animal, le respect du règne végétal, les enfants qui s’aiment".

Il s’est passé trente-cinq ans entre le début du travail de Paul Grimault sur La Bergère et le Ramoneur - devenu depuis Le Roi et l’Oiseau - et la sortie au cinéma du film, tel que voulu par le réalisateur. Il s’est aujourd’hui écoulé presque autant de temps depuis cette sortie : c’est à la faveur d’un rafraîchissement technique que revoici sur les écrans le conte de la bergère, du ramoneur, du roi déterminé à briser leur couple et de l’oiseau qui protège leur amour.

C’est en collaboration avec les Gémeaux que Prévert et Grimault vont jeter les bases de La Bergère et le Ramoneur, avec une équipe d’une centaine de personne, des moyens colossaux inattendus dont l’ambition ne se cache pas - il faut contester la suprématie américaine.

La différence est simple, et profonde : devant la possibilité de plonger vers la liberté, la bergère du conte est prise de vertige, et abandonne son idée. La bergère du film saute, quant à elle, allègrement le pas : littéralement. Pris au piège sur les toits de l’appartement privé du roi de Takicardie, au plus haut d’une ville gigantesque, ils n’hésitent pas un instant à sauter dans le vide avec une corde lâche comme seule sécurité. Chez Prévert comme chez Grimault, on n’est pas timide face à la liberté.

À l’image de cette mégalomanie délirante, la ville-royaume de Takicardie est construite tout en hauteur, mélange inharmonieux d’influences et de références architecturales (on aperçoit ainsi le pont des soupirs), comme un symbole d’une tour d’ivoire permettant à un roi perclus d’ennui et de solitude de contempler l’entièreté de son royaume d’un seul coup d’œil.

Les deux amoureux sont donc confiés à celui de ses collaborateurs dont Grimault sait qu’il est parfaitement heureux en amour - nul autre ne saurait mieux les animer. D’essence réelle, les personnages restent cependant toujours une illusion : ainsi, lorsque le roi parcourt la ville basse aux commandes de son robot géant - une force mécanique objective - la lumière émanant de ses yeux capture les deux fugitifs.

On aurait donc tort de réduire Le Roi et l’Oiseau à sa seule dimension d’allégorie libertaire - le film traitant avant tout de la différence ténue entre l’idéal et la folie.

En 36, Grimault et le producteur André Sarrut cofondèrent le studio d’animation des Gémeaux, spécialisé dans les films publicitaires. C’est pourtant avec cette structure que Prévert et Grimault s’embarquent dans un projet de long-métrage - forte de l’expérience de courts réalisés durant la Seconde Guerre mondiale.

Le roi Charles V, également connu sous le nom de "Trois font Huit et Huit font Seize", gouverne le royaume de Takicardie d'une main de fer. Un Oiseau espiègle et bavard, qui a fait son nid au sommet du palais royal, près des appartements privés du roi, est le seul à oser se moquer de lui. Le roi est épris d'une Bergère modeste et charmante qu'il souhaite épouser de force. Cependant, la Bergère aime un jeune Ramoneur.

Le Roi et l’Oiseau est une œuvre de type orwellienne. La Takicardie réunit l’ensemble des critères qui fondent les régimes totalitaires : le parti unique, le culte de la personne, la police politique, l’économie d’État, la propagande d’État… En Takicardie, il y a d’un côté le roi omnipotent et, de l’autre, la masse indistincte et confuse.

Les Lumières : mouvement du 18e siècle

Au royaume de Takicardie, le "Roi cinq et trois font huit et huit font seize" règne sans partage et s’ennuie. Il ne trouve de loisirs que dans quelques rares parties de chasse et des séances de peinture pour le moins répétitives. Au fond, son seul divertissement est l’oiseau qui conteste son pouvoir et dont les chants nocturnes provoquent l’agacement des soldats. Les journées se répètent inexorablement jusqu’au jour où une "charmante bergère et un petit ramoneur de rien du tout" peints sur les murs du château prennent vie. Le jeune couple veut s’échapper du royaume mais le Roi n’est pas de cet avis. Il ordonne à son armée de les capturer. L’oiseau fort de sa liberté ailée tente de les aider à trouver une issue.

Derrière les discussions passionnées, la musique et les ballons de rouge partagés sur le coin d’un zinc, l’élan créateur déborde. On retrouve ici une quête de l’idéal à laquelle peu de cinéastes pourront prétendre. Grimault garde la mainmise sur chaque étape du projet et peu importe le temps, il fera le film de ses rêves.

Lorsque Grimault et son ami poète se retrouvent pour plancher sur le conte d’Andersen, ils s’éloignent de la trame originale et orientent l’histoire vers une lutte entre un roi autoritaire et un oiseau au cœur tendre. Le petit ramoneur et la bergère sont bien mignons mais ils ne servent que de prétexte au combat qui oppose le roi et l’oiseau ou plus largement l’autorité à la liberté.

Le roi est l’image de la puissance et de la violence de nos sociétés. Comme évoqué précédemment, l’univers créé par Grimault et Prévert est assez proche de celui que mit en forme George Orwell dans son roman culte, 1984 : haut-parleurs crachant le discours du pouvoir, police d’état à chaque coin de rue … En imaginant ce monde le poète et le dessinateur pointent également le doigt sur certains excès de notre société.

Dans Le Roi et l’oiseau la plus flagrante de ces dérives est la standardisation des masses : les individus entrent dans un moule avilissant ou sont écrasés. Pour exprimer cette emprise de la société, Prévert et Grimault imaginent un royaume de Takicardie divisé en deux : en surface les individus ont perdu toute personnalité - costumes identiques, mêmes expressions, soumission face au pouvoir - et dans les sous-sols du royaume, la population est enfermée.

Le royaume de Takicardie est également l’expression du modernisme de nos sociétés. On retrouve ici une vision poétique du matérialisme citadin assez proche de celle évoquée par Jacques Tati, notamment dans Mon Oncle ou Play Time. L’idée du Roi et l’oiseau n’est pas de critiquer le progrès en tant que tel, mais plutôt de poser la question de son utilité : toutes ces inventions qui nous écartent des choses les plus simples de la vie sont-elles utilisées à bon escient ?

Pour couronner la démonstration, Grimault imagine un robot qui inspirera évidemment celui du Géant de fer (Brad Bird, 1999) : ce monstre technologique qui effraiera tant de petites filles (!!) est une métaphore évidente sur les armes de destruction massives : summum de la technologie du royaume de Takicardie, cette machine n’est qu’un objet d’extermination. Lors du final, le robot prend la pose du penseur de Rodin, et redonne la liberté à un oisillon emprisonné.

Dans Le Roi et l’oiseau la démonstration idéologique va encore plus loin : au-delà de la critique de nos sociétés où règne le pouvoir, Grimault et son compère Prévert montrent également la force que peut avoir la poésie, l’art et plus généralement l’amour … Le combat que mène l’oiseau est celui de David contre Goliath, c’est la lutte éternelle entre le bien et le mal. L’oiseau et ses chansons enfantines n’a que ses ailes et son bagout pour lutter contre les armes du Roi. A force de volonté et d’imagination, il communique son esprit solidaire à la population du royaume. Comme Prévert le poète, l’oiseau porte et transmet un message d’amour et lorsque le petit ramoneur est jeté dans la cage aux fauves, l’oiseau demande au musicien de jouer de son instrument : la mélodie démarre et hypnotise les lions. Cette superbe séquence montre l’art comme thérapie à la violence.

Au final cette petite danse à trois temps pourrait presque résumer Le Roi et l’Oiseau : pureté de la création devant la puissance politique, absurdité de la violence, le message pacifiste de Prévert et Grimault est simple mais garde toute sa force et demeure à jamais sublime.

Lorsque le film est enfin terminé (1980) Jacques Prévert nous a quitté. L’avant première a lieu au printemps, Grimault réserve un siège à ses côtés et interdit quiconque de s’y asseoir. C’est la place du poète, absent certes, mais dont l’empreinte est à jamais inscrite sur la pellicule du Roi et l’Oiseau.

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