Avec la série Mercredi, le cinéaste Tim Burton signe un nouveau projet dans le genre fantastique, après une trentaine de films aujourd’hui culte. Prix Lumière 2022, Tim Burton retrouve toute sa verve et son humour gothiques avec Mercredi, teen série sur Netflix inspirée de la Famille Addams avec une teigne irrésistible : Jenna Ortega. Le revoici s’invitant sur notre canapé en ayant rien perdu de son esprit gothique avec Mercredi, teenage série vengeresse issue de La Famille Addams (« avec deux d« ), avec une teigne irrésistible comme on les aime : Jenna Ortega et sa main coupée qui marche…
Avec le petit plus Tim Burton : sa façon unique depuis Edward aux mains d’argent d’aseptiser le monde des adultes et la réalité pour mieux nous emmener dans un imaginaire où seuls les monstres et les gens différents méritent d’être aimés. Peur des émotions et émotions de la peur, peur des sentiments surtout dont on ne sait jamais s’ils sont réels, Mercredi est bien un pur teenage movie truffé d’humour macabre et de jouissance maléfique : « Je ne crois ni au paradis ni à l’enfer, mais je crois à la vengeance » assène Mercredi. La sienne culminera dans une séquence de bal déjà culte au quatrième épisode.
La première saison de Mercredi a enregistré plus de 252 millions de vues sur Netflix et la seconde 94 millions, ce qui en fait la 10e série anglophone la plus populaire de la plateforme. Tim Burton signe son retour. Le cinéaste livre sa première série originale, "Mercredi", à retrouver sur Netflix depuis le 23 novembre. Durant 8 épisodes, on découvre les aventures d'une Mercredi Addams toujours aussi cynique, à la Nevermore Academy. Confréries occultes, bibliothèques secrètes à la Harry Potter et monstre meurtrier.
Bien que diffusée sur Netflix, le réalisateur a exploité la carte blanche budgétaire de la plateforme tout en gardant sa patte de cinéaste. "Il ne s'agit pas d'un remake ou d'un reboot" précise le producteur exclusif de la série, Miles Millar. Pour le réalisateur, "les Addams symbolisent" ce qu'il ressent sur la famille : "Je pense que toutes les familles sont étranges. J'aime particulièrement Mercredi car elle partage ma vision du monde. C'était amusant à explorer." partageait Tim Burton. Nul doute que vous reconnaîtrez l'iconique bande originale de la saga. Pour cause : c'est le compositeur Danny Elfman qui est aux manettes. Le musicien a composé l'intégralité des BO des films signés Tim Burton depuis 1985 : "Après 37 ans, je m'amuse toujours autant avec Tim.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce choix des cinéastes, comme un budget quasi illimité alloué aux projets. C'est cette totale liberté, autant sur le format, le contenu que sur le budget, qui a permis à Tim Burton de livrer "Mercredi".
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Comme tous les enfants de son âge, Charlie Bucket raffole de sucreries, de friandises et de chocolats. Mais contrairement à la plupart de ses amis, il n'a que très rarement l'occasion d'en déguster. Tim Burton chez Roald DahlDepuis que les premiers longs métrages de Tim Burton ont débarqué dans les salles obscures il y a 35 ans, on ne pouvait que rêver de le voir un jour se confronter à l'univers magique, coloré (et parfois aussi bizarre que le sien) de Roald Dahl.
C'est en 2005 que le réalisateur d'Edward aux mains d'argent et de Big Fish décide enfin de consacrer un long métrage à l'une des oeuvres les plus célèbres de l'illustre auteur britannique : l'inénarrable Charlie et la Chocolaterie.Pour offrir à son public un voyage aussi sucré et magique que celui de l'ouvrage original, Burton met les petits plats dans les grands et ne lésine pas sur les moyens.
Depuis petite, je suis une fan de la famille Addams dont les films de 1991 et 1993 ont bercé mon enfance. Lors de l’annonce par Netflix de la réalisation d’une série centrée sur le personnage de Mercredi (Wednesday en anglais), ma curiosité a tout de suite été piquée. Une Addams contemporaine ? Pourquoi pas. Je ne suis pas une grande adepte des productions Netflix et de ce fait, j’appréhendais beaucoup cette nouvelle interprétation de la famille Addams réalisée par Tim Burton. Wednesday est une série qui reprend les codes de cette famille haute en couleurs, mais qui malheureusement n’a pas réussi à s’approprier son essence. Wednesday débute par le renvoi de Mercredi Addams d’un lycée public.
Dans Wednesday, l’intrigue est facile et agréable à suivre. Les épisodes s’enchaînent facilement et j’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à redécouvrir l’humour noir du personnage principal, Mercredi Addams. J’ai également apprécié les quelques clins d’œil en référence aux anciennes interprétations de la famille Addams. On retrouve par exemple la présence de l’actrice Christina Ricci, interprète de Mercredi dans les films des années 90, ou encore certains mouvements de danse en référence au tout premier film sur les Addams. Ces quelques passages n’ont jamais manqué de me faire sourire.
L’intrigue prend la forme d’une enquête que Mercredi, sans réellement le vouloir, finit par prendre en main elle-même. Pour être honnête, les révélations sont simples à deviner. Le nombre plutôt restreint de personnages laissent peu de place au doute et il ne faut pas longtemps avant de développer sa propre théorie sur les meurtres qui ont lieu près de Nevermore. Avec un peu de chance, vous pouvez trouver la bonne du premier coup. Je n’ai toujours pas bien saisi l’intérêt d’avoir ajouté un triangle amoureux à l’histoire. Au-delà de son aspect cliché, celui-ci n’apporte rien à l’intrigue.
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Dans Wednesday, l’interprétation de Mercredi par Jenna Ortega est convaincante. C’est d’ailleurs le point positif que je retiens de cette série. L’actrice incarne parfaitement le personnage et lui donne toute la place qu’il mérite à l’écran. Ses expressions du visage, comme son langage corporel sont maîtrisés et offre une nouvelle version du personnage de la famille Addams. La scène du bal dans laquelle Mercredi réalise une danse plutôt originale est très bien réalisée. Intéressant à savoir, l’actrice elle-même s’est chargée de la chorégraphie de son personnage.
J’ai été agréablement surprise de constater que La Chose avait, elle, une vraie personnalité à l’écran. Cela diffère des anciennes productions qui mettaient en scène la famille Addams et dans lesquelles elle restait en retrait. Dans Wednesday, La Chose est un personnage à part entière et presque attachant. J’ai également été heureuse de découvrir Gwendoline Christie dans le rôle de la principale de Nevermore, Larissa Weems.
Mercredi s’intègre plutôt bien à ce monde et de ce fait, ce qui faisait l’essence même du personnage que l’on aurait pu considérer comme un “freak”, un personnage aux goûts et activités qui diffèrent de celles prônées par la société, s’amenuise. Au final, Mercredi est une adolescente comme les autres, qui en veut à ses parents et tombe sous le charme de camarades mignons.
Les épisodes sont faciles à regarder et s’enchaînent sans effort. Les références aux anciennes versions des personnages m’ont fait sourire et j’ai apprécié découvrir le personnage de Mercredi dans un environnement plus contemporain.
En à peine une semaine, la série Mercredi battait déjà tous les records sur Netflix. Mercredi s’est glissée dans le top des séries Netflix du moment, ce qui a permis à Tim Burton de revenir sur le devant de la scène. Avec le succès de Mercredi sur Netflix, vous serez nombreux à vouloir découvrir ou redécouvrir l’univers de Tim Burton. Malgré leur dimension parfois sombre, plusieurs de ses films font sensation en famille, car ils marient une direction artistique souvent unique et dépaysante, avec poésie et humour.
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Dans cette nouvelle adaptation de La Famille Addams, le réalisateur s’est amusé à disséminer plusieurs références à ses œuvres précédentes. On vous l’accorde, il fallait se montrer particulièrement attentif(ve) pour remarquer ces easter eggs mais le café Weathervanes dans lequel travaille Tyler comporte bien plusieurs références aux œuvres de Tim Burton. Dans l’épisode 2, les élèves de la Nevermore Academy participent à la coupe Edgar Allan Poe, où chaque équipe a un costume particulier. Mercredi et Enid font partie des « Chats noirs » où, vous l’aurez deviné, les participantes portent des costumes de chats noirs. Leurs tenues font directement référence à la combinaison noire de Catwoman (Michelle Pfeiffer) dans Batman : Le Défi. En outre, celle de Mercredi Addams évoque également la tenue d’Edward dans Edward aux mains d’argent.
Le bureau de Larissa Weems, la directrice de la Nevermore Academy, est remplie d’easter eggs faisant référence aux précédentes adaptations de La Famille Addams et aux films de Tim Burton. À la fin de l’épisode 2, on découvre que le Dr. Valerie Kinbott est la pro de taxidermie qui fournit les animaux empaillés au Fouillis d’Uriah, la boutique sinistre de Jericho. Les souris sont vêtues de costumes inspirés des personnages de films de Tim Burton. L’un des rongeurs porte la tenue iconique de Beetlejuice, le personnage de Michael Keaton dans le film éponyme.
La famille Addams s’agrandit : Ophelia, la sœur de Morticia (jouée par Catherine Zeta-Jones), va tenir un rôle important dans la très attendue saison 3 de la série Mercredi, de Tim Burton… et c’est l’actrice Française Eva Green qui interprétera la tante de Wednesday/Mercredi, rapporte le média américain Deadline.Cette annonce devrait mettre fin aux spéculations des fans intrigués par les dernières secondes de la saison précédente, qui laissaient entrevoir le personnage de tante Ophelia - de dos, arborant une longue chevelure blonde - dans une vision de Mercredi Addams.
Pour rappel, Ophélia Frump possède, comme sa nièce (incarnée par Jenna Ortega), des capacités psychiques très avancées. Tellement avancées que sa propre mère (jouée par Joanna Lumley) a préféré la faire interner dans un l’hôpital psychiatrique… dont elle s’est néanmoins échappée avant de - temporairement - disparaître.L’arrivée d’Eva Green dans la série de Tim Burton n’est qu’une demi-surprise, l’actrice ayant déjà tourné à plusieurs reprises - dans Dark Shadow (2012), Miss Peregrine et les enfants particuliers (2016) et Dumbo (2019) - avec le célèbre réalisateur américain.
Voici cinq films de Tim Burton parfaits à (re)découvrir en famille, avec une indication d’âge à partir duquel chacun peut en profiter:
- Dark Shadows: Ce film, adaptation d’une célèbre série télévisée, mêle vampirisme, comédie fantastique et humour décalé dans un style bien propre à Tim Burton. Avec Johnny Depp en tête d’affiche, il oscille entre la légèreté et les thèmes plus gothiques pour une histoire simple qui plaira aux petits et grands. En France, le film est classé “tous publics”, mais pour certains, il vaudra mieux attendre 10-12 ans pour tout ce qui a attrait à la mort.
- Beetlejuice:Ce film des années 1980 est un véritable classique pour beaucoup de parents et son ton séduira également les plus jeunes, un compromis parfait pour une soirée en famille. Cela dit, il vaudra mieux attendre 12 ans pour Beetlejuice, au vu de l’humour noir, mais surtout des références adultes.
- Charlie et la Chocolaterie:Ce film haut en couleurs, empreint de magie et d’humour, transpose parfaitement l’univers excentrique de Roald Dahl dans une esthétique Burton. Comme dans l’ouvrage éponyme, on y retrouve plusieurs morales sur la modestie, la gourmandise, la compétition… Contrairement aux films cités plus haut, on pourra le proposer à des enfants à partir de 8 ans.
- Edward aux mains d’argent:Cette fable contemporaine empreinte de poésie présente Edward, un être étrange et touchant, doté de lames à la place des mains. La rencontre entre son innocence et la superficialité de la banlieue pavillonnaire génère des scènes à la fois drôles et touchantes, sur fond de différence, exclusion et tolérance. En somme, des belles thématiques que l’on pourra proposer à des enfants à partir de 10 ans.
- Frankenweenie:Ce film d’animation en stop-motion rend hommage aux classiques de l’horreur tout en explorant avec douceur des thèmes forts comme la mort, l’amour d’un enfant pour son chien et la moralité scientifique.
Voici un tableau récapitulatif des films de Tim Burton mentionnés, avec leur accessibilité pour différents publics :
| Film | Âge recommandé | Thèmes |
|---|---|---|
| Dark Shadows | 10-12 ans | Vampirisme, comédie fantastique, humour gothique |
| Beetlejuice | 12 ans | Humour noir, références adultes |
| Charlie et la Chocolaterie | 8 ans | Magie, humour, morales sur la modestie |
| Edward aux mains d’argent | 10 ans | Différence, exclusion, tolérance |
| Frankenweenie | Tous publics | Mort, amour, moralité scientifique |