Entre les stars de l'information, les petites mains sur le terrain et ceux derrière leurs ordinateurs, il est difficile d'avoir une idée précise des revenus des journalistes. Profession disparate par excellence, le journalisme, par ses multiples statuts et la diversité des structures où il s'exerce, présente des salaires et des revenus extrêmement divers.
Salariés, indépendants, auto-entrepreneurs, managers, cadres et directeurs de rédaction sont autant de statuts qui expliquent la diversité des salaires et des revenus pour une profession qui est parfois ramenée à un seul idiome : "les journalistes".
Les chiffres clés des salaires dans le journalisme
Une recherche rapide permet d'évacuer une idée fausse : non, les journalistes ne gagnent pas "entre 15.000 et, pour certains, 50.000 ou 60.000 euros" par mois. Toutes catégories confondues, le salaire de base mensuel maximal s'établit à 5352 euros brut, pour le poste de rédacteur en chef et d'éditorialiste dans les agences audiovisuelles multimédias.
Le plus bas salaire répertorié est de 1594 euros brut, et il concerne le poste de reporter-rédacteur-présentateur dans les radios locales privées. Il faut savoir qu’il est plus courant pour un JRI d’être rémunéré à la pige (75 euros brut en moyenne) ou au forfait (95 euros brut en moyenne).
En 2017, le revenu médian des journalistes en CDI, tous secteurs confondus (presse écrite, radio, télé, agences), s'établit à 3591 euros brut. Cette médiane baisse pour les journalistes en CDD (1954 euros brut) et les pigistes (2000 euros brut).
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Comparaison des revenus médians par secteur (CDI)
- Presse télévisée : 4234 euros brut
- Presse écrite : 3403 euros brut
- Agences de presse : 4104 euros brut
- Radio : 3513 euros brut
Pour les pigistes, ce sont les agences de presse qui sont les mieux-disantes. Le revenu médian se situe à 2336 euros brut, contre 2176 à la télévision, 1926 en radio et 1872 en presse écrite.
Les hauts revenus : Stars de l'info et éditocrates
Les salaires de l'ordre de ceux évoqués par Ludivine Bantigny se trouvent principalement chez les noms les plus connus de la télévision et de la radio. Elise Lucet, la présentatrice de Cash Investigation et Envoyé Spécial, avait confirmé que son salaire "tournait autour de 25.000 euros".
Une étude de la Conférence nationale des métiers du journalisme estime que 0,1% de la profession touchait plus de 40.000 euros, et 1,1% gagne entre 10.001 et 40.000 euros. Challenges reprend quant à lui les chiffres de 2011, avancés par Éric Marquis (membre de la Commission de la carte de 1994 à 2018), pour étudier la répartition des salaires des détenteurs de la carte de presse embauchés en CDI.
Le Dauphiné libéré a également publié une enquête en avril 2018 sur les salaires des journalistes. Le quotidien régional évoque notamment des ordres de grandeur pour les salaires des présentateurs de TF1 (Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray et Jean-Pierre Pernaut), estimés entre 30 000 et 45 000 euros par mois.
Quelques exemples de salaires de présentateurs TV
- Anne-Claire Coudray (TF1) : entre 30.000 et 45.000 euros par mois (en 2019)
- Gilles Bouleau (TF1) : entre 10.000 et 15.000 euros par mois
- Laurent Delahousse (France 2) : environ 15.000 euros par mois
BFM Business a dévoilé une enquête sur la différence des salaires des journalistes de TF1, France Télévisions et M6. Selon la chaîne économique, ce sont les journalistes de la Une qui sont les mieux payés avec 5.960 euros brut par mois en moyenne pour les détenteurs d'un CDI en 2014.
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En conclusion, il est clair que les salaires dans le journalisme sont très variables, allant de revenus modestes pour les pigistes à des sommes considérables pour les stars du petit écran.
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Pour accéder au métier de journaliste reporter d’images, il est indispensable de suivre une formation en école de journalisme, de niveau Bac+3 ou Bac+5. Ces diplômes préparent efficacement les étudiants aux besoins de la profession grâce à des enseignements adaptés.
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