Le Bouton de Lecture Aléatoire de Netflix : Genèse, Essai et Disparition

Netflix, le plus gros service de streaming au monde, est constamment en quête d'innovations pour améliorer l'expérience de ses abonnés. Parmi ces innovations, le bouton de lecture aléatoire a suscité beaucoup d'intérêt. Cet article explore l'histoire de ce bouton, de son apparition à son retrait, en passant par les raisons qui ont motivé sa mise en place et son abandon.

En septembre dernier, le PDG de Netflix, Reed Hastings, avait affirmé très simplement: « Ça n’a peut-être pas d’intérêt pour vous, mais beaucoup de gens aiment revoir plusieurs fois le même film ».

LA LECTURE TRANSFORME VOTRE CERVEAU

L'Apparition d'une Nouvelle Fonctionnalité

Des internautes américains ont repéré l’existence d’un bouton qui lancerait au hasard n’importe quel épisode d’une série sur Netflix. Pressé par quelques médias d'expliquer à quoi servait un bouton « aléatoire » apparu sur les écrans de certains abonnés, le géant américain a confirmé travailler sur une « nouvelle fonctionnalité ». Celle-ci, uniquement disponible sur l'application mobile (Android), permet de lancer des programmes de « manière aléatoire ». C'est le principe du « shuffle », cher à l'univers du streaming audio. Un système de « vidéos aléatoires » est bien en cours d'expérimentation, a dit le groupe à « TechCrunch », expliquant vouloir offrir une nouvelle expérience à ses abonnés. L'idée du « bouton », repéré par des utilisateurs, est de lancer au hasard un épisode, comme si l'abonné venait d'allumer la télévision.

Évidemment, ce n’est pour l’instant qu’un test restreint. Pour l’instant, rien n’indique que cette fonction a été déployée à beaucoup d’utilisateurs. Il convient également de rappeler que la plateforme est coutumière des essais, les plus farfelus soient-ils. Nos confrères américains ont été alertés par des abonnés de la plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) concernant l’ajout d’une fonctionnalité dans l’app Android.

Pour que l'expérience soit concluante, le groupe a sélectionné les programmes susceptibles d'être « zappés ». Ils sont disponibles dans l'un des onglets de lecture de l'application. Sans grande surprise, les séries et documentaires retenus sont ceux sur lesquels les abonnés peuvent tomber sans être totalement perdus.

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Parmi les séries que l'on peut consommer de manière aléatoire se trouvent le récent documentaire « Notre Planète », dont l'ordre des épisodes n'a pas beaucoup d'importance. Les séries mises en avant dans cette image sont très différentes. On trouve le récent documentaire Notre Planète, dont l’ordre des épisodes, à l’exception du premier, n’a pas beaucoup d’importance. Mais on voit aussi des séries de fiction comme New Girl ou The Office, deux productions (qui n’appartiennent d’ailleurs pas à Netflix) qui ont une continuité temporelle au fil des saisons. Netflix propose également des séries comiques, dont chaque épisode est déconnecté des suivants. Vous n’avez jamais regardé la série The Office ? Pourquoi ne pas commencer par l’épisode 4 de la saison 5 !

Netflix Lecture Aleatoire

Les Raisons Derrière le Bouton « Surprenez-moi !»

Le bouton « Surprenez-moi ! » est apparu en 2019, d’abord sur l’application Android, puis a été étendu sur toute la plateforme. Ce bouton « Surprenez-moi ! » a été la fausse bonne idée qui a monopolisé des dizaines de développeurs et quelques d’UX designers, pour pouvoir répondre au problème suivant : trouver quelque chose de bien à regarder sur Netflix. Sur Netflix, absolument tout était déjà fait pour mettre en avant des contenus personnalisés.

Tout était déjà parfaitement pensé pour que vous puissiez trouver un film ou une série qui allait vous plaire, en tout cas en principe. En fait, le bouton en question était une réponse aux investisseurs pour qu’ils continuent d’investir dans la plateforme. Parce que, nous sommes tous d’accord là-dessus, nous passons énormément de temps à chercher un film ou une série à regarder. Une vraie plaie ! Il fallait bien trouver une solution. Mais il n’y en avait pas vraiment.

Le Retrait du Bouton

Netflix retire le bouton « Surprenez-moi !». Netflix vient de retirer le bouton ” Surprenez-moi ! Il est apparu en 2019, d’abord sur l’application Android, puis a été étendu sur toute la plateforme.

Ça n’est sans doute pas faute d’avoir fait des tests et d’avoir regardé les web analytics… Ce genre de problème est multifactoriel. Il est possible que l’idée ait été lancée dans la précipitation, qu’elle soit partie d’un constat faux et ait fini par apporter une solution trop facile. Parfois, sous l’emprise du groupe, l’être humain commet des erreurs. Mais avoir un regard objectif sur un problème n’est souvent pas si simple. Et plus les équipes UX d’une entreprise sont grande, plus c’est compliqué de faire machine arrière quand on s’est trompés.

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Lorsque vous serez arrivé à ce stade de maturité, alors vous développerez beaucoup mieux vos projets. Ce n’est pas évident et cela demande un peu de sagesse. Mais accepter que vous vous soyez trompé ne pourra que vous faire progresser.

L'Infrastructure de Netflix : Un Aperçu Technique

Netflix est le plus gros service de streaming au monde… et à ce titre l’un des plus gros utilisateurs du réseau internet. Aux États-Unis, l’entreprise exploite à elle seule plus du tiers de la bande passante pour diffuser ses films et ses séries. Le contenu à fournir est également immense : ce sont des dizaines de milliers de films et d’épisodes de série qui sont proposés partout dans le monde. Et chaque mois, Netflix ajoute des centaines de contenus à son immense catalogue. On n’a pas de chiffres récents, mais en 2013, l’entreprise stockait déjà 3 Po de contenus.

Tout ceci donne le vertige, mais c’est surtout la fiabilité exemplaire de Netflix qui force le respect. Mis à part chez quelques irréductibles, le service de streaming ne tombe jamais en panne et il est toujours d’une efficacité redoutable, même avec des connexions lentes ou peu fiables. Comment est-ce que Netflix est arrivé à un tel résultat ? Qu’est-ce qui se passe exactement quand on clique sur le bouton lecture d’une vidéo ? Voici un tour dans l’arrière du décor !

Les Débuts de Netflix : De la Location de DVD au Streaming

On a tendance à l’oublier, mais Netflix n’a pas du tout commencé en diffusant des vidéos par internet. L’entreprise a été fondée en Californie en 1997, à une époque où l’idée de regarder une vidéo en qualité HD via sa connexion internet tenait du délire. À l’origine, la firme louait… des DVD. Par rapport à ses multiples concurrents, Netflix n’avait pas construit des boutiques partout dans le monde, les disques étaient envoyés aux clients par la poste, dans des enveloppes. Autre bonne idée qui a fait la différence dans les années 2000, un abonnement mensuel plutôt qu’un paiement à la location.

Néanmoins, ce n’est pas ça qui a permis à la start-up d'être toujours là aujourd'hui, c’est plutôt son sens des évolutions et son coup de génie quand, en 2007, elle se lance dans le streaming. À l’époque, il n’y avait pas non plus d’offre de « cloud » bien établie et Netflix a commencé par tout faire en interne. L’entreprise a ouvert deux centres de données aux États-Unis pour fournir son contenu, mais cette approche s’est avérée lente, coûteuse et surtout peu adaptée à la croissance extrêmement rapide que le service connaissait alors. Ces deux data-centers étaient déjà insuffisants à leur ouverture et il a fallu immédiatement en prévoir d’autres… la stratégie n’était pas viable.

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Pour ne rien arranger, Netflix a connu une très grosse panne à l’été 2008. Une corruption de leur base de données a bloqué complètement l’envoi des DVD et le service de streaming naissant pendant trois jours. Cette panne a poussé l’entreprise à changer radicalement de stratégie.

Le Passage à AWS : Une Décision Stratégique

Aujourd'hui, AWS est le numéro un mondial des serveurs, de l’hébergement et du cloud, mais cela ne faisait qu’un an environ que le service existait quand Netflix a placé toutes ses données chez Amazon. Pourquoi AWS ? Netflix voulait s’assurer que son service ne soit jamais interrompu, même en cas de panne, et qu’il s’adapte en temps réel à la demande. L’offre d’Amazon lui a permis d’atteindre ces deux objectifs, à la fois en plaçant ses données dans plusieurs data centers dans le monde, et en augmentant régulièrement sa capacité de stockage en ajustant simplement le nombre de serveurs à sa disposition.

L’entreprise a ainsi opté pour trois régions AWS, des zones géographiques distinctes où toutes ses données sont répliquées à l’identique : en Virginie du Nord et en Oregon aux États-Unis, et à Dublin en Irlande. L’idée de ce triptyque est de s’assurer qu’il y a au moins deux sources de données en fonctionnement à tout moment. Si Amazon a une panne technique dans l’un des trois data centers, les clients sont automatiquement transférés sur l’un des deux restants, en toute transparence.

Pour s’assurer que cela fonctionne bien, Netflix fait des tests tous les mois en grandeur nature : le service simule l’arrêt total de l’une des trois régions pour vérifier que tout se passe correctement. Une région doit être « évacuée » en six minutes, c'est-à-dire qu’il faut six minutes pour répartir tous les utilisateurs qui étaient sur la région sur les deux autres. Ce type d’infrastructure est coûteux - Netflix paie trois fois plus pour reproduire la même architecture trois fois -, mais c’est l’assurance de garantir un fonctionnement même en cas de panne. Et si l’entreprise le voulait, elle pourrait étendre son architecture avec une ou plusieurs régions supplémentaires. Netflix pourrait ouvrir dans une toute autre région du monde, par exemple en Australie ou en Asie, et ainsi répartir davantage ses utilisateurs.

Carte Data Centers AWS
La carte actuelle des data centers AWS. En vert, les régions qui seront bientôt ouvertes.

Ce type d’architecture redondante est très difficile à gérer et Netflix a souvent été obligé de créer ses propres solutions pour s’assurer que toutes les données soient identiques partout, et aussi que n’importe quelle région puisse être fermée sans impact visible pour les utilisateurs.

Optimisation des Vidéos et Gestion des Fichiers

Quand Netflix veut ajouter un contenu à son offre, l’entreprise récupère une vidéo de base qui doit ensuite être traitée de plusieurs manières avant d’être proposée en streaming. Il y a une étape de validation, pour vérifier que la source n’est pas corrompue ou ne présente pas de défaut. Quand c’est bon, le fichier passe par un processus nommé en interne media pipeline qui implique plus de 70 outils différents et qui est totalement automatisé. La finalité est de convertir le fichier source qui peut peser plusieurs téra-octets, en fichiers plus légers, adaptés à la diffusion en streaming.

Dans le jargon, on parle de transcoding et c’est une étape qui nécessite énormément de puissance processeur. C’est aussi une étape assez lente et c’est pourquoi Netflix a mis en place un processus complexe pour accélérer les choses. Chaque fichier source est découpé en de multiples morceaux et chaque serveur se charge d’un morceau pour avancer le travail en parallèle. À la fin du processus, la vidéo est reconstituée en recollant tous les morceaux. Netflix peut mobiliser jusqu’à 300 000 processeurs en même temps pour transcoder une vidéo.

Cette énorme capacité de calcul, supérieure à bien des supercalculateurs actuellement en fonctionnement, lui permet d’aller vite, très vite. Une demi-heure peut suffire pour qu’un nouveau fichier soit converti et disponible au streaming. Ce processus entièrement automatisé sert régulièrement pour reconvertir la totalité du catalogue : une fois en 2015 pour réduire la taille des flux vidéo tout en améliorant leur qualité ; une fois en 2016 pour que les vidéos puissent être téléchargées et encore une fois en 2017 pour améliorer à nouveau la qualité des vidéos. Cet aspect est essentiel pour Netflix, car cela lui permet de réduire régulièrement le poids des vidéos et donc d’économiser en frais de bande passante.

L’entreprise exploite par ailleurs des techniques de pointe, par exemple pour analyser indépendamment chaque scène et ajuster ainsi la qualité en fonction de ce qui se passe. En travaillant scène par scène, Netflix a réussi à améliorer la qualité des vidéos diffusées sur les toutes petites connexions. C’est bénéfique pour Netflix qui économise sa bande passante, mais c’est aussi bénéfique pour l’utilisateur. Même avec une connexion internet médiocre, vous aurez en moyenne une meilleure qualité sur ce service que chez un concurrent qui se contente d’un seul profil pour toutes les vidéos.

Cela veut dire aussi que Netflix gère énormément de fichiers pour chaque épisode ou film à son catalogue. En fonction de la vitesse de votre connexion, mais aussi du matériel utilisé pour lire la vidéo, vous aurez un flux vidéo différent. Ajoutez à cela toutes les pistes audios et les fichiers de sous-titre que Netflix doit également gérer et vous aurez vite le vertige. La deuxième saison de Stranger Things, par exemple, est composée de neuf épisodes seulement, mais elle représente au total pas moins de 9 570 fichiers. Et ce n’est qu’une seule saison d’une seule série… imaginez ce que cela représente pour tout le catalogue !

Chaque vidéo est composée d’une multitude de fichiers différents, en fonction des capacités du client de lecture, des choix de langue et de sous-titre.

SaisonSérieNombre d'épisodesNombre total de fichiers
2Stranger Things99 570

Personnalisation et Recommandations

Quand vous ouvrez l'application Netflix, que ce soit sur Apple TV, sur iPhone, sur un téléviseur connecté ou même dans un navigateur web, vous vous connectez d’abord aux data centers d’Amazon. Les serveurs EC2 ne servent pas qu’au traitement des vidéos, ils ont de nombreux autres rôles, à commencer par suivre tout ce que chaque utilisateur regarde, veut regarder, peut regarder et pourrait avoir envie de regarder. Netflix personnalise l’expérience de chaque utilisateur… jusqu’aux images d’illustration qui sont différentes en fonction des goûts de chacun. Si vous aimez plutôt les comédies romantiques, l’horreur ou la science-fiction, vous verrez une image différente pour chaque série ou film.

Netflix conserve un historique de tout ce que vous avez regardé et le service s’en sert pour alimenter ses suggestions. Les avis que vous pouvez laisser entrent également dans l’immense algorithme mis au point au fil des années, tout comme les éléments ajoutés par vos soins à votre liste Netflix. Les suggestions sont calculées par des serveurs, qui servent aussi à contrôler ce que vous pouvez regarder, en fonction de votre pays, mais aussi d’éventuelles restrictions parentales.

Le Rôle du CDN (Content Delivery Network)

On a seulement parlé d’AWS jusque-là, et pour cause, le cloud d’Amazon est vraiment au cœur du fonctionnement de Netflix. Néanmoins, ce n’est pas la seule brique dans l’architecture du service : quand vous avez choisi votre vidéo et que vous appuyez sur lecture, le fichier n’est pas récupéré sur le stockage fourni par S3. Pour offrir une bonne expérience à tous ses utilisateurs, même les plus éloignés des États-Unis et de l'Irlande où sont situés ses serveurs, Netflix utilise un content delivery network (CDN). L’idée est assez simple : placer le contenu sur des serveurs aussi près que possible des utilisateurs pour limiter les temps d’attente et diminuer la latence.

Et même si la connexion directe à AWS était rapide, tous les abonnés ne pourraient pas accéder en même temps à une seule source sans congestionner les réseaux, y compris ceux énormes d’Amazon. Dans un premier temps, Netflix a essayé de développer son propre CDN, mais comme pour les serveurs, cette tentative a vite été remisée. Courant 2009, la firme a fait appel aux gros acteurs du marché, comme Akamai (numéro un mondial), Limelight et Level 3, et utilisé leur capacité de stockage et de diffusion. Cela a permis à Netflix de se concentrer sur ses algorithmes de conversion et ses outils de recommandation, mais ses besoins étaient tels que les coûts de gestion se sont envolés.

Les CDN traditionnels reposent sur des data centers existants, où des serveurs stockent une copie locale de ressources qui seront ainsi disponibles plus rapidement pour les utilisateurs à proximité. Les serveurs Netflix sont rouges comme le logo de l’entreprise et sont nommés en interne OCA, pour Open Connect Appliances.

On en trouve tout d’abord dans les Internet Exchange Point (IXP), des points d’interconnexion sur le réseau où les fournisseurs d’accès à internet (FAI) se connectent. Pour se rapprocher encore davantage des utilisateurs, on en trouve surtout chez ces derniers. Depuis 2012, la firme propose aux FAI du monde entier d’installer ses serveurs rouges directement sur leurs réseaux. Netflix ne fait pas payer pour ce service, que n’importe quel FAI peut demander en remplissant un formulaire. Une étude de faisabilité est alors menée et si elle est concluante, l’entreprise américaine envoie à ses frais un ou plusieurs OCA, en fonction des besoins estimés. Le FAI l’installe dans l’un de ses centres de données et à partir du moment où le serveur est configuré par Netflix et activé, ses abonnés utiliseront en priorité les vidéos stockées sur cet ordinateur.

CDN Netflix
L’état du CDN de Netflix, courant 2016.

Avantages pour les FAI et les Abonnés

Pourquoi est-ce qu’un FAI accepterait de stocker gratuitement des serveurs tiers qu’il ne contrôle pas, de les alimenter et de les relier à son propre réseau ? La réponse est en fait assez simple : en entrant dans le programme Open Connect, le fournisseur assure à la fois à ses utilisateurs une meilleure qualité de service, tout en réduisant ses factures en matière de bande passante vers l’extérieur. Le premier point est facile à comprendre : la vidéo étant stockée à proximité immédiate des abonnés, elle est disponible plus rapidement que si elle devait venir d’un serveur situé dans un autre pays.

Pour le fournisseur, c’est aussi un moyen de réduire sa facture de bande passante depuis son propre réseau vers l’extérieur, vers les autres FAI et vers les data centers du monde entier. Il est difficile de généraliser le prix que cela coûte, mais une chose est sûre : en stockant les vidéos de Netflix sur son propre réseau, cela ne coûte plus rien au FAI, si ce n’est les frais de fonctionnement des OCA.

Netflix OCA
Illustration de Netflix : depuis l’un de ses trois data-centers principaux (ici, celui de Californie), les vidéos sont stockées sur les OCA d’un fournisseur d’accès (ici, situé en Australie). C’est cette copie locale qui est ensuite exploitée par les clients du FAI.

C’est pour cette raison que tous les FAI, ou presque, ont accepté l’offre de Netflix. En France, c’est le cas d’Orange, de Bouygues et de SFR… mais pas de Free. Les problèmes d’accès au service de streaming constatés par les abonnés sont directement liés au choix de l’entreprise de Xavier Niel de ne pas accepter les OCA, pour une raison qui n’est pas exactement connue1. Les clients de Free doivent accéder aux vidéos stockées sur un serveur hors du réseau du FAI et il y a tant d’utilisateurs de Netflix que le lien vers ce serveur est trop petit pour offrir un service correct à tout le monde.

Même si certains acteurs résistent encore, c’est un coup de génie de la part de Netflix qui a réussi à casser les prix pour créer son réseau mondial.

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