Le Tour de France, événement sportif emblématique, continuera d'être diffusé en clair sur les antennes du groupe France Télévisions jusqu'en 2030. Cette prolongation de cinq années supplémentaires du contrat, qui courait initialement jusqu'en 2025, a été confirmée par Christian Prudhomme, le patron de l'organisation du Tour, lors de l'émission Vélo Club.
« Nous en sommes ravis, explique-t-il. Je fais assez souvent face aux lecteurs avec la presse locale, la première question est : est-ce que ça restera en gratuit et sur France Télévisions ? C’est la force du Tour, c’est un spectacle gratuit au bord des routes, mais aussi devant la TV. C’est formidable, et pas seulement parce que c’est une maison qui compte pour moi, et que j’y travaille depuis des années. »
Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions, a également exprimé sa satisfaction dans un communiqué : « La Grande Boucle fait partie de l’histoire et du patrimoine des Français. Chaque été, le Tour de France et désormais le Tour de France Femmes font vibrer les Français. Je suis donc très fière et heureuse de voir France Télévisions poursuivre son partenariat avec A.S.O pour faire vivre au plus grand nombre l’un des plus beaux événements sportifs au monde. »
Yann Le Moenner, directeur général d’Amaury Sport Organisation, partage cet enthousiasme : « Ce nouvel accord promet encore davantage d’innovations à venir, pour célébrer les champions et championnes et passionner des millions de téléspectateurs et de fans dans les 190 pays où rayonnent les images de nos épreuves. »
Dans le détail, France Télévisions continuera de diffuser notamment le Tour de France et le Tour de France Femmes avec Zwift sur ses antennes. France Télévisions assurera également la production du signal pour le compte d’A.S.O. pour les épreuves se déroulant sur le territoire français.
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Cette année, les audiences ont encore été excellentes. La Grande Boucle fait partie de l’histoire et du patrimoine des Français. Chaque été, le Tour de France et désormais le Tour de France Femmes font vibrer les Français.
Heureux que France Télévisions et Amaury Sport Organisation finalisent un nouvel accord pour les années 2026 à 2030, pour la diffusion de l’ensemble des épreuves organisées par A.S.0.
Zone interdite dans les coulisses du Tour de France
Un accord avec l'UER pour une diffusion européenne élargie
Ce vendredi, l'Union européenne de radio-télévision (UER) et Amaury Sport Organisation (ASO) ont annoncé la signature d'un nouvel accord de diffusion du Tour de France, de la Vuelta et d'autres courses cyclistes, jusqu'en 2030. L'accord concerne les épreuves masculines et féminines et permettra une diffusion en clair de ces courses par les membres de l'UER sur les territoires suivants : Belgique, Danemark, Espagne, Hongrie, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie et Suisse.
Eurosport/Warner Bros Discovery continuera également, grâce à une sous-licence de l'UER, à diffuser le Tour de France, la Vuelta et les 16 autres épreuves du bouquet dans toute l'Europe, à l'exception de la France où Eurosport bénéficie d'accords spécifiques.
Glen Killane, directeur exécutif pour le sport à l’UER, a déclaré : «Cet accord est une grande victoire pour les amateurs de cyclisme en Europe, car il leur permet d'accéder au sport qu'ils aiment. En maintenant sa confiance à notre égard, A.S.O. »
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Frédéric Sanz, responsable des sports d'été et du cyclisme à l'UER, a ajouté : «La signature d'un nouveau partenariat de longue date avec A.S.O. et Unipublic revêt une très grande importance. Il nous permet de contribuer un peu plus encore à la popularité du cyclisme, en garantissant un large accès en Europe aux épreuves les plus prestigieuses de ce sport. »
Yann Le Moënner, directeur général d’A.S.O., a souligné : «Nous nous réjouissons de signer de nouveaux accords avec l’UER sur l’ensemble de nos épreuves cyclistes hommes et femmes jusqu’en 2030. Ces accords garantiront au grand public et aux fans de sport la possibilité de suivre les plus grands rendez-vous du cyclisme international sur les chaînes européennes de grande audience ainsi que sur les chaines d’Eurosport/WBD. »
Il a également mis en avant l'importance de cet accord pour le cyclisme féminin : « Cet accord pour une durée de 5 ans est en outre un formidable coup de projecteur sur le cyclisme féminin, dont la popularité continuera de croître à travers l’Europe au cours des prochaines années. Enfin, la puissance des plateformes digitales des membres de l’UER et d’Eurosport/WBD permettra à un public toujours plus nombreux d’accéder facilement à l’ensemble de nos contenus. »
Épreuves concernées par l'accord
- Épreuves masculines : Tour de France, La Vuelta, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, La Flèche Wallonne, Paris-Nice, Criterium du Dauphiné, Cyclassics Hamburg, Eschborn-Frankfurt, Clásica San Sebastián, Paris-Tours, Tro Bro Leon et Volta Catalunya.
- Épreuves féminines : Tour de France Femmes avec Zwift, La Vuelta Femenina by Carrefour.es, Paris-Roubaix Femmes avec Zwift, Liège-Bastogne-Liège Femmes et La Flèche Wallonne Femmes.
Les droits TV, un pilier économique du Tour de France
Le Tour de France n’est pas qu’un événement sportif, c’est une formidable machine à générer des millions d’euros chaque année. Organisé par Amaury Sport Organisation (ASO), le Tour s’est imposé comme l’une des plus grandes vitrines économiques et médiatiques du monde du sport.
Les droits télé constituent la principale source de revenus du Tour. Chaque année, l’événement est diffusé dans près de 200 pays à travers plus de 190 chaînes de télévision, rassemblant plusieurs milliards de téléspectateurs cumulés. Rien qu’en France, le contrat avec France Télévisions est estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros par an. Les droits TV représentent autour de 45% du chiffre d’affaires de la course, une part incontestée dans la rentabilité de l’épreuve.
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La Grande Boucle attire chaque année un nombre record de partenaires. La caravane publicitaire, qui précède les coureurs sur chaque étape, représente à elle seule une économie de près de 15 millions d’euros : des centaines de véhicules, des millions de goodies distribués et une visibilité incomparable.
Les villes françaises et européennes se disputent chaque année la possibilité d’accueillir un départ ou une arrivée d’étape. Le ticket d’entrée varie, avec des sommes dépassant facilement les cent mille euros pour un départ et jusqu’à 140 000 euros pour une arrivée. Pour être à la fois ville de départ et d’arrivée, il faut mobiliser près de 250 000 euros, hors frais logistiques et travaux locaux annexes.
Répartition des gains
Le prize money total du Tour de France dépasse 2,5 millions d’euros. Le vainqueur final remporte 500 000 euros, le deuxième 200 000, le troisième 100 000. Chaque victoire d’étape rapporte 11 000 euros. En réalité, la plupart des grands champions redistribuent leurs gains, afin de récompenser les équipiers, mécanos ou soigneurs qui œuvrent dans l’ombre.
Avec une marge nette de l’ordre de 20 à 30%, le Tour de France figure parmi les événements sportifs les plus profitables du monde. L’organisation s’appuie sur des coûts de production raisonnés, sécurise ses revenus principaux sur plusieurs années, et développe sans cesse de nouveaux canaux de monétisation (Netflix, streaming, Tour de France Femmes). Chaque édition permet d’engranger des bénéfices qui sécurisent la position d’ASO comme leader mondial de l’événementiel cycliste.
Le Tour de France, c’est aussi un moteur pour le tourisme local et l’hébergement, apportant chaque année plusieurs millions d’euros de retombées dans les régions traversées. Les hôtels font le plein, les commerces locaux profitent de l’afflux de spectateurs, et l’image des départements bénéficient durablement de la visibilité offerte par la Grande Boucle.
Pour continuer à croître, le Tour innove : contenu digital exclusif, internationalisation accrue, développement du cyclisme féminin, expérience spectateur enrichie. Malgré la tradition, la Grande Boucle se transforme pour rester au sommet du business sportif mondial.
La redistribution des droits TV : un enjeu pour l'avenir du cyclisme
Face à la fragilité de son modèle économique, le cyclisme doit trouver des solutions pour diversifier ses sources de revenus et stabiliser son écosystème. Une des pistes évoquées par l’UCI et les dirigeants d’équipes concernent la redistribution des droits TV. A quoi cela pourrait-il ressembler ? Et avec quel ordre de grandeur ? Voici notre analyse et notre simulation.
Le modèle économique du cyclisme est fragile, et jamais cette affirmation n’a semblé aussi juste que ces dernières semaines. Acquisition avortée de Soudal-QuickStep par Jumbo-Visma, création d’une Super League World Tour, arrêt de plusieurs Pro Teams (Bolton Equities en tête), réforme du calendrier pour optimiser les droits télévisuels : les feuilletons s’enchaînent et renforcent l’idée que, sans un profond changement de modèle, le cyclisme professionnel est en danger.
Face à la hausse des salaires et des coûts inhérents à leur fonctionnement, les équipes ont de plus en plus de mal à accroître leurs revenus, issus à plus de 90% des sponsors. Si le sponsoring reste rentable pour les entreprises, il risque de ne plus l’être si les montants investis continuent de croitre à cette vitesse.
« Je pense que nous devons revoir notre vision du cyclisme pour rester compétitif par rapport à d’autres sports. C’est pour cela que tous les acteurs doivent s’unir pour bâtir un nouvel avenir. C’est pour cela qu’on discute avec David Lappartient, et nous avançons bien », nous avait ainsi confié Richard Plugge, patron de Jumbo-Visma, fin octobre.
Limiter la dépendance aux sponsors
Le problème, c’est que les options de diversification des revenus ne sont pas légion. Une seule apparaît d’ailleurs viable, et c’est sur celle-ci que planchent l’UCI et Richard Plugge : les droits télévisuels.
Ces droits appartiennent actuellement aux organisateurs des courses et représentent une partie importante de leurs Business Models (cette part varie énormément selon les courses, mais peuvent atteindre 50% des revenus de l'organisateur, comme pour le Tour de France, d’après certaines sources). Les organisateurs dépendent en partie de cette source de revenus et les équipes ne perçoivent en aucun cas de somme issue de ces droits. Elles se contentent de primes de courses liées aux résultats sportifs et de frais versés en compensation des coûts de déplacement (hôtels, avions, trains, repas).
Des montants insuffisants pour pérenniser le modèle des équipes, surtout les moins performantes. A partir de ce constat, une question : une redistribution des revenus perçus par les organisateurs, notamment des droits TV, aux équipes est-elle possible ? Pour y répondre, nous avons mené une analyse en se basant sur les organisateurs des épreuves World Tour. Nous les avons identifiés, avons déterminé leurs parts de marché et recherché leurs données économiques et financières pour déterminer si une redistribution des revenus, notamment des droits TV, est possible, viable (cela ne doit pas mettre en péril les organisateurs) et suffisante pour assurer la pérennité des équipes.
ASO, RCS et Flanders Classics comme leaders du marché
Voici donc la démarche : 35 courses constituent le calendrier World Tour. Cela représente, en tout, 164 jours de courses organisés par 16 acteurs différents (voir les tableaux ci-dessous.). Si on peut identifier un trio qui rassemble 68% des jours de course (ASO et sa filiale Unipublic, RCS et Flanders Classics), de nombreuses courses sont organisées par des structures soit modestes (Plouay Cyclisme Organisation, Koninklijke Veloclub Panne Sportief), soit des organisations plus polyvalentes et diversifiées, qui organisent de nombreux événements et dont l’épreuve WT n’est qu’une épreuve parmi tant d’autres (Golazo Sports, Wanda Sports Corporation). Le paysage concurrentiel est donc très hétérogène en termes de types d’acteurs.
A partir de là, il nous fallait déterminer et trouver les données financières de chacune de ces organisations, et notamment trois données : le chiffre d’affaires, la part de ce chiffre d’affaires issue de l’épreuve organisée en World Tour, et le revenu net. Cette étape s’est avérée très complexe, de part le caractère confidentiel voire inexistant de ces informations, et par la diversité des acteurs, comme expliqué plus haut (par exemple, Wanda Sports Corporation est la filiale événementielle d’un groupe chinois qui génère plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires).
Grâce à plusieurs sources publiques et semi-publiques, ainsi que de certaines estimations, nous sommes parvenus à obtenir les données pour 7 acteurs, qui représentent 76% du marché en termes de jours de course WT. Etant donné que les droits TV sont proportionnels à l’audience de chaque événement et considérant l’écart énorme entre le Tour de France et les autres courses, on peut considérer que ces 7 organisateurs représentent bien plus que 75% du marché en termes de chiffre d’affaires. Mais nous allons poursuivre notre analyse sur ces 7 acteurs seulement.
D’après nos recherches et estimations, ces 7 organisateurs génèrent un peu plus de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce aux épreuves World Tour. Surtout, le revenu net, à savoir la différence entre les produits et les charges, soit le bénéfice d’une entreprise, est de 90 millions d’euros. C’est à partir de ce chiffre que nous allons poursuivre notre analyse.
Une première information importante est de noter que les organisateurs analysés génèrent des revenus, avec un taux plutôt bon. Ces bénéfices sont soit réinvestis, soit reversés aux actionnaires ou aux salariés. Dans notre analyse, ces bénéfices seraient donc en partie redistribués aux équipes.
Prenons l’hypothèse d’un reversement de 50% de ces revenus, soit environ 45 M€ (ce choix est certainement utopique, car on doute fortement qu’une quelconque entreprise accepte de perdre la moitié de ses bénéfices). Ces 45 M€ seraient ensuite reversés aux 18 équipes du peloton World Tour. Là, nous pouvons imaginer deux scénarios : le premier avec une division égale de ce montant pour chaque équipe ; le second avec une répartition proportionnelle aux points UCI marqués par les équipes. Dans le premier cas, chaque équipe recevrait 2,5 M€. Dans le second, si on se base sur les points marqués en 2023, UAE recevrait 12% du montant, soit 5,3 M€, quand Astana recevrait 1,2 M€ (voir détails ci-dessous).
Concrètement, les sommes reversées correspondraient à 8 à 20% des budgets des équipes. Des sommes non négligeables, qui réduiraient la dépendance aux sponsors. Mais ces montants dépendent d’un reversement à 50% des bénéfices des organisateurs, ce qui semble peu réaliste. L'option d'un reversement des droits TV actuels semble donc peu viable. La création d’une Super League, couplée à la réforme du calendrier WT, devrait permettre de faire croître les droits TV et les revenus des acteurs du cyclisme. Ainsi, une redistribution de ces nouveaux revenus est envisageable et fait sens.
L'idée de faire payer les spectateurs
Et si, à l'avenir, venir voir des courses cyclistes sur route était payant ? Et si on faisait payer certains passages du Tour de France ? En cette fin d'année, le sujet refait donc surface et de plus bel concernant les problèmes de retombées économiques dans le cyclisme. Non, pas du côté des organisateurs, mais chez quelques observateurs et acteurs du cyclisme.
C'est Jérôme Pineau sur RMC Sport qui a en fait relancé le débat. Le président de l’UCI, David Lappartient, dans une interview à Ouest-France, a vite réagi à cette idée distillée, entre autre, par Jérôme Pineau, exprimant toutes ses réserves.
David Lappartient : "Si vous voulez faire payer le Tour de France... Le président de l’Union Cycliste Internationale reste sceptique et a donc exprimé ses réserves dans une interview à Ouest-France quant à l'idée de Jérôme Pineau avancée sur RMC Sport : "Il faut poser un cadre juridique, faire payer l’espace public en France, c’est compliqué. Et puis, je pense que les gens voudront que ça aille au coureur, in fine", explique-t-il, avant de glisser une comparaison pour le moins piquante : "Ce n’est pas impossible, mais ce serait une révolution.
Lappartient rappelle néanmoins qu’il avait réussi, lorsqu’il organisait le Grand Prix de Plumelec, à faire payer 5 euros l’accès à la côte de Cadoual, ce qui avait permis de sauver la course. En Belgique, ces pratiques sont courantes - le Tour des Flandres propose depuis des années des zones VIP payantes. En France, la tentative des organisateurs du championnat national 2023 à Cassel d’instaurer un droit d’accès au site d’arrivée avait, elle, échoué.
Les organisateurs du Tour franchiront-ils un jour ce Rubicon ? Difficile à imaginer pour une épreuve devenue patrimoine national. ? Et si assister à une course cycliste devenait payant?
Comme évoqué par Cyrille Guimard, dans sa dernière chronique sur Cyclism'Actu, le problème est selon lui dans la redistribution des gains et des fameux droits TV. "Dans des sports comme le tennis, le football ou le rugby, une grande partie des recettes provient des droits TV, de la télévision. Dans le cyclisme, personne n’ose l’aborder, c’est un sujet tabou. Et en France, ce n’est même plus seulement tabou : si vous en parlez trop, vous vous exposez à des représailles. C’est la réalité, et je suis désolé de le dire, mais c’est ainsi.
Si on veut une vraie évolution, il faut changer de système économique, et la télévision doit en faire partie. La télévision vend un événement, en tire des bénéfices, et c’est normal que le Tour de France gagne de l’argent.
Avant d'ajouter et de conclure : "En France, contrairement aux autres sports, la Fédération Française de Cyclisme n’est jamais invitée à la table des négociations avec ASO ou les diffuseurs. Jamais. Il ne faut surtout pas le dire. La Fédération ne dirige rien : pour faire des recettes, elle augmente les licences ou les droits d’organisation. Quant aux équipes, elles amènent de la visibilité, des coureurs, un investissement… mais elles ne touchent rien des recettes TV, alors qu’elles participent directement à la valeur de l’événement. Mais encore une fois : sujet tabou. Aujourd’hui, je peux parler.
Les secrets des marges exceptionnelles
Avec une marge nette de l’ordre de 20 à 30%, le Tour de France figure parmi les événements sportifs les plus profitables du monde. L’organisation s’appuie sur des coûts de production raisonnés, sécurise ses revenus principaux sur plusieurs années, et développe sans cesse de nouveaux canaux de monétisation (Netflix, streaming, Tour de France Femmes). Chaque édition permet d’engranger des bénéfices qui sécurisent la position d’ASO comme leader mondial de l’événementiel cycliste.
Le Tour de France, c’est aussi un moteur pour le tourisme local et l’hébergement, apportant chaque année plusieurs millions d’euros de retombées dans les régions traversées. Les hôtels font le plein, les commerces locaux profitent de l’afflux de spectateurs, et l’image des départements bénéficient durablement de la visibilité offerte par la Grande Boucle.