Bien évidemment, il serait facile de cracher notre venin sur Morbius. Mais au fond, à quoi bon ? A ce stade, l’Univers Spider-Man de Sony ne nous inspire plus qu’une chose… du dépit avec une pointe de pitié. C’est la seule réaction sensée face à un studio qui en est réduit à racler les fonds de tiroirs pour de mauvaises raisons. Au lieu de se satisfaire de brasser les milliards avec Spider-Man, Sony Pictures continue de se tirer une balle dans le pied en saturant le marché super-héroïque avec des personnages qui n’ont pas les épaules pour porter un film. Aujourd’hui Morbius. Demain Kraven the Hunter, Madame Web et Silk ?
Morbius, ce sont les quelques scènes dédiées à un super-vilain dans un blockbuster super-héroïque lambda, étirées inutilement sur 104 minutes. Tout pourrait tenir en un quart d'heure. Tout est déjà dans la bande annonce. Et tout ce qui était vaguement excitant - les références à Spider-Man - a purement et simplement été coupé au montage.
Sur une échelle allant de Venom à Venom : Let There Be Carnage, le blockbuster vampirique de Daniel Espinosa réussit l’exploit de faire (presque) pire. D’un côté, le film essaye de raconter quelque chose, mais sans y parvenir. De l’autre, il n’a même pas le côté ‘fun’ que certains ont trouvé à Venom.
Quand il n’affronte pas Spider-Man, le Docteur Michael Morbius se résume à un dilemme : succomber ou ne pas succomber à une dévorante soif de sang. Avec un tel ressort dramatique, il y a de quoi faire une histoire qui tient à peu près la route… mais c’était sans compter sur un scénario qui préfère tout miser sur la castagne avec un méchant de pacotille.
Après le méchant-finalement-gentil symbiote contre le méchant-encore-plus-méchant symbiote, voici donc le méchant-finalement-gentil vampire contre le méchant-encore-plus-méchant vampire. On a hâte de voir le même schéma se reproduire avec un chasseur (faux). Que va-t-il rester des ennemis de Spider-Man si tout son bestiaire passe par la case spin-off et devient un héros en puissance ?
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Visuellement, Morbius joue les faussaires faussement stylés. Quand il se déplace, il laisse une sorte de trainée de soufre, façon Diablo. On ne sait pas pourquoi, mais il faut croire que le département des effets visuels était fan de la séquence d’ouverture de X-Men 2. Jared Leto fait ce qu’il peut et il a le mérite d’être moins insupportable que dans Suicide Squad. Et… je crois que c’est tout.
MORBIUS CRITIQUE + ANALYSE DES SCÈNES POST-CREDITS : Sony nous prend pour des cons !!
Scènes post-générique de Morbius : Que faut-il comprendre ?
Comme tout film de super-héros qui se respecte, "Morbius" contient une scène (en deux parties) au milieu de son générique. Chez les super-héros, il y a ceux qui n'ont qu'une seule scène post-générique, située au milieu ou à la fin des crédits. Ceux qui en ont deux. Et puis il y a James Gunn qui en met une poignée dans Les Gardiens de la Galaxie 2. Situé dans le même univers que les Venom avec Tom Hardy, Morbius en compte également une… mais en deux parties.
IL SE PASSE QUOI ?
Alors que Michael Morbius a vaincu son ancien ami devenu lui aussi un vampire (Matt Smith) et que Martine Bancroft (Adria Arjona) est revenue à la vie après avoir été mordue, la première partie du générique s'interrompt pour nous emmener dans une cellule de prison. Celle-ci est vide jusqu'à ce que Michael Keaton n'apparaisse dedans, comme par magie et entouré d'une lumière vive qui rappelle le sort de Doctor Strange ayant permis aux adversaires et variants de Spider-Man de rentrer chez eux dans No Way Home.
Un extrait de journal télévisé nous confirme très rapidement qu'il s'agit bien d'Adrian Toomes, alias le Vautour, ennemi de l'Homme-Araignée joué par Tom Holland dans Homecoming. Mais il ne nous est pas expliqué pour quelle raison celui-ci a quitté son univers pour celui de Morbius.
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Et c'est face au vampire incarné par Jared Leto que nous le retrouvons ensuite, hors de la ville de New York. Alors qu'il s'est visiblement évadé et a réussi à reconstituer sa tenue de Vautour par des moyens qui, là encore, ne nous sont pas expliqués, il évoque Spider-Man comme leur ennemi commun et propose une alliance, ce qui ne laisse pas le scientifique insensible.
QUE FAUT-IL COMPRENDRE ?
Que les Sinister Six approchent des salles de cinéma. Depuis ce projet avorté au cœur des années 2010, et qui devait être lié à la saga portée par Andrew Garfield, Sony n'a jamais abandonné l'espoir de réunir quelques-uns des plus grands ennemis de l'Homme-Araignée dans un même film. On a même cru que cette envie allait se concrétiser dans No Way Home, avec les retours d'Electro, du Bouffon Vert, du Docteur Octopus, du Lézard et de l'Homme Sable. Mais non.
Et c'est donc vers l'autre saga de Sony liée à l'univers de Spider-Man, celle initiée avec Venom, qu'il faudra se tourner pour que le projet voit le jour. C'est en tout cas ce que semble indiquer cette scène post-générique en deux parties, dans laquelle des zones d'ombre subsistent, à commencer par le lien entre Morbius et l'Homme-Araignée, qui ne se croisent pas dans le film de Daniel Espinosa. Il faudra peut-être attendre un prochain opus pour en avoir le cœur net.
Rencontre entre Morbius et le Vautour dans une scène post-générique.
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Mais ce qui est sûr, au vu de ces images, c'est que le groupe des Sinister Six commence à prendre forme. Et il devrait se composer de Morbius et le Vautour, auxquels nous pouvons ajouter Venom et Kraven, chasseur qui aura les traits d'Aaron Taylor-Johnson dans un long métrage en tournage sous la direction de J.C. Chandor. Il serait en effet étonnant que Sony mette en chantier ces films Marvel centrés sur des méchants pour ne pas les lier aux autres ensuite.
C'était largement à prévoir : Morbius possède bel et bien sa scène post-générique. Ou plutôt deux scènes "intra-générique", vu que les deux séquences ne sont espacées que de quelques crédits après la fin du film. Pourquoi ce choix étrange ? On l'ignore. Et ce n'est pas ce qui est le plus important. Car les questions que se posent les fans, qui iront probablement voir le film de David Espinosa uniquement pour obtenir les réponses, sont les suivantes : que nous révèlent exactement ces deux scènes et vont-elles, oui ou non, valider la poursuite de l'univers partagé entre les licences Spider-Man de chez Sony et de chez le Marvel Cinematic Universe ? En gros, Morbius et Spider-Man vont-ils, oui ou non, se taper dessus à plus ou moins court terme ?
Après les événements de Morbius, une brèche mauve s'ouvre dans le ciel, au-dessus de New-York, similaire aux brèches du multivers aperçues dans Spider-Man: No Way Home. Dans une prison, un homme apparaît de nulle part dans une cellule : il s'agit d'Adrian Toomes (Michael Keaton), adversaire de Spider-Man dans le film Spider-Man: Homecoming du Marvel Cinematic Universe - qui avait été envoyé en prison connaissant l'identité secrète de l'homme-araignée.
Michael Morbius (Jared Leto) conduit sur une route désertique, manifestement hors de New York. S'arrêtant au milieu du désert, il sort de son véhicule et sent une fluctuation dans l'air grâce à ses pouvoirs. Ce mouvement de vent est provoqué par Toomes, qui a endossé la tenue, le casque (amélioré, avec un bec stylisé sur le devant) et les ailes du Vautour. Après avoir atterri devant Morbius (qui manifestement attendait sa venue), Adrian Toomes déclare qu'il l'observe depuis un moment. Il ajoute qu'il ignore la raison de sa présence dans ce monde, mais que cela doit avoir un rapport avec Spider-Man.
Une chose semble certaine en tout cas, c'est qu'elles découlent immédiatement des événements de la fin de Spider-Man: No Way Home et contrairement a ses petits camarades venus faire coucou dans le MCU (Dr Octopus, Le Bouffon Vert et toute la bande), le Vautour a fait le voyage inverse et s'est retrouvé dans un autre univers, celui de Venom et Morbius.
Ce qui a renvoyé dans son monde respectif chaque voyageur du multivers : les deux Spider-Man joués par Andrew Garfield et Tobey Maguire, les méchants du film et bien sûr Eddie Brock/Venom. D'où une question simple : pourquoi diable Adrian Toomes n'est-il pas reparti dans l'univers du MCU ? Pourquoi diable est-il resté coincé dans le spider-verse de Sony ? Un bug dans la matrice ?
Les Sinister Six pourraient bientôt se former.
Autre point douteux, rendu bien pratique grâce à l'ellipse manifeste séparant les deux scènes post-générique (on ignore combien de temps est passé) : la mention de Spider-Man par le Vautour. Comment Toomes peut-il être amené à penser que sa présence dans un autre univers est en rapport avec l'homme-araignée ? Qu'a-t-il bien pu découvrir à ce propos dans l'univers de Sony pour en être arrivé à cette hasardeuse conclusion ?
Si les affiches de Spidey vues dans de la bande-annonce - une image du tisseur taguée du mot "meurtrier" - pouvaient laissé croire que nous étions dans le MCU (Peter Parker étant publiquement accusé du meurtre de Mysterio dans Spider-man: Far From Home), le voyage de Toomes dans un autre univers coupe court à la possibilité. Si Spider-Man il y a dans l'univers de Sony, il s'agit plus plus certainement d'Andrew Garfield, que les affiches accuseraient donc probablement du meurtre involontaire de Gwen Stacy (Amazing Spider-Man 2). Ou bien, il s'agit d'un tout autre Spidey dont nous ignorons encore tout.
Enfin, la proposition d'association : pourquoi Morbius, cet anti-héros, plus paré de vertu que de volonté de faire le mal, voudrait-il s'associer avec un personnage aussi louche que Toomes, qu'il ne connait ni d'Eve, ni d'Adam ? Des myriades de questions pour une inconnue toujours présente : pourquoi ces méchants s'associeraient autrement que pour s'opposer à un Spider-Man qui les gêne ? Sony savent-ils seulement ce qu'ils font et où ils vont avec l'univers de l'araignée qui semble jusqu'ici drôlement improvisé ?
Morbius : Un accident industriel ?
Avec le calvaire nommé Morbius, qui arrive enfin en salles presque deux ans après sa date de sortie initiale, Sony continue de bâtir son univers étendu autour des personnages tirés de l’univers de Spider-Man ou SSU (Sony’s Spider-Man Universe) après Venom et l’infâme Venom : Let There Be Carnage.
Au-delà de Jared Leto, du scénario et de tous ses défauts, le film réalisé par Daniel Espinosa est une catastrophe jusque dans ses deux scènes post-génériques, qui avaient déjà fait réagir les influenceurs invités aux avant-premières organisées avant les projections pour la presse. Deux scènes invraisemblablement nulles et absurdes, qui racontent beaucoup, même si elles n’en montrent que très peu.
Dans la première, une faille multiverselle identique à celle de Spider-Man : No Way Home s’ouvre dans le monde de Morbius et Adrian Toomes (Michael Keaton), le Vautour de Spider-Man : Homecoming, apparaît au milieu d’une cellule de prison (un peu comme Venom qui passait brièvement de l’univers de Sony au MCU entre la scène post-générique de Venom : Let There Be Carnage et celle de Spider-Man : No Way Home). Et comme les autorités n’ont aucune charge contre lui dans cette réalité, elles décident donc de libérer le super-vilain apparu comme par magie.
Dans la seconde scène post-générique, pendant que Michael Morbius roule en direction d’un désert destiné à cacher le fond vert devant lequel la séquence a été tournée, Adrian Toomes l’approche dans son costume pour avoir une discussion avec lui. Ayant déduit que Spider-Man était responsable de son passage entre les deux univers, le Vautour propose à Morbius de s’associer à lui pour tuer l’Homme-Araignée et le vampire a l’air emballé (alors qu’il n’est pas supposé connaître Spider-Man et qu’il a passé tout un film à essayer de ne pas tuer les gens).
Outre le jeu des deux acteurs, les incrustations qui se remarquent et la rencontre entre les deux personnages qui a probablement été tournée en deux temps, ces deux scènes post-génériques n’ont absolument aucun sens et peuvent même être considérées comme une insulte à l’intelligence et aux fans de Marvel. Les scènes voudraient faire croire que le Vautour atterrit dans l’univers de Morbius en raison des événements de Spider-Man : No Way Home et du sort que le Doctor Strange a raté à cause de Peter, qui a engendré l’arrivée du Dr Octopus, du Bouffon Vert, d’Electro et d’autres super-vilains dans le MCU, y compris Venom pendant un bref instant, le temps de le laisser déposer un morceau de symbiote dans l’univers de Marvel.
La Adrian Toomes incarné par Michael Keaton ne pouvait pas être attiré dans le MCU puisqu’il en faisait déjà partie depuis Spider-Man : Homecoming et ne vient pas de l’univers de Sony. Il n’y a donc aucune raison logique et connue qui permet de justifier l’existence de ces scènes posts-génériques et la présence du Vautour du MCU dans le même univers que Morbius et Venom. À moins que tout ce que le Vautour et Morbius font ensemble se déroule entre le début et la fin de Spider-Man : No Way Home.
Même le comportement d’Adrian Toomes est contradictoire avec le personnage introduit dans le MCU. Quand Mac Gargan (Michael Mando), alias Le Scorpion, vient le voir dans la scène post-générique de Spider-Man : Homecoming pour lui proposer de collaborer avec lui et d’autres criminels pour tuer Spider-Man parce qu’il connaît son identité, le Vautour choisit de la garder pour lui et se rend au parloir pour voir sa femme et sa fille. Dans Morbius, il est soudainement obsédé par Spider-Man et se fiche éperdument de sa famille ou de l’univers dans lequel il se trouve.
Enfin, cette version du Vautour n’aurait pas pu avoir le même costume pour aller voir Morbius dans la seconde scène post-générique, puisqu’il n’y a pas eu d’invasion Chitauri dans l’univers de Sony et qu’il n’a donc pas pu récupérer les pièces pour fabriquer ses ailes et son armure.
Morbius : Un film découpé et recoupé ?
Si elles n’ont aucun sens, ces scènes post-génériques montrent aussi à quel point Morbius est un accident industriel, un film qui a été découpé et recoupé pendant deux ans jusqu’à ne plus ressembler à rien, et encore moins à ce qui a été annoncé au public. Alors que la première bande-annonce montrait des affiches de Spider-Man et une rencontre en pleine rue entre Adrien Toomes et Michael Morbius, les références au Tisseur et la scène entre les deux méchants ont tout simplement disparu.
Lorsque Morbius se rend dans un labo clandestin et déloge les criminels qui l’occupent, il frappe l’un d’eux et l’effraie avec ses pouvoirs, comme l’avait montré une autre bande-annonce. En revanche, dans le film, si la blague avec Venom est toujours présente, la séquence qui suit où il se présente en tant que « Dr Morbius » pour rassurer celui qu’il attaquait a aussi été coupée. Et dans la bande-annonce « finale » sortie un mois avant le film, Adrian Toomes apparaît en train de parler à Michael Morbius depuis une cellule de prison et lui raconte qu’il doit « oublier qui il était et découvrir celui qu’il doit être« , passage qui s’est lui aussi évaporé au montage.
Des affiches de Spider-Man ont été coupées du montage final.
Tous ces changements entre les premières images du film et le montage final illustrent clairement une chose : Morbius ne ressemble pas au film qu’il était à l’origine et ces deux scènes post-génériques ne sont qu’un ajout de dernière minute de la part de Sony pour profiter de Spider-Man : No Way Home et du multivers ouvert par Marvel pour se permettre tout et n’importe quoi avec les personnages des deux univers.
Encore pire que tout : entre ce que disait déjà Adrian Toomes à Michael Morbius dans les bandes-annonces et sa proposition de s’associer pour tuer Spider-Man dans la seconde scène post-générique, il est évident que Sony souhaite encore à tout prix former les fameux Sinister Six qui devaient apparaître dans The Amazing Spider-Man 3, annoncé en 2013 et prévu pour 2018 avant d’être annulé en 2015 après le massacre de The Amazing Spider-Man 2.
D’ailleurs, la feuille de route semble on ne peut plus claire : après Venom, Carnage, Morbius et le Vautour, Kraven le Chasseur est le prochain à venir garnir les rangs des super-vilains de Sony avec son propre film. Madame Web viendra agrandir l’univers avec une alliée de l’Homme-Araignée, puis il s’agira ensuite de réunir six méchants liés à Spider-Man et déjà apparus au cinéma, quels qu’ils soient, pour enfin avoir les tant attendus Sinister Six. Même si ce ne sont pas les six méchants d’origine ou qu’ils proviennent à la fois du MCU et de l’univers de Sony.
SSU : Un échange de bons procédés opportuniste ?
Marvel, Sony, Daniel Espinosa et les équipes de communication des deux studios ont sans doute déjà concocté une bonne excuse, comme pour expliquer les erreurs de temporalité dans Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame. Néanmoins, toutes ces histoires de multivers et de connexions entre le MCU et Sony’s Spider-Man Universe ressemblent surtout à un échange de bons procédés opportuniste et abject pour arranger les affaires des deux studios en comptant sur la crédulité des fans.
Marvel récupère un morceau de symbiote pour avoir son propre Venom pour sa prochaine trilogie sur Spider-Man et laisse Tom Hardy et Sony continuer leurs conneries dans leur coin tandis que Sony récupère un Vautour qui ne servait plus à rien dans le MCU afin de l’intégrer à son univers autour de Spider-Man qui ne contient que deux malheureux personnages et toujours pas de Spider-Man depuis quatre ans.
Selon le réalisateur de Morbius, l’univers de Sony et le MCU seraient donc deux Multivers différents et il n’y aurait finalement aucune règle qui régirait les passages de l’un à l’autre, n’importe quel personnage du MCU pourrait se retrouver dans le SSU, et inversement. Marvel et Sony l’ayant déjà fait avec Venom et le Vautour, il est fort probable que d’autres personnages suivent. Comme Le Scorpion de Michael Mando.
Morbius : Explication de la fin
Dans Morbius, le Dr Michael Morbius expérimente un sérum dérivé de l’ADN d’une chauve-souris vampire pour guérir un trouble sanguin rare dont il souffre. Au lieu de cela, le sérum lui donne une force, une endurance et une vitesse accrues, ainsi qu’un besoin de boire du sang humain qu’il a du mal à contrôler. Lorsque son vieil ami et riche bienfaiteur Milo, qui souffre de la même maladie, prend le sérum, il se laisse aller au monstre.
Avec l’aide du Dr Martine Bancroft, Morbius crée un anticorps qui tue tout « vampire » à qui il l’injecte. Milo, quant à lui, tue leur père de substitution, Nicholas, puis attaque Martine, dans le but d’appâter Morbius. Morbius et Milo se battent et, finalement, un essaim de chauves-souris répond à l’appel de Morbius et maintient Milo au sol pour que Morbius puisse lui administrer l’anticorps. Bien sûr, Milo a pris le remède aussi, donc c’est un mystère pourquoi les chauves-souris se retournent contre lui.
À la fin de Morbius, on voit Martine se réveiller… et elle est elle-même un vampire. La scène de post-générique de Morbius se déroule un peu plus tard, mais elle ne fait même pas allusion à la résolution de ce dilemme : pourquoi Morbius a-t-il choisi de ne pas se tuer ? Et étant donné ce choix, a-t-il été forcé de passer à l’ingestion de sang humain ? Cette dernière hypothèse semble peu probable, car le Vautour suggère qu’il n’a pas été trop difficile d’entrer en contact avec Michael Morbius. Ce qui implique qu’il n’est plus un homme recherché.
La scène post-générique de Morbius passe du film principal à la mise en place explicite des Sinister Six, le Vautour de Michael Keaton jouant le rôle de Nick Fury qui invite Michael Morbius dans l’équipe. On peut raisonnablement penser que Venom sera également de la partie, et le prochain film Kraven le Chasseur met en place une autre pièce maîtresse. Le sort du Docteur Strange semble cependant avoir opéré sa magie sur le Vautour : il semble avoir oublié ce qu’il savait de Spider-Man, bien qu’il ait le sentiment persistant d’avoir su quelque chose.
Premièrement, il faut savoir que ces deux séquences auraient pu être condensées en une seule. En effet, la seconde scène post-générique est la suite directe de la première. Une façon un peu maladroite de la part de Sony de proposer deux scènes post-générique pour ne pas briser la tradition. Mais, concrètement, il s'agit d'une seule scène, et c'est pour cela qu'on va la traiter comme telle.
Sans surprise, la scène post-générique de Morbius reprend les éléments de Spider-Man : No Way Home. Encore une fois, le sort de Dr Strange entraîne des complications dans le multivers. Pour le moment, on savait que des personnages issus d'autres univers avaient rejoint le MCU. C'était le cas notamment de Dr Octopus, du Lézard, d'Electro, du Bouffon Vert et de L'Homme de Sable, tous sortis des précédentes licences Spider-Man. Les spectateurs ont également appris que Venom a quitté son univers pendant quelques instants pour rejoindre le MCU, avant d'être ramené chez lui comme les autres. Un moyen pour Marvel Studios et Sony de connecter leurs deux univers.
Morbius présente donc une nouvelle itération du dénouement de Spider-Man : No Way Home. Les spectateurs découvrent alors le Vautour, toujours incarné par Michael Keaton, dans une prison dans laquelle il est enfermé depuis Spider-Man : Homecoming. À cause du sort de Dr Strange, ce dernier est téléporté dans le monde de Morbius et de Venom. Puisque Adrian Toomes est innocent dans l'univers de Morbius, il est rapidement relâché. Le Vautour décide donc de reprendre du service et part à la rencontre de Morbius.
Le problème de ces deux scènes post-générique, c'est qu'elles sont filmées et montées sans détermination, sans volonté artistique. Le dénouement de Spider-Man : No Way Home est repris en version « Wish », et certains éléments ne concordent pas. Adrian Toomes semble différent même s'il garde le même visage. Et rien n'explique son changement d'univers.
Dans Spider-Man : No Way Home, on nous explique que tous les super-vilains qui connaissent l'identité secrète de Spidey sont téléportés dans le MCU. Par contre, il n'y a pour le moment aucune justification concernant le changement d'univers du Vautour. Ni même pourquoi il reste dans l'univers de Morbius alors que tous les autres personnages sont renvoyés chez eux à la fin de Spider-Man : No Way Home.