Depuis l’avènement du streaming et de la TV par Internet, ces mystérieux acronymes font partie de l’histoire de la vidéo. Il faut tenir compte des standards vidéos (PAL, SECAM ou NTSC) pour lire une cassette vidéo. Dans le meilleur des cas, une erreur donnera une vidéo noir et blanc au lieu de l’image couleur originale. Mais d'où vient ce conflit et comment le résoudre ? Comment faire pour lire les vidéos NTSC dans les zones PAL et inversement ? Et quel est le lien entre le PAL et le PAL/SECAM qu'on utilisait en France ?
NTSC, PAL, SECAM : quelles DIFFÉRENCES ?
Partie 1 : Comprendre les Normes
PAL, SECAM, NTSC et autres dérivés, pourquoi tant de standards de diffusion ?
À première vue, le match NTSC vs PAL est juste un conflit géographique. À y regarder de plus près, il y a un peu plus que cela.
Il existe 3 standards de codages analogiques de la vidéo en couleurs : le NTSC, le PAL et le SECAM. Précisons qu'il s'agit là de standards pour la télévision, complètement différents des standards du cinéma.
- NTSC : National Television System Committee, en français Comité du Système National de Télévision. La première, NTSC, est sortie en 1953 aux États-Unis et a été adoptée la même année au Canada, Corée du Sud, Japon et Mexique. Le but est d'unifier les systèmes utilisés par les différentes sociétés de radiodiffusion de l'époque pour diffuser la télévision en couleur.
- PAL : La seconde, PAL, est lancée officiellement en Allemagne en 1967. Elle est donc chronologiquement la petite dernière. Elle est utilisée en Europe, Asie, Amérique du Sud et Afrique. C'est une évolution du NTSC visant à corriger ses défauts à transmettre fidèlement la couleur. Les détracteurs du NTSC se moquent en effet de celui-ci en l'appelant Never Twice the Same Colour ("jamais 2 fois la même couleur"). En pratique, PAL alterne le sens de diffusion de deux lignes consécutives.
- SECAM : La troisième, SECAM, est française et date de 1963. Elle sera supplantée par la norme PAL. Mais la plupart des équipements sont compatibles PAL/SECAM.
Répartition géographique des normes NTSC, PAL et SECAM.
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Lancé en 1953 aux Etats-Unis, le codage NTSC s'est essentiellement imposé en Amérique du Nord et au Japon. Le standard SECAM, inventé en 1967 par un français, était voué à pallier les plus gros défauts du NTSC. Il fut exploité principalement en France, dans les Pays de l'Est, dans une partie de l'Afrique et au Moyen-Orient. Handicapé par plusieurs facteurs économiques, politiques et techniques, il fut remplacé par le standard PAL, considéré comme un intermédiaire plus avantageux entre le NTSC et le SECAM.
Aujourd'hui, on peut considérer que la norme SECAM fait définitivement partie du passé, puisqu'elle n'est plus utilisée. Même si le passage à la télévision numérique terrestre a signé l'arrêt de mort de ces standards (qui, je le rappelle, étaient destinés à la diffusion hertzienne), on considère toujours abusivement que le monde se scinde en deux zones : la zone PAL et la zone NTSC.
Partie 2 : Compatibilité et Utilisation
Les vieux caméscopes peuvent souvent enregistrer en PAL et en NTSC. S'ils proposent des résolutions en 25, 50, 100 ou 200, c'est qu'ils sont réglés en PAL. La plupart des lecteurs DVD et des magnétoscopes PAL peuvent lire les vidéos NTSC. Mais l'inverse n'est pas vrai. Pour une plus grande compatibilité, il vaut donc mieux laisser la caméra filmer en mode NTSC et ses films seront ainsi lisibles par des cousins américains ou japonais.
Il faut tenir compte des standards vidéos (PAL, SECAM ou NTSC) pour lire une cassette vidéo. Dans le meilleur des cas une erreur donnera une vidéo noir et blanc au lieu de l’image couleur originale.
Sous les cieux hexagonaux du Secam, quels sont les problèmes de compatibilité qui se posent ?
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Chez THOMSON, en 1984, quand le châssis ICC4 est sorti, le balayage pouvait se synchroniser automatiquement en 625 lignes 50 Hz, ou en 525 lignes 60 Hz. Que ce soit la version multi, ou L/L' seule, ou B/G seule (pour l'export). Avec le circuit chroma avec TDA 4556, faisant le SECAM, et le PAL, avec une source PAL 60 Hz (VHS NTSC sur TV PAL 60, Laserdisc, et DVD), il y a la couleur, et ça marche très bien !
Chez RADIOTECHNIQUE (châssis TVC 12, 14, et 15), on a un circuit couleur UNIQUE qui traite le SECAM, et le PAL (en fait un pseudo transcodeur SECAM-PAL, et un vrai circuit de décodage PAL, quelque soient les versions (multi ou L/L' seul). Contrairement aux dires de certains "marchands de tapis" de l'époque, qui confondaient normes TV et système couleur (au point de mettre une commutation PAL-SECAM sur un tv noir et blanc).
Durant mon stage AFPA, notre TVC 12 "cobaye" était un SCHNEIDER ARBOIS, version multistandard L/L'-B/G, et I (il y avait aussi la norme C, qui était déjà tombée en désuétude), et d'après le service manual du tv, le même appareil était commercialisé outre mer uniquement dans cette version, la norme I étant remplacée par la K'.
Sur le TVC 12, j'ai réussi à retoucher la fréquence trame pour synchroniser en 625 lignes 50 Hz, et 525 lignes 60 Hz, avec une image rétrécie. Quel intérêt ? Pouvoir lire le NTSC en PAL 60 avec le TVC 12 (bonne phase du PAL, même en 525 lignes 60 Hz)
C'est au début des années 90 qu'on vit se généraliser les entrées CVBS en NTSC 3,58 et NTSC 4,43 (c'est le même procédé couleur américain élaboré par la RCA, au début des années 1950, et retenu par le comité NTSC, que nous connaissons, mais avec 2 fréquence différentes de sous-porteuse).
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Il y a 10 ans, environ, les platines couleur des derniers TV cathodiques (SONY en particulier), pouvaient faire tous les standards couleur :
- SECAM
- PAL 4,43 Europe
- PAL 3,58 Amérique latine Hispanophone (PAL-N), Urauguay, Paraguay, Argentina.
- PAL 3,58 Amérique latine Lusophone (PAL-M), en particulier le Brésil
- NTSC 3,58 USA et Japon (NTSC- M )
- NTSC 4,43
Le premier scope JVC avec SECAM:4 est apparu en France en Juin 1978, pour la coupe du monde 1978, en Argentine (Mundial), le HR 3300 S (et équivalents THOMSON), avec 8 varicaps en normes L, puis L/L' fin 1979.
En 1977, sort le même appareil en Europe de l'Ouest, le HR 3330 EG (avec équivalent NORDMENDE), en PAL et MESECAM (initialement pour enregistrer le signal SECAM de la TV de la DDR, en mode MESECAM), avec 8 varicaps, en norme CCIR B/G.
Sur le marché Suisse ROMAND, on retrouve ce même HR 3330 avec son étage tuner HF-FI modifié, avec une étiquette "PAL+ SECAM", en fait, le tuner d'origine CCIR B/G est transformé en CCIR B/G et norme L, avec 4 varicaps en normes CCIR B/G, et les 4 autres autres varicaps en norme L. Ainsi ce HR 3330 EG modifié, enregistre, en couleur, le SECAM des chaines Françaises capté par émetteurs (Gex, Besançon, Mulhouse), en Suisse occidentale (c'est transcodé de SECAM en PAL, via le câble Suisse, excepté, plus tard, de C+ analogique en SYSTER), l'enregistrement en couleur du signal SECAM des chaines Françaises se fait uniquement en MESECAM, les Suisses se foutent royalement du SECAM: 4 ! L'image des K7 SECAM Françaises d'édition, est relue en noir et blanc avec ces versions EG, et ce sera la même chose chez les autres marques de VHS en vente en Suisse Romande, jusqu'à la fin du VHS.
En fait, ce "PAL+SECAM" est un faux multistandard ou "multistandard au rabais.
1981: JVC sort le HR 3330 TR, un vrai multistandard, avec équivalents THOMSON, de couleur grise, tuner uniquement CCIR B/G, VHS PAL MESECAM, et VHS SECAM : 4, plus lecture NTSC 4,43 en 525 lignes 60 Hz.
Partie 3 : Conversion et Solutions Modernes
On peut répondre à ce double besoin de lecture et de conversion sur ordinateur à l'aide du seul logiciel Vidmore Convertisseur Vidéo. C'est un convertisseur multimédia de niveau professionnel. Il connaît de très nombreux formats comme MP4, MOV, M4V, MKV, WMV, WebM, DIVX, 3GP, OGV, FLV, etc. et sa boîte à outils est très fournie. On peut par exemple découper une vidéo, changer la vitesse d'une vidéo ou encore augmenter le son d'une vidéo.
Étapes pour la conversion avec Vidmore Convertisseur Vidéo :
- Importer les vidéos à convertir (bouton Ajouter Fichier(s)).
- Ouvrir la liste des formats cibles en haut à droite.
Faire un match NTSC vs PAL n'a pas beaucoup de sens. La décision dépend avant tout de la région dans laquelle on se trouve. Toutefois, si vous êtes dans la mauvaise, ce n'est pas très grave, puisqu'on peut facilement convertir l'un vers l'autre avec Vidmore Convertisseur Vidéo.
Retenez aussi que ces 2 normes appartiennent à la télévision du passé, et qu'il sera peut-être plus simple de tout convertir au format MP4, le format utilisé par la télévision numérique terrestre.
| Norme | Images par seconde (ips) |
|---|---|
| PAL | 25 ips |
| NTSC | 30 ips |
En fait, il s'agit d'un amalgame avec les fréquences d'image par seconde (25 pour le PAL, 30 pour le NTSC), originellement liées à la fréquence de rafraîchissement de la télévision, et donc du courant électrique des régions dans lesquelles les standards étaient implantés (50Hz en France contre 60Hz aux Etats-Unis).
De fait, on associe aujourd'hui la zone à sa cadence d'image par seconde (ips) : PAL 25ips / NTSC 60ips.
Il vous est peut être déjà arrivé de voir notée l'indication 1080p25 ou 1080i50.
Ces chiffres vous donnent trois informations sur vos réglages d'enregistrement :
- La résolution de votre vidéo. Actuellement, les deux résolutions vidéo 16/9 les plus répandues sont la HD (1280 pixels de large par 720 pixels de haut) et la Full-HD (1920 pixels de large par 1080 pixels de haut). 720p25 indiquera donc que votre vidéo est en HD, soit 1280x720 pixels.
- La fréquence d'image. Selon que vous êtes en zone PAL ou NTSC, la fréquence d'image standard sera soit de 25 images par seconde, soit de 30. De la même manière, s'il s'agit d'un multiple de 25, cela signifie que vous êtes en zone PAL, tandis que si c'est un multiple de 30, c'est que vous êtes passé du côté NTSC de la Force.
- Le mode d'affichage, qui peut être progressif (p), ou entrelacé (i).
PROGRESSIF vs ENTRELACÉ
Il s'agit de deux modes de balayage destinés à l'affichage de l'image vidéo. L'entrelacé est historiquement le plus vieux, puisqu'il a été inventé pour la télévision cathodique. Mais pour mieux les comprendre, penchons-nous sur ce qui les différencie.
ENTRELACÉ
A l'époque où les écrans de téléviseurs étaient encore à balayage, c'est-à-dire composés d'un canon à électrons parcourant l'écran de haut en bas et de gauche à droite, les luminophores bombardés d'électrons avaient tendance à perdre de leur intensité au cours du temps.
Ceux qui étaient touchés par le faisceau lumineux au début de l'affichage de l'image (en haut de l'écran) étaient donc moins lumineux que ceux touchés à la fin de l'affichage de l'image en bas de l'écran. L'apparition d'une nouvelle image provoquait un effet de scintillement, puisque les luminophores supérieurs étaient de nouveau bombardés à pleine puissance, et reprenaient leur intensité maximale.
L'apparition du balayage entrelacé a permis de résoudre ce problème. En effet, « entrelacer » une image équivaut à la découper deux « demi-images » appelées trames. Ce découpage s'effectue par ligne ; toutes les lignes paires forment une demi-image, tandis que toutes les lignes impaires forment la seconde moitié de cette image.
Ainsi, le téléviseur affiche une trame par balayage.
Lorsqu'il affiche la seconde trame, la différence de contraste se fait avec les photophores des lignes précédentes et suivantes, et non avec le haut et le bas du téléviseur. Or, comme ces lignes sont très petites, l'œil fait automatiquement « la moyenne » des deux luminosités et l'on ne perçoit pas la différence ; le scintillement est annulé.
Par ailleurs, on affiche 50 demi-images par seconde, c'est-à-dire 50 images entrelacées. D'où la dénomination 50i pour interlaced (entrelacé en anglais).
Notez bien que le mode de balayage est complètement indépendant du standard de diffusion couleur PAL/NTSC (et SECAM), et qu'il n'a aucune influence sur le débit du flux vidéo.
Avec l'arrivée des écrans plats (n'ayant plus de canon à électrons), le balayage entrelacé disparaît petit à petit des systèmes de diffusion. Il reste toutefois le standard de diffusion télé SD, ce qui explique que vous pouvez encore trouver cette option sur beaucoup de systèmes d'enregistrement vidéo (caméras et DSLR).
Réfléchissez donc bien à la finalité de votre diffusion avant de sélectionner votre mode d'enregistrement. Car s'il s'agit de diffuser votre vidéo sur Internet ou sur votre écran plat de salon, vous avez tout intérêt à choisir le mode progressif.
LE PROGRESSIF
Ce mode n'utilise pas de demi-image, mais des images pleines, affichées en une seule fois. C'est le mode le plus répandu de nos jours, car il est parfaitement adapté aux écrans plats.
De plus, afficher une image progressive présente plusieurs avantages. Le premier concerne la résolution perçue ; au lieu d'avoir une trame lumineuse insérée entre deux trames de moindre intensité, l'ensemble de l'image possède la même luminosité, ce qui permet à l'œil de mieux percevoir les détails.
Le second est en rapport avec la stabilité des images, car le désentrelacement sur un écran non-adapté provoque l'apparition d'un artefact visuel que vous avez sans doute déjà dû croiser.
A noter que certaines caméras proposent de doubler, tripler, quadrupler, etc. la cadence d'image.
Cela vous servira essentiellement à faire de beaux ralentis, car si par exemple vous enregistrez une seconde de vidéo à 50p (50 images progressives, donc), le fichier sera lu à 25p. Pour pouvoir afficher toutes les images enregistrées, le temps de lecture sera doublé. Votre vidéo d'une seconde sera lue en deux secondes, et donc ralentie d'une facteur 2. Imaginez quand vous filmez à 120 images/s !
En revanche, vous pouvez forcer la lecture à 50 images par seconde. Vous retrouverez alors une vitesse de mouvement « normale », mais vous constaterez une sorte de fluidité inhabituelle.
Tout téléviseur, vidéoprojecteur, appareil d’enregistrement vidéo ou magnétoscope dit PAL/SECAM est capable de traiter aussi bien un signal vidéo couleur analogique codé en SECAM utilisé notamment en France qu’un signal couleur codé en PAL, plus largement utilisé dans les pays européens.
De même, l’inscription « PAL SECAM » figurant sous le logo VHS sur des cassettes vidéo vierges enregistrables, signifie que leurs caractéristiques techniques permettent l’enregistrement en SECAM ou en PAL.
Le format NTSC, “National Television System Committee”, est une norme de diffusion des signaux vidéo principalement utilisée sur le continent américain et dans certains pays d’Asie.