La Xiaomi TV Box S 3ème génération se positionne comme une évolution de la version précédente, sortie deux ans auparavant, qui elle-même succédait à la Mi Box S lancée quatre ans plus tôt. Ce nouveau modèle promet des améliorations significatives en termes de performances et de fonctionnalités. Découvrons ensemble ce qu'elle a dans le ventre.
Xiaomi continue de faire évoluer son boîtier multimédia phare, en proposant un appareil plus puissant, doté de plus de stockage et tournant sous Google TV. Sur le papier, cette nouvelle version a tout pour séduire.
Unboxing et Design
La Xiaomi TV Box S 3e génération est livrée dans une boîte sobre, mettant en avant la compatibilité avec plusieurs applications populaires. À l'intérieur, on trouve :
- Un adaptateur secteur 5,2 V - 2,1 A (10,92 W)
- Un câble HDMI
- Une télécommande
- Un guide utilisateur
Côté design, Xiaomi conserve le format ultra compact de la génération précédente. On note toutefois une évolution avec des angles bien plus arrondis, s'éloignant des formes plus anguleuses de la génération précédente. L'ensemble rappelle d'ailleurs beaucoup la première Mi Box 3 de 2018. Pour le reste, le boîtier est entièrement conçu en plastique noir mat avec une texture légèrement granuleuse, qui évite la sensation de produit bas de gamme et limite les traces de doigts.
Ses dimensions contenues lui permettent de se glisser aisément à côté de n'importe quel TV sans attirer l'attention.
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Connectique
En revanche, la connectique est extrêmement limitée. On a droit uniquement à une prise d’alimentation, un port HDMI 2.1 et un port USB 2.0. Pas de sortie optique, ni de port Ethernet pour une connexion filaire stable, ni même de sortie audio 3,5 mm pour brancher un casque ou d'anciennes enceintes. Il faudra passer par des adaptateurs via le port USB pour combler ces manques.
Un choix qui peut paraître un peu chiche, mais qui s'explique sans doute par la volonté de maintenir un tarif très compétitif. On appréciera tout de même que le câble HDMI soit fourni dans la boîte.
Télécommande
La télécommande fournie est identique à celle de la génération précédente. Assez grande par rapport au boîtier lui-même, elle fonctionne en Bluetooth et intègre un micro pour les commandes vocales via Google Assistant. Son agencement est classique et efficace : croix directionnelle, boutons de volume, retour, accueil et quatre touches de raccourci vers Netflix, Prime Video, YouTube et le service maison Xiaomi TV+.
On retrouve les raccourcis habituels vers Netflix, Prime Video, YouTube, les applications installées, ainsi qu’un bouton dédié à Xiaomi TV+, dont on reparlera plus tard. Toujours, la commande vocale via Google Assistant est de la partie. Enfin, une touche dédiée sur la télécommande permet d’utiliser la commande vocale avec Google Assistant.
En revanche, un détail peut agacer à l’usage : le bruit de clic des boutons est particulièrement marqué. Un peu désagréable, mais dans un environnement calme ou la nuit, ce bruit peut facilement réveiller une personne au sommeil léger.
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Interface et Expérience Logicielle
La Xiaomi TV Box S 3e génération tourne sous Android TV 14, enrichi par la surcouche Google TV. L'interface, centrée sur la découverte de contenus, se montre claire et agréable à utiliser. Elle agrège sur sa page d'accueil les recommandations de vos différents services de SVoD, ce qui peut faciliter le choix d'un film ou d'une série si vous ne savez pas quoi regarder.
Comme sur toutes les box Android TV, les applications s’installent depuis le Play Store. L'interface principale est axée sur les suggestions de contenus issues de multiples services de streaming comme Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube, etc. Heureusement, il est possible d’alléger un peu l’interface en choisissant d’afficher uniquement les icônes d’applications.
Le seul point qui pourra en frustrer certains est qu'il n'y a pas d'accès direct au Play Store. La boutique ne dispose pas d'une icône dédiée comme c'est le cas sur les anciennes Android TV ou sur smartphones Android. Pour télécharger une application, il faut donc taper son nom dans la barre de recherche, puis lancer son téléchargement. On retrouve par ailleurs toutes les fonctionnalités phares de l'écosystème Google, comme le Chromecast intégré pour diffuser du contenu depuis un smartphone, et l'intégration à Google Home qui permet de contrôler ses appareils domotiques directement depuis le téléviseur. On note aussi la présence d'un service gratuit Xiaomi TV+, qui propose un bouquet de chaînes financées par la pub.
L'installation se passe théoriquement sans heurt, puisqu’il suffit de scanner le QR Code qui apparaît au début de la procédure pour le faire depuis votre smartphone. Néanmoins, il nous est arrivé un peu trop régulièrement de rencontrer un message d’erreur à la configuration d’un appareil Google TV ces derniers mois. Ce fut encore le cas pour le boîtier TV ici testé.
Performances
La grande nouveauté de cette Xiaomi TV Box S 3e génération, c’est son passage au nouveau SoC Amlogic S905X5M. Ce dernier promettait une amélioration de performances CPU de l’ordre de 25 % par rapport à la génération précédente.
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En effet, c'est sans doute en matière de performance que la TV Box S (3ᵉ génération) se montre la plus convaincante par rapport à ses devancières. Le cœur du système bat désormais au rythme d'une puce Amlogic S905X5M. Gravé en 6 nm, ce nouveau SoC promet des performances en hausse et une meilleure efficacité énergétique. Ici, le gain en puissance brute se montre tout de même évident par rapport à la précédente génération. L'interface est très fluide, les déplacements dans les menus sont rapides, et la réactivité générale est bien meilleure que ce qu’on peut attendre d’une box dans cette gamme de prix. Android TV 14, qui équipe cette nouvelle version, est très bien optimisé et contribue à cette impression de réactivité.
Quant à la partie graphique, elle n'est pas en reste avec son GPU Mali-G310 V2, qui progresse lui aussi beaucoup. C’est d’ailleurs sur le plan graphique que le gain est le plus important : +130 % de puissance GPU annoncée, contre +25 % pour le CPU. Concrètement, cela permet de jouer à des jeux 3D du Play Store Android TV avec des performances correctes. En rétro gaming, c’est là aussi très intéressant. On peut jouer à des consoles comme la Dreamcast, la Saturn ou la PSP, avec un rendu supérieur aux consoles d’origine.
On peut jouer à des consoles comme la Dreamcast, la Saturn ou la PSP, avec un rendu supérieur aux consoles d’origine. Des textures ; sur la PSP, j’ai joué à Need for Speed Most Wanted en qualité x3 avec un framerate stable autour des 30 fps.
On regrette en revanche que Xiaomi se soit montré conservateur avec la mémoire vive, avec toujours 2 Go de RAM. C'est sans doute la concession la plus importante faite sur l'autel du prix. Si cette quantité est suffisante pour les usages courants de streaming, elle reste un facteur limitant. C'est d'ailleurs sans aucun doute cette caractéristique qui induit des microlags.
Côté stockage, en revanche, Xiaomi corrige enfin un des plus gros défauts de la génération précédente. On passe de 8 Go à 32 Go de mémoire eMMC. C'est un changement majeur qui offre une bien meilleure qualité de vie. Avec environ 24 Go réellement disponibles, il est désormais possible d'installer de nombreuses applications sans craindre de saturer la mémoire en quelques semaines.
Qualité d'Image et Audio
Avec sa puissance accrue, le boîtier se montre capable de lire des flux vidéo en 4K jusqu'à 60 images par seconde (i/s) sans sourciller. La première est l'Auto Frame Rate (AFR), qui synchronise la fréquence de rafraîchissement du téléviseur avec celle de la vidéo pour éliminer les saccades. La seconde, l'AI Super Resolution (AI-SR), utilise l'intelligence artificielle pour améliorer la mise à l'échelle des contenus de définition inférieure vers la 4K, d'après les affirmations de la marque.
Android TV 14 apporte également l’ajustement automatique de la fréquence d’affichage (AFR), une fonction intégrée depuis Android TV 12. VLC ou les applications IPTV, mais reste malheureusement encore absente sur certaines plateformes de SVOD, comme Prime Video ou Disney+. Netflix, lui, est compatible.
Xiaomi a intégré son propre service de télévision gratuite, accessible directement via un bouton de la télécommande ou depuis l’interface via l’application Xiaomi TV+. De chaînes gratuites, allant de l’info aux séries et films anciens. Un mot également sur les applications de playlist IPTV : le zapping entre les chaînes est très rapide, ce qui témoigne de la bonne réactivité du nouveau processeur embarqué.
Côté son, la compatibilité est tout aussi complète avec la prise en charge du Dolby Atmos et du DTS:X. Mais le véritable atout pour les cinéphiles équipés d'une installation home cinéma est sa capacité à effectuer un passthrough des formats audio non compressés comme le Dolby TrueHD et le DTS-HD Master Audio via des applications comme Kodi ou Plex.
C’est assez rare sur une box TV de cette gamme, surtout avec les certifications Netflix et les DRM Level 1.
La box propose aussi une fonction d’upscaling par intelligence artificielle, intégrée grâce à la puce S905X5M. Petit bémol : le désentrelacement ne fonctionne pas correctement, un souci visiblement lié à Android TV 14.
Dolby Vision. Cela intéressera surtout les possesseurs de TV Samsung, qui ne prennent pas en charge le Dolby Vision.
Connectivité
Côté connectivité, la Xiaomi TV Box S 3e génération propose du Wi-Fi 6 double bande, mais ses performances restent décevantes. compris en Wi-Fi 5. À noter aussi qu’il n’y a pas de port Ethernet intégré. Il faudra donc passer par un adaptateur USB vers Ethernet, branché sur le port USB 2.0 de la box.
Globalement, la lecture s’est bien déroulée, mais j’ai quand même observé quelques soucis de buffering ponctuels, notamment sur deux fichiers 4K. identifier d'où venait le problème. Il est possible qu’un processus tournant en arrière-plan en soit la cause. arrivait.